Noël nouvelet, Noël chantons icy…

n°86 – décembre 2012

Dévotes gens rendons à Dieu mercy… Les dévots de cette époque c’étaient les bergers… et tous se demandaient: « Que lui donner à l’enfant de Marie ? »
Et là, devinez la réponse de ces gens qui n’ont que leurs moutons et les produits de la terre: « De beaux raisins secs, des œufs et des olives, un peu de miel, un peu de lait caillé »
Qui arrive avec son agneau dernier né, un veau, des poules et des canards… enfin de quoi installer une ferme! Je me souviens, lorsque j’étais enfant, m’être posé la question: mais qu’est-ce que Marie a bien pu faire de tout cela! Heureusement, le chant suivant parlait de bergères qui apportèrent de « quoi emmailloter l’enfant ». Mais la surprise était à son comble lorsque les trois rois faisaient leur apparition: « Or, myrrhe, encens sont les beaux présents qu’ils ont porté à ce divin enfant. »
Vous parlez de beaux présents! Vous imaginez un instant Marie et Joseph, dans leur étable, entourés de tous ces cadeaux invraisemblables! Enfin, l’imagerie populaire a du bon car à 8 ans ou plus, on peut se poser la question : « Et moi qu’est-ce que j’apporte à l’enfant de Marie? »
Mais, il me revient ce conte qui met en scène un baladin, le fou du roi, qui ne possédait que trois objets : son chapeau, une clochette et une plante. Comme les mages, il suit une étoile mystérieuse.
Mais, en chemin, il rencontre trois enfants, l’un est paralysé, le deuxième est aveugle et le troisième muet. A chacun, il laisse l’un des cadeaux prévus pour le roi qui vient de naître, se disant que cela ferait bien plus plaisir à un enfant triste qu’au plus grand roi du monde! Et, lorsqu’il arrive… il n’a plus rien à offrir à l’enfant, ses mains sont vides… Et voilà que Marie veut changer son bébé. Mais à qui le confier pendant qu’elle prépare les langes propres ? Tous les visiteurs ont les mains pleines… Elle se tourne vers le baladin aux mains vides et pose l’enfant dans ses bras !

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