Un village fier de sa ruralité

Depuis plus d’un siècle, la commune a évolué. Sa population a même augmenté sensiblement ces dernières années mais elle a su garder son caractère rural et agricole auquel elle reste très attachée.

L’annuaire de 1900 nous dit : Germolles canton de Tramayes, 335 habitants, superficie 722 hectares, dont 407 en céréales, 185 en prairie, 95 en bois, 1 en vigne, le peu de vin récolté est bon et bien fruité. Aujourd’hui la commune compte 135 habitants (en progression depuis le dernier recensement qui en comptait 115).

Germolles demeure une vraie commune rurale avec 6 exploitations agricoles orientées en bovins viande et caprins. De nombreuses maisons se rénovent, quelques villas ont été construites : c’est dans ce cadre que cinq nouveaux couples se sont installés à Germolles.
Dans ce petit village, on compte pas moins de cinq professeurs des écoles et quatre assistantes maternelles ! Parmi eux plusieurs sont au conseil municipal.
A côté des agriculteurs, quelques artisans sont installés au village : un maçon et une restauratrice ainsi que des activités artistiques : un luthier de guitare, une dentellière et un créateur d’objets en résine sont présents dans le village. Cependant le problème majeur reste le travail. Toutefois, Palmid’Or à Trambly, la fonderie à Matour restent des bassins d’emploi intéressants pour la commune.

L’école, c’est la vie qui continue

Grâce au regroupement des communes (SIVOS) les enfants du CP et CE1 peuvent avoir classe sur place… Les autres bénéficient du transport scolaire et se retrouvent à Trambly, Saint-Pierre ou Saint-Léger. Le fait d’avoir une école nécessite une cantine : les repas sont réalisés sur place par Mme Rabot depuis plusieurs années et appréciés par les élèves. «L’école c’est la vie assurée du village ! Longue vie à l’école » disait Paul Perraud (maire durant 30 ans de la commune).

Dans ce petit village, on compte pas moins de cinq professeurs des écoles et quatre assistantes maternelles ! Parmi eux plusieurs sont au conseil municipal.

 

Si vous alliez faire un tour chez Sophie ?

Denis Gilbert et son « théâtre pour tous » avec sa compagnie « à fleur de peau » donne des représentations à la salle des fêtes et organise pendant les vacances des stages pour les enfants. Et si l’on parlait de ce bar-restaurant pas comme les autres ! « Chez Sophie » Les germollins se retrouvent souvent pour faire la fête, et si j’ai bien compris les animations sont nombreuses et variées : La tartiflette de la saint Blaise en février, les grillades en juin, le beaujolais nouveau et son saucisson chaud en novembre… sont l’occasion de moments conviviaux !
Le concours de belote, le concours de pétanque, le vide-grenier et le méchoui rythment également la vie des Germollins.

Les membres du club du Val-de-Grosne heureux de se retrouver
Les membres du club du Val-de-Grosne heureux de se retrouver

Pour l’ensemble des activités sportives et ludiques, les jeunes se retrouvent souvent à Tramayes avec ceux des communes alentours.

Le club des aînés : une renaissance

Depuis 3 ans le club a pu repartir sur un bon pied sous l’impulsion de nouveaux retraités. Les réunions des 3es mercredis du mois rassemblent une vingtaine de personnes autour des traditionnels jeux de cartes, scrabble… Chaque année un repas au restaurant rassemble tout le monde, et en 2009 un voyage a été organisé avec SaintLéger et Tramayes.
En 2010 tous se sont retrouvés à Lyon pour un spectacle : « Noël à SaintPetersbourg ». C’est un moyen, m’a dit Marie-Ange, de faire rencontrer les gens du village.
Murielle, jeune assistante maternelle nouvellement installée à Germolles, m’a confié sa joie d’avoir trouvé une commune conviviale, où il fait bon vivre. Elle m’a dit comment ils avaient été accueillis chaleureusement. Ce qu’elle trouve important c’est que la municipalité fasse tout pour préserver la ruralité. Et cette même municipalité a su accueillir les jeunes arrivants au sein du conseil municipal. Si j’ai bien tout compris Germolles-sur-Grosne serait un petit coin de paradis !

Une église chère au cœur de ses habitants

Le père Fargeton, notre référence historique, nous dit : « on se trouve pour l’histoire de Germolles devant un problème. Le nom de la localité n’apparaît que fort tard, au moment de la construction du château de Gorze. » En tant que paroisse, Germolles est reliée à Tramayes. La très belle église date de la première moitié du XIIe siècle, remaniée au XVIe siècle et restaurée au XIXe siècle. Elle a gardé à la demande des habitants son style roman. Une particularité : son clocher est orné d’une superbe étoile… de David ? Sans doute un compagnon qui a laissé sa signature. Si vous voulez en apprendre plus sur l’histoire de Germolles suivez les balades de Jean-Luc Burnot (Les balades de la Girolle).

Le clocher orné d’une croix de David intrigue bon nombre de visiteurs
Le clocher orné d’une croix de David intrigue bon nombre de visiteurs

Porteur de journaux à la campagne

Quand vous trouvez votre quotidien dans votre boîte aux lettres, avez-vous parfois pensé à celui qui vous l’a apporté ? L’avez-vous déjà rencontré ? Que savez-vous de son travail ? Frédéric Broyer est porteur du Journal de Saône et Loire. Chaque matin, y compris le dimanche, il va chercher les journaux à livrer au dépôt de Charnay-les-Mâcon, entre trois heures et trois heures et demie.
A quatre heures, Frédéric attaque sa tournée : Saint-Point, Bourgvilain, Sainte-Cécile, Bergesserin, Curtil, Montagny-sur-Grosne, Tramayes, soit 210 kilomètres chaque jour, qu’il effectue en quatre heures environ. Tous les journaux doivent être livrés avant neuf heures et demie.

Qu’est-ce qui vous a incité à choisir ce métier ?

En fait, il ne s’agit pas d’un métier mais d’une activité complémentaire. J’utilise ma propre voiture. J’ai commencé il y a un an, avec 185 abonnés. J’en ai maintenant 205, tous de plus de cinquante-cinq ans. Le journal est encore bien lu dans nos campagnes.
C’est une activité qui me plaît énormément. J’aime travailler la nuit. Je dors peu et j’ai la chance de pouvoir bien récupérer.

Cette activité présente-t-elle des désagréments ?

Toutes les boîtes aux lettres sont accessibles. Les seules difficultés rencontrées sont liées aux périodes de neige ou de verglas. Certaines routes ne sont pas déneigées.
Un jour, en reculant, je me suis retrouvé coincé dans un fossé caché par des feuilles mortes, sans pouvoir m’en sortir, et ce, à quatre heures du matin ! C’est un cultivateur passant en tracteur à cette heure plus que matinale qui m’a dégagé de là.

Qu’appréciez-vous dans votre travail ?

J’apprécie tout d’abord la bonne ambiance qui règne au dépôt et la chance d’avoir une chef sympathique. J’apprécie ensuite le silence de la nuit et la tranquillité de nos routes de campagne.
Je peux rencontrer des lapins, des chevreuils et même des sangliers.
J’aime également les contacts humains. Il arrive que l’on m’attende pour échanger quelques mots et parfois m’offrir une tasse de café. Et si la rencontre est due au hasard, je m’aperçois avec plaisir que les gens sont heureux de me voir.

L’hygiène et l’accès aux soins pour les Népalais

L’association Manoj aide à l’accès aux soins, à l’amélioration de l’hygiène et apporte un soutien aux dispensaires au Népal (à la frontière de l’Inde et de la Chine).

C ette association porte le nom d’un petit garçon de 4 ans atteint d’une maladie cardiaque grave. Opéré trop tardivement, il décédera quelques jours plus tard.
Thierry Giraud, infirmier à Matour, est président de l’association qu’il a notamment présentée à Matour en décembre dernier.
Actuellement, Manoj finance la construction d’un bloc sanitaire dans le village de Mahabir. Là-bas, ni eau courante dans les maisons, ni toilettes. A la demande des habitants, l’association Manoj a financé la construction de toilettes avec trois WC et une nouvelle fontaine.
Manoj prévoit de construire de nouveaux blocs sanitaires et d’aider à l’achat de matériel médical pour les dispensaires et aide actuellement les personnes malades et éloignées des villes ayant besoin de consultation à accéder aux soins.

Comment soutenir cette association ?

Thierry est disponible pour toute demande de projections d’un reportage vidéo sur l’activité de l’association Epicéa France et de Manoj au Népal. Des ventes d’artisanat népalais et tibétain peuvent être organisées par les bénévoles. L’association recherche également des sponsors et des donateurs.

Contact

Association Manoj – 1, rue du Pré Clou – 71520 Matour
Site : http://thierry-manojnepal.blogspot.com/

Un jardin partagé à Tramayes

Les médias nous renvoient souvent une vision pessimiste de la nature humaine. Mais on peut aussi relayer d’heureuses nouvelles : des initiatives solidaires nombreuses ont bien lieu autour de nous.

C’est la matérialisation des réflexions du groupe « Vers des solidarités plus actives », suite aux campagnes des restos du cœur : un espace constitué de parcelles individuelles et d’un terrain collectif. La culture des légumes, fleurs, arbres fruitiers a été choisie pour servir de support privilégié à la lutte contre le « chacun pour soi » : travailler ensemble, rencontrer l’autre différent de soi, partager les connaissances et les biens (échanger ou donner des plantes, des fruits, du matériel…). C’est donc un brassage de populations qui est souhaité : jeunes et vieux, autochtones et nouveaux habitants, jardiniers émérites et débutants loin des méfiances et des préjugés.

Tout le monde est invité

Si une attention particulière est dirigée vers les personnes en difficulté physique ou mentale ou économique, tout le monde est invité. L’inverse correspondrait à une attitude de ségrégation et d’exclusion.
Les tout-petits de la crèche et les personnes âgées de l’hôpital ne viendront pas : ce sont les bénévoles du groupe qui iront à eux. Par contre, l’école et les garderies ont leurs coins réservés. En plus du jardinage, il est proposé aux enfants une ouverture vers l’observation et le respect de la nature végétale et animale.
L’accent est mis par François Dost (responsable) et Agnès Olivier (animatrice) sur l’inventivité et la lutte contre le gaspillage : compostage, récupération, recyclage, utilisation de moyens de fortune, adaptation des outils au handicap.
Les récoltes vont bénéficier entre autre à la cantine et aux restos du cœur.

En aparté

Lutter contre les inégalités, contre l’injustice, c’est une attitude difficile qui nous demande un changement intérieur. Spontanément, nous cherchons plutôt à oublier que d’autres souffrent. Et puis, « ce qui est à moi est à moi ! » On peut aider ses voisins. On peut aussi partager avec l’étranger, celui qui vit très loin, d’une manière différente de la nôtre. Les réalisations sont diverses. Elles se différencient des « actions charitables » du passé. Elles veulent préserver la dignité des personnes secourues. Elles cherchent à être innovantes, souvent festives, privilégiant une joyeuse convivialité.

Retrouvez les activités sur le blog du jardin : http://jardinpartagetramayes.blogspot.com

L’esprit de paix, une colombe qui nous veut du bien !

n°79 – mars 2011

La violence est en nous, oui, bien sûr… mais l’amour aussi : c’est notre foi et notre espérance ! L’esprit de paix ? Respect absolu de l’autre, quel qu’il soit, proche ou différent. Parti pris de bienveillance.
Ma grand-mère le disait à sa façon : entre les poires (qui acceptent tout…) et les mufles (trop sûrs d’eux et méprisants…), je préfère les poires !
Ce besoin d’aller vers l’autre ? A 1 ou 2 ans, oui, tendre les bras, c’est naturel. Mais souvent, les critiques, les moqueries, ou encore quelques mauvaises notes ou observations dures à l’école, peuvent repousser ce besoin vers le fond. Je vais construire mes défenses, adopter des comportements sociaux acceptables, me faire un personnage, c’est-à-dire cacher mon « ombre », ce vrai « moi » fragile. L’esprit de paix, n’est-ce pas permettre à chacun de révéler ce moi fragile, ces sentiments qu’on lui a souvent appris à cacher, ces besoins profonds parfois méconnus. Un exemple (petit mais fréquent) ? Marie, 6 ans, pleure parce que Paul, 8 ans, lui a cassé un jouet. Réaction possible de la mère : « Pleure pas, Marie, c’est pas grave… ». Résultat : Marie continue à pleurer et va se recroqueviller dans un coin. Autre réaction possible : « Je pense que tu es triste, Marie, raconte-moi… » Marie, se sentant reconnue, exprimera plus facilement sa tristesse et pourra se réconcilier avec Paul.
Cette aptitude à se mettre à la place de l’autre, appelons-la « empathie ». Une solide base pour l’esprit de paix. Non ?

Lire le bulletin (PDF)

Dompierre-les-Ormes : un village rural à vocation touristique

Dompierre-les-Ormes, c’est un village de 870 habitants s’étendant sur 3023 hectares, à mi-chemin entre Cluny et Charolles. L’habitat y est largement dispersé : quelque trente hameaux ou simples écarts. Le paysage y est harmonieux, fait d’équilibre entre prés, bois, collines douces. De jolis ruisseaux alimentent les nombreux étangs dont celui de La Vernée.

Dompierre, village rural, compte encore vingt exploitants agricoles de bovins dont quatre dédiés à la production mixte de lait et de viande, et les autres uniquement à la viande.

Que nous dit l’histoire ?

Au château d’Audour, dont le nom est peut-être dérivé du celtique « duros » (forteresse), furent retrouvées des traces d’habitat ancien : sépulture néolithique, haches de grès poli. Mais, comme souvent dans cette région, les premiers témoignages écrits ne remontent qu’au Xe siècle : en 951, première mention de Domus Petrus qui deviendra Dompierre au XVIe siècle. Autre date repérée : en 1470 les troupes de Louis XI rasent la place-forte d’Audour sanctionnant ainsi sa fidélité à Charles le Téméraire. En 1794, autre signe de résistance locale, Jacques Plassard, curé « non-jureur » est incarcéré à Charolles et, à la même époque, quelques Dompierroises s’en prennent aux soldats révolutionnaires venus brû- ler des objets de culte. En 1965, date importante : la fusion réussie des deux communes de Dompierre et Meulin. Cité comme « Mediolanensis » en 909, ce bourg de Meulin, était autrefois important, étendant ses dépendances jusqu’à Buffières et Sivignon.

L’économie ?

Dompierre a bénéficié de deux gares, la plus ancienne partagée avec Trivy, sur le trajet Mâcon-Moulins, la principale sur le trajet Chalon-sur-Saône-Roanne. Cette deuxième gare, ouverte en 1889 eut une vie courte puisque fermée 54 ans plus tard, mais elle permit un développement économique appréciable notamment par le commerce de bestiaux de toutes sortes. Mais l’activité économique se poursuit autrement : une zone industrielle, gérée par la communauté de communes se développe en bordure de la RN 79. Dompierre compte aussi une quinzaine d’entreprises artisanales dont près de la moitié établies sur la zone des Chassigneux, en bordure de la route de La Clayette.

Les services ?

Les écoles, maternelles et primaires, de Dompierre et de Montmelard se sont regroupées en RPI : cent vingtsix élèves, cinq enseignants. Un projet de regroupement et de réaménagement de toutes les classes en un seul bâtiment est actuellement en cours d’étude à la mairie. Autre service important, le relais Mille-Pattes, haltegarderie des enfants, créée en 2004 et gérée par le SIVU enfance-jeunesse. Lieu d’accueil pour les jeunes enfants, mais aussi lieu de rencontre pour les assistantes maternelles comme pour les parents. Des activités diverses sont également proposées aux enfants, ainsi, en 2010, une semaine à la montagne dans le Jura, mais aussi des cours de danse, de théâtre ou d’anglais sont proposés par un Foyer rural très actif (240 membres, nombreuses activités pour les adultes). À signaler aussi la bibliothèque, qui vient de s’installer dans de beaux locaux réhabilités près de la mairie (ouvertures mardi 10h- 11h30 et 16 h 30-17 h 30, mercredi 16-17, samedi 10-11h30). Donnons aussi un grand coup de chapeau aux pompiers : une équipe importante de 24 personnes, intervenant en 1er appel sur Dompierre, Trivy et La Chapelle, donc fréquemment sur la RN 79, et qui consacre 48 h par personne à la formation ! Bien sûr, il ne faut pas oublier les services aux personnes âgées comme l’ADMR, le SSAD. Bravo à tous ceux qui s’y dévouent! On ne peut, malheureusement décrire toutes les activités des 18 associations de Dompierre : amicales diverses, sociétés de chasse, associations sportives, FNACA et bien d’autres. Leurs activités s’étendent souvent aux villages environnants.

« Dompierre, village rural à vocation touristique »

En voici quelques exemples. L’Arboretum de Pezanin : Créé en 1903 par la famille de Vilmorin, il s’étend sur 26 hectares autour d’un bel étang. Son créateur y acclimata avec bonheur 450 espèces d’arbres du monde entier. Entrée libre toute l’année.
La galerie européenne de la forêt et du bois. C’est un équipement du conseil général de Saône-et-Loire. Le bâtiment est beau : tout en bois, très original. Initialement dédiée à la filière bois, la galerie étend son champ d’action

© thierry chassepoux
© thierry chassepoux

à la filière « habitat durable ». Le visiteur y trouve toutes réponses à ses questions : sur l’arbre, le bois, ses usages artistiques, artisanaux ou industriels. Ouverture : toute l’année, du mardi au dimanche de 14 h à 18 h, billet adulte : 4 euros.
Le village des Meuniers assure l’hébergement de touristes. Il offre un camping avec 126 emplacements, des mobile-homes et des Chalets loisirs.

Le village des meuniers
Le village des meuniers

Mais on ne peut terminer cet aperçu rapide sans mentionner l’Amicale des Dompierre de France : 23 villages de France qui se retrouvent d’année en année avec plaisir (1).
Comment conclure cette revue, trop sèche et malheureusement limitée, sans citer cette déclaration optimiste de Guillaume et Katrien, jeune couple récemment installé à Dompierre avec leurs deux enfants : « Ayant été citadins pendant une dizaine d’années, nous avons ressenti le besoin, après la naissance de nos deux enfants, d’un retour à la vie en milieu rural.Le fait de participer à la vie du village de Dompierre, de par nos métiers, nos enfants et nos activités, nous procure une certaine satisfaction, à comparer à l’anonymat des grandes villes. Accueillis chaleureusement par la communauté chrétienne… c’est avec plein de projets en tête que nous envisageons notre avenir à Dompierre. »
Une bonne conclusion !

 

 

Montagny un comité de fêtes qui contribue à plus de cohésion sociale

Originaire de Mazille, Maryse Tarlet est arrivée à Montagny en 1993. Le comité des fêtes connaissait alors un passage à vide. Maryse participe aux réunions avec un petit noyau tenace désireux de redonner vie à celui-ci, puis est nommée trésorière. Elle en est aujourd’hui la présidente.

Que s’est-il passé, Maryse ?

Au départ, nous avons simplement voulu relancer le comité, avec le village voisin de Brandon. Nous nous sommes toujours très bien entendus. Des jeunes sont venus rejoindre les anciens. Nous avons pu ainsi faire renaître la Randonnée des rois en janvier, le concours de pêche des enfants, la fête de la Saint-Jean à Brandon et proposer, pour la Saint-Fiacre, une exposition de cartes postales et de photographies anciennes et un concours de tartes, belle occasion pour les mamies de rivaliser d’originalité pour obtenir le suffrage des plus jeunes.
La rénovation du four à pain et sa remise en fonction ont beaucoup contribué à cette relance.
Nos débuts ont été modestes. Nous voulions faire quelque chose de simple : manger et discuter ensemble. C’est ce qui se passe par exemple avec le « pique-nique espagnol » en mai où chacun apporte un plat à partager avec les autres.
Une salle a été mise à la disposition des talents locaux pour exposer peintures ou réalisations artisanales. Cette année, une animation sur le thème des métiers d’autrefois a eu lieu à travers le village. Une projection de vieux films des années soixante-dix portant sur les événements et les activités de Brandon fut très appréciée.
L’entretien des chemins de randonnée et la corvée de fagots pour le four à pain sont aussi l’occasion de repas partagés et parfois de découvertes, comme celle de la recette du café du cow-boy…
Nous venons récemment de nous mobiliser autour de David pour lui venir en aide (un beau succès !) avant de nous mobiliser à nouveau pour le Téléthon.

Quel bilan faites-vous du succès de ces initiatives ?

Rien n’aurait pu être fait sans la bonne entente entre les deux villages, la collaboration des différentes associations, l’implication des anciens et la participation des jeunes. On peut vraiment parler de brassage inter-générationnel. Motiver, mobiliser, rassembler, partager, tout cela a contribué à créer ou à renforcer des liens et à être un véritable élément de cohésion du village.

Des nouvelles du Pérou et de Radio Santa Cruz

Depuis près de dix ans, plusieurs personnes de notre paroisse soutiennent une radio implantée dans le sud andin au Pérou.
Ce soutien nous a permis de nouer des liens privilégiés avec Edwin Colque, le responsable de cette radio qui est très investi dans la vie du diocèse ainsi qu’avec François Dalteroche – alias Paco – prêtre français qui a partagé la vie de ce diocèse andin pendant de nombreuses années. Quelques nouvelles en direct de Sicuani au Pérou…

De nouveaux groupes armés ont réussi à se réactiver et s’emparent maintenant des organisations syndicales et des universités. Ils se présentent aux élections comme candidats et la population en a peur.
D’autre part, des groupes de très grande corruption ont réussi à se constituer en bandes organisées et à se présenter comme candidats ; certains ont ainsi gagné des mairies en manipulant la population (en distribuant boissons, cadeaux et aliments aux paysans qui les soutiennent).
Il manque des partis politiques solides avec une idéologie, une doctrine, un programme de gouvernance Il y aurait l’APRA (de l’actuel président mais fortement remis en question) ; les autres partis n’ont pas de propositions suffisamment larges pour pouvoir s’unir en vue de ces élections.

Se former pour résister

Dans ce contexte, des moyens de communication qui ont un seul patron ont été pris d’assaut par les personnes provenant de ce type d’organisations.
Heureusement à Radio Santa Cruz, on peut réussir à diriger collectivement et réfléchir à la lumière de l’Évangile. La formation est pour le moment notre priorité et vos apports nous servent dans ce sens. En ce moment, quatorze personnes sont en formation régulière, six femmes et huit hommes. […]
Notre matériel est un ensemble d’appareils assemblés, aussi cela nous génère des difficultés […]. Nous pensons chercher avec l’aide d’un quelconque gros prêteur les 22,000 $ que coûte un transmetteur original, ceci en pensant à l’avenir.
Lors du défilé de l’anniversaire de la radio, il s’est vécu quelque chose de très beau qui nous a unis les uns aux autres comme une fraternité familiale, de communauté chrétienne entre tous les participants.

«Merci Paco»

Le 26 juin, nous avons eu une belle réunion-déjeuner avec Monseigneur Paco, les amis du Sud-Andin, les frères prêtres de diverses paroisses et l’équipe sociale du diocèse de Sicuani.
Sur le mur, on pouvait lire : « Merci Paco pour ta vie et pour ton service du Sud-Andin » Ce furent des moments de joie d’être ensemble dans le partage mais aussi de tristesse de voir partir une fois encore un homme qui est témoin d’intégrité, qui vit sa vocation de service comme prêtre et comme pasteur.
Nous avons demandé qu’il revienne bientôt, de manière libre comme il est lui, parce que nous avons besoin de sa solidité, de sa sagesse, de ses conseils et de sa bénédiction. Si Dieu le permet !

 

 

« On nous attend dehors »

« C’est une journée que je ne manquerais pour rien au monde. Elle me donne le courage de repartir ». Ainsi s’exprime une fidèle participante de cette rencontre conviviale et festive.

Dimanche 12 septembre 2010 : par un temps splendide, les marcheurs des 13 villages convergent vers le bourg de Trambly, éclairé par la belle lumière de cette fin d’été. Les moins courageux prennent des raccourcis, les plus sportifs rajoutent des difficultés.
L’apéritif réunit tout le monde devant la salle communale. On a tendance à vouloir prolonger ce moment de joyeuses retrouvailles.

« Allez prier plus loin, La tendresse sera votre cantique et la vie votre célébration ».

Mais le temps passe vite. Le repas tiré du sac voit les habituelles profusions de tartes et de bonnes bouteilles. J’ai même vu passer un flacon de pousse-café !

À l’apéritif, les échanges permettent de mieux se connaître
À l’apéritif, les échanges permettent
de mieux se connaître

Sur la route des apôtres

Il est temps pour Guy et Mireille de nous présenter leur croisière-pèlerinage organisé par « Prions en Église ». Itinéraire : Limassol (Chypre) – Éphèse – Athènes – Corinthe – Malte – Rome. Le film nous fait bien partager les moments forts qu’ils ont vécus en mettant leurs pas dans les pas de Pierre, Paul, Jean, Luc, Barnabé. Deux semaines sur le bateau « Princess Danaé » et aussi sur la terre ferme : excursions, conférences, célébrations, spectacles.
Question : comment vivre, dans notre monde, la même démarche que les apôtres ? « Et moi et moi, je sers à quoi dans tout ça ? » chantaient les frères Lebrun.
Ensuite, nous aussi nous chantons, entraînés par André : « Mais qui peut dire où vont nos vies Sinon Jésus, la route unique Et nos chemins seront changés ».

C’est l’heure de la célébration

Pendant ce temps, Marinette et son équipe préparaient des bouquets splendides, aux couleurs vives. Ils envahissent l’autel improvisé.
Au cours de la messe, l’accent est mis sur des engagements : projet humanitaire au Congo, journée solidaire à Brandon, sans oublier Dokita.
Notre profession de foi est celle d’une « Église en marche loin des replis frileux. Sans réponses toutes faites  mais risquant pourtant une parole ». Notre foi est rupture, confiance, tendresse, audace.
L’Évangile nous invite à nous réjouir, avec Dieu, quand un homme, une femme, se convertissent, c’est-à-dire se libèrent de la soumission, et redeviennent vivants.
Enfin, Jean-Pierre nous invite à « lever la séance » parceque nous sommes « le Peuple en partance, gens de passage vers la demeure d’ailleurs ».
Puisqu’« on nous attend dehors », nous quittons la serre chaude de notre rencontre.

Noël 2010

n°78 – décembre 2010

On fête depuis 2000 ans la naissance de Jésus ; auprès de lui sa mère Marie, Joseph son époux, un âne, un bœuf le réchauffant de leur souffle. Humilité absolue de cette naissance. Trente-trois ans plus tard le terme de cette vie : un supplice réservé aux esclaves : la crucifixion. Votée par acclamation par une foule manipulée par les prêtres. Ils reprochent à Jésus des propos jugés blasphématoires. Ponce Pilate, a des soucis avec la résistance, les affaires religieuses ne l’intéressent pas. Une « vie gâchée » si la Résurrection et, trente ans plus tard, Luc, Marc, Jean et Mathieu n’apportaient la bonne nouvelle de l’Évangile. La parabole du Samaritain avait déclenché la colère des prêtres. Ceux-ci avaient une religion à part et les Juifs les considéraient comme hérétiques. Or Jésus choisit volontairement un hérétique pour stigmatiser l’indifférence à autrui d’un prêtre, et d’un lévite. Le prochain, la solidarité doivent être notre souci.
Recherchons si nous n’avons pas un pardon à donner ou à demander. Prenons la décision d’agir dans ce sens en obtenant des réconciliations que l’on jugeait impossibles. Si chacun en ce jour-là prend cette décision, nous contribuerons à changer le monde dans le bon sens. Dieu nous pardonnera dans la mesure où nous aiderons notre prochain et où nous saurons pardonner. La fête de Noël aura tout son sens.

Saint-Léger sous la Bussière, un village « facile à vivre »

Cette commune se situe au confluent des trois Grosne. Son sol est constitué, en partie, de très vieilles roches volcaniques comme celui du Haut-Beaujolais. Son origine est très ancienne, la première mention date de 979, sous le nom de Saint Léodguin. La Belouze était alors nommée Labelosia.

L’histoire de Saint Léger est en grande partie liée aux puissants seigneurs de la Bussière, qualifiés par le père Fargeton de « grands chercheurs de noises ! »
On racontait à la veillée une histoire qui mettait en scène le curé de Saint Léger, convoqué et réprimandé par le seigneur, qui lui reprochait de « propager parmi le peuple des idées un peu trop révolutionnaires ». Le curé répétait dans ses sermons que tous les hommes étaient égaux devant Dieu !

Un village qui a évolué

Il ne reste presque rien du château, même si on parle encore du « donjon » et la vie des Sandzirons est à l’heure actuelle plutôt paisible ! Les nouveaux habitants disent que leur intégration s’est faite facilement.
A la fin du XIXe siècle, la commune a bénéficié des largesses d’un mécène : Jules Plassard. On lui doit entre autres le groupe scolaire, la mairie, l’église (l’ancienne était trop petite, mais le clocher roman a été conservé). Elle a été rénovée il y a une vingtaine d’années grâce à la mobilisation d’un grand nombre d’habitants (organisation de brocantes).
La population s’accroît tout doucement: 266 habitants au dernier recensement (mais 776 en 1836). Quelques naissances ont lieu chaque année. Des jeunes restent ou reviennent au pays.

Des réalisations récentes

Pierre Lapalus, le maire, est satisfait de l’opération « Cœur de village » : acquisition et réhabilitation d’une maison, création d’un parking avec sécurisation pour l’école, installation de jeux multisports. La salle communale a été agrandie et réaménagée, et l’école refaite à neuf avec une salle multi activités et un accès pour handicapés.
Saint-Léger fait partie du RPI des Grosne. La classe maternelle accueille une vingtaine d’enfants. Grâce à une association de parents et aux prestations d’une cantinière, ils bénéficient tous de repas équilibrés à base de produits locaux.

Saint-Léger travaille

Relativement à d’autres communes du secteur, la population agricole est nombreuse: une vingtaine d’exploitants sur quatorze exploitations. Il s’agit essentiellement d’élevage. La Cuma, dont le siège est à Saint-Léger, est un exemple de la capacité des agriculteurs à s’entendre et à s’entraider (voir bulletin numéro 69, septembre 2008).
Saint-Léger a la particularité d’avoir connu, dès avant la Révolution, une industrie : une papeterie. Par la suite, c’est le travail du bois qui s’est imposé : une usine de bois de brosses et de casiers d’imprimerie a fonctionné jusqu’en 1994. Actuellement, on compte un menuisier, un ébéniste, un charpentier et une entreprise de menuiserie qui emploie 13 personnes et qui est gérée par la famille Laffay. Cet « atelier relais » polyvalent est équipé de machines numériques : fabrication et pose, chantiers de rénovation (voir bulletin de décembre 2000). Nous avons aussi un plombier.

La sécurité est assurée

La commune est heureuse de possé- der un CPI. Gaby Thomas, chef de ce Centre de première intervention nous explique qu’on en retrouve déjà la trace en 1928. Il est composé de 12 pompiers, bientôt 13: un jeune va les rejoindre, après avoir fait les JSP (formation des jeunes sapeurs pompiers). Il est arrivé que leur présence, même fortuite, sauve des vies, ils sont reconnus et appréciés, Gaby parle d’une population disciplinée : peu d’accidents, pas d’appels intempestifs.

Une initiation au secours aux personnes
Une initiation au secours aux personnes

Et nous avons, nous aussi, une activité artistique ! Au hameau de la Chanalle, Dominique Marcadé travaille le verre soufflé. Il fabrique surtout des pièces à la commande (pour l’opéra comique par exemple).
Parole d’une Sandzironne d’adoption: « Saint-Léger est facile à vivre. On s’entend bien, les gens sont solidaires. On se débrouille, on trouve toujours des solutions. »

Un lieu convivial

La Belouze abrite le seul commerce de la commune : « Chez Poun ». C’est un bar-restaurant, dépôt de pain et de journaux. Toutes les générations s’y côtoient. La plupart des clients se connaissent, on vient à telle heure sachant qu’on rencontrera untel.

Des associations actives

Le club des aînés a fêté ses vingt ans d’existence en 2008. Maurice Passot en est le président. Les 23 adhérents sont très assidus aux réunions. Parmi eux, il y a aussi des « vieux relativement jeunes ! » Les activités sont classiques, mais pour la troisième fois, le club organisera un loto, occasion de réaliser une activité en commun. On constate aussi une ouverture vers l’extérieur : se connaître, se mélanger, découvrir aussi des actions de solidarité.
Le comité des fêtes (une quinzaine de bénévoles) organise des repas, un bal, un feu d’artifice, un loto. Céline Rivière, sa présidente, pense qu’il est important de proposer ces occasions de loisirs et de convivialité. L’organisation se fait souvent avec la collaboration du comité de Saint-Pierre.
« Saint-Léger sport-auto » (course rallye) organise aussi des manifestations : repas, expositions.
Le Cias offre repas et colis aux aînés. Une quinzaine de personnes participent au fleurissement. Et n’oublions pas la société de chasse, autre occasion de rencontre et de collaboration.

Un voyage des aînés avec les clubs des villages voisins
Un voyage des aînés avec les clubs des villages voisins

« Une bibliothèque au service de tous »

Marie-France et Mado Roccati m’ont accueillie dans les locaux de la bibliothèque de Tramayes et m’ont exposé comment ce lieu qui pourrait n’être qu’un lieu de prêt de livres est devenu un lieu de vie pour la commune.

Qui gère la bibliothèque et comment ?

Depuis 2003 la bibliothèque est intercommunale et regroupe trois communes : Tramayes, Bourgvilain et Saint-Point, avec deux lieux d’accueil, Tramayes et Bourgvilain. Ce dernier fonctionne avec neuf bénévoles. A Tramayes une salariée : Marie-France Berland, et six bénévoles : Malou Langinieux, Mado Roccati, Katrine Maya, Michèle Carricondo, Laurence Croix et Véronique Roda.
En tant que salariée j’assure toute la gestion informatique (budget, livres et abonnements) mais aussi celle de l’équipe. Ce travail m’a été grandement facilité par le stage de formation que j’ai effectué en 2003-2004 : formation des auxiliaires de bibliothèque (ABF). J’ai travaillé auparavant treize ans comme secrétaire ce qui m’a apporté des compétences supplémentaires.
C’est là que Mado intervient pour ajouter: Marie-France ne se considère pas comme « chef » car tout est décidé en commun. Mais elle est très douée pour construire une équipe et avec elle nous avons envie d’être là, au sein du groupe chacun à son rôle.
Puis Marie-France reprend : Le travail est très vaste, on pourrait croire qu’en dehors des permanences (10 heures d’ouverture au public) tout est calme ! Bien au contraire, c’est là que tout se prépare : la gestion du budget alloué par les trois communes, choix des acquisitions, équipement des livres préparation des animations, réunion de l’équipe.

Justement, les animations c’est un point très important ?

Oui, bien sûr, les accueils de groupes demandent une grande préparation. Mais la récompense est toujours là : la joie des enfants… Nous intervenons dans les écoles, au relais libellule et également à l’hôpital Corsin. Nous avons organisé des échanges intergé- nérationnels par exemple un aprèsmidi « jeux de société », dans le cadre du projet fédérateur. Un moment très agréable pour tous ! Pour les animations nous aimons qu’elles soient en lien avec ce qui se vit dans le village. L’association « Lire et délires », composée de bénévoles gère les animations plus importantes.
Mais l’accueil des lecteurs reste un des temps fort, il faut avoir à cœur de satisfaire chacun, aussi bien celui qui cherche une lecture détente que celui qui désire le dernier Goncourt ou une recette de confiture…
Pour conclure je dirais que ce métier d’agent de bibliothèque est très agréable, d’une part pour les contacts que nous tissons avec les habitants de la commune, d’autre part pour la disponibilité qu’il me laisse dans ma vie familiale (20 heures par semaine plus 4 heures mensuelles pour bulletin municipal). J’ajouterais que pour une petite municipalité c’est un gros effort financier qui est consenti mais c’est vraiment un plus pour les gens du canton.

Être médiateur culturel…

Ils étaient sept à la maison des patrimoines, sept bénévoles chargés d’accueillir les visiteurs du 21 juin au 4 juillet 2010 et de servir d’intermédiaires entre ceux-ci et l’art contemporain. Benoît Michel et Paul Parisot, les deux plus jeunes médiateurs culturels, nous parlent de cette expérience.

Quel était votre rôle ?

Nous proposions aux visiteurs de les accompagner sur le chantier afin de faciliter l’approche des différentes œuvres. Nous « n’expliquions » pas tout de suite l’intention de l’artiste mais nous invitions chacun à s’interroger, face aux réalisations en cours. Celles-ci sont parfois déconcertantes et toutes les interprétations sont possibles. Nous avions reçu une formation pour cela et nous savions que nous serions confrontés à des a priori concernant l’art contemporain. Nous avons essayé de notre mieux de répondre aux attentes des visiteurs.

Qu’avez-vous particulièrement aimé ?

Nous avons été touchés par l’ouverture d’esprit, la curiosité et la spontanéité des enfants les plus jeunes et par l’intérêt manifesté par les seniors. Notre proposition d’accompagnement, la démarche adoptée et notre propre engagement ont été appréciés. L’humour facilitait le contact. Des visiteurs sont même revenus !
Nous avons aussi beaucoup aimé partager, pendant deux semaines, la vie des artistes, tous différents mais tous ouverts au dialogue. Les échanges que nous avons eus avec les trois Français (dont une franco-polonaise), le Canadien, l’Italienne d’origine allemande et la Mexicaine nous ont permis d’approcher la réalité de leur vie professionnelle. La diversité de leurs origines et de leur personnalité nous a donné l’occasion de découvrir d’autres cultures, d’autres manières de vivre, d’autres façons de voir les choses. Et nous avons pu parler (ou entendre parler) italien, espagnol, anglais, ou allemand !
Bien qu’en pleine période de révisions pour le Bac, nous avons passé deux semaines passionnantes dont nous nous souviendrons longtemps.

Des projets venus du monde entier

Organisé par la commune de Matour et le centre d’art contemporain Frank Popper, ce deuxième symposium (le premier avait eu lieu en 2007) a permis aux six artistes retenus, sur une centaine de projets venus du monde entier, de réaliser, en public et en plein air, une œuvre monumentale de bois ou d’acier. Toutes les œuvres resteront à Matour, la plupart dans le parc de la maison des patrimoines, mais également à l’une de ses entrées, à la porte de la mairie ou au bord de l’étang.

Une exposition sur la non-violence

« La non-violence, une force pour agir », c’est le thème d’une exposition qui sera présentée prochainement à Matour du 8 au 19 novembre à la Maison des patrimoines (le Pavillon). Elle se donnera ensuite à Cluny. Réalisée par le Man
(Mouvement pour une alternative non-violente), cette exposition est destinée à être utilisée de façon interactive auprès de jeunes adolescents, à partir de 14-15 ans environ, des collèges et des lycées. Mais elle s’adresse aussi aux adultes !

Pourquoi ce thème de la non-violence ? S’il est vrai que notre société condamne certaines violences, nous sommes cependant conditionnés, depuis des temps lointains, à penser que la violence est inévitable, justifiable dans certains cas, et même parfois honorable… Ce que cette expo du Man veut montrer aux jeunes, c’est que la non-violence, loin d’être attitude de faiblesse, est une force tournée vers l’action.
L’exposition se présente comme un parcours de vingt panneaux qui invite à faire comprendre les sources et la réalité de la violence, puis à proposer des réponses concrètes et non-violentes face à ces réalités : réguler les conflits, réduire le degré de tension des affrontements, réussir à parler de nos désaccords, ou bien mener une action non-violente de protestation, fonctionner de façon plus démocratique dans nos groupes, tout cela s’apprend.
Premier thème de l’expo : comprendre la violence : quelles sortes de violences (personnelles, politiques, économiques, environnementales…) ? Quelles origines de la violence (le bouc- émissaire, la rumeur, le jugement, un style de communication agressif, le manque de respect de l’autre…) ? Et moi ? Suis-je acteur, victime, témoin ? Que sont mes sentiments face à un acte violent (peur, colère…) ?

Gérer les conflits

Autre thème de l’expo : comment gérer un conflit sans violence. Le conflit, c’est naturel (mon voisin me gêne, un bien à partager, décision collective à prendre, etc.). Comment gérer au mieux un conflit ? s’accommoder ? fuir ? s’opposer ? négocier ? s’appuyer sur les lois, les règles ? chercher un médiateur ?
Autant de questions qui seront examinées, étudiées, débattues par les jeunes du collège sous la conduite et l’animation de leurs enseignants.
L’exposition montrera aussi les manifestations de la non-violence dans l’histoire, évoquant la vie de grands témoins comme Gandhi, Martin Luther King, et d’autres, dont les luttes collectives ou individuelles furent efficaces.
« La non-violence, une force pour agir », une exposition à voir, tant par les élèves que par leurs parents et par tous ceux que le problème de la violence intéresse et concerne.

Avoir un enfant…

… c’est au départ beaucoup d’interrogations dans l’attente de le voir arriver. Comment l’habiller, le nourrir… serai-je à la hauteur ? Alors on bouquine tous les manuels possibles et on écoute les conseils de chacun. On entend alors tout et son contraire et on a souvent l’impression de ne pas avoir de réponses concrètes à nos questions.
Et quand vient ce petit être, on se rend alors effectivement compte qu’il n’y avait pas de réponses toutes faites à ces interrogations, c’est à chacun de construire « sa relation » avec son enfant. Les choses ne peuvent pas toujours être anticipées, elles arrivent, comme si de rien, d’elles-mêmes, comme tout ce qui nous arrive de surprenant dans notre vie, et nous adorons cela, car c’est cela même qui rend notre vie riche et intéressante. Certes, c’est un grand chamboulement, d’un seul coup, les priorités changent, notre but principal est alors d’offrir la meilleure vie possible à ce petit être.
Et la plus grande des récompenses, c’est les sourires de son enfant et son apaisement lorsqu’on le prend dans ses bras. Car comme le chante si bien Yves Duteil, être parent c’est :
« Prendre un enfant par la main
Et lui chanter des refrains
Pour qu’il s’endorme à la tombée du jour,
Prendre un enfant par l’amour. »