Elle aide à mieux appréhender le quotidien : la sophrologue

Après vingt-cinq ans de travail dans le domaine de la finance, Pascale Ballorin prend conscience qu’elle n’est plus en phase avec les valeurs qu’elle repré- sente. Par ailleurs, suite à un problème de santé, elle a recours à la sophrologie et en découvre tous les bienfaits. Elle décide de faire la formation correspondante, au départ dans un but uniquement de développement personnel : trois années à Lyon à l’Institut de sophrologie Rhône-Alpes (Isra). C’est alors qu’elle franchit le pas : vivre autre chose dans le domaine professionnel, faire de la sophrologie son métier.
Cette technique de développement personnel a été inventée dans les années 65-66 par un neuropsychiatre colombien, Alphonso Caycedo. Il s’agit d’une « méthode d’accompagnement pour aider à mieux appréhender le quotidien, basée sur différentes techniques ». Son leitmotiv : Nous ne sommes pas responsables des événements qui nous arrivent, mais nous sommes responsables de ce que nous en faisons. C’est à nous de voir si nous pouvons rester maîtres de notre vie ou non.
Nous ne sommes pas obligés de nous laisser entraîner dans le tourbillon : stress, consommation, course à l’enrichissement. Nous pouvons faire preuve d’autonomie et vivre autrement. « Nous sommes surinformés, mais sous-ventilés ».

Passer par le canal du corps

Pascale Ballorin reçoit les personnes individuellement ou en groupe. Il existe sur Tramayes un groupe d’une quinzaine de personnes entre 35 et 80 ans. L’accent est mis sur la respiration, la détente (relâcher les tensions), la visualisation d’images positives en lien avec un objectif à atteindre par chacun.
Une place importante est donnée à la prise de conscience et à la verbalisation du ressenti : apprendre à mettre des mots sur ce qu’on vit, sans oublier surtout ce qui correspond au plaisir, à l’estime de soi. En groupe : écoute de la parole de chacun, respect des différences, absence de jugement, confidentialité, et bienveillance.

Un métier qui fait grandir

Pascale Ballorin a un cabinet à Mâcon. Elle intervient aussi dans les entreprises. Elle donne des conférences. Elle enseigne à l’Isra et dans une école d’infirmières. Elle accompagne des personnes malades.
Elle aime son métier au point de dire qu’elle n’a pas l’impression de travailler: « C’est un métier qui me fait grandir ».
Elle regrette de manquer de temps pour répondre à tous les besoins. Elle a heureusement une bonne résistance physique. C’est un métier qui commence à être connu. Elle espère qu’il sera bientôt reconnu officiellement.
Elle se dit non-croyante mais affirme croire en l’homme.