La solidarité, ça veut dire quoi pour un enfant ?

Dans le cadre de la Semaine nationale de la solidarité, le Comité Lacim Saint-Point/Tramayes a organisé, pour les élèves des écoles de Tramayes et de Bourgvilain, une animation sur la scolarité dans les pays en voie de développement.

Une « Maison du monde » réalisée en novembre 2014 par la plasticienne Amélie Vayssade et les écoles de Cluny, a accueilli les élèves des écoles de Tramayes, le mardi 17 novembre. La même animation a eu lieu à Bourgvilain le jeudi 19 novembre. Une exposition présentait les conditions difficiles de l’enseignement dans plusieurs pays d’Afrique, tandis qu’une projection vidéo montrait la réalité de l’école au Mali.
Les enfants ont été très impressionnés par le fait que les élèves n’ont pas de chaises pour s’asseoir, de livres pour apprendre, que le toit de l’école est  en paille, et qu’il pleut.
Pour le repas de midi, une simple louche de riz est distribuée aux enfants dans une gamelle. Ce film leur a fait réaliser la chance qu’ils avaient de manger à leur faim, chez eux ou bien à la cantine.
Parallèlement, à la bibliothèque, Marie-France a lu des albums montrant l’importance de la solidarité entre tous les hommes de la terre. «Le mendiant» de Claude Martingay, aux éditions la joie de lire, a permis aux enfants de bien comprendre pourquoi certaines personnes mendient dans la rue, et surtout que ce ne sont pas des hommes inférieurs, ou bien paresseux. Une bénévole ajoutait qu’un jour, en donnant du pain et un fruit à un mendiant, celui-ci lui avait dit : « merci, merci, pour la nourriture, et surtout vous me faites vraiment plaisir, vous m’avez parlé ! »

Ces personnes en détresse restent des hommes, qui ont aussi été des enfants…
Puis, ils ont écouté « Minusman et les 100 papiers », de Nathalie Brisac à l’école des loisirs, où il est question de Kouik, petit garçon d’une famille sans papiers français.

Un thème qui a également bien retenu l’attention des enfants, alors qu’en ce moment à Tramayes, on se prépare à accueillir deux  familles de migrants.

Une journée riche. Les enfants ont compris que certains vivent dans des conditions parfois très difficiles, qu’ils n’ont pas  choisies, et quittent leur maison pour essayer de trouver refuge dans un autre pays, avec l’espoir d’une vie meilleure.
Mais tout près de chez nous, dans notre village, avec nos voisins, etc, les enfants savent qu’ils peuvent aussi jouer la carte de la solidarité.

Annie Tonthat et Marie-France Berland