Le synode diocésain s’ouvre dans « la joie du serviteur »

Dès notre arrivée à 10 heures, notre paroisse, représentée par une vingtaine de membres, se rassemble sous la bannière de notre doyenné du Mâconnais, pour ensuite rejoindre les autres doyennés du diocèse dans l’église de la Réconciliation afin de participer à la messe présidée par monseigneur Benoît Rivière. Impressionnant et difficile de se serrer parmi quatre mille personnes ainsi rassemblées en provenance des quatre coins du diocèse.
À l’issue de la messe, nous sommes invités à rejoindre l’un ou l’autre des vingt-huit « bivouacs » prévus pour nous ressourcer, nous qui sommes un peuple en marche : « des animations y sont proposées, témoignages, jeux, théâtre, concerts… pour décliner la joie du Serviteur » ; lesquels choisir, sachant qu’après la messe qui s’est terminée vers 11h30, nous retournerons à l’église à 16 h… non sans avoir « cassé » une petite croûte…
Pierre a ainsi rejoint le débat interreligieux, au cours duquel un rabbin, un imam, un lama ainsi que Benoît Rivière ont témoigné, chacun au travers de sa propre religion, de la joie du serviteur, comme source de vie. Ces témoignages avaient été précédés d’une présentation de ce groupe interreligieux qui se retrouve, depuis plusieurs années, une fois par mois pour échanger, dans le respect des convictions religieuses de chacun, sur l’un ou l’autre des aspects de sa propre foi, en dehors de toute considération dogmatique. Il s’agit bien alors de partages de vie d’où émanait de nos interlocuteurs une sincère joie, appuyée de beaucoup d’humour dans les propos.

Les cinq sens mènent à la joie

Pour Josyane : premier arrêt au bivouac qui passe un film relatant la vie de frère Roger, fondateur de Taizé, puis passage à celui nommé Chemin de vie, chemin de foi, témoignages de personnes qui ont rencontré le Christ dans leur vie ; de retour dans l’allée centrale, je vois un groupe qui chante et qui danse, et qui m’interpelle par la joie qu’il dégage. Oui, c’est une expression de la joie du serviteur. Soudain, le mot « joie » m’envahit: pourquoi ne pas aller au bivouac « La joie par les cinq sens » pour une piqûre de rappel ? Assises sur un banc, sous une tente, nous sommes ainsi plusieurs à redécouvrir à travers l’odeur de la joie, le son de la joie, sa texture, son arôme, son image, comment être dans l’instant présent ; à apprendre – à s’offrir – des moments de plaisir simple ; à chercher à se créer ces petits moments de joie avec nos sens. Cette joie du serviteur qui nous poussera à faire un pas vers l’autre. Cette joie m’a accompagnée aussi lorsque nous ont été lues les béatitudes au cours de la prière de clôture de la journée et lorsque nous avons tous dressé nos cierges allumés en chantant.