Anne Mouz-Micolod, costumière d’intérieur à Trivy

A l’École Nationale Supérieure d’Arts et Techniques duThéâtre, Anne découvre les modes, les matières, les tissus et affine ses techniques de création de costumes. C’est le temps du développement personnel de sa créativité, de ses capacités d’invention et de son inspiration.

Intermittente du spectacle, Anne met ses talents de création de costumes au service du cinéma d’époque ou contemporain, du théâtre, des séries télévisées, à Paris et à Marseille. Elle participe même aux débuts de « Plus belle la vie » !

Au terme d’une vingtaine d’années au service du costume historique ou contemporain, expérience professionnelle à l’appui, Anne souhaite évoluer vers une carrière plus personnelle, marquée par une plus grande liberté d’inspiration, de création et d’action. Une formation « décoration intérieure » à l’École Boulle est alors le tremplin qui lui permet d’accéder à son rêve.

Anne réduit son activité pour s’engager avec autant de persévérance et de passion, sur le chemin à forte ressemblance créative et artistique de son nouveau métier qu’elle se plaît à nommer : « costumière d’intérieur ». C’est le début d’une reconversion. Son ancien travail établit le lien avec sa nouvelle démarche. C’est à Trivy, son village d’adoption, et dans son grand atelier de couture occupé par les machines à coudre, les outils, les tissus et bien d’autres matériaux que nous l’avons rencontrée. L’œil est attiré par ces objets dont on se rappelle le caractère quelconque, banal et qui sous l’effet d’une métamorphose de bon goût, venant témoigner de la dextérité de l’artisan, vont devenir des éléments d’une très belle décoration intérieure. Meubles, chaises, fauteuils, tabourets, coussins, couvertures, etc.

« J’aime mettre en scène des objets, des décors éphémères qui changent et qui me laissent une totale liberté. Les matières anciennes avec lesquelles je travaille racontent une histoire, je les fais revivre d’une autre façon. Par exemple, je peux allier aux matériaux modernes les canevas, les napperons au crochet, les dentelles, les tissus. Je m’aide de la teinture pour jouer avec les couleurs. Soucieuse du client, je fais une ou deux propositions de création qui me poussent à la créativité et à un dynamisme ».

Dans l’avenir, « en continuant à composer des pièces uniques, je souhaite proposer des ateliers de couture créative, développer ma clientèle et recevoir l’agrément des Ateliers d’Art de France ».

Jacques Bonnamour

Trivy, un petit village aux talents multiples…

Nous avons rencontré les personnes qui font bouger Trivy.

Ecoutons Gérard Renier, maire de Trivy depuis 2001 : Certes, notre commune est petite, 283 habitants recensés en 2005. Mais, bien située le long de la voie rapide N71, elle accueille volontiers de nouveaux habitants, quarante en plus entre 1999 et 2005. Aussi beaucoup de projets ont été réalisés ces dernières années. Nous avons construit une nouvelle mairie, réhabilité les cinq logements locatifs propriété de la commune, modernisé la cantine de l’école. Et ce n’était pas rien pour une petite commune, même si ce programme fut en partie subventionné ! Autre nouveauté, ajoute le maire : face aux difficultés de la poste à maintenir en activité son bureau de Trivy, nous avons créé une agence postale communale. Je devrais aussi vous parler de l’entretien de nos 52 km de voirie dont, c’est vrai, la moitié à la charge de notre Communauté de communes laquelle a financé aussi l’assainissement collectif de notre bourg et de quelques hameaux. Vous voyez, dit le maire en conclusion, nous ne restons pas les bras ballants !

Le Club3 s’est définitivement relevé…

Lorsqu’en 2007 la présidente démissionna il fallut redonner un nouveau souffle au club des aînés. L’année 2008 fut une année en creux, les adhérents étaient de moins en moins nombreux. Mais dès 2009, le club repartit avec une énergie nouvelle. Mais laissons parler Bernard Seigle-Vatte : Aujourd’hui nous comptons une quarantaine d’adhérents qui se réunissent une fois par mois autour de jeux de cartes, dominos ou autres jeux ; mais aussi l’été la pétanque et des promenades d’une heure environ. Depuis quelque temps nous organisons au club un repas que nous prépare l’un des membres qui est cuisinier, indé- pendamment de notre repas annuel au restaurant. Les bénévoles de la bibliothèque apportent des livres pour ceux qui le désirent. Et bien sûr il y a « la dictée ». Nous recevons la dictée cantonale le 15 février. Et cette année c’est le club de Trivy qui organise l’assemblée cantonale ».
Le club3 a participé très activement au téléthon avec toutes les associations du village. Il y a eu du tir à la carabine (les chasseurs) Le jazz avec monsieur Léchère, des concours de cartes, un lâcher de ballons, un concours de dessin et un repas. Le résultat a été très honorable pour notre petite commune.

Trivy, ce sont les fameuses Nuits musicales…

Les Nuits musicales sont une institution vieille de 15 ans. Jean Léchère, son père fondateur, réunit à la fois, sous une grande modestie souriante, le culot et le sens de l’organisation nécessaires. Ecoutons-le : Pourquoi les nuits musicales ? Tout d’abord, j’ai la passion de la musique, classique et jazz, tout autant. Et je rêvais depuis longtemps d’organiser une animation culturelle à Trivy. La première année, nous avons commencé en invitant une chorale A cœur joie. Puis l’appé- tit est venu, cela grâce à la publicité d’une agence de spectacle trouvée par chance ! Et nous nous sommes lancés « dans la cour des grands » ! Les grands, c’est-à-dire Claude Luter, Eric Luter son fils, Claude Bolling, Fabrice Eulry (que l’on voit ici se démener sur la photo), de grandes chanteuses de gospel, et tant d’autres, qui viennent volontiers et reviennent parfois enchanter trois à quatre fois chaque année un large public de Mâconnais, Chalonnais, voire Lyonnais et… quelques Trivigeots. Bien sûr avec de tels artistes, notre petite église est facilement remplie !

Mais aussi les Talents de la Noue qui s’exposent…

Elle est organisée chaque année, fin mai ou début juin, par l’AIV, le foyer rural qui regroupe les cinq communes de La Noue. L’objectif ? Faire connaître les talents artistiques souvent cachés de ces villages. On accueille en général une quinzaine d’exposants. Les œuvres sont très diverses, bois tournés, broderies, peintures, dessins, céramiques, objets décorés, créations de toutes sortes, poèmes, musique. Visiteurs nombreux et moments de bonne convivialité : un bon objectif, non ?

Incontournable à Trivy : La bibliothèque

Gisèle, Hélène et Marie, il ne manquait que Pierre pour que l’équipe de bénévoles soit au complet, m’ont accueillie très chaleureusement dans leur superbe bibliothèque. Ce qui frappe en entrant c’est la présentation très professionnelle des documents, la mise en valeur de nombreux nouveaux romans. Mais laissons-les parler de leur passion des livres et des gens. Il s’agit de la bibliothèque intercommunale de la Noue, un relais devant être créé à Brandon. Le fait de gérer quatre communes engendre une somme de travail assez conséquente.
Un travail à plein-temps, avoue Hélène. Car à part les heures d’ouverture officielle, il y a d’abord le travail avec les écoles : prêt de livres et interventions régulières dans les différentes écoles. Car ce qui fonctionne le mieux ici c’est la bibliothèque hors-les-murs.
Le portage à domicile se fait également avec les personnes des Club3. Celui qui répond le mieux à leurs attentes est celui de Clermain. Elles se déplacent également chez des personnes qui ne peuvent pas se rendre à la bibliothèque. Tout ce travail serait facilité si la bibliothèque était informatisée.
Une autre partie de leur travail consiste en animation en direction des enfants (ce qui fonctionne plutôt bien) et des adultes, souvent décevant quant au résultat. Mais vous avez sûrement entendu parler de leurs repas-lectures qui connaissent un grand succès.
Il resterait encore bien des choses à dire sur ce village : courses des lacs, fêtes des pompiers, poètes de Trivy, malheureusement la place est limitée !