Montagny un comité de fêtes qui contribue à plus de cohésion sociale

Originaire de Mazille, Maryse Tarlet est arrivée à Montagny en 1993. Le comité des fêtes connaissait alors un passage à vide. Maryse participe aux réunions avec un petit noyau tenace désireux de redonner vie à celui-ci, puis est nommée trésorière. Elle en est aujourd’hui la présidente.

Que s’est-il passé, Maryse ?

Au départ, nous avons simplement voulu relancer le comité, avec le village voisin de Brandon. Nous nous sommes toujours très bien entendus. Des jeunes sont venus rejoindre les anciens. Nous avons pu ainsi faire renaître la Randonnée des rois en janvier, le concours de pêche des enfants, la fête de la Saint-Jean à Brandon et proposer, pour la Saint-Fiacre, une exposition de cartes postales et de photographies anciennes et un concours de tartes, belle occasion pour les mamies de rivaliser d’originalité pour obtenir le suffrage des plus jeunes.
La rénovation du four à pain et sa remise en fonction ont beaucoup contribué à cette relance.
Nos débuts ont été modestes. Nous voulions faire quelque chose de simple : manger et discuter ensemble. C’est ce qui se passe par exemple avec le « pique-nique espagnol » en mai où chacun apporte un plat à partager avec les autres.
Une salle a été mise à la disposition des talents locaux pour exposer peintures ou réalisations artisanales. Cette année, une animation sur le thème des métiers d’autrefois a eu lieu à travers le village. Une projection de vieux films des années soixante-dix portant sur les événements et les activités de Brandon fut très appréciée.
L’entretien des chemins de randonnée et la corvée de fagots pour le four à pain sont aussi l’occasion de repas partagés et parfois de découvertes, comme celle de la recette du café du cow-boy…
Nous venons récemment de nous mobiliser autour de David pour lui venir en aide (un beau succès !) avant de nous mobiliser à nouveau pour le Téléthon.

Quel bilan faites-vous du succès de ces initiatives ?

Rien n’aurait pu être fait sans la bonne entente entre les deux villages, la collaboration des différentes associations, l’implication des anciens et la participation des jeunes. On peut vraiment parler de brassage inter-générationnel. Motiver, mobiliser, rassembler, partager, tout cela a contribué à créer ou à renforcer des liens et à être un véritable élément de cohésion du village.

Des nouvelles du Pérou et de Radio Santa Cruz

Depuis près de dix ans, plusieurs personnes de notre paroisse soutiennent une radio implantée dans le sud andin au Pérou.
Ce soutien nous a permis de nouer des liens privilégiés avec Edwin Colque, le responsable de cette radio qui est très investi dans la vie du diocèse ainsi qu’avec François Dalteroche – alias Paco – prêtre français qui a partagé la vie de ce diocèse andin pendant de nombreuses années. Quelques nouvelles en direct de Sicuani au Pérou…

De nouveaux groupes armés ont réussi à se réactiver et s’emparent maintenant des organisations syndicales et des universités. Ils se présentent aux élections comme candidats et la population en a peur.
D’autre part, des groupes de très grande corruption ont réussi à se constituer en bandes organisées et à se présenter comme candidats ; certains ont ainsi gagné des mairies en manipulant la population (en distribuant boissons, cadeaux et aliments aux paysans qui les soutiennent).
Il manque des partis politiques solides avec une idéologie, une doctrine, un programme de gouvernance Il y aurait l’APRA (de l’actuel président mais fortement remis en question) ; les autres partis n’ont pas de propositions suffisamment larges pour pouvoir s’unir en vue de ces élections.

Se former pour résister

Dans ce contexte, des moyens de communication qui ont un seul patron ont été pris d’assaut par les personnes provenant de ce type d’organisations.
Heureusement à Radio Santa Cruz, on peut réussir à diriger collectivement et réfléchir à la lumière de l’Évangile. La formation est pour le moment notre priorité et vos apports nous servent dans ce sens. En ce moment, quatorze personnes sont en formation régulière, six femmes et huit hommes. […]
Notre matériel est un ensemble d’appareils assemblés, aussi cela nous génère des difficultés […]. Nous pensons chercher avec l’aide d’un quelconque gros prêteur les 22,000 $ que coûte un transmetteur original, ceci en pensant à l’avenir.
Lors du défilé de l’anniversaire de la radio, il s’est vécu quelque chose de très beau qui nous a unis les uns aux autres comme une fraternité familiale, de communauté chrétienne entre tous les participants.

«Merci Paco»

Le 26 juin, nous avons eu une belle réunion-déjeuner avec Monseigneur Paco, les amis du Sud-Andin, les frères prêtres de diverses paroisses et l’équipe sociale du diocèse de Sicuani.
Sur le mur, on pouvait lire : « Merci Paco pour ta vie et pour ton service du Sud-Andin » Ce furent des moments de joie d’être ensemble dans le partage mais aussi de tristesse de voir partir une fois encore un homme qui est témoin d’intégrité, qui vit sa vocation de service comme prêtre et comme pasteur.
Nous avons demandé qu’il revienne bientôt, de manière libre comme il est lui, parce que nous avons besoin de sa solidité, de sa sagesse, de ses conseils et de sa bénédiction. Si Dieu le permet !

 

 

« On nous attend dehors »

« C’est une journée que je ne manquerais pour rien au monde. Elle me donne le courage de repartir ». Ainsi s’exprime une fidèle participante de cette rencontre conviviale et festive.

Dimanche 12 septembre 2010 : par un temps splendide, les marcheurs des 13 villages convergent vers le bourg de Trambly, éclairé par la belle lumière de cette fin d’été. Les moins courageux prennent des raccourcis, les plus sportifs rajoutent des difficultés.
L’apéritif réunit tout le monde devant la salle communale. On a tendance à vouloir prolonger ce moment de joyeuses retrouvailles.

« Allez prier plus loin, La tendresse sera votre cantique et la vie votre célébration ».

Mais le temps passe vite. Le repas tiré du sac voit les habituelles profusions de tartes et de bonnes bouteilles. J’ai même vu passer un flacon de pousse-café !

À l’apéritif, les échanges permettent de mieux se connaître
À l’apéritif, les échanges permettent
de mieux se connaître

Sur la route des apôtres

Il est temps pour Guy et Mireille de nous présenter leur croisière-pèlerinage organisé par « Prions en Église ». Itinéraire : Limassol (Chypre) – Éphèse – Athènes – Corinthe – Malte – Rome. Le film nous fait bien partager les moments forts qu’ils ont vécus en mettant leurs pas dans les pas de Pierre, Paul, Jean, Luc, Barnabé. Deux semaines sur le bateau « Princess Danaé » et aussi sur la terre ferme : excursions, conférences, célébrations, spectacles.
Question : comment vivre, dans notre monde, la même démarche que les apôtres ? « Et moi et moi, je sers à quoi dans tout ça ? » chantaient les frères Lebrun.
Ensuite, nous aussi nous chantons, entraînés par André : « Mais qui peut dire où vont nos vies Sinon Jésus, la route unique Et nos chemins seront changés ».

C’est l’heure de la célébration

Pendant ce temps, Marinette et son équipe préparaient des bouquets splendides, aux couleurs vives. Ils envahissent l’autel improvisé.
Au cours de la messe, l’accent est mis sur des engagements : projet humanitaire au Congo, journée solidaire à Brandon, sans oublier Dokita.
Notre profession de foi est celle d’une « Église en marche loin des replis frileux. Sans réponses toutes faites  mais risquant pourtant une parole ». Notre foi est rupture, confiance, tendresse, audace.
L’Évangile nous invite à nous réjouir, avec Dieu, quand un homme, une femme, se convertissent, c’est-à-dire se libèrent de la soumission, et redeviennent vivants.
Enfin, Jean-Pierre nous invite à « lever la séance » parceque nous sommes « le Peuple en partance, gens de passage vers la demeure d’ailleurs ».
Puisqu’« on nous attend dehors », nous quittons la serre chaude de notre rencontre.

Noël 2010

n°78 – décembre 2010

On fête depuis 2000 ans la naissance de Jésus ; auprès de lui sa mère Marie, Joseph son époux, un âne, un bœuf le réchauffant de leur souffle. Humilité absolue de cette naissance. Trente-trois ans plus tard le terme de cette vie : un supplice réservé aux esclaves : la crucifixion. Votée par acclamation par une foule manipulée par les prêtres. Ils reprochent à Jésus des propos jugés blasphématoires. Ponce Pilate, a des soucis avec la résistance, les affaires religieuses ne l’intéressent pas. Une « vie gâchée » si la Résurrection et, trente ans plus tard, Luc, Marc, Jean et Mathieu n’apportaient la bonne nouvelle de l’Évangile. La parabole du Samaritain avait déclenché la colère des prêtres. Ceux-ci avaient une religion à part et les Juifs les considéraient comme hérétiques. Or Jésus choisit volontairement un hérétique pour stigmatiser l’indifférence à autrui d’un prêtre, et d’un lévite. Le prochain, la solidarité doivent être notre souci.
Recherchons si nous n’avons pas un pardon à donner ou à demander. Prenons la décision d’agir dans ce sens en obtenant des réconciliations que l’on jugeait impossibles. Si chacun en ce jour-là prend cette décision, nous contribuerons à changer le monde dans le bon sens. Dieu nous pardonnera dans la mesure où nous aiderons notre prochain et où nous saurons pardonner. La fête de Noël aura tout son sens.

Saint-Léger sous la Bussière, un village « facile à vivre »

Cette commune se situe au confluent des trois Grosne. Son sol est constitué, en partie, de très vieilles roches volcaniques comme celui du Haut-Beaujolais. Son origine est très ancienne, la première mention date de 979, sous le nom de Saint Léodguin. La Belouze était alors nommée Labelosia.

L’histoire de Saint Léger est en grande partie liée aux puissants seigneurs de la Bussière, qualifiés par le père Fargeton de « grands chercheurs de noises ! »
On racontait à la veillée une histoire qui mettait en scène le curé de Saint Léger, convoqué et réprimandé par le seigneur, qui lui reprochait de « propager parmi le peuple des idées un peu trop révolutionnaires ». Le curé répétait dans ses sermons que tous les hommes étaient égaux devant Dieu !

Un village qui a évolué

Il ne reste presque rien du château, même si on parle encore du « donjon » et la vie des Sandzirons est à l’heure actuelle plutôt paisible ! Les nouveaux habitants disent que leur intégration s’est faite facilement.
A la fin du XIXe siècle, la commune a bénéficié des largesses d’un mécène : Jules Plassard. On lui doit entre autres le groupe scolaire, la mairie, l’église (l’ancienne était trop petite, mais le clocher roman a été conservé). Elle a été rénovée il y a une vingtaine d’années grâce à la mobilisation d’un grand nombre d’habitants (organisation de brocantes).
La population s’accroît tout doucement: 266 habitants au dernier recensement (mais 776 en 1836). Quelques naissances ont lieu chaque année. Des jeunes restent ou reviennent au pays.

Des réalisations récentes

Pierre Lapalus, le maire, est satisfait de l’opération « Cœur de village » : acquisition et réhabilitation d’une maison, création d’un parking avec sécurisation pour l’école, installation de jeux multisports. La salle communale a été agrandie et réaménagée, et l’école refaite à neuf avec une salle multi activités et un accès pour handicapés.
Saint-Léger fait partie du RPI des Grosne. La classe maternelle accueille une vingtaine d’enfants. Grâce à une association de parents et aux prestations d’une cantinière, ils bénéficient tous de repas équilibrés à base de produits locaux.

Saint-Léger travaille

Relativement à d’autres communes du secteur, la population agricole est nombreuse: une vingtaine d’exploitants sur quatorze exploitations. Il s’agit essentiellement d’élevage. La Cuma, dont le siège est à Saint-Léger, est un exemple de la capacité des agriculteurs à s’entendre et à s’entraider (voir bulletin numéro 69, septembre 2008).
Saint-Léger a la particularité d’avoir connu, dès avant la Révolution, une industrie : une papeterie. Par la suite, c’est le travail du bois qui s’est imposé : une usine de bois de brosses et de casiers d’imprimerie a fonctionné jusqu’en 1994. Actuellement, on compte un menuisier, un ébéniste, un charpentier et une entreprise de menuiserie qui emploie 13 personnes et qui est gérée par la famille Laffay. Cet « atelier relais » polyvalent est équipé de machines numériques : fabrication et pose, chantiers de rénovation (voir bulletin de décembre 2000). Nous avons aussi un plombier.

La sécurité est assurée

La commune est heureuse de possé- der un CPI. Gaby Thomas, chef de ce Centre de première intervention nous explique qu’on en retrouve déjà la trace en 1928. Il est composé de 12 pompiers, bientôt 13: un jeune va les rejoindre, après avoir fait les JSP (formation des jeunes sapeurs pompiers). Il est arrivé que leur présence, même fortuite, sauve des vies, ils sont reconnus et appréciés, Gaby parle d’une population disciplinée : peu d’accidents, pas d’appels intempestifs.

Une initiation au secours aux personnes
Une initiation au secours aux personnes

Et nous avons, nous aussi, une activité artistique ! Au hameau de la Chanalle, Dominique Marcadé travaille le verre soufflé. Il fabrique surtout des pièces à la commande (pour l’opéra comique par exemple).
Parole d’une Sandzironne d’adoption: « Saint-Léger est facile à vivre. On s’entend bien, les gens sont solidaires. On se débrouille, on trouve toujours des solutions. »

Un lieu convivial

La Belouze abrite le seul commerce de la commune : « Chez Poun ». C’est un bar-restaurant, dépôt de pain et de journaux. Toutes les générations s’y côtoient. La plupart des clients se connaissent, on vient à telle heure sachant qu’on rencontrera untel.

Des associations actives

Le club des aînés a fêté ses vingt ans d’existence en 2008. Maurice Passot en est le président. Les 23 adhérents sont très assidus aux réunions. Parmi eux, il y a aussi des « vieux relativement jeunes ! » Les activités sont classiques, mais pour la troisième fois, le club organisera un loto, occasion de réaliser une activité en commun. On constate aussi une ouverture vers l’extérieur : se connaître, se mélanger, découvrir aussi des actions de solidarité.
Le comité des fêtes (une quinzaine de bénévoles) organise des repas, un bal, un feu d’artifice, un loto. Céline Rivière, sa présidente, pense qu’il est important de proposer ces occasions de loisirs et de convivialité. L’organisation se fait souvent avec la collaboration du comité de Saint-Pierre.
« Saint-Léger sport-auto » (course rallye) organise aussi des manifestations : repas, expositions.
Le Cias offre repas et colis aux aînés. Une quinzaine de personnes participent au fleurissement. Et n’oublions pas la société de chasse, autre occasion de rencontre et de collaboration.

Un voyage des aînés avec les clubs des villages voisins
Un voyage des aînés avec les clubs des villages voisins

« Une bibliothèque au service de tous »

Marie-France et Mado Roccati m’ont accueillie dans les locaux de la bibliothèque de Tramayes et m’ont exposé comment ce lieu qui pourrait n’être qu’un lieu de prêt de livres est devenu un lieu de vie pour la commune.

Qui gère la bibliothèque et comment ?

Depuis 2003 la bibliothèque est intercommunale et regroupe trois communes : Tramayes, Bourgvilain et Saint-Point, avec deux lieux d’accueil, Tramayes et Bourgvilain. Ce dernier fonctionne avec neuf bénévoles. A Tramayes une salariée : Marie-France Berland, et six bénévoles : Malou Langinieux, Mado Roccati, Katrine Maya, Michèle Carricondo, Laurence Croix et Véronique Roda.
En tant que salariée j’assure toute la gestion informatique (budget, livres et abonnements) mais aussi celle de l’équipe. Ce travail m’a été grandement facilité par le stage de formation que j’ai effectué en 2003-2004 : formation des auxiliaires de bibliothèque (ABF). J’ai travaillé auparavant treize ans comme secrétaire ce qui m’a apporté des compétences supplémentaires.
C’est là que Mado intervient pour ajouter: Marie-France ne se considère pas comme « chef » car tout est décidé en commun. Mais elle est très douée pour construire une équipe et avec elle nous avons envie d’être là, au sein du groupe chacun à son rôle.
Puis Marie-France reprend : Le travail est très vaste, on pourrait croire qu’en dehors des permanences (10 heures d’ouverture au public) tout est calme ! Bien au contraire, c’est là que tout se prépare : la gestion du budget alloué par les trois communes, choix des acquisitions, équipement des livres préparation des animations, réunion de l’équipe.

Justement, les animations c’est un point très important ?

Oui, bien sûr, les accueils de groupes demandent une grande préparation. Mais la récompense est toujours là : la joie des enfants… Nous intervenons dans les écoles, au relais libellule et également à l’hôpital Corsin. Nous avons organisé des échanges intergé- nérationnels par exemple un aprèsmidi « jeux de société », dans le cadre du projet fédérateur. Un moment très agréable pour tous ! Pour les animations nous aimons qu’elles soient en lien avec ce qui se vit dans le village. L’association « Lire et délires », composée de bénévoles gère les animations plus importantes.
Mais l’accueil des lecteurs reste un des temps fort, il faut avoir à cœur de satisfaire chacun, aussi bien celui qui cherche une lecture détente que celui qui désire le dernier Goncourt ou une recette de confiture…
Pour conclure je dirais que ce métier d’agent de bibliothèque est très agréable, d’une part pour les contacts que nous tissons avec les habitants de la commune, d’autre part pour la disponibilité qu’il me laisse dans ma vie familiale (20 heures par semaine plus 4 heures mensuelles pour bulletin municipal). J’ajouterais que pour une petite municipalité c’est un gros effort financier qui est consenti mais c’est vraiment un plus pour les gens du canton.

Être médiateur culturel…

Ils étaient sept à la maison des patrimoines, sept bénévoles chargés d’accueillir les visiteurs du 21 juin au 4 juillet 2010 et de servir d’intermédiaires entre ceux-ci et l’art contemporain. Benoît Michel et Paul Parisot, les deux plus jeunes médiateurs culturels, nous parlent de cette expérience.

Quel était votre rôle ?

Nous proposions aux visiteurs de les accompagner sur le chantier afin de faciliter l’approche des différentes œuvres. Nous « n’expliquions » pas tout de suite l’intention de l’artiste mais nous invitions chacun à s’interroger, face aux réalisations en cours. Celles-ci sont parfois déconcertantes et toutes les interprétations sont possibles. Nous avions reçu une formation pour cela et nous savions que nous serions confrontés à des a priori concernant l’art contemporain. Nous avons essayé de notre mieux de répondre aux attentes des visiteurs.

Qu’avez-vous particulièrement aimé ?

Nous avons été touchés par l’ouverture d’esprit, la curiosité et la spontanéité des enfants les plus jeunes et par l’intérêt manifesté par les seniors. Notre proposition d’accompagnement, la démarche adoptée et notre propre engagement ont été appréciés. L’humour facilitait le contact. Des visiteurs sont même revenus !
Nous avons aussi beaucoup aimé partager, pendant deux semaines, la vie des artistes, tous différents mais tous ouverts au dialogue. Les échanges que nous avons eus avec les trois Français (dont une franco-polonaise), le Canadien, l’Italienne d’origine allemande et la Mexicaine nous ont permis d’approcher la réalité de leur vie professionnelle. La diversité de leurs origines et de leur personnalité nous a donné l’occasion de découvrir d’autres cultures, d’autres manières de vivre, d’autres façons de voir les choses. Et nous avons pu parler (ou entendre parler) italien, espagnol, anglais, ou allemand !
Bien qu’en pleine période de révisions pour le Bac, nous avons passé deux semaines passionnantes dont nous nous souviendrons longtemps.

Des projets venus du monde entier

Organisé par la commune de Matour et le centre d’art contemporain Frank Popper, ce deuxième symposium (le premier avait eu lieu en 2007) a permis aux six artistes retenus, sur une centaine de projets venus du monde entier, de réaliser, en public et en plein air, une œuvre monumentale de bois ou d’acier. Toutes les œuvres resteront à Matour, la plupart dans le parc de la maison des patrimoines, mais également à l’une de ses entrées, à la porte de la mairie ou au bord de l’étang.

Une exposition sur la non-violence

« La non-violence, une force pour agir », c’est le thème d’une exposition qui sera présentée prochainement à Matour du 8 au 19 novembre à la Maison des patrimoines (le Pavillon). Elle se donnera ensuite à Cluny. Réalisée par le Man
(Mouvement pour une alternative non-violente), cette exposition est destinée à être utilisée de façon interactive auprès de jeunes adolescents, à partir de 14-15 ans environ, des collèges et des lycées. Mais elle s’adresse aussi aux adultes !

Pourquoi ce thème de la non-violence ? S’il est vrai que notre société condamne certaines violences, nous sommes cependant conditionnés, depuis des temps lointains, à penser que la violence est inévitable, justifiable dans certains cas, et même parfois honorable… Ce que cette expo du Man veut montrer aux jeunes, c’est que la non-violence, loin d’être attitude de faiblesse, est une force tournée vers l’action.
L’exposition se présente comme un parcours de vingt panneaux qui invite à faire comprendre les sources et la réalité de la violence, puis à proposer des réponses concrètes et non-violentes face à ces réalités : réguler les conflits, réduire le degré de tension des affrontements, réussir à parler de nos désaccords, ou bien mener une action non-violente de protestation, fonctionner de façon plus démocratique dans nos groupes, tout cela s’apprend.
Premier thème de l’expo : comprendre la violence : quelles sortes de violences (personnelles, politiques, économiques, environnementales…) ? Quelles origines de la violence (le bouc- émissaire, la rumeur, le jugement, un style de communication agressif, le manque de respect de l’autre…) ? Et moi ? Suis-je acteur, victime, témoin ? Que sont mes sentiments face à un acte violent (peur, colère…) ?

Gérer les conflits

Autre thème de l’expo : comment gérer un conflit sans violence. Le conflit, c’est naturel (mon voisin me gêne, un bien à partager, décision collective à prendre, etc.). Comment gérer au mieux un conflit ? s’accommoder ? fuir ? s’opposer ? négocier ? s’appuyer sur les lois, les règles ? chercher un médiateur ?
Autant de questions qui seront examinées, étudiées, débattues par les jeunes du collège sous la conduite et l’animation de leurs enseignants.
L’exposition montrera aussi les manifestations de la non-violence dans l’histoire, évoquant la vie de grands témoins comme Gandhi, Martin Luther King, et d’autres, dont les luttes collectives ou individuelles furent efficaces.
« La non-violence, une force pour agir », une exposition à voir, tant par les élèves que par leurs parents et par tous ceux que le problème de la violence intéresse et concerne.

Avoir un enfant…

… c’est au départ beaucoup d’interrogations dans l’attente de le voir arriver. Comment l’habiller, le nourrir… serai-je à la hauteur ? Alors on bouquine tous les manuels possibles et on écoute les conseils de chacun. On entend alors tout et son contraire et on a souvent l’impression de ne pas avoir de réponses concrètes à nos questions.
Et quand vient ce petit être, on se rend alors effectivement compte qu’il n’y avait pas de réponses toutes faites à ces interrogations, c’est à chacun de construire « sa relation » avec son enfant. Les choses ne peuvent pas toujours être anticipées, elles arrivent, comme si de rien, d’elles-mêmes, comme tout ce qui nous arrive de surprenant dans notre vie, et nous adorons cela, car c’est cela même qui rend notre vie riche et intéressante. Certes, c’est un grand chamboulement, d’un seul coup, les priorités changent, notre but principal est alors d’offrir la meilleure vie possible à ce petit être.
Et la plus grande des récompenses, c’est les sourires de son enfant et son apaisement lorsqu’on le prend dans ses bras. Car comme le chante si bien Yves Duteil, être parent c’est :
« Prendre un enfant par la main
Et lui chanter des refrains
Pour qu’il s’endorme à la tombée du jour,
Prendre un enfant par l’amour. »

Trambly, un village plein de vie

Connaissez-vous la rue Serpentine ? Le Travertin ? La Célestine ? Non ? Et vous pensez connaître Trambly ?

On entend souvent dire qu’à Trambly, on ne fait que passer. Et c’est vrai qu’à force de goûter à la départementale et à ses trop fameux ralentisseurs, on en oublie le village perché un peu plus haut autour de son clocher. Les occasions de monter au bourg ne manquent pourtant pas : l’école, la halte-garderie, la bibliothèque, la salle des associations, la mairie où siège la Communauté de communes, l’église et bientôt la balade «A cloche-pierres »… Excusez du peu ! Les apparences sont parfois trompeuses. Trambly donne de loin l’impression d’un petit village bien tranquille. Tranquille peut-être, mais petit … pas tant que ça, en réalité : on dénombre à ce jour plus de 400 habitants, avec pas moins de douze naissances en 2009 ! Et puis ne vient-on pas de fêter une centenaire et deux nonagénaires coup sur coup !
Le maire Jean-Paul Aubague n’en est pas peu fier ! Un petit village d’apparence tranquille… mais qui ne s’endort pas, loin s’en faut.
C’est vrai qu’à Trambly, en dehors du restaurant Le Relais de Trambly et du bar Le Tramblyron, il n’y a pas de petits commerces. Mais il y a pari gagné et sa zone d’activités florissante. On y travaille le bois (Vouillon), le métal (Abotech), la viande (Palmid’Or et Chez Jean-Louis), le lait (Cooplait). Plus de 250 salariés travaillent sur la commune.
L’entreprise Vouillon fabrique des charpentes traditionnelles, des maisons à ossature bois, des chalets, des poteaux et des poutres. Elle livre ses productions dans la région Bourgogne et en Rhône-Alpes à de petites entreprises ou à des particuliers. La demande est importante et le succès réel.
Palmid’Or est un abattoir en pleine extension. Chaque semaine, 40 000 à 50 000 canards sont abattus ainsi que 28 000 à 32 000 lapins. De 80 000 à 100 000 chevreaux arrivent là chaque année. L’entreprise emploie plus de 200 personnes du canton. Elle procède à des embauches régulièrement et recherche de nouveaux éleveurs. C’est une entreprise en plein essor qui sait se moderniser pour être toujours plus performante.
En fausse-plaine, Daniel Balvay élève des vaches laitières et Odile fabrique des fromages qu’elle vend sur le marché de Matour ou livre dans les environs et jusqu’à Bourg-en-Bresse ou Lyon. Odile aime son travail quotidien et les rencontres sur le marché. Elle regrette cependant de ne pouvoir, faute de temps, s’impliquer davantage dans la vie du village.
Trambly est un village où il fait bon vivre.

Les réalités parlent d’elles-mêmes

Nous avons là un milieu associatif très dense avec plus de dix associations tout aussi dynamiques les unes que les autres. Certaines rayonnent jusqu’aux villages voisins et même plus loin. L’une d’entre elles s’occupe du jumelage de Trambly avec une commune de Loire-Atlantique : Vritz. Une belle occasion d’échanges chaque année ! Et qui ne connaît pas Annie Wenner et son implication inébranlable dans la vie associative ? Son passé – et son présent – parlent pour elle : engagement au sein des foyers ruraux, de la bibliothèque, du conseil municipal pendant 25 ans et de tous lieux où se maintient le lien social. Sa volonté : aller toujours davantage vers une meilleure prise en compte de chacun, vers une plus grande collaboration intercommunale et une solidarité toujours plus active.

Un tourisme en plein développement

Les trois chalets de l’aire de loisirs qui affichent complet aujourd’hui.
La Roseraie des Charrières, œuvre de Jean-François Domas, paysagistejardinier, à l’origine d’un « jardin » de 4 000 m2 de style anglais où l’on peut admirer à la belle saison plus de 500 variétés de roses, des vivaces et des arbres rares (à visiter le dimanche a p r è s – m i d i , du 23 mai au 4 juillet).
Une église, joyau du patrimoine de la commune et indissociable du père Fargeton (photo ci-contre), curé de Tambly de 1970 à 1981, qui a profondément marqué par sa bonhommie et sa grande culture tous ceux qui l’ont connu.
Autre personnalité du passé, madame Lehmann, excellente pianiste et remarquable pédagogue, initia bon nombre de Tramblyrons à la musique, à l’art dramatique et à l’histoire, et ce, jusqu’à la fin de sa vie, sa maison, au charme certain, est devenue gîte d’étape. François Gauthier, sculpteur, aujourd’hui peintre et dessinateur satirique, et son épouse Florence, créatrice de tapisseries remarquables, y accueillent des hôtes de passage.
Trambly vous attend.

Tramblyons

Des projets à plus ou moins long terme

  • L’extension de l’école déjà trop petite pour accueillir les CM1, CM2 du RPI.
  • « A Cloche-Pierres », un projet en cours de réalisation, opérationnel début juillet, qui proposera au promeneur une balade par le village et son église pour découvrir au fil des vitrines la remarquable collection de pierres du père Fargeton.
    L’inauguration de ce projet aura lieu le vendredi 25 juin, à partir de 20 h 30, avec un spectacle d’Olivier Albert.

Aide à domicile : privilégier la relation

C’est vraiment par choix d’un métier qui l’attirait que Fatima Bélicard a décidé, il y a un an et demi, de devenir salariée à l’Aide à domicile en milieu rural (ADMR). Elle assure un temps partiel (une centaine d’heures par mois). Il lui faut désormais concilier cette fonction avec deux autres rôles : mère de famille et femme d’exploitant agricole ; une polyvalence qui exige de s’adapter, de respecter un planning précis, tout en s’efforçant d’être bien présente, attentive à chaque tâche et à chaque personne. Elle parle de complémentarité et trouve là un équilibre.

L’enthousiasme avec lequel elle parle de son travail laisse facilement deviner qu’elle s’investit beaucoup et qu’elle est heureuse dans sa profession. On peut penser que cette énergie est communicative et que les personnes âgées en bénéficient (quelques familles aussi). Elles souhaitent être déchargées de travaux trop durs pour elles, mais elles peuvent aussi choisir dans le temps qui leur est imparti, de privilégier le relationnel, ou le loisir : bavarder, offrir le café, en profiter pour aller faire des courses, voir une copine, aller ensemble choisir une nouvelle robe.

Ecouter, compatir, faire évoluer

Tenue par le secret professionnel, une aide à domicile (avant, on disait « aide ménagère ») reçoit les confidences, les plaintes au sujet de la solitude ou de la dépendance difficile à accepter. Elle se laisse toucher par la souffrance tout en essayant de garder la bonne distance. Elle entend parfois des remarques agressives sans se laisser déstabiliser. Elle respecte les habitudes tout en cherchant à amener tout doucement une évolution.

Comprendre, rassurer, se former

Fatima sait par expérience personnelle (elle a bénéficié d’une aide à la naissance de son troisième enfant) qu’on peut appréhender la venue d’une étrangère chez soi, dans ses « petites affaires ». « Faut-il que je fasse mon ménage avant ? » demandait avec un humour malicieux une future bénéficiaire ! Cette intrusion dans la sphère intime sera acceptée à mesure que s’installera la confiance.
Fatima est « du coin ». Elle est connue, située dans une famille, dans un village. Ces repères ont un côté rassurant : elle est de chez nous. Elle nous comprend.
Elle a conscience que le fait d’appartenir à une association constitue un plus : rencontres, échanges avec les bénévoles et les autres salariées. Elle a apprécié de participer à des groupes d’analyse de la pratique professionnelle : elle sait que la formation doit être permanente.

Si tu veux la paix, prépare… des rencontres

La rencontre est le meilleur moyen de lutter contre la violence sous toutes ses formes. Forte de cette conviction, l’association L’atelier de paix du Clunisois a décidé de rencontrer des témoins de toutes confessions : protestants, juifs, musulmans, bouddhistes, franc-maçons. Les échanges sont toujours sincères et riches à l’image de ceux noués avec Hassan Amghar, imam et médiateur social.

Hassan est marocain, installé en France depuis presque trente ans. Il est musulman, imam, et fait profession de médiateur social. Ecoutons son histoire : Elevé par une mère seule et un oncle, son père étant mort jeune, il suit à la fois une formation mixte : longues heures à l’école coranique et, dans le même temps, études à l’école française, l’école « moderne », comme il l’appelle. Par cette double éducation, il côtoie à la fois les milieux islamistes durs et l’univers « rationaliste » de l’école française. Baigné dans un premier temps dans un courant islamiste violent, une lecture importante va d’un coup lui montrer que l’usage de la raison peut être compatible avec l’Islam. Ce livre « découverte », c’est l’Introduction à la critique de la raison arabe, de Mohammed Abed Al-Jabri.
Cette prise de conscience conduit Hassan à rompre avec les milieux islamistes et à partir en France en 1982 pour y poursuivre ses études. Installé à Grenoble il va se consacrer à l’accueil des travailleurs étrangers. Mon rôle, dit-il, en tant qu’imam, c’est de répondre à leurs questions religieuses tout en les aidant à réfléchir pour mieux s’intégrer à une culture totalement différente de la leur et éviter le risque du repli communautaire. Il va ainsi jouer ce rôle de médiateur social. Par exemple, dans les hôpitaux, il va essayer de régler les contradictions apparentes entre loi coranique et pratique médicale.

« Le lettré souffre de son savoir, l’ignorant trouve son bonheur dans l’ignorance. »

Eviter le repli sur soi

Trouver l’entente entre foi et raison, c’est bien le grand problème. Certes, entre le IXe et le XIIe siècle, l’islam a connu une période de rationalisation, d’interprétation des textes de base, d’ouverture à d’autres cultures. Mais il y eut retour en force des traditionnalistes, l’interprétation ne concernant plus qu’une élite de juristes et de lettrés. Et cela continue aujourd’hui, reconnaît Hassan, en citant ce dicton: « Le lettré souffre de son savoir, l’ignorant trouve son bonheur dans l’ignorance. »
Pour moi, dit notre imam, le bon musulman, c’est celui qui, à la fois, vit une spiritualité et observe les pratiques, notamment la prière, l’aumône, le jeûne. N’est-ce pas là une règle générale de bon équilibre ?
Ainsi ce témoignage d’un bon musulman qui se veut moderne et pratiquant, nous a tous émus par sa sincérité et son humanité. Une relation d’amitié s’est nouée entre nous, relation qui s’est poursuivie ensuite sur le plan familial…

Et si on parlait des finances de la paroisse

Le conseil économique vient de présenter le bilan financier 2009. Finances bien gérées puisque 2009 présente un résultat positif*. En voici les grandes lignes.

Près de 90% des recettes provient des quêtes (quêtes paroissiales, baptêmes, mariage et obsèques) ainsi que des casuels* (contributions demandées aux familles à l’occasion d’un baptême, d’un mariage ou d’un décès) ; le reste provenant de l’abonnement au bulletin paroissial, de « profits sur manifestations » (œufs de Pâques, concerts Trivy), d’inscriptions au catéchisme et autres divers.
Près de 23 % des dépenses portent sur notre participation à la curie (diocèse d’Autun), 24 % à des dépenses d’entretien, de maintenance ou de location mobilière (photocopieuse), 12 % au chauffage, eau et électricité, 10 % aux assurances et taxe foncière, 8 % aux amortissements (sono et informatique) ; le reste porte sur les abonnements, frais de publication (Le Haut-Clunisois) et autres.
Ce budget ne fait pas état des résultats de la collecte pour Haïti, intervenue au premier trimestre 2010, qui s’est montée à 2 000 euros remis directement à Suzanne Bridet originaire de Saint-Pierre-le-Vieux, en religion sœur Marguerite-Marie, supérieure de la congrégation Saint-François-d’Assise implantée à Haïti. La recette de l’opération « Bol de riz » du 2 avril 2010 pour soutenir les déboutés du droit d’asile de Tournus a été versée au Secours catholique gestionnaire de l’opération.
Tout paroissien intéressé par ces comptes peut en faire la demande au comptable : Paroisse des saints apôtres, à l’attention de Pierre Levin, place de l’église, 71520 Matour.
Outre ces montants, n’apparaissent pas les « intentions de messes » (19 600 euros) reversées hors budget paroissial au diocèse et au Bénin (paroisse que nous aidons directement à hauteur de 3 000 euros) et qui, complétées par le denier du culte permettent de payer les prêtres diocésains.
Pour mémoire le denier du culte participe à 100 % au paiement des salaires et charges de l’ensemble des prêtres diocésains tous payés, y compris l’évêque, sur une base identique de près de 880 euros brut par mois.
Pour notre paroisse dont le territoire rassemble près de 5 500 habitants, le denier du culte versé par 249 paroissiens s’est élevé à 24 703 euros.
L’insuffisance des vocations est déplorée à juste titre, encore faudrait-il que les paroissiens se mettent en état d’assurer leurs charges par un versement régulier de leur denier du culte, en fonction de leurs moyens.

*Ce résultat positif provient, pour beaucoup, du moment de remplissage des cuves à fuel.

Vive les vacances !

Vive les vacances ! Qui de nous ne l’a pas crié voire chanté lorsque nous étions enfants ! C’est fait, elles sont là et même si nous ne nous envolons pas pour des terres lointaines, ce sera un temps bénéfique, un temps de reconstruction tant physique que moral. De nombreuses occasions de détente toutes simples vont s’offrir à nous et c’est tant mieux ! Nous avons besoin de ces temps de rupture, de ces moments de retrouvailles avec la famille ou les amis. Un temps où l’on fera peut-être de nouvelles connaissances, sous des cieux nouveaux : «Pas trop sûr d’être dans un temps réel en m’avançant vers ce paysage longtemps rêvé. »
Et c’est là, vers ces paysages lointains où l’on rêve de se rendre un jour que je voudrais vous entraîner. Pas besoin de prendre un billet d’avion (trop risqué en ce moment !), juste pousser la porte d’une librairie… et là des horizons merveilleux s’offrent à vous. Des livres de photos splendides de quoi vous faire rêver et voyager. Mais si vous fouillez bien vous découvrirez peut-être, coincé entre deux best-sellers, le roman qui, à coup sûr vous fera voyager, qui vous entraînera vers une destination que vous ne connaissez pas, ou dont vous avez déjà entendu parler, mais, où, vous le savez, vous n’irez jamais : « J’ai toujours pensé que c’étaient les livres qui franchissaient les siècles pour parvenir jusqu’à nous jusqu’à ce que je comprenne que c’est le lecteur qui fait le déplacement. » Alors cherchez bien et vous trouverez sûrement votre destination ! Bonnes vacances !
Si vous n’avez pas d’idées, permettez-moi une suggestion : un long poème sur Haïti. Vous en sortirez en ayant vraiment l’impression d’avoir visité ce pays avec l’auteur Dany Laferrière : L’énigme du retour.
Les citations sont extraites de ce merveilleux roman dans lequel l’auteur nous fait découvrir tout ce qui fait ce pays : la misère, la faim, les paysages éblouissants, mais aussi les nombreux artistes. L’espoir peut-être.

Lire le bulletin (PDF)

Trivy, un petit village aux talents multiples…

Nous avons rencontré les personnes qui font bouger Trivy.

Ecoutons Gérard Renier, maire de Trivy depuis 2001 : Certes, notre commune est petite, 283 habitants recensés en 2005. Mais, bien située le long de la voie rapide N71, elle accueille volontiers de nouveaux habitants, quarante en plus entre 1999 et 2005. Aussi beaucoup de projets ont été réalisés ces dernières années. Nous avons construit une nouvelle mairie, réhabilité les cinq logements locatifs propriété de la commune, modernisé la cantine de l’école. Et ce n’était pas rien pour une petite commune, même si ce programme fut en partie subventionné ! Autre nouveauté, ajoute le maire : face aux difficultés de la poste à maintenir en activité son bureau de Trivy, nous avons créé une agence postale communale. Je devrais aussi vous parler de l’entretien de nos 52 km de voirie dont, c’est vrai, la moitié à la charge de notre Communauté de communes laquelle a financé aussi l’assainissement collectif de notre bourg et de quelques hameaux. Vous voyez, dit le maire en conclusion, nous ne restons pas les bras ballants !

Le Club3 s’est définitivement relevé…

Lorsqu’en 2007 la présidente démissionna il fallut redonner un nouveau souffle au club des aînés. L’année 2008 fut une année en creux, les adhérents étaient de moins en moins nombreux. Mais dès 2009, le club repartit avec une énergie nouvelle. Mais laissons parler Bernard Seigle-Vatte : Aujourd’hui nous comptons une quarantaine d’adhérents qui se réunissent une fois par mois autour de jeux de cartes, dominos ou autres jeux ; mais aussi l’été la pétanque et des promenades d’une heure environ. Depuis quelque temps nous organisons au club un repas que nous prépare l’un des membres qui est cuisinier, indé- pendamment de notre repas annuel au restaurant. Les bénévoles de la bibliothèque apportent des livres pour ceux qui le désirent. Et bien sûr il y a « la dictée ». Nous recevons la dictée cantonale le 15 février. Et cette année c’est le club de Trivy qui organise l’assemblée cantonale ».
Le club3 a participé très activement au téléthon avec toutes les associations du village. Il y a eu du tir à la carabine (les chasseurs) Le jazz avec monsieur Léchère, des concours de cartes, un lâcher de ballons, un concours de dessin et un repas. Le résultat a été très honorable pour notre petite commune.

Trivy, ce sont les fameuses Nuits musicales…

Les Nuits musicales sont une institution vieille de 15 ans. Jean Léchère, son père fondateur, réunit à la fois, sous une grande modestie souriante, le culot et le sens de l’organisation nécessaires. Ecoutons-le : Pourquoi les nuits musicales ? Tout d’abord, j’ai la passion de la musique, classique et jazz, tout autant. Et je rêvais depuis longtemps d’organiser une animation culturelle à Trivy. La première année, nous avons commencé en invitant une chorale A cœur joie. Puis l’appé- tit est venu, cela grâce à la publicité d’une agence de spectacle trouvée par chance ! Et nous nous sommes lancés « dans la cour des grands » ! Les grands, c’est-à-dire Claude Luter, Eric Luter son fils, Claude Bolling, Fabrice Eulry (que l’on voit ici se démener sur la photo), de grandes chanteuses de gospel, et tant d’autres, qui viennent volontiers et reviennent parfois enchanter trois à quatre fois chaque année un large public de Mâconnais, Chalonnais, voire Lyonnais et… quelques Trivigeots. Bien sûr avec de tels artistes, notre petite église est facilement remplie !

Mais aussi les Talents de la Noue qui s’exposent…

Elle est organisée chaque année, fin mai ou début juin, par l’AIV, le foyer rural qui regroupe les cinq communes de La Noue. L’objectif ? Faire connaître les talents artistiques souvent cachés de ces villages. On accueille en général une quinzaine d’exposants. Les œuvres sont très diverses, bois tournés, broderies, peintures, dessins, céramiques, objets décorés, créations de toutes sortes, poèmes, musique. Visiteurs nombreux et moments de bonne convivialité : un bon objectif, non ?

Incontournable à Trivy : La bibliothèque

Gisèle, Hélène et Marie, il ne manquait que Pierre pour que l’équipe de bénévoles soit au complet, m’ont accueillie très chaleureusement dans leur superbe bibliothèque. Ce qui frappe en entrant c’est la présentation très professionnelle des documents, la mise en valeur de nombreux nouveaux romans. Mais laissons-les parler de leur passion des livres et des gens. Il s’agit de la bibliothèque intercommunale de la Noue, un relais devant être créé à Brandon. Le fait de gérer quatre communes engendre une somme de travail assez conséquente.
Un travail à plein-temps, avoue Hélène. Car à part les heures d’ouverture officielle, il y a d’abord le travail avec les écoles : prêt de livres et interventions régulières dans les différentes écoles. Car ce qui fonctionne le mieux ici c’est la bibliothèque hors-les-murs.
Le portage à domicile se fait également avec les personnes des Club3. Celui qui répond le mieux à leurs attentes est celui de Clermain. Elles se déplacent également chez des personnes qui ne peuvent pas se rendre à la bibliothèque. Tout ce travail serait facilité si la bibliothèque était informatisée.
Une autre partie de leur travail consiste en animation en direction des enfants (ce qui fonctionne plutôt bien) et des adultes, souvent décevant quant au résultat. Mais vous avez sûrement entendu parler de leurs repas-lectures qui connaissent un grand succès.
Il resterait encore bien des choses à dire sur ce village : courses des lacs, fêtes des pompiers, poètes de Trivy, malheureusement la place est limitée !