Dompierre-les-Ormes : un village rural à vocation touristique

Dompierre-les-Ormes, c’est un village de 870 habitants s’étendant sur 3023 hectares, à mi-chemin entre Cluny et Charolles. L’habitat y est largement dispersé : quelque trente hameaux ou simples écarts. Le paysage y est harmonieux, fait d’équilibre entre prés, bois, collines douces. De jolis ruisseaux alimentent les nombreux étangs dont celui de La Vernée.

Le bourg de Dompierre

Dompierre, village rural, compte encore vingt exploitants agricoles de bovins dont quatre dédiés à la production mixte de lait et de viande, et les autres uniquement à la viande.

Que nous dit l’histoire ?

Au château d’Audour, dont le nom est peut-être dérivé du celtique « duros » (forteresse), furent retrouvées des traces d’habitat ancien : sépulture néolithique, haches de grès poli. Mais, comme souvent dans cette région, les premiers témoignages écrits ne remontent qu’au Xe siècle : en 951, première mention de Domus Petrus qui deviendra Dompierre au XVIe siècle. Autre date repérée : en 1470 les troupes de Louis XI rasent la place-forte d’Audour sanctionnant ainsi sa fidélité à Charles le Téméraire. En 1794, autre signe de résistance locale, Jacques Plassard, curé « non-jureur » est incarcéré à Charolles et, à la même époque, quelques Dompierroises s’en prennent aux soldats révolutionnaires venus brû- ler des objets de culte. En 1965, date importante : la fusion réussie des deux communes de Dompierre et Meulin. Cité comme « Mediolanensis » en 909, ce bourg de Meulin, était autrefois important, étendant ses dépendances jusqu’à Buffières et Sivignon.

L’économie ?

Dompierre a bénéficié de deux gares, la plus ancienne partagée avec Trivy, sur le trajet Mâcon-Moulins, la principale sur le trajet Chalon-sur-Saône-Roanne. Cette deuxième gare, ouverte en 1889 eut une vie courte puisque fermée 54 ans plus tard, mais elle permit un développement économique appréciable notamment par le commerce de bestiaux de toutes sortes. Mais l’activité économique se poursuit autrement : une zone industrielle, gérée par la communauté de communes se développe en bordure de la RN 79. Dompierre compte aussi une quinzaine d’entreprises artisanales dont près de la moitié établies sur la zone des Chassigneux, en bordure de la route de La Clayette.

Les services ?

Les écoles, maternelles et primaires, de Dompierre et de Montmelard se sont regroupées en RPI : cent vingtsix élèves, cinq enseignants. Un projet de regroupement et de réaménagement de toutes les classes en un seul bâtiment est actuellement en cours d’étude à la mairie. Autre service important, le relais Mille-Pattes, haltegarderie des enfants, créée en 2004 et gérée par le SIVU enfance-jeunesse. Lieu d’accueil pour les jeunes enfants, mais aussi lieu de rencontre pour les assistantes maternelles comme pour les parents. Des activités diverses sont également proposées aux enfants, ainsi, en 2010, une semaine à la montagne dans le Jura, mais aussi des cours de danse, de théâtre ou d’anglais sont proposés par un Foyer rural très actif (240 membres, nombreuses activités pour les adultes). À signaler aussi la bibliothèque, qui vient de s’installer dans de beaux locaux réhabilités près de la mairie (ouvertures mardi 10h- 11h30 et 16 h 30-17 h 30, mercredi 16-17, samedi 10-11h30). Donnons aussi un grand coup de chapeau aux pompiers : une équipe importante de 24 personnes, intervenant en 1er appel sur Dompierre, Trivy et La Chapelle, donc fréquemment sur la RN 79, et qui consacre 48 h par personne à la formation ! Bien sûr, il ne faut pas oublier les services aux personnes âgées comme l’ADMR, le SSAD. Bravo à tous ceux qui s’y dévouent! On ne peut, malheureusement décrire toutes les activités des 18 associations de Dompierre : amicales diverses, sociétés de chasse, associations sportives, FNACA et bien d’autres. Leurs activités s’étendent souvent aux villages environnants.

« Dompierre, village rural à vocation touristique »

En voici quelques exemples. L’Arboretum de Pezanin : Créé en 1903 par la famille de Vilmorin, il s’étend sur 26 hectares autour d’un bel étang. Son créateur y acclimata avec bonheur 450 espèces d’arbres du monde entier. Entrée libre toute l’année.
La galerie européenne de la forêt et du bois. C’est un équipement du conseil général de Saône-et-Loire. Le bâtiment est beau : tout en bois, très original. Initialement dédiée à la filière bois, la galerie étend son champ d’action

© thierry chassepoux
© thierry chassepoux

à la filière « habitat durable ». Le visiteur y trouve toutes réponses à ses questions : sur l’arbre, le bois, ses usages artistiques, artisanaux ou industriels. Ouverture : toute l’année, du mardi au dimanche de 14 h à 18 h, billet adulte : 4 euros.
Le village des Meuniers assure l’hébergement de touristes. Il offre un camping avec 126 emplacements, des mobile-homes et des Chalets loisirs.

Le village des meuniers
Le village des meuniers

Mais on ne peut terminer cet aperçu rapide sans mentionner l’Amicale des Dompierre de France : 23 villages de France qui se retrouvent d’année en année avec plaisir (1).
Comment conclure cette revue, trop sèche et malheureusement limitée, sans citer cette déclaration optimiste de Guillaume et Katrien, jeune couple récemment installé à Dompierre avec leurs deux enfants : « Ayant été citadins pendant une dizaine d’années, nous avons ressenti le besoin, après la naissance de nos deux enfants, d’un retour à la vie en milieu rural.Le fait de participer à la vie du village de Dompierre, de par nos métiers, nos enfants et nos activités, nous procure une certaine satisfaction, à comparer à l’anonymat des grandes villes. Accueillis chaleureusement par la communauté chrétienne… c’est avec plein de projets en tête que nous envisageons notre avenir à Dompierre. »
Une bonne conclusion !