L’esprit de paix, une colombe qui nous veut du bien !

n°79 – mars 2011

Le village de Germolles

La violence est en nous, oui, bien sûr… mais l’amour aussi : c’est notre foi et notre espérance ! L’esprit de paix ? Respect absolu de l’autre, quel qu’il soit, proche ou différent. Parti pris de bienveillance.
Ma grand-mère le disait à sa façon : entre les poires (qui acceptent tout…) et les mufles (trop sûrs d’eux et méprisants…), je préfère les poires !
Ce besoin d’aller vers l’autre ? A 1 ou 2 ans, oui, tendre les bras, c’est naturel. Mais souvent, les critiques, les moqueries, ou encore quelques mauvaises notes ou observations dures à l’école, peuvent repousser ce besoin vers le fond. Je vais construire mes défenses, adopter des comportements sociaux acceptables, me faire un personnage, c’est-à-dire cacher mon « ombre », ce vrai « moi » fragile. L’esprit de paix, n’est-ce pas permettre à chacun de révéler ce moi fragile, ces sentiments qu’on lui a souvent appris à cacher, ces besoins profonds parfois méconnus. Un exemple (petit mais fréquent) ? Marie, 6 ans, pleure parce que Paul, 8 ans, lui a cassé un jouet. Réaction possible de la mère : « Pleure pas, Marie, c’est pas grave… ». Résultat : Marie continue à pleurer et va se recroqueviller dans un coin. Autre réaction possible : « Je pense que tu es triste, Marie, raconte-moi… » Marie, se sentant reconnue, exprimera plus facilement sa tristesse et pourra se réconcilier avec Paul.
Cette aptitude à se mettre à la place de l’autre, appelons-la « empathie ». Une solide base pour l’esprit de paix. Non ?

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