Pâtissier des prés

Venu d’Alsace, Cyril Canedi est arrivé il y a quatre ans dans le sud de la Bourgogne, avec Françoise, son épouse, et Deva, leur petite fille. Pâtissier à Mulhouse, il a choisi la campagne tramblyronne pour construire sa maison au revêtement de bois et créer, il y a deux ans, un lieu où il exerce ses talents de pâtissier, chocolatier, traiteur et glacier. Rencontre avec un artisan volontaire et enthousiaste.

Françoise, Deva et Cyril Canedi, une autre idée du bonheur…

Pourquoi avoir choisi ce lieu relativement isolé ?

J’ai été attiré ici par la certitude de trouver une réelle qualité de vie. Je voulais privilégier ma vie de famille, voir grandir ma fille et construire ma maison en m’inscrivant dans une démarche écologique. Je n’ai pas été déçu. Ma vie ici répond tout à fait à mes attentes. Certes, le rythme de travail est intense mais j’apprécie le calme de l’environnement, les liens qui se créent, les contacts noués, le sentiment de sécurité éprouvé, le bel accueil reçu à notre arrivée et la reconnaissance de l’audace de notre projet… et de la qualité de nos produits ! Venir ici me mettre à mon compte, c’était aussi la possibilité d’être libre dans la conception et l’organisation de mon travail et de pouvoir partager celui-ci avec Françoise, responsable de la vente et de la partie administrative. Nous travaillons énormément mais ensemble et c’est essentiel pour nous.

Comment avez-vous choisi ce métier ?

Adolescent, j’ai été fasciné, au salon des métiers, par le travail d’un chocolatier. Un stage en 3e a confirmé ce choix. J’ai ensuite travaillé dans des pâtisseries renommées en Alsace puis complété ma formation dans la restauration. Je suis très influencé par mon passé alsacien, à travers l’utilisation des épices, par exemple, ou le choix vigilant d’excellents produits. Je ne travaille que sur commande afin de pouvoir garantir la fraîcheur de ma production. Je participe à des marchés gourmands, en nocturne ou en journée, à des foires importantes, à des portes ouvertes dans le cadre vinicole ou caprin. Je donne également des cours de pâtisserie, en m’adaptant aux groupes de stagiaires. Il m’est arrivé de travailler avec de jeunes enfants de 5 à 8 ans.

Que vous apporte votre métier ?

Un équilibre personnel. J’ai besoin de créer, de me renouveler, d’évoluer. Je connais bien mon métier mais je sais que j’aurai toujours quelque chose à apprendre. Je suis en perpétuelle recherche de nouvelles associations, je joue avec les textures, les goûts. Tout est possible. La seule limite est celle de l’imagination. C’est un challenge permanent.

Le mot de la fin ?

Mon métier consiste à faire plaisir aux gens. Que demander de plus ? Nous ne deviendrons peut-être pas plus riches mais certainement plus heureux ici !