Journée de rentrée du 11 septembre 2016 : Un anniversaire et une reprise tambour battant

Plaisir de se retrouver, plaisir de le célébrer, plaisir d’ouvrir un nouveau bail pour 3 ans : le père Leconte, curé de la paroisse, était pasteur heureux. Il témoigne.

 

L’assemblée avait soigneusement prévu de fêter mes 80 printemps et de partager le gâteau d’anniversaire à l’issue de la messe. Une fois de plus, j’éprouve qu’être curé, c’est d’abord recevoir la confiance d’une « communauté » de paroissiens. Pour dire les choses comme m’y a incité mon travail de sociologue : ce n’est pas parce qu’il y a un bon curé qu’il y a une bonne paroisse, c’est parce qu’il y a des paroissiens ouverts et accueillants qu’il y a un curé qui accueille à bras ouverts.

Les théologiens donnent un nom savant pour dire la chose : la réception. Ainsi, un concile n’est pas œcuménique parce que le pape le décide, il l’est par la façon dont les églises locales et régionales ainsi que les différentes confessions qui portent le nom d’église le reçoivent et le font leur. Heureux de vérifier ainsi que l’identité de tout un chacun n’est pas derrière soi, mais qu’elle se tisse au gré des rencontres, y compris les plus inattendues. Dans le contexte d’élections à venir pour notre pays, je serai de ceux pour qui vieillir reste un temps d’étonnements, de découvertes. Est-ce la chance de mon âge, mais j’ai la conviction qu’il n’est jamais trop tard d’apprendre, humour aidant, ce que j’appellerais faute de mieux, l’art de la bienveillance. Et si ce n’est pas mon tempérament, je pense m’améliorer. Et je crois aux surprises de l’Esprit Saint. Alors si vous aussi, ça vous tente…

Merci à René Aucourt, le curé voisin de Cluny, qui avait pris le temps de dire, de façon claire et chaleureuse, comment il vivait la proposition faite par l’évêque de devenir le modérateur des trois paroisses du Val de Grosne. Nous avons devant nous trois années pour donner chair et consistance à ce travail de modérateur.

 

Jean-Pierre Leconte

Un bien beau concert à l’église de Trambly

Un public enthousiaste venu très nombreux, trois chorales aussi différentes et talentueuses les unes que les autres, une qualité musicale de haute facture… Chacun a pu « se régaler ». Tous les échos remontés depuis n’ont fait que confirmer la réussite de ce concert. Merci encore à tous les acteurs de cette belle soirée : choristes, chefs de choeur,  public… ! Un véritable moment de bonheur et de joie partagé, moment ô combien précieux en ces temps-ci. De plus grâce à vous tous, nous avons pu recueillir près de 1450€ qui seront intégralement affectés au financement de la Maison Paroissiale (participation à la collecte en cours de 80 000 euros).

Le synode diocésain s’ouvre dans « la joie du serviteur »

Dès notre arrivée à 10 heures, notre paroisse, représentée par une vingtaine de membres, se rassemble sous la bannière de notre doyenné du Mâconnais, pour ensuite rejoindre les autres doyennés du diocèse dans l’église de la Réconciliation afin de participer à la messe présidée par monseigneur Benoît Rivière. Impressionnant et difficile de se serrer parmi quatre mille personnes ainsi rassemblées en provenance des quatre coins du diocèse.
À l’issue de la messe, nous sommes invités à rejoindre l’un ou l’autre des vingt-huit « bivouacs » prévus pour nous ressourcer, nous qui sommes un peuple en marche : « des animations y sont proposées, témoignages, jeux, théâtre, concerts… pour décliner la joie du Serviteur » ; lesquels choisir, sachant qu’après la messe qui s’est terminée vers 11h30, nous retournerons à l’église à 16 h… non sans avoir « cassé » une petite croûte…
Pierre a ainsi rejoint le débat interreligieux, au cours duquel un rabbin, un imam, un lama ainsi que Benoît Rivière ont témoigné, chacun au travers de sa propre religion, de la joie du serviteur, comme source de vie. Ces témoignages avaient été précédés d’une présentation de ce groupe interreligieux qui se retrouve, depuis plusieurs années, une fois par mois pour échanger, dans le respect des convictions religieuses de chacun, sur l’un ou l’autre des aspects de sa propre foi, en dehors de toute considération dogmatique. Il s’agit bien alors de partages de vie d’où émanait de nos interlocuteurs une sincère joie, appuyée de beaucoup d’humour dans les propos.

Les cinq sens mènent à la joie

Pour Josyane : premier arrêt au bivouac qui passe un film relatant la vie de frère Roger, fondateur de Taizé, puis passage à celui nommé Chemin de vie, chemin de foi, témoignages de personnes qui ont rencontré le Christ dans leur vie ; de retour dans l’allée centrale, je vois un groupe qui chante et qui danse, et qui m’interpelle par la joie qu’il dégage. Oui, c’est une expression de la joie du serviteur. Soudain, le mot « joie » m’envahit: pourquoi ne pas aller au bivouac « La joie par les cinq sens » pour une piqûre de rappel ? Assises sur un banc, sous une tente, nous sommes ainsi plusieurs à redécouvrir à travers l’odeur de la joie, le son de la joie, sa texture, son arôme, son image, comment être dans l’instant présent ; à apprendre – à s’offrir – des moments de plaisir simple ; à chercher à se créer ces petits moments de joie avec nos sens. Cette joie du serviteur qui nous poussera à faire un pas vers l’autre. Cette joie m’a accompagnée aussi lorsque nous ont été lues les béatitudes au cours de la prière de clôture de la journée et lorsque nous avons tous dressé nos cierges allumés en chantant.

Une rentrée qui fait la part belle à la convivialité

La journée a débuté beaucoup plus tôt pour certains d’entre nous. En effet, une quinzaine de courageux (trois de Saint-Point, deux de Clermain et neuf de Tramayes) ont rejoint Saint-Point à pied ou fait le tour du lac. Malgré quelques lacets qui auraient pu être évités ou un chemin embroussaillé qui a nécessité de faire un petit demi-tour, les marcheurs sont arrivés à midi, le sourire aux lèvres, ravis de leur marche par cette belle matinée ensoleillée.

Le festival des gourmands

Nous étions une cinquantaine à les attendre et les tables ont vite été dressées et l’apéro, offert par la paroisse, servi. On échange les nouvelles de l’été, de la rentrée, on fait connaissance. L’ambiance est conviviale. Puis, chacun trouve une petite place à table et partage son pique-nique avec ses voisins en poursuivant la conversation. Aucun gourmand n’est resté sur sa faim : la farandole des gâteaux était, cette année encore, bien achalandée ! Après un petit café, les tables sont rangées et on se rassemble autour d’André pour répéter quelques chants en prévision de la célébration. Puis Jean-Pierre prend la parole. Ce début d’année est marqué par l’ouverture du synode, le 4 octobre à Taizé. Jean-Pierre nous explique ensuite qu’après un petit sondage auprès de l’équipe paroissiale, il a sollicité quelques personnes pour participer, au nom de la paroisse, à l’assemblée synodale qui se réunira cinq fois en 2016 et 2017. Quatre personnes – deux hommes et deux femmes – ont dit oui. Il s’agit de Marie-Ange Chuzeville de Germolles, MarieThérèse Denogent de Saint-Léger sous la Bussière, Bernard Cateland de Saint Pierre le Vieux et de Guillaume Moraël de Brandon. Tous les quatre ont accepté cet engagement avec le désir d’aller au-devant des autres et de participer à une réflexion autour des problématiques de l’Église par l’écoute, l’analyse et la transmission.
Pour notre part, nous sommes tous invités à constituer des équipes synodales de terrain pour faire remonter au synode nos réflexions, propositions, interrogations qui alimenteront le travail de l’assemblée.
Notre petit temps d’échange sur la vie de la paroisse s’est achevé par l’intervention de notre trésorier, Pierre Levin. Il a rappelé que notre nouvelle maison paroissiale, maintenant opérationnelle, a endetté la paroisse pour cinq ans. Tous les dons sont donc les bienvenus, de préférence via le formulaire papier, car, sur le site du diocèse, les dons sont difficiles à cibler.
Après la messe, joyeusement animée par André, chacun a repris son chemin, fort des moments partagés.

Cent choristes… pour la maison paroissiale

Cent choristes chanteront pour la maison paroissiale le samedi 23 janvier à l’église de Trambly. Ce concert réunira, ce soir-là, à 20h30, trois ensembles vocaux : la chorale « A Piacere » de Crêchessur-Saône et Prissé, la chorale du « Val d’Arconce » de Paray-le-Monial, et le chœur d’hommes du Charolais Brionnais, trois ensembles très différents et aux répertoires des plus variés. À Piacere qu’on ne présente plus, puisque cette chorale est déjà venue chanter l’année dernière à Trambly ; la chorale du Val d’Arconce que l’on aura le plaisir de découvrir, et surtout ce fameux Chœur d’hommes, ensemble original et impressionnant d’une quarantaine de chanteurs, qui vaudra à lui seul le déplacement. Avec Bernard Renaud et André Forest à la baguette, c’est une belle soirée qui s’annonce. Ce sera surtout l’occasion non seulement d’entendre de beaux chants, mais aussi de faire un geste en contribuant ainsi au financement de notre maison paroissiale. Le 23 janvier, une date à retenir absolument.

Taizé : une année particulière pour que vive l’héritage

De 1940 à 2015… En août 1940, au début de la Seconde Guerre mondiale, frère Roger arriva dans le village de Taizé. À tout juste 25 ans, il posait les fondations d’une communauté qu’il imaginait comme une parabole de communion, ferment de réconciliation dans la famille humaine. Il est mort le 16 août 2005, à l’âge de 90 ans, tué par une déséquilibrée pendant la prière du soir de la communauté. Aujourd’hui, la communauté se compose d’une centaine de frères, catholiques et de diverses origines protestantes de près de trente pays. En vue de 2015, frère Aloïs, son successeur, a suggéré un chemin de trois ans pour renouveler, à la lumière de l’Évangile, l’engagement indéfectible pour la solidarité humaine.

Le 12 mai, jour où frère Roger aurait eu 100 ans

Des veillées ont eu lieu dans toute la région et à Taizé, dans un élan intergénérationnel, mais en toute simplicité, entre rencontres et ateliers. Son héritage a été porté tout au long de la journée en une commémoration qui ne se veut pas du passé. Les membres de la communauté, tout en restant fidèles au message de leur fondateur, s’attachent aujourd’hui à traduire la solidarité en actes. « Anticiper la réconciliation entre chrétiens » et « provoquer un échange des dons » sont les valeurs sources de Taizé dans une vision d’unité et d’œcuménisme. « Les nombreux jeunes que nous voyons sont plus inquiets de leur vie et cherchent à lui donner du sens. Nous devons être des hommes d’écoute et offrir un climat de confiance en puisant dans les sources de la foi », indique frère Alois. « Les pèlerinages de confiance sur la terre aux quatre coins du monde montrent des attitudes plus solidaires envers les plus démunis, plus simples et plus fraternelles, comme l’action des petites fraternités provisoires ».

Un été de célébrations

Comme chaque année, les rencontres internationales rassemblent des milliers de jeunes. Tous les frères vivant en fraternités sur les différents continents rentreront à Taizé en même temps et toute la communauté sera réunie pendant quelques jours. Du 9 au 16 août, le grand « Rassemblement pour une nouvelle solidarité » a vu de nombreux forums avec des témoins engagés dans les questions sociales, migratoires ou environnementales, fête des peuples avec chants, ateliers d’art de wanagi Tacanku – La voie céleste, un nouveau lieu. Une prière d’action de grâce le dimanche 16 août a rassemblé en outre une centaine de responsables d’Églises et des représentants d’autres religions. Le 4 octobre, le diocèse conclura cette belle année. Sept mille personnes sont attendues à la grande table familiale de Taizé. Mgr Rivière ouvrira le synode diocésain.

Lettre à tous les catholiques de Saône-et-Loire

E n ce jour de Pentecôte 2015, des adultes de notre diocèse reçoivent la marque du don de Dieu dans le sacrement de la Confirmation. C’est dans la lumière de cette fête que je vous annonce l’ouverture prochaine d’un synode diocésain, le dimanche 4octobre prochain à Taizé. Il sera clôturé le dimanche 26 novembre 2017 en la Fête du Christ Roi de l’Univers. Le but de ce synode consiste à discerner et à mettre en œuvre ce qui placera mieux l’Église en Saône-et-Loire dans le courant de la charité du Christ, pour une nouvelle annonce de l’Évangile. Il durera un peu plus de deux ans au cours desquels je vous engage à aller davantage les uns vers les autres, et vers ceux qui ne partagent pas la foi chrétienne, pour écouter ce qui vient de la part du Seigneur. Il s’agira de nous ancrer ensemble plus profondément dans la foi des apôtres. L’Esprit Saint est à l’œuvre partout, dans les lieux de tensions, dans les lieux de souffrance, dans les lieux de réconfort et d’amitié, dans les lieux de prière et dans l’expérience des sacrements. C’est pourquoi le synode diocésain s’intitulera: « ancrés dans la vie, à l’écoute du Seigneur, aller au cœur des frères… » Tous les catholiques sans exception sont conviés à participer, d’une façon ou d’une autre, à la démarche du synode, en se réunissant dans des petites équipes de réflexion et de partage, largement ouvertes, qui s’appuieront sur la prière et le respect les uns des autres. Elles feront part au secrétariat du synode (synode@adautun.fr) de leurs expériences, de leurs questions, de leurs projets et des lumières de foi qu’ils recevront. Je vous demande de prier avec moi pour que nous soyons ouverts à l’Esprit Saint, et que nous servions en ce temps-ci le beau projet de salut que Dieu réalise en son Église et qui est le projet de salut pour le monde entier. Nous demandons la grâce de progresser ensemble dans la charité du Christ, de gran- dir dans la joie de l’espérance que Dieu donne et d’être fortifiés dans la foi de l’Église. Ainsi nous deviendrons mieux les disciples et les témoins du Christ. Je vous souhaite une très belle fête de Pentecôte.

La visite de l’évêque, vue par quelques paroissiens

Pierre Lapalus

« Il s’est montré désireux de connaître ce qui se vit chez nous. Il est conscient de la diminution de la pratique religieuse, en particulier chez les jeunes. Il est ouvert à d’autres formes d’expression de la foi. »

Alexandra Desroches

« On a appris à le connaître. Ça casse un peu les barrières. Les enfants ont abordé avec aisance des questions existentielles. Il a répondu simplement, sans craindre d’aborder tous les sujets. »

Hélène

« Il a fait preuve d’une grande simplicité, d’une grande humanité, d’une grande compassion. Il désire aller sur le terrain. Il s’intéresse aux réalités de la vie. »

Simone Descombes

« Il est très accessible, il sait s’adapter au milieu dans lequel il se trouve. Il était à l’écoute de nos problèmes sans toutefois y apporter des solutions. Les Matourins l’ont bien apprécié. »

Visite de l'évêque
Visite de l’évêque

Yvette et Marcel Martin

« Il n’est pas compliqué à parler. Il semblait heureux d’être avec les enfants. Il ne s’attendait peut-être pas à ce qu’ils soient peu impressionnés par l’évêque. »

Marcel Augoyat

« Je suis très heureux et très fier de lui avoir serré la main. Je lui ai dit que j’avais lu beaucoup de livres de son grand-père, Claude Michelet. »

Une paroissienne

« J’aurais jamais pensé qu’un évêque pourrait me parler comme ça. »

Journée de rentrée : Saint-Léger à la croisée des chemins

Ce 8 septembre, il fallait être courageux pour décider de s’équiper et faire cette marche de rentrée, en chantant « Grand bonjour et bonne nouvelle… » Mais suivant le vieil adage, « la pluie du matin n’arrête pas le pèlerin ».
Nombreux sont les courageux partis avec cette conviction. Et si la pluie ne les a pas contrariés, elle était bien présente l’après-midi !
À Saint-Léger une petite équipe attend les premiers marcheurs qui commencent à arriver dès 11h45, venant des treize villages (où presque).
Après des retrouvailles et des embrassades chaleureuses — suivant l’habitude des précédentes rencontres — le moment de réconfort bien attendu et bien apprécié a eu lieu autour du bar dans la salle de Saint-Léger ; où Guy avait préparé un apéritif bien sympathique.
Une bonne quarantaine de personnes, un verre à la main, ont pu discuter : du temps, de l’été, des vacances et de tant d’autres sujets… sans oublier la rentrée ! L’effectif a très vite grossi, avec ceux qui ne peuvent plus faire la marche, mais qui tiennent à partager ce moment d’amitié.

Grand bonjour et bonne nouvelle, nos chemins se sont croisés ! Nous irons aux terres nouvelles vers un monde à inventer.

Les matinaux ont eu une petite faim ; des tables se sont donc formées pour partager le panier de chacun. Moment toujours convivial, où l’on voit circuler de tables en tables les desserts, sans oublier les bouteilles bien sûr ! On a pu remarquer une table de très jeunes de Matour ; c’est rassurant de voir des têtes moins grises !

Les plus jeunes ont participé activement à l’atelier fleurs.
Les plus jeunes ont participé activement à l’atelier fleurs.

Vers 14 heures, il est temps de passer aux ateliers. Les uns se sont réunis autour d’André et de Pierre qui, avec photos à l’appui, ont donné toutes les informations sur la future maison paroissiale. Ce projet, déjà bien avancé, verra bientôt le jour. Puis, Cécile qui a pris les choses en mains pour la création du site Internet de la paroisse, a présenté son projet déjà bien avancé lui aussi !

Clôture de la journée par la messe animée, chantée et décorée comme un jour de fête.
Clôture de la journée par la messe animée, chantée et décorée comme un jour de fête.

Quant aux plus jeunes très inté- ressés par une activité concrète, ils se sont joints à l’atelier fleurs. Tous très motivés, ils ont réalisé une petite composition… qui, ensuite a servi de décoration lors de la messe, mais que chacun a pu emporter après.
Sans réaliser, nous étions déjà à 16 heures, l’heure de la messe, beaucoup de personnes sont arrivées pour terminer ensemble cette bonne journée. La salle communale, pour une fois est devenue chapelle ! Puis chacun est reparti, vers son village sous la pluie, prêt à reprendre ses activités et ses responsabilités, en se disant : c’était une très bonne journée, pleine de joie et d’amitié.

La journée de rentrée : la belle surprise d’un public plus jeune

Le temps superbe, propice à la randonnée, a réjoui les trois groupes partis de Dompierre, Matour et Tramayes, en direction de Trambly, pour la rencontre annuelle des treize clochers, en ce dimanche de rentrée paroissiale. Accueilli par l’équipe organisatrice, pour un apéritif d’autant plus réconfortant que le soleil commençait sérieusement à « taper », chacun a trouvé place autour des tables dressées pour partager le pique-nique.

Cette année, la présence de nombreux jeunes du catéchisme, accompagnés de leurs parents, a largement contribué à rendre notre réunion encore plus gaie que d’habitude. Comment ont-ils donc vécu cette journée pas comme les autres ? Nous avons interrogé deux jeunes frères, venus avec leur maman, pour la première fois.
«?Nous sommes venus à pied. C’était long ! Heureusement, nous avions de l’eau pour nous rafraîchir! Nous étions bien contents d’être arrivés! Et puis, nous avons retrouvé nos copains. Et nous avons joué ensemble pendant le pique-nique. Après, il y avait des ateliers. Nous avons fait un marque-page avec des mots importants que nous avons trouvés tout seuls comme «?aimer, offrir, câliner, donner…?» Et une affiche avec des mains qui offrent des mots. Des mots importants aussi. J’ai choisi «?paix, famille, espoir, amitié, amour…?» Ensuite, on a composé des bouquets pour l’autel. C’était beau ! On a tout aimé. C’était bien ! L’année prochaine ? On a envie de revenir!Est-ce qu’on pourrait avoir aussi des activités plus physiques ? Un jeu collectif, par exemple, où il faudrait s’entraider, chercher ensemble des indices, ou un relais où on aurait besoin des autres pour y arriver…?»
Après le déjeuner, Denise nous a présenté une série de diapositives d’un voyage qu’elle a fait cette année en Israël, avec un groupe de chrétiens, accompagnés par notre évêque Benoît Rivière. Antoine a fait défiler ces diapos sur grand écran, ce qui nous a permis de les apprécier davantage. Puis, pendant que certains préparaient des compositions florales pour l’autel, aidés par Marinette, d’autres (les plus jeunes) s’empressaient de dessiner pour l’Offertoire. Nous avons ensuite répété les chants de la célébration sous la direction enthousiaste d’André.
À 16 heures, nous étions une petite centaine, rassemblés autour de Jean-Pierre, pour la célébration eucharistique. La Parole, l’offertoire, la communion, prenaient un sens encore plus intense que d’habitude.
Nous sommes repartis vers nos clochers paisiblement, heureux d’avoir pu partager avec d’autres, connus ou inconnus, ce temps fort de la vie de notre paroisse.

Des milliards de chemins

Même si nous ne nous sommes pas vraiment arrêtés cet été, nous avons besoin chaque année de cette journée de relance : un rassemblement qui concrétise notre communauté, au centre de cette fédération de treize villages.

Gardons les bonnes habitudes : le matin, ceux qui le peuvent marchent pour rejoindre le point de rendez-vous : Trambly. La météo et sa vigilance orange nous menaçaient de leurs foudres. Mais nous avons bravé les prévisions pessimistes et nous avons eu raison.
Cette année, pas de thème particulier à méditer. La plupart des marcheurs disent avoir discuté « au ras des pâquerettes, on n’a été ni religieux, ni philosophe, ni spirituel ! » Simplement, « on était bien, c’était super sympathique » Pourtant, un petit groupe s’est montré très appliqué : il a fait des haltes spirituelles au cours desquelles les participants ont réfléchi sur le Notre Père. Le repas voit l’habituelle surabondance de gâteaux en tout genre. Une participante me dit l’importance pour elle de ce partage, le plaisir qu’elle en éprouve. « Toutes les messes devraient commencer comme ça ! »

Le sujet du jour

C’est l’heure d’aborder le projet de construction d’une maison paroissiale. Jean Pierre Leconte nous fait part des réflexions et du travail d’élaboration issus de la rencontre entre équipe d’animation pastorale et conseil économique. Il s’agit d’anticiper l’avenir : raréfaction des prêtres, nécessité pour les chrétiens de se prendre en charge, reconnaissance de l’existence chez les jeunes d’une certaine foi, bien qu’ils ne la vivent pas de la même manière que nous. L’intérêt de cette maison de tous les paroissiens est multiple et se précisera avec le temps.
Répartis en six groupes, nous avons pu poser nos questions : Pourquoi ? Pour quoi faire ? Pour qui ? Quel coût ?… Un écrit détaillé donnera plus tard toutes les informations sur le sujet.

Célébrer notre diversité

C’est l’heure de la messe et du plaisir de chanter des milliards de chemins mais un seul pour chacun.
Avec Jean-Pierre qui accepte de « continuer le service », nous célébrons tout ce qui est en projet pour cette année. Il nous aide à comprendre un Évangile difficile. Loin de la leçon de morale, ce texte ne nous demande pas de penser Dieu à notre mesure, mais au contraire de nous inspirer de son comportement : pardonner 70 fois 7 fois, c’est- à-dire à l’infini, même à nos ennemis.
On termine en chantant :
La maison aux couleurs de la paix
Frêle demeure avec ses murs d’humanité
Belle demeure où la Parole doit fleurir.

La fierté des Sampiarri

L’article du Journal de Saône-et-Loire du 2 août, signé d’Isabelle Philibert, ouvre l’appétit de la rencontre avec Bernard: « cette journée n’aurait pas pu avoir lieu sans l’opiniâtreté de B. Cateland, le concepteur, et de la solide équipe qu’il avait réunie autour de lui pour donner forme à son projet ». « Opiniâtreté souriante », car partagée avec Anne, tient à corriger, plusieurs fois au cours de l’entretien, le principal intéressé.

L’équipe fera son bilan en automne, et pourra le fêter! Quelques chiffres suffiraient à impressionner: plus de 1 000 visiteurs, 150 bénévoles au service de l’entreprise, plus de 1 100 repas servis… Ce serait passer à côté de ce qui s’est vécu: la qualité des ateliers avec ses supports visuels pour la généalogie ou la galerie d’exposition de photos souvenirs et de ce qui se partageait alors, la disponibilité des hôtes de l’expo des objets anciens, la compétence des guides des six visites qui les rend aptes à poursuivre, la générosité des acteurs des saynètes en patois, la disponibilité des intervenants conférenciers, tous témoins de travaux antérieurement partagés (notre bulletin s’est déjà fait l’écho du travail des Cahiers d’Histoire de Saint-Pierre).

Fédérer les savoir-faire

Bref on le comprend, pour que l’entreprise réussisse, il est essentiel que le concept d’origine trouve peu à peu audience, de plus en plus largement, en s’appuyant toujours sur le trio associatif de départ. Tout repose de fait sur les capacités des personnes capables de fédérer le savoir-faire des uns et des autres. Il n’en manque pas à Saint-Pierre qui ont déjà fait leurs preuves. Et il s’en est manifesté beaucoup d’autres. « J’ai été subjugué par les capacités des gens susceptibles de mettre leur savoir-faire au service de ce projet », s’émerveille Bernard. Encore faut-il ce travail de patience pour lever la crainte des difficultés. Ainsi des objets anciens dont il fallait faire comprendre qu’ils reviendraient à ceux qui les mettaient à la disposition du regard de tous. Et désormais sans doute beaucoup plus présentables chez soi! Ainsi des liens entre les anciens habitants de SaintPierre et ces 50 % qui ont en commun d’avoir moins de 30 ans de présence au village.
Tous ont pu découvrir qu’ils avaient un rôle important pour la réussite d’un projet qui, au départ, pouvait paraître ambitieux et qui, au final, ressort comme un lieu où tant de manières de vivre sa fierté de Sampiarri ont trouvé moyen de s’exprimer et de se faire reconnaître.

« Ciné’Matour : l’inattendu »

Connaissez-vous les séances de « l’Inattendu », proposées par « Ciné’Matour », en plus des séances habituelles ? Avez-vous remarqué ces curieuses affichettes noires et rouges… qui n’indiquent pas le titre du film ?! « Faites-nous confiance! » demandent-elles. Mais de quoi s’agit-il?

Animé par une équipe de vingt-cinq bénévoles, avec l’aide technique de la mairie, « Ciné’Matour » est une antenne autonome du foyer rural depuis janvier dernier. Pour 2011, l’équipe veut axer son action sur l’amélioration des prestations du cinéma : amélioration technique, logistique et de l’information avec, entre autre, la création et la gestion d’un site Internet. Les séances traditionnelles restent inchangées (deux séances hebdomadaires, le samedi et le mardi, avec parfois une projection supplémentaire le dimanche après-midi pour les enfants)

Des séances supplémentaires

La nouveauté, c’est l’organisation de séances supplémentaires, celles de « l’Inattendu », une fois tous les deux mois. Pourquoi « l’Inattendu » ? Parce que le titre du film ne sera pas annoncé à l’avance ! Nous souhaitons vous faire découvrir (ou revoir) un cinéma différent: cinéma d’auteur ou non, très connu ou méconnu, d’ici ou de là-bas, susceptible de susciter réflexion, rire, émotion, discussion, avec parfois la présence d’intervenants extérieurs pour animer les débats.
Six séances sont envisagées pour 2011 (mars, juin, juillet, août, octobre, décembre). Celle de juin sera exceptionnelle puisque nous accueillerons un réalisateur très connu…
Pour favoriser la convivialité et prolonger ces moments de rencontre et d’échanges, un bar sera proposé à l’issue de la séance, ainsi que quelques petites choses à grignoter (ces dernières offertes par l’équipe). La première séance a été une réussite. Les derniers spectateurs sont partis à 1h du matin (parce qu’il fallait fermer la salle…) Nous comptons sur vous. Votre présence sera une marque d’intérêt et de soutien.

« On nous attend dehors »

« C’est une journée que je ne manquerais pour rien au monde. Elle me donne le courage de repartir ». Ainsi s’exprime une fidèle participante de cette rencontre conviviale et festive.

Dimanche 12 septembre 2010 : par un temps splendide, les marcheurs des 13 villages convergent vers le bourg de Trambly, éclairé par la belle lumière de cette fin d’été. Les moins courageux prennent des raccourcis, les plus sportifs rajoutent des difficultés.
L’apéritif réunit tout le monde devant la salle communale. On a tendance à vouloir prolonger ce moment de joyeuses retrouvailles.

« Allez prier plus loin, La tendresse sera votre cantique et la vie votre célébration ».

Mais le temps passe vite. Le repas tiré du sac voit les habituelles profusions de tartes et de bonnes bouteilles. J’ai même vu passer un flacon de pousse-café !

À l’apéritif, les échanges permettent de mieux se connaître
À l’apéritif, les échanges permettent
de mieux se connaître

Sur la route des apôtres

Il est temps pour Guy et Mireille de nous présenter leur croisière-pèlerinage organisé par « Prions en Église ». Itinéraire : Limassol (Chypre) – Éphèse – Athènes – Corinthe – Malte – Rome. Le film nous fait bien partager les moments forts qu’ils ont vécus en mettant leurs pas dans les pas de Pierre, Paul, Jean, Luc, Barnabé. Deux semaines sur le bateau « Princess Danaé » et aussi sur la terre ferme : excursions, conférences, célébrations, spectacles.
Question : comment vivre, dans notre monde, la même démarche que les apôtres ? « Et moi et moi, je sers à quoi dans tout ça ? » chantaient les frères Lebrun.
Ensuite, nous aussi nous chantons, entraînés par André : « Mais qui peut dire où vont nos vies Sinon Jésus, la route unique Et nos chemins seront changés ».

C’est l’heure de la célébration

Pendant ce temps, Marinette et son équipe préparaient des bouquets splendides, aux couleurs vives. Ils envahissent l’autel improvisé.
Au cours de la messe, l’accent est mis sur des engagements : projet humanitaire au Congo, journée solidaire à Brandon, sans oublier Dokita.
Notre profession de foi est celle d’une « Église en marche loin des replis frileux. Sans réponses toutes faites  mais risquant pourtant une parole ». Notre foi est rupture, confiance, tendresse, audace.
L’Évangile nous invite à nous réjouir, avec Dieu, quand un homme, une femme, se convertissent, c’est-à-dire se libèrent de la soumission, et redeviennent vivants.
Enfin, Jean-Pierre nous invite à « lever la séance » parceque nous sommes « le Peuple en partance, gens de passage vers la demeure d’ailleurs ».
Puisqu’« on nous attend dehors », nous quittons la serre chaude de notre rencontre.

Bonne nouvelle, nos chemins se sont croisés !

Partis à pied de Matour, Dompierre, Clermain, Trambly, Brandon, Tramayes, Saint-Pierre, nous avons convergé vers Saint-Léger pour notre journée de rentrée traditionnelle. Le thème: « espérance, fragilité, différence ». Après les vacances, nous avons besoin de ce moment de rencontres, de réflexion, de joie partagée pour nous donner un nouvel élan.

Le soleil est présent, les groupes arrivent peu à peu pour l’apéritif en plein air. Marcher ensemble fatigue un peu mais dynamise aussi. Les barrières, les inhibitions tombent quand on fait un effort en commun. Les échanges sont nombreux. Les autochtones rencontrent les vacanciers qui disent leur plaisir d’être accueillis, « intégrés » dit l’un d’entre eux.
On rentre dans la salle communale agrandie, rénovée, bien sonorisée. L’ambiance est particulièrement animée et joyeuse pendant le repas. Les parts de gâteaux se multiplient au moment du café.

Respecter la liberté de conscience

Après un moment de détente, c’est le moment de la conférence. Mais André Guimet, le conférencier, est absent. Jean-Pierre Leconte nous invite à « ne pas s’affoler », s’adapter au changement. Il traite le sujet prévu: « les difficultés au sein de l’Eglise ». Un éclairage historique nous aide à mieux nous situer par rapport aux différentes « affaires » qui ont remué l’opinion.
Le Syllabus publié en 1864 par Pie IX reste une référence pour les intégristes. Il dénonce les erreurs du monde moderne et affirme que l’homme ne doit pas être libre « d’embrasser et de professer la religion qu’il aura réputée vraie d’après la lumière de la raison ». Vatican II, au contraire, insiste sur le « caractère volontaire et rationnel de l’acte de foi personnel ». Il dit la grandeur de « l’intelligence humaine capable d’atteindre la vérité ». Il permet donc « une liberté de recherche et d’adhésion à Dieu ».
Cette affirmation du respect de la liberté de conscience et nouvelle, étonnante : ne pas imposer au nom de la loi divine.

Dieu parle à notre espérance

Après cet exposé, nous avons besoin de bouger et de nous exprimer: dessiner, ou chanter avec André, ou réaliser des compositions florales avec Marinette. Ces bouquets servent à habiller notre « table du jour » : l’autel. De nombreux autres participants nous ont rejoints.
La célébration eucharistique peut commencer. A travers l’évangile, les chants, les textes choisis, « Dieu parle à notre espérance ». Il nous est demandé de dépasser nos fragilités, notre peur de l’inconnu (« mais qui peut dire où vont nos vies ») pour prendre le risque d’avancer au large en « espérant contre toute espérance ». Jésus nous engage sur un chemin de liberté pour vivre notre foi jusqu’au bout dans une vie toute entière engagée.
« Nous arrivons de notre histoire, de nos racines et de nos chemins » « Notre avenir est en mémoire, mais le présent est entre nos mains ».