Le service des malades reçoit des professionnels de la santé

Il y a une dizaine d’années que notre équipe paroissiale du service des malades existe. Nous sommes une quinzaine de personnes venant de sept villages. Nous visitons surtout des personnes âgées. Certaines vivent chez elles. Elles sont encore autonomes ou déjà assistées. D’autres sont en établissement. Nous les voyons à titre personnel, amical, ou bien dans le cadre d’une association – Croix Rouge, ADMR, animation en maison de retraite -, ou encore avec une référence religieuse.

© CIRI

Ce qui nous constitue comme équipe au service des malades, ce sont nos réunions, environ une fois par trimestre. Le but est d’échanger des informations, de confronter nos vécus et de réfléchir sur notre action. Nous avons besoin de ce soutien mutuel pour nous dynamiser, nous relancer dans une mission parfois facile et agréable, parfois difficile et incertaine.

Des témoignages, des encouragements, de l’humour

Pour ne pas nous limiter à nos propres expériences, nous invitons réguliè- rement des personnes extérieures : médecins, infirmiers libéraux ou hospitaliers, directeurs ou cadres d’établissements, aumôniers. Ces professionnels ont un rôle différent du nôtre et nous le font découvrir. Ils sont intéressés par nos interventions qui sont complémentaires des leurs. Ils nous encouragent et nous rassurent parfois si nous doutons de la valeur de notre action. Certains nous ont expliqué que ces échanges les avaient aidés à mieux comprendre leurs propres interventions en les obligeant à s’expliquer. Ces rencontres, bien que sérieuses, sont toujours sympathiques et certains intervenants nous ont montré qu’on peut parler d’une personne avec beaucoup d’empathie et même avec tendresse, mais aussi avec beaucoup d’humour. Rire ensemble est aussi dynamisant et thérapeutique !

Des exemples concrets

Les sujets abordés ont été très nombreux et il est difficile de choisir. En fait, nous en revenons très souvent à la qualité de la relation. Comment être dans une véritable écoute sans jugement ni prise de pouvoir ? Dans une époque où on valorise la jeunesse, où on aime les vieux qui n’en sont pas… comment aider une personne très diminuée à se vivre comme sujet autonome? Un infirmier nous a donné un exemple concret: la toilette. Pour mettre en confiance et respecter l’intimité, on crée des repères en procédant toujours de la même façon.
Comment ne pas mettre en difficulté un malade Alzheimer? Conseils : éviter de lui poser des questions, ne pas lui demander de faire deux choses à la fois. Que répondre quand une personne interroge « A quoi je sers ? » Difficile de ne rien faire quand on a fait partie de la génération travail! Que dire quand on ne peut plus rien, quand il y a une demande d’euthanasie? Comment accompagner un mourant ?
Nous avons participé aussi à des journées de formation. Mais, heureusement, nous avons encore beaucoup de choses à apprendre !