«Nous sommes d’abord des aidants»

La Marpa, ou Maison d’accueil rurale pour personnes âgées, est une structure familiale et conviviale accueillant dix-neuf
résidents valides ou dépendants, bénéficiant chacun d’un appartement avec terrasse privative où ils peuvent vivre «comme chez eux», dans leurs propres meubles, mais en sécurité. Cette autonomie est vivement encouragée. Tout est mis en œuvre pour la conserver ou la retrouver, même partiellement. Et c’est, entre autre, le rôle d’Annie, Béatrice, Marie-Christine, Delphine, Fatima, Laurie, Mireille, auxiliaires de vie, et Monique, adjointe de Sylvie, la responsable.

Marpa

En quoi consiste votre travail ?

À tour de rôle, nous nous occupons de l’entretien de la maison, des repas, parfois de l’animation, et de la surveillance des nuits. Nous accompagnons les résidents, s’ils le demandent, dans les actes essentiels de la vie quotidienne : déplacements dans la maison ou à l’extérieur, aide à la toilette, à l’habillement, à la prise des repas ou des médicaments. Nos tâches sont variées et notre travail n’est jamais monotone.

Quel est votre horaire de travail ?

Nous travaillons de 30 à 35 heures par semaine mais avec des horaires très variables, de 3 h 30 à 10 heures par jour, parfois avec des coupures importantes. Certaines d’entre-nous assurent les gardes de nuit et un week-end sur trois, ainsi que les remplacements pendant les congés ou les maladies. Dans ce cas, une personne est embauchée avec un CDD. Nous adaptons nos horaires en fonction de l’état de santé des résidents, afin d’améliorer leur confort. Cela nous permet de travailler à deux, ce qui est apprécié.

Qu’est-ce qui est le plus important pour vous ?

Le bien-être des résidents ! Ce qui est essentiel, c’est l’écoute attentive, la prise en compte de la personne, la qualité de la relation que nous parvenons à établir. Le petit nombre de résidents favorise les relations privilégiées, tout particulièrement lors des accompagnements de fin de vie. C’est l’occasion parfois de recevoir de belles leçons de sagesse. Mais ce n’est pas toujours facile. Les traits de caractère s’amplifient avec l’âge. Il faut savoir prendre du recul, être patiente, disponible, discrète. Et être positive ! Nous sommes avant tout des « aidants », des soignants, et ne remplaçons pas la famille ou les amis. Notre métier est un métier qui fait grandir parce qu’il nous permet de porter un autre regard sur la vieillesse et par là, sur notre propre vie.