Producteur de lait en élevage caprin

Originaire de la Loire, Frédéric Vallensant est arrivé à Germolles il y a quatorze ans. Après avoir grandi dans une ferme puis travaillé comme salarié en Saône-et-Loire (il est dans le métier depuis une vingtaine d’années) il a repris il y a deux ans une exploitation au Thozet en transformant une stabulation de vaches et de chèvres laitières en stabulation à chèvres uniquement.

Comment s’est passée l’année qui a précédé votre installation ?

Ce fut une année de transition. J’ai dû mener plusieurs choses de front : la redécouverte des travaux agricoles, avec l’exploitation des terres (quarante-trois hectares dont cinq de céréales), l’entretien des prairies, l’aide apportée dans l’élevage de vaches et de chèvres qui était encore en place, le travail effectué dans une fromagerie où j’étais employé ainsi que les soins apportés à mon propre troupeau de cent-vingt chèvres.

En quoi consiste votre travail ?

J’ai 250 bêtes qu’il faut traire matin et soir et nourrir trois fois par jour avec du foin et du concentré (soja, maïs et orge). Le lait est collecté tous les trois jours par une coopérative.
La période où le travail est le plus intense s’étale sur deux mois (janvier et février). C’est le moment des « chevrotages » (jusqu’à vingt-deux par jour !) celui que je préfère. Les moments de pleine lune ne sont pas de tout repos ! Puis vient le travail des champs.
Les chevreaux sont allaités pendant deux mois puis sevrés. Une partie d’entre-eux (70%) sera vendue à d’autres élevages ou à un engraisseur. La reproduction pourra être envisagée au bout de 7 à 8 mois. La gestation dure cinq mois. Il n’y a qu’une portée par an, de un à trois ou quatre petits. Les bêtes vont au pré d’avril à octobre.

Que diriez-vous à un jeune tenté de suivre votre voie ?

Pour faire ce métier, il faut d’abord approfondir ses connaissances dans ce domaine, bien se renseigner, ne pas manquer de courage au quotidien et face aux aléas, vouloir vraiment faire cela. Il faut pouvoir aussi compter sur l’aide d’un conjoint compréhensif et qui connaît aussi le milieu de l’élevage.

Et vous ? Pourquoi avoir choisi ce métier ?

J’ai grandi à la campagne et toujours été en contact avec les bêtes. Je voulais être indépendant, pouvoir gérer mon travail comme je l’entends et être vraiment responsable. Et puis je trouve les chèvres tellement attachantes…