Récits autour d’un territoire et ses hommes…

17830 ha, 5648 habitants, une densité de 31,6 habitants/km², ces trois chiffres donnent les dimensions des treize villages
aux treize clochers formant la paroisse des Saints-Apôtres que nous ont donnés à lire depuis décembre 2009 les treize
numéros de la revue Le haut Clunisois. Paris intra-muros fait 7290 ha de moins, 2,2 millions d’habitants de plus, et la densité est de 20873 habitants. Notre territoire est rural s’il était encore besoin de le démontrer!

Des convergences et des différences… Notre territoire est rural et tous les interviewés affirment leur fierté de cette ruralité, avec un zeste «?d’un peu plus?» dans les villages de moins de 400 habitants où le côtoiement population-agriculteurs va de soi. Le bourg, un peu plus grand que les hameaux, mais le plus souvent modeste, aide aux contacts, et même au bourg, la nature est là, vallonnée, avec son paysage de bocage tout proche, partout visible. On se côtoie, on se salue, on se parle, encore faut-il préserver les occasions qui le permettent. Elles tiennent aux écoles fédérées par les trois RPI de la Noue, des Grosne, des Quatre saisons. A l’entrée et à la sortie des écoles, il y a brassage des parents, et les cars scolaires contribuent à ce que les enfants des villages et des hameaux se connaissent mieux. Les cantines – s’approvisionnant, dans la mesure du possible, auprès des commerçants locaux et parfois en produits bio -, ne sont pas non plus étrangères à tous ces allers et venues qui égaient le bourg trop calme surtout en hiver. Les bibliothèques municipales, là où elles existent, comptent aussi comme lieu de rencontre, et les quelques commerces également. Les associations sont partout nommées pour leurs animations qui entretiennent la vie, ne serait-ce qu’un bourdonnement, et permettent les retrouvailles ainsi que la créativité dans les moments des organisations de leurs manifestations. Il est à remarquer que les habitants sont de plus en plus conscients que toutes les infrastructures, les bâtiments et l’organisation des transports scolaires sont liés à ce quotidien qui fait la vie et l’avenir de nos villages. Tout ceci favorise les rencontres entre les anciens et les nouveaux habitants. Ces compétences appartiennent aux entités communautaires dépassant le cadre de la seule commune que sont les Comcoms (communautés de communes), les SIVOS (syndicat à vocation scolaire), et le SIVU (syndicat intercommunal à vocation unique) pour les haltes garderies, garderies périscolaires et accueil de loisirs. Si l’on souhaite encore plus de vies au sein même de la communauté villageoise, chacun se réjouit que nos villages n’en soient pas pour autant isolés. Proches de la voie rapide, ils sont reliés à Cluny, à Mâcon, aux autoroutes, au TGV, élargissant ainsi le bassin d’emploi de Pari-Gagné – Matour avec Palmidor (groupe LDC) et la Fonderie. Ces proximités ne sont pas sans avoir pour effet l’installation dans le pays de nouveaux habitants, qu’ils soient salariés, ou artistes et artisans aux métiers parfois originaux. Cette dernière convergence, tous nos villages de moins de 400 habitants, les plus importants, Dompierre, Matour et Tramayes, la font leur, même s’ils sont villages-bourgs, une différence de taille au propre et au figuré d’avec leurs semblables ruraux. L’animation de la rue tient à leurs commerces nombreux, à leur collège, à leurs structures médicales, à leurs offices du tourisme des deux communautés de communes, à leurs possibilités d’hébergements touristiques, et bien sûr au fait qu’ils drainent pour les courses et les services, les habitants des villages alentour.