Une paroisse qui cherche à être ouverte et attentive à chacun

Paroisse : Territoire où s’exerce le ministère d’un curé ou d’un pasteur (Larousse). Voici une définition de dictionnaire qui semble bien courte pour définir une réalité complexe, où des hommes et des femmes donnent de leur temps pour que chaque habitant puisse se sentir bien accueilli.

 

En cette rentrée 2018, je vais essayer de vous présenter comment la paroisse des Saints Apôtres est organisée dans cet objectif. Autour du père Jean Pierre Leconte, notre curé depuis 2003, de nombreuses équipes assurent un service ou un autre. Deux sont des organes « obligatoires » vis-à-vis du diocèse d’Autun dont nous faisons partie (l’EAP Équipe d’animation pastorale et le CPAE Conseil paroissial pour les affaires économiques), d’autres, plus informelles, assurent la catéchèse et les différentes préparations aux sacrements et étapes de vie, d’autres encore assurent la communication, l’accueil, l’animation.

Au carrefour des routes : là où se rencontrent les instances d’animation de la paroisse

Depuis 2015, la Maison paroissiale est le centre de notre paroisse qui regroupe, depuis 2000, treize villages. Bien équipée et située à Pari Gagné, au carrefour de routes principales du territoire, elle facilite les déplacements et les rencontres des différents usagers, notamment cette année avec les équipes synodales. L’Équipe d’animation pastorale (EAP) se compose d’une dizaine de chrétiens avec le curé. Se réunissant deux fois par trimestre, elle a pour mission d’aider celui-ci à animer la paroisse (célébrer, annoncer, témoigner de la charité) en se mettant à l’écoute et au service de tous en lien avec les autres équipes de la paroisse et éventuellement de celles du diocèse, de doyennés proches et d’autres partenaires sociaux. L’équipe se renouvelle selon les parcours de chaque membre, les tâches se distribuent selon les compétences et les décisions se prennent par consensus. Le Conseil paroissial pour les affaires économiques (CPAE) est une équipe de huit bénévoles qui aident, de par leurs compétences professionnelles, le curé dans la vie matérielle de la paroisse : le CPAE prépare le budget, décide des principales dépenses d’investissement à engager dans les différentes églises, assure le règlement des dépenses courantes et l’encaissement des recettes et établit la comptabilité de la paroisse en lien direct avec l’Association diocésaine.

Accompagner tous les âges de la vie

La catéchèse s’organise en trois étapes.

La première est l’éveil à la foi pour les petits jusqu’au CE1. Elle propose trois temps forts autour de Noël, Pâques et Pentecôte. Un seul groupe est constitué sur la paroisse.

La seconde « le temps du catéchisme », s’adresse aux enfants de CE2, CM1 et CM2. Au cours de ces trois ans, ils découvrent de manière ludique et interactive la foi chrétienne à partir des 18 modules du parcours « Nathanaël » comprenant des temps d’échanges, des ateliers manuels ainsi que de nombreux autres « outils ». Au terme de ces trois années, les enfants peuvent « faire leur première communion ». Quatre groupes sont constitués sur la paroisse en fonction des lieux géographiques d’habitation. Quelques enfants des communes avoisinantes intègrent ces groupes et nous les accueillons bien volontiers.

La troisième et dernière étape est la préparation à la profession de foi pour les jeunes de sixième autour de trois rencontres au cours de l’année scolaire. Chacune de ces étapes est coordonnée par un référent en lien avec le curé mais est animée par des parents volontaires.

Certains grands moments de la vie se vivent en Église : le baptême, le mariage, les funérailles. Mais chaque famille est particulière et a son histoire. C’est pourquoi, sur notre paroisse, l’accueil est individualisé et adapté à chaque parcours. Le curé reçoit les demandes puis, si cela est possible, des laïcs de la commune de la famille prennent le relais pour préparer ces célébrations dans le respect de chacun.

Informer et rester ouvert sur le monde

La communication dans notre paroisse passe par le site internet régulièrement mis à jour par Cécile Chuzeville et par le bulletin « Le Haut Clunisois». Ce dernier est publié tous les trimestres par Bayard Presse et est distribué bénévolement par des paroissiens dans chaque commune. Une petite équipe de sept huit personnes rédige les articles pour témoigner de l’attention de l’Église locale envers tous les habitants et pour leur apporter des informations sur la vie locale, ou des ouvertures sur la vie sociale actuelle. C’est l’EAP qui fixe le calendrier des messes pour le trimestre mais l’animation des messes et le fleurissement et l’entretien des églises sont assurés par quelque(s) paroissien(s) de la commune où la messe est célébrée. C’est à ces personnes ressources de chaque village (et qui ne connaît pas André Forest !) que les paroissiens peuvent s’adresser s’ils souhaitent faire dire une messe par exemple.

La solidarité est aussi active sur notre paroisse avec l’organisation d’une soirée « Bol de riz » pendant le temps du Carême afin d’apporter un peu d’aide à des populations d’autres continents, plus démunies que la nôtre. Et une équipe d’une dizaine de personnes est constituée pour aller rendre visite aux malades et/ou aux personnes isolées.

Le nom de toutes les personnes bénévoles s’impliquant dans la vie de notre paroisse est disponible sur le site (saintsapotres.fr). Rien n’empêche que le vôtre y soit intégré, bien au contraire…

Nathalie Rajot

Une belle réflexion autour de la profession de foi

Cette année 11 jeunes de nos villages ont fait leur profession de foi le dimanche 28 mai dernier, entourés de leurs parents et amis qui ont tant d’importance pour eux.

Pour préparer cette belle journée ils se sont réunis plusieurs fois au cours de l’année dans une ambiance chaleureuse.

Leurs parents avaient souhaité les faire réfléchir sur l’écoute de soi, des autres et de la nature parce que nous sommes tous des habitants de la même planète. Ils ont ainsi évoqué le respect de la nature contre le gaspillage et la pollution et pour le partage et l’entraide. Ils ont aussi mimé et dessiné ce qui nous différencie mais aussi nous rassemble avec les personnes de cultures différentes. Un planisphère portant les mots et les images de ces rencontres a décoré l’église de Matour où a eu lieu la célébration.

Lors de notre dernière rencontre ils ont écrit une lettre à notre évêque qui leur avait posé trois questions. La voici:

Monseigneur,

Nous nous préparons à notre profession de foi qui aura lieu le 28 mai prochain à l’église de Matour. Nous sommes 11 jeunes en sixième et ensemble nous avons réfléchi aux trois questions que vous nous avez posées. Voici nos réponses :

À la question « êtes-vous contents de vivre ? » notre réponse est un grand oui. Oui car nous sommes heureux d’avoir une famille et des amis pour pouvoir partager avec eux des bons moments, des repas, des jeux, des valeurs, de l’amour ; oui aussi car la vie apporte des surprises et il y a plein de choses à découvrir (un métier, d’autres pays en voyageant, ce qui nous entoure, la vie dans tous ces aspects).

Vous nous demandez aussi si « nous sommes quelquefois tristes et pourquoi ? » Bien sûr que nous sommes parfois tristes, c’est normal car on est à l’écoute des autres et de nous-mêmes et on prend part aux émotions des autres et de nous-mêmes. Par exemple nous sommes tristes quand nous ne nous sentons pas écoutés, que nous sommes incompris ou contrariés, face à la maladie, le décès de proches, quand nous nous disputons avec les amis ou la famille.

Votre dernière question est « voulez-vous grandir, pas seulement physiquement, mais aussi grandir bien dans votre cœur et avec les autres ? » Ce qui nous motive pour grandir c’est devenir mature pour pouvoir prendre nos responsabilités, être libre et partager des valeurs, une amitié, des moments avec les autres. Nous avons envie d’échanger nos savoirs et apprendre un métier pour faire un travail qui nous plaît. Nous voulons fonder une famille, vivre des moments importants, découvrir le monde des adultes et le monde en voyageant pour encore plus partager avec les autres.

Alban, Bastien, Clémence, Gaétan, Lise, Lucas, Manon, Mathilde, Nicolas, Romane, Valentin.:

Journée de rentrée du 11 septembre 2016 : Un anniversaire et une reprise tambour battant

Plaisir de se retrouver, plaisir de le célébrer, plaisir d’ouvrir un nouveau bail pour 3 ans : le père Leconte, curé de la paroisse, était pasteur heureux. Il témoigne.

 

L’assemblée avait soigneusement prévu de fêter mes 80 printemps et de partager le gâteau d’anniversaire à l’issue de la messe. Une fois de plus, j’éprouve qu’être curé, c’est d’abord recevoir la confiance d’une « communauté » de paroissiens. Pour dire les choses comme m’y a incité mon travail de sociologue : ce n’est pas parce qu’il y a un bon curé qu’il y a une bonne paroisse, c’est parce qu’il y a des paroissiens ouverts et accueillants qu’il y a un curé qui accueille à bras ouverts.

Les théologiens donnent un nom savant pour dire la chose : la réception. Ainsi, un concile n’est pas œcuménique parce que le pape le décide, il l’est par la façon dont les églises locales et régionales ainsi que les différentes confessions qui portent le nom d’église le reçoivent et le font leur. Heureux de vérifier ainsi que l’identité de tout un chacun n’est pas derrière soi, mais qu’elle se tisse au gré des rencontres, y compris les plus inattendues. Dans le contexte d’élections à venir pour notre pays, je serai de ceux pour qui vieillir reste un temps d’étonnements, de découvertes. Est-ce la chance de mon âge, mais j’ai la conviction qu’il n’est jamais trop tard d’apprendre, humour aidant, ce que j’appellerais faute de mieux, l’art de la bienveillance. Et si ce n’est pas mon tempérament, je pense m’améliorer. Et je crois aux surprises de l’Esprit Saint. Alors si vous aussi, ça vous tente…

Merci à René Aucourt, le curé voisin de Cluny, qui avait pris le temps de dire, de façon claire et chaleureuse, comment il vivait la proposition faite par l’évêque de devenir le modérateur des trois paroisses du Val de Grosne. Nous avons devant nous trois années pour donner chair et consistance à ce travail de modérateur.

 

Jean-Pierre Leconte

Une maison pour dire sa foi

Le 29 mai dernier, l’église de Tramayes, nouvellement restaurée, a retenti des chants joyeux des familles et amis venus entourer dix jeunes de notre paroisse qui faisaient leur profession de foi. Ensemble, les jeunes ont choisi les chants et les prières. Chacun à leur tour, ils ont dit un petit mot pour exprimer leur engagement et leurs valeurs de jeunes chrétiens.

Devant l’autel, « une maison » patiemment construite au fil de nos rencontres et de chaque côté, deux acrostiches qu’ils ont élaborés sur le mot solidarité décoraient l’église. Mais comment s’est préparée cette belle célébration ?

 

Tout a commencé en octobre 2015 par une première réunion avec les parents, Jean-Pierre et moi-même pour assurer la coordination. Ensemble, nous avons défini les thèmes et le calendrier des rencontres avec les jeunes. Trois équipes de parents se sont constituées et chacune a pris en charge la préparation d’une soirée. André Forest est venu animer ces rencontres avec son synthétiseur et son dynamisme, permettant à tous, même aux plus timides, de chanter.

Mi-décembre, première rencontre dans l’église de Tramayes sur le thème « S’ouvrir à la diversité ». Une porte est construite, symbole de replis sur soi si on s’enferme dans nos habitudes, mais aussi porteuse d’espérance lorsqu’on accepte de l’ouvrir pour rencontrer des gens différents et partager nos richesses.

À la deuxième rencontre fin janvier dans l’église de Trambly, le thème était « Partage, solidarité, échange ». Une façade est décorée avec des citations et des slogans d’associations solidaires que les jeunes ont dû reconstituer. Puis, chacun prête son imagination pour construire une chouette au profit de l’association « Étoile Filante » présidée par Martine, venue nous rejoindre pour nous expliquer qu’en donnant les chouettes en échange d’un don l’association peut aider le quotidien de jeunes atteints d’une grave maladie.

Il manquait un toit à la maison, ce fut chose faite, tout naturellement, à notre troisième rencontre fin mars, dans l’église de Saint-Pierre-le-Vieux, portant sur le droit des enfants. Pendant cette rencontre, les jeunes ont participé à un jeu de piste/quiz qui leur a permis de décorer les tuiles de ce toit représentant chacune l’un des droits identifiés. Ainsi, sans l’avoir prévu au début de l’année, les jeunes, aidés de leurs parents, ont construit cette maison, témoin de leurs réflexions.

En 2015, c’était une banderole, en 2014, un arbre qui illustrait le sérieux avec lequel les jeunes préparent leur profession de foi. Et en 2017?

Toutes les familles qui ont un jeune souhaitant faire sa profession de foi peuvent venir à une première rencontre d’informations le vendredi 7 octobre 2016 à 20h30 à la maison paroissiale.

 

Nathalie Rajot

Le mot du Conseil paroissial pour les affaires économiques (CPAE) : une année de consolidation

L’année 2015 a été marquée par l’arrêté définitif des comptes financiers de la maison paroissiale ainsi que par la relance des campagnes diocésaines du denier du culte.

 

A ce jour, les comptes définitifs de l’opération immobilière dite « Maison paroissiale du Fourneau » ont été arrêtés pour un montant de 275 350 euros. Toutes les factures des entreprises ont été payées par l’Association diocésaine, maître d’ouvrage, et nous devons toujours à celle-ci près de 40 000 euros, correspondant approximativement au solde de la collecte engagée fin 2013 et à recouvrir d’ici fin 2018.

Sur l’année 2015, nous n’avons collecté que 4 795 euros, ce qui est sensiblement moindre que l’année précédente, qui, rappelons-nous, avait bénéficié cependant de produits exceptionnels provenant de la vente du mobilier de l’ancienne cure de Matour…

Mais nous constatons depuis le début 2016 un petit rattrapage à confirmer, bien entendu. Nous comptons donc sur la poursuite de votre effort, sachant que nous nous sommes donné cinq ans pour atteindre notre objectif (80 000 euros d’ici fin 2018).

Courant 2015, le diocèse a lancé une campagne innovante et vigoureuse pour la collecte du denier du culte. Rappelons à ce sujet que l’Église ne reçoit aucune subvention de l’État et qu’elle ne vit que des dons ou legs de ses « fidèles ». Elle a plus particulièrement à faire face aux coûts de formation de ses prêtres, à leurs salaires et retraites. Les quêtes paroissiales et autres casuels demandés à l’occasion d’événements familiaux servent spécifiquement aux coûts de fonctionnement de la paroisse.

En 2015, vous avez ainsi été 155 personnes ou foyers de la paroisse des Saints Apôtres en Clunisois (sur une population totale de 5 426 habitants, en 2008) à répondre à cet appel du denier du culte versé directement au diocèse d’Autun. Le denier est ainsi un acte d’appartenance marquant notre engagement responsable vis-à-vis de l’Église dont nous sommes partie prenante par notre diocèse.

Enfin, nous tenons aujourd’hui à remercier particulièrement Colette Dubuis, qui épaulait bénévolement avec compétence et régularité notre trésorier depuis plus de dix ans. Paulette Rivière, de Saint-Léger sous la Bussière, a accepté de prendre ce service au profit de la paroisse et nous lui faisons le meilleur accueil.

Le trésorier

Fêter le n°100 d’un journal!

Lire le bulletin paroissial n°100 complet (pdf)

Fêter le n°100 d’un journal!..

C’est d’abord remercier ceux et celles qui m’y ont accueilli (n° 49) et ont si simplement aidé à mon insertion de curé des Saints-Apôtres. C’est aussi découvrir l’importance des personnes qui en assurent la réalisation et la maintenance, et surtout les réseaux des hommes et femmes qui en assurent la distribution par tous les temps. Mille fois merci !  Merci aussi à Cécile, qui veille à ce que le site internet de la paroisse http://saintsapotres.fr mette à la disposition de qui le souhaite tous les derniers numéros

du journal. Ces numéros ont repris l’initiative, déjà prise par nos prédécesseurs, de présenter les différents villages de la paroisse.

Nos lecteurs ont pu apprécier l’apport de la présentation couleurs qui a marqué une étape importante de la collaboration avec le groupe Bayard Presse.

Il est temps de donner la parole à Dominique « l’ancien » et à ceux, « nouveaux », Nathalie Rajot (Brandon), Chantal et Hubert Wallut (Trivy), qui ont volontiers apporté leur contribution à ce numéro 100.

Bonne occasion aussi de remercier ceux et celles qui ont pris l’initiative de prendre la parole dans le journal, ce qui a pu être mené à bien grâce à l’équipe de rédaction qui montre ainsi sa fi délité aux intentions d’origine, et s’en réjouit ! »

Jean-Pierre Leconte

 

 

Un journal en phase avec son territoire

Reflet de l’évolution de notre territoire et de sa population, les quatre-vingt-dix-neuf journaux déjà parus sont des témoins de l’histoire de la paroisse. Dès le premier numéro, paru en septembre 1991, les treize communes, séparées en quatre secteurs, sont déjà associées, ce qui était déjà le signe d’une volonté de vivre ensemble et de mieux se connaître. Les rubriques « C’est quoi ce métier ? » et « Les anciens nous racontent », « Nos villages aujourd’hui », et « Portrait » l’illustrent.

Ces journaux sont également l’écho de la genèse de la paroisse actuelle.

En septembre 1993, les secteurs de Dompierre et Matour (six communes) se regroupent. Un an plus tard, en octobre 1994, le secteur de Tramayes  (plus quatre communes) s’associe, puis c’est le tour du secteur de Trambly (plus trois communes) en décembre 1996.

Il faudra cependant attendre décembre 2000 pour que la paroisse prenne son nom actuel : treize villages associés aux douze apôtres et saint Paul en signe d’unité, même s’il y a diversité.

Mais la paroisse ne reste pas centrée sur elle-même : ce journal s’étoffe à partir de mars 2002 avec quatre pages centrales communes au diocèse. De nombreux articles donnent aussi des nouvelles sur des actions de solidarité

de notre paroisse, d’abord au Pérou puis en Haïti.

Pour moi qui ne suis installée en Haut Clunisois que depuis 2010 après un séjour de quelques années en Afrique, découvrir dans ces anciens numéros cette histoire et ces valeurs d’ouverture et d’unité m’ont fait comprendre pourquoi je me suis vite sentie ici « chez moi ». »

Nathalie Rajot

 

N° 100 !

Que dire des vingt-cinq années de diffusion de ce journal trimestriel rédigé à l’attention des habitants du Haut- Clunisois ? Les premiers rédacteurs, dont je fus, ont eu d’emblée le désir que, par cette publication, la communauté chrétienne locale s’adresse à tous, croyants ou non, et donc aussi que les sujets puissent intéresser le plus grand nombre grâce à leur variété. Je constate que cet état d’esprit demeure encore aujourd’hui.

Les articles qui ont présenté au fil du temps la vie de chaque village, ceux qui ont mis en avant des activités ou des métiers peu connus pratiqués par des personnes proches de nous ont permis un regard positif sur des réalités de notre milieu rural.

Je n’oublie pas non plus l’importance qui a été donnée aux engagements pris par nombre d’entre vous : les plus jeunes et leur attention aux plus pauvres du Pérou, les adultes qui ont parrainé des enfants au Cameroun, des associations de soutien à l’Inde… pour n’en donner que trois exemples.

Et lorsque je lis le journal aujourd’hui, je suis heureux de cette fi délité à l’idéal des commencements, tenant compte toutefois de l’évolution de nos sociétés.

Merci à celles et ceux qui en assurent cette constance. »

Dominique Olislaeger

 

Le bulletin paroissial, c’est quelque chose ! Comme une institution…

Vingt-cinq ans de bonnes habitudes :

Celle de recevoir les nouvelles des habitants de nos villages, et aussi du diocèse, créant le lien entre nos clochers dispersés dans les merveilleux vallons de notre paroisse !

Celle d’élever notre esprit en partageant avec ceux qui écrivent, si bien, si juste… ils nous donnent à découvrir toujours, à penser souvent, à sourire parfois, à prier un peu…

Celle de partager ce qui nous réunit grâce à une équipe de personnes qui partent à la rencontre d’autres pour : Nous faire connaître et mieux comprendre les préoccupations des professionnels de notre territoire

Nous faire découvrir certains livres, et les commenter,

Nous faire découvrir les multiples activités des différentes associations qui s’engagent pour apporter soutien et bien-être, près de nous, mais aussi dans d’autres pays confrontés à des drames douloureux.

Nous faire partager les projets de notre évêque, des personnalités qui ont marqué par leur témoignage, tous ceux qui les ont côtoyés ;

C’est vraiment là la preuve de la belle vitalité de notre journal, de constater notre impatience à guetter le numéro suivant, prévenus par la fin du calendrier des messes dominicales ;

Fidèle, il arrive toujours, à temps, à l’heure, bien accueilli par nous, comme nous par Jean-Pierre, à la porte de nos églises, avant la messe !

Numéro 100 ! Belle vie à la prochaine centaine ! »

Chantal et Hubert WALLUT

Un bien beau concert à l’église de Trambly

Un public enthousiaste venu très nombreux, trois chorales aussi différentes et talentueuses les unes que les autres, une qualité musicale de haute facture… Chacun a pu « se régaler ». Tous les échos remontés depuis n’ont fait que confirmer la réussite de ce concert. Merci encore à tous les acteurs de cette belle soirée : choristes, chefs de choeur,  public… ! Un véritable moment de bonheur et de joie partagé, moment ô combien précieux en ces temps-ci. De plus grâce à vous tous, nous avons pu recueillir près de 1450€ qui seront intégralement affectés au financement de la Maison Paroissiale (participation à la collecte en cours de 80 000 euros).

Synode diocésain et équipes synodales

Le Synode, un événement de grande envergure auquel chacun peut s’intéresser. Quatre délégués sont à l’œuvre depuis novembre 2015 et une réunion d’information est prévue pour tous le 19 avril 2016.

Le Synode, l’affaire de tous!
Les quatre délégués de la paroisse des Saints-Apôtres ont participé, le 14 novembre 2015, à Autun, à la première session de l’Assemblée synodale. Au nombre de cinq, la dernière session aura lieu le 26 novembre 2017. Même s’il a ses délégués, le Synode est l’affaire de tout un chacun. C’est la raison pour laquelle, se sont constituées et continuent de se constituer sur la paroisse, des équipes synodales de six à dix personnes provenant de nos treize villages.
Une réunion d’information
le 19 avril à 20 h 30 Nous souhaiterions plus d’équipes et plus d’acteurs, aussi nous organisons une réunion d’information le 19 avril 2016 à 20 h 30 à la Maison paroissiale (Le Fourneau). Cette réunion est ouverte à tous, chrétiens ou non. En effet, le titre de ce synode « Ancrés dans la vie, à l’écoute du Seigneur, aller au coeur des frères », n’est-il pas, dans son expression même à trois volets, d’un grand accueil à la sensibilité de chacun pour cheminer ensemble ?

Les quatre délégués

Une chouette association

« Face aux épreuves de la vie, j’ai eu la chance de faire de très belles rencontres qui m’ont amenée à voir les choses différemment et à vivre ma vie autrement. » C’est ainsi que Martine Bonhomme décrit le cheminement qui l’a conduite, après le décès de sa fille, à créer l’Étoile filante 71. Une maladie, du fait de sa rareté, n’a pas pu être décelée à temps et a évolué vers une pathologie trop avancée pour être guérie.
Le but de cette association, née en avril 2015 à Tramayes, est double : elle veut contribuer à la recherche sur les maladies dites orphelines. Elle veut aussi apporter un soutien, un bien-être, une évasion à de jeunes malades hospitalisés. À partir d’un petit noyau de connaissances, un groupe a grandi et continue de s’étendre. Un grand élan de générosité et de solidarité s’est constitué.

De chouettes objets

L’idée, c’est de fabriquer de jolis objets de toutes sortes sur le thème de la chouette, choisie pour emblème, « pour que la vie soit plus chouette. » Les variations sont infinies. Ces réalisations ne sont pas vendues à proprement parler. Il n’y a pas de prix indiqué. On choisit ce qui plaît et on donne ce qu’on veut. C’est une conception particulière de l’échange.

Utiliser les compétences

Ces objets sont le fruit de talents très divers : dessin, peinture, couture, tricot, origami… Ils peuvent être confectionnés à domicile, mais un atelier fonctionne tous les vendredis à Tramayes. J’y ai rencontré une dizaine de personnes qui s’activent dans une ambiance conviviale, où chacun trouve sa place, quelles que soient ses compé- tences. Certaines bavardent en pliant consciencieusement de petits papiers. Une autre participante, détentrice d’un CAP de couture, se concentre sur son ouvrage. Certaines expliquent qu’elles craignaient de ne rien pouvoir apporter, mais elles ont pris confiance en elles. Il existe d’ailleurs une forme de coopération, le même objet pouvant passer dans plusieurs mains.

Des motivations diverses

La plupart des personnes insistent sur la qualité de la « cause. » « On sait où va aller l’argent. » On me parle d’une « générosité de la personne » plutôt que d’une « générosité pécuniaire » (donner de sa personne plutôt que simplement de l’argent.) Une dame insiste sur la coïncidence entre son désir altruiste et le plaisir de coudre. D’autres mettent l’accent sur les rencontres : « On voit les copines. On découvre des gens différents, qu’on n’aurait pas connus autrement ».
Ces objets seront proposés le 20 décembre au marché de Noël à Tramayes.

Fête des solidarités, solidarités en fête

Un des points forts de la journée fut la Table ronde de la matinée, qui rassembla une cinquantaine de personnes autour des élus locaux, du député, du service mobilité du Conseil régional et des représentants d’associations. Le thème de la discussion était le suivant : Comment se déplacer en milieu rural quand on n’a pas de voiture ou qu’on ne peut plus conduire ? Le public participa activement au débat et la nécessité de travailler ensemble s’est imposée.
Un groupe de travail a été créé, que vous pouvez rejoindre si vous êtes intéressé (Tél. 06 77 30 29 81).
L’apéro musical, le repas partagé à midi et les « soupes d’ailleurs pour gens d’ici », le soir, ont été aussi appréciés que les autres années, comme l’ont été, tout au long de l’après-midi, les différents ateliers proposés aux petits et aux grands, les intermèdes musicaux ou théâtraux, les contes et les jeux.
N’oublions pas la Gratiferia ou « foire gratuite » qui connut un succès plus grand encore que l’année précédente. Rendez-vous l’année prochaine !

Retour sur notre messe du 15 août 2015

En effet, ce n’est pas moins de trois cents personnes qui sont venues à Saint-Pierre-Le-Vieux, sur la place ombragée par les platanes, et qui se sont retrouvées pour participer et animer la fête de notre Vierge Marie.
Une fois l’eucharistie terminée, et pour ne pas perdre les « bonnes » habitudes, tout le monde s’est installé autour des tables mises à disposition, pour partager un petit verre de blanc, de rosé ou encore de jus de fruit accompagné de la brioche « Sampiarrire » et en profiter pour échanger sur les dernières nouvelles de nos treize villages.
Un grand merci à tous les bénévoles qui ont assuré la bonne logistique, le bon déroulement avant, pendant et après notre messe pour permettre à notre père Leconte d’officier dans les meilleures conditions.
Rendez-vous est donc donné le 15 août 2016, mais cette fois à la Madone de Clermain…

Le synode diocésain s’ouvre dans « la joie du serviteur »

Dès notre arrivée à 10 heures, notre paroisse, représentée par une vingtaine de membres, se rassemble sous la bannière de notre doyenné du Mâconnais, pour ensuite rejoindre les autres doyennés du diocèse dans l’église de la Réconciliation afin de participer à la messe présidée par monseigneur Benoît Rivière. Impressionnant et difficile de se serrer parmi quatre mille personnes ainsi rassemblées en provenance des quatre coins du diocèse.
À l’issue de la messe, nous sommes invités à rejoindre l’un ou l’autre des vingt-huit « bivouacs » prévus pour nous ressourcer, nous qui sommes un peuple en marche : « des animations y sont proposées, témoignages, jeux, théâtre, concerts… pour décliner la joie du Serviteur » ; lesquels choisir, sachant qu’après la messe qui s’est terminée vers 11h30, nous retournerons à l’église à 16 h… non sans avoir « cassé » une petite croûte…
Pierre a ainsi rejoint le débat interreligieux, au cours duquel un rabbin, un imam, un lama ainsi que Benoît Rivière ont témoigné, chacun au travers de sa propre religion, de la joie du serviteur, comme source de vie. Ces témoignages avaient été précédés d’une présentation de ce groupe interreligieux qui se retrouve, depuis plusieurs années, une fois par mois pour échanger, dans le respect des convictions religieuses de chacun, sur l’un ou l’autre des aspects de sa propre foi, en dehors de toute considération dogmatique. Il s’agit bien alors de partages de vie d’où émanait de nos interlocuteurs une sincère joie, appuyée de beaucoup d’humour dans les propos.

Les cinq sens mènent à la joie

Pour Josyane : premier arrêt au bivouac qui passe un film relatant la vie de frère Roger, fondateur de Taizé, puis passage à celui nommé Chemin de vie, chemin de foi, témoignages de personnes qui ont rencontré le Christ dans leur vie ; de retour dans l’allée centrale, je vois un groupe qui chante et qui danse, et qui m’interpelle par la joie qu’il dégage. Oui, c’est une expression de la joie du serviteur. Soudain, le mot « joie » m’envahit: pourquoi ne pas aller au bivouac « La joie par les cinq sens » pour une piqûre de rappel ? Assises sur un banc, sous une tente, nous sommes ainsi plusieurs à redécouvrir à travers l’odeur de la joie, le son de la joie, sa texture, son arôme, son image, comment être dans l’instant présent ; à apprendre – à s’offrir – des moments de plaisir simple ; à chercher à se créer ces petits moments de joie avec nos sens. Cette joie du serviteur qui nous poussera à faire un pas vers l’autre. Cette joie m’a accompagnée aussi lorsque nous ont été lues les béatitudes au cours de la prière de clôture de la journée et lorsque nous avons tous dressé nos cierges allumés en chantant.

Une rentrée qui fait la part belle à la convivialité

La journée a débuté beaucoup plus tôt pour certains d’entre nous. En effet, une quinzaine de courageux (trois de Saint-Point, deux de Clermain et neuf de Tramayes) ont rejoint Saint-Point à pied ou fait le tour du lac. Malgré quelques lacets qui auraient pu être évités ou un chemin embroussaillé qui a nécessité de faire un petit demi-tour, les marcheurs sont arrivés à midi, le sourire aux lèvres, ravis de leur marche par cette belle matinée ensoleillée.

Le festival des gourmands

Nous étions une cinquantaine à les attendre et les tables ont vite été dressées et l’apéro, offert par la paroisse, servi. On échange les nouvelles de l’été, de la rentrée, on fait connaissance. L’ambiance est conviviale. Puis, chacun trouve une petite place à table et partage son pique-nique avec ses voisins en poursuivant la conversation. Aucun gourmand n’est resté sur sa faim : la farandole des gâteaux était, cette année encore, bien achalandée ! Après un petit café, les tables sont rangées et on se rassemble autour d’André pour répéter quelques chants en prévision de la célébration. Puis Jean-Pierre prend la parole. Ce début d’année est marqué par l’ouverture du synode, le 4 octobre à Taizé. Jean-Pierre nous explique ensuite qu’après un petit sondage auprès de l’équipe paroissiale, il a sollicité quelques personnes pour participer, au nom de la paroisse, à l’assemblée synodale qui se réunira cinq fois en 2016 et 2017. Quatre personnes – deux hommes et deux femmes – ont dit oui. Il s’agit de Marie-Ange Chuzeville de Germolles, MarieThérèse Denogent de Saint-Léger sous la Bussière, Bernard Cateland de Saint Pierre le Vieux et de Guillaume Moraël de Brandon. Tous les quatre ont accepté cet engagement avec le désir d’aller au-devant des autres et de participer à une réflexion autour des problématiques de l’Église par l’écoute, l’analyse et la transmission.
Pour notre part, nous sommes tous invités à constituer des équipes synodales de terrain pour faire remonter au synode nos réflexions, propositions, interrogations qui alimenteront le travail de l’assemblée.
Notre petit temps d’échange sur la vie de la paroisse s’est achevé par l’intervention de notre trésorier, Pierre Levin. Il a rappelé que notre nouvelle maison paroissiale, maintenant opérationnelle, a endetté la paroisse pour cinq ans. Tous les dons sont donc les bienvenus, de préférence via le formulaire papier, car, sur le site du diocèse, les dons sont difficiles à cibler.
Après la messe, joyeusement animée par André, chacun a repris son chemin, fort des moments partagés.

Oser la vie

Téléthon, Bol de riz, Soupes partagées… nos différents villages savent répondre aux appels de solidarité en des temps difficiles, comme en cette fin d’année 2015. Oser la vie, la fêter chaque fois que l’occasion se présente, résister avec humour et connivence… Bonne année 2016 de la part de l’équipe de rédaction de votre bulletin des Saints-Apôtres en Haute Grosne, avec le merci pour les bons échos que nous avons reçus, y compris financièrement lors de la dernière relance au grand soulagement de nos trésorier et comptable!