En ce soir de Noël

n°74 – décembre 2009

Souvenez-vous, il y a 40 ans un groupe d’enfants, Les Poppys, bouleversait le monde des adultes avec ce chant:
« C’est l’histoire d’une trêve que j’avais demandée
C’est l’histoire d’un soleil que j’avais espéré
C’est l’histoire d’un amour que je croyais vivant
C’est l’histoire d’un beau jour que moi petit enfant
Je voulais très heureux pour toute la planète
Je voulais, j’espérais que la paix règne en maître
En ce soir de Noël
Et aujourd’hui le monde a-t-il changé ?
Noël sera-t-il pour nous la fête de l’amour?
Quand nous nous mettrons à genoux pour prier pourrons-nous oublier que « non, rien n’a changé ». »
Je suis un peu nostalgique ce soir, et je me dis qu’au moment où nous venons de commémorer la chute du Mur de Berlin combien de murs restent encore debout de par le monde.
Combien d’enfants fêteront Noël à l’ombre de l’un de ces murs de la honte.
C’est pourquoi je ne résiste pas à l’envie de vous livrer la fin de l’un de mes textes préférés de Raymond Devos :
« Je hais les murs
Qu’ils soient en dur qu’ils soient en mou !
Je hais les haies qui nous emmurent.
Je hais les murs qui sont en nous ! »

Alors bonne chute de murs et joyeux Noël!

Lire le bulletin (PDF)

Quoi de neuf à LACIM ?

Une rencontre avec JC MASERA, responsable du comité de LACIM (Les Amis d’un Coin de l’Inde et du Monde) à Saint Point nous a permis de mieux connaître les projets soutenus par l’association et son mode de fonctionnement.

Tout d’abord, quelle est l’origine de l’association LACIM ?

En 1964, une famille de Croizet-sur-Gand près de Roanne perd son plus jeune fils, Louis, dans un accident de la route. En 1966, répondant à un appel de l’Inde « Avec des puits, plus de famine… », elle envoie l’argent de l’assurance pour creuser un puits à Valapady. Un mouvement de solidarité s’organise alors vers l’Inde. C’est la naissance de l’association LACIM : Les Amis d’un Coin de l’Inde et du Monde.
Basée sur les principes d’amitié et du partage, cette association a pour objectif de tisser des liens de solidarité avec des communautés des pays du Sud en les aidant à réaliser des projets permettant d’améliorer leurs conditions de vie sur les plans économique, social et éducatif. Ces actions se mettent en place sous forme de jumelages.

Comment fonctionne le Comité de Saint Point ?

Sous l’impulsion de notre regrettée Hélène QUELIN, un comité LACIM s’est formé à Saint Point-Tramayes et compte dorénavant une trentaine d’adhérents. Les adhérents apportent une contribution annuelle pour soutenir les projets d’une communauté et entretiennent une correspondance avec les communautés soutenues.
Des apports ponctuels sont également effectués ; par exemple, cette année, les lycéens  de la Prat’s à Cluny ont réalisé une « opération bol de riz » et ont reversé les fonds recueillis au comité LACIM de Saint Point. Cette initiative  a été d’autant plus appréciée par les membres de l’association qu’elle émanait de jeunes intéressés par un projet de solidarité.

Quels sont les projets actuellement soutenus ?

Deux jumelages sont actuellement soutenus par le comité de Saint Point :

  • Le premier se situe au village de Keessara en Inde. L’association vient en aide aux étudiants les plus défavorisés du collège pour le financement de leurs études (logement, fournitures,…). Afin de leur permettre de s’autofinancer à l’avenir, LACIM a soutenu la mise en place d’une petite ferme laitière gérée par le collège. Les bénéfices de cette exploitation laitière devraient à terme couvrir cet autofinancement tout en participant au développement économique de la région.
  • Le second se situe à Koulikoroni, dans la région de Bamako, au sud du Mali. L’activité de ce village est essentiellement agricole (céréales, maraîchage). LACIM intervient dans 3 domaines au sein de ce village :
    • Mise en place d’un moulin à mil pour le traitement des récoltes céréalières, prêts permettant aux agriculteurs de s’équiper en matériels agricoles ou en bétail. Un projet d’agriculture durable est en cours : aménagement des terres arables pour limiter l’érosion, compostage pour accroître le rendement ;
    • Des aides permettent de rémunérer des instituteurs pour favoriser la scolarisation des enfants des 2 sexes. En 2008, le comité a participé au financement de la construction d’une école « en dur » au sein du village ce qui permettra à l’école de bénéficier du statut d’établissement public (et des aides de l’Etat associées) ;
    • L’alphabétisation des femmes a permis d’améliorer les conditions sanitaires et sociales des familles. Les femmes peuvent dorénavant gérer des micro-crédits leur permettant d’ouvrir des petits commerces par exemple.

Cette association est résolument tournée vers la solidarité et le partage en développant durablement les communautés soutenues.

Renseignements : JC MASERA (Saint Point)