Le photographe Pascal Chantier adapte « les Âmes grises » au théâtre

Pascal Chantier, photographe de plateau, a débuté sa carrière avec le tournage du film « Les Âmes grises ». 13 ans plus tard, le matourin adapte, à son tour, le roman de Philippe Claudel au théâtre, autour des portraits des comédiens qu’il avait réalisés. Une soirée théâtre avec un débat sera organisée le 13 janvier 2018, à Matour, dans le cadre du centenaire de la Grande Guerre (14-18).

En 2004, lorsqu’Yves Angelo réalise les « Âmes grises », adapté du roman de Philippe Claudel, dont l’intrigue se situe en 1917, Pascal Chantier s’empare du moment pour créer notamment trente portraits photographiques des personnages du film. Il emploie pour la circonstance une technique numérique qui projette instantanément le spectateur en 1917. « L’effet est bluffant, en parfaite résonance avec la violence de 1917 ». Pascal Chantier obtient l’assentiment enthousiaste du réalisateur du film et de l’auteur qui apporte son concours en accordant gracieusement les droits d’adaptation de son roman pour créer une soirée théâtrale « Autour des Âmes grises ». Frédéric Andrau, comédien et metteur en scène interprétera quelque dix personnages du film en compagnie des portraits présentés sur chevalets, disposés en choeur et mis progressivement en lumière. Le comédien incarnera chacun d’entre eux en déambulant parmi les cadres selon une adaptation écrite par Pascal Chantier. Dans une sorte de fondu enchaîné, les derniers moments de l’intrigue théâtrale, ouvriront la voie au cinéma par la projection des Âmes grises. C’est la première fois que cinéma, théâtre et photographie seront réunis autour de cette même histoire des Âmes grises. Yves Angelo, Frédéric Andrau et Pascal Chantier ouvriront en toute convivialité les débats au terme de ce spectacle le 13 janvier 2018.

Autour des « Âmes grises » et les autres réalisations depuis 2014 ont permis à la commune de Matour d’obtenir le trophée de la culture pour son travail de mémoire à l’occasion du centenaire de la Grande Guerre.

L’intrigue :

Nous sommes en 1917, année de certitude et de doute quant à la conduite de la guerre. Dans ce village de l’est de la France, à quelques kilomètres du front, peut-être Verdun, le passage régulier et lugubre des soldats morts vivants venant de l’enfer, la canonnade, les secousses de la terre, les éclairs de feu à l’horizon, laissent deviner et sentir les horreurs de cette Grande Guerre sans jamais la voir. Lorsque la fillette de l’aubergiste surnommée « Belle de Jour » est retrouvée assassinée sur les berges gelées du canal, la société villageoise immergée dans la violence de la guerre et suspectée au cours de l’enquête fait preuve de ses préjugés, de ses rancœurs, de son mépris, de sa haine ; ce sont les « âmes grises ». Chacun veut désigner son coupable au détriment de la vérité.

Jacques Bonnamour

Les jardins partagés

Tramayes a commencé en 2010, à l’initiative du foyer rural. Et puis ce fut Dompierre, en 2013 et enfin Matour, en 2016. Quel sera le prochain village, sur notre territoire, à créer un « jardin partagé » ?

Trois mots-clés : rencontre, échange, respect

Pas besoin de savoir jardiner pour en faire partie. On vient là pour partager ses connaissances, ses doutes, ses ignorances et ses interrogations, pour profiter de l’expérience des autres, pour découvrir d’autres pratiques que les siennes, plus respectueuses de la terre et souvent plus rentables, pour faire soi-même des expériences que l’on n’aurait sans doute pas faites seul dans son jardin.

Car on peut très bien avoir son propre jardin et venir quand même au jardin partagé.

On vient pour les rencontres ; pour les échanges ; pour les découvertes. Les découvertes ? La culture en lasagne, par exemple, avec son alternance de couches de compostage ; la permaculture, économique en énergie et respectueuse des êtres vivants et de leurs relations réciproques ; l’alternative aux pesticides, avec les décoctions

de plantes ; l’utilisation des engrais verts, la « tour à patates ».

Dans les trois jardins, nous trouvons des parcelles individuelles et une parcelle collective, mais ce n’est pas une obligation. Chaque projet est unique par son aménagement et son fonctionnement.

On vient là aussi pour la convivialité du lieu. On y organise régulièrement des animations : interventions de spécialistes, trocs de plantes ou de graines, taille ou greffe des fruitiers, etc. Ou tout simplement un café partagé, un « café des jardins » !

Les trois jardins ont bien l’intention de collaborer. Celui de Matour avait beaucoup apprécié la présence amicale

des jardiniers de Tramayes et de Dompierre lors de son inauguration.

 

Où et quand ?

On se retrouve donc – sauf en cas de mauvais temps – le samedi matin, derrière l’école de Tramayes (pour l’instant), derrière le cimetière à Dompierre et derrière l’ancienne cure à Matour, sur des terrains proposés par

les mairies. Mais on peut venir, bien sûr, jardiner n’importe quand, selon ses propres disponibilités.

En conclusion

Venez ! Par curiosité ou par intérêt. Vous serez bien accueillis. Et si vous avez du matériel de jardinage non  utilisé ou un vieux banc, proposez-le. Votre venue, votre geste, votre attention seront appréciés !

Jeanne Besson

Fête des solidarités à Matour

« Villages solidaires en Haute Grosne »

Depuis trois ans, cette association initie, développe et soutient le développement d’initiatives de proximité permettant de renforcer le lien social, la solidarité et la qualité de vie sur la communauté de communes de Matour et celle de Tramayes.
Et cela, dans quatre domaines : celui de la coopération solidaire et des échanges, celui des ressources et de l’accueil, celui de la famille et celui des actions culturelles et festives.
Cette année encore, vous pourrez participer toute la journée, et bien sûr gratuitement, aux ateliers d’activités manuelles pour adultes ou pour enfants (terre, vannerie, bricolage…), apprécier les diverses animations musicales, « théâtrales » (avec la présence d’un groupe de Paray et celle d’une conteuse) et autre, danser, et partager le repas de midi (même si vous n’avez rien apporté !) et du soir, avec les « soupes d’ailleurs pour gens d’ici » qui avaient été très appréciées l’an passé.
Vous pourrez également profiter de la Gratiferia, foire gratuite (c’est rare, de nos jours !) où l’on apporte (ou non) ce que l’on peut et où l’on prend ce que l’on veut, le tout dans une ambiance chaleureuse et festive.

Bouger à la campagne

La table ronde de la matinée, à laquelle chacun est convié (les enfants auront leurs propres ateliers), sera l’occasion de réfléchir sur une question qui nous concerne tous, celle de la mobilité et des déplacements dans nos campagnes dépourvues de transports collectifs.
Alors, pensez déjà à rechercher dans vos placards ou greniers ce qui pourrait enrichir notre Gratiferia et faire plaisir aux uns et aux autres. Vous pourrez déposer dès à présent vos objets dans les micro-crèches et garderies périscolaires ou les apporter, le vendredi 9 octobre, au Cart de Matour.

« Seul, on va plus vite, mais… ensemble, on va plus loin ! »

Robert, l’ami président du Manoir

Dès son arrivée à Matour, Robert rejoint l’équipe des « Amis du Manoir » et devient un membre très actif de l’association, présent à toutes les manifestations culturelles, caritatives, ou festives, toujours prêt à l’installation, à l’animation et à la remise en état des lieux. Récemment, il a accepté d’en assumer la présidence, avec la volonté d’avancer, d’amener du sang neuf, tout en respectant ce qui a déjà été fait, ainsi que l’avis et le vécu des anciens. Robert participe également à la tonte des pelouses et à la taille des arbustes de la Marpa, pour le plus grand plaisir des résidents, heureux de bavarder avec lui.

«Nous sommes d’abord des aidants»

La Marpa, ou Maison d’accueil rurale pour personnes âgées, est une structure familiale et conviviale accueillant dix-neuf
résidents valides ou dépendants, bénéficiant chacun d’un appartement avec terrasse privative où ils peuvent vivre «comme chez eux», dans leurs propres meubles, mais en sécurité. Cette autonomie est vivement encouragée. Tout est mis en œuvre pour la conserver ou la retrouver, même partiellement. Et c’est, entre autre, le rôle d’Annie, Béatrice, Marie-Christine, Delphine, Fatima, Laurie, Mireille, auxiliaires de vie, et Monique, adjointe de Sylvie, la responsable.

En quoi consiste votre travail ?

À tour de rôle, nous nous occupons de l’entretien de la maison, des repas, parfois de l’animation, et de la surveillance des nuits. Nous accompagnons les résidents, s’ils le demandent, dans les actes essentiels de la vie quotidienne : déplacements dans la maison ou à l’extérieur, aide à la toilette, à l’habillement, à la prise des repas ou des médicaments. Nos tâches sont variées et notre travail n’est jamais monotone.

Quel est votre horaire de travail ?

Nous travaillons de 30 à 35 heures par semaine mais avec des horaires très variables, de 3 h 30 à 10 heures par jour, parfois avec des coupures importantes. Certaines d’entre-nous assurent les gardes de nuit et un week-end sur trois, ainsi que les remplacements pendant les congés ou les maladies. Dans ce cas, une personne est embauchée avec un CDD. Nous adaptons nos horaires en fonction de l’état de santé des résidents, afin d’améliorer leur confort. Cela nous permet de travailler à deux, ce qui est apprécié.

Qu’est-ce qui est le plus important pour vous ?

Le bien-être des résidents ! Ce qui est essentiel, c’est l’écoute attentive, la prise en compte de la personne, la qualité de la relation que nous parvenons à établir. Le petit nombre de résidents favorise les relations privilégiées, tout particulièrement lors des accompagnements de fin de vie. C’est l’occasion parfois de recevoir de belles leçons de sagesse. Mais ce n’est pas toujours facile. Les traits de caractère s’amplifient avec l’âge. Il faut savoir prendre du recul, être patiente, disponible, discrète. Et être positive ! Nous sommes avant tout des « aidants », des soignants, et ne remplaçons pas la famille ou les amis. Notre métier est un métier qui fait grandir parce qu’il nous permet de porter un autre regard sur la vieillesse et par là, sur notre propre vie.

Marchand forain en milieu rural

D’après une enquête menée par la revue Rungis Actualités, les marchés forains en milieu urbain n’ont peut-être jamais été aussi populaires qu’aujourd’hui. Et en milieu rural ? Rencontre avec trois figures familières du marché de Matour : Odile, productrice de fromages, Olivier, producteur de fruits et de légumes et Sébastien, le poissonnier.

Faire le marché, cela veut dire quoi pour vous ?

«?Être dehors, être libre, rencontrer des gens?» répond Sébastien qui fait cinq marchés dans la semaine. «?Connaître un moment de détente par rapport à mon travail habituel à la ferme?» apprécie Odile qui ne vend qu’une fois par semaine.
«?Un jour moins fatigant que les autres?» estime Olivier qui passe le plus clair de son temps à s’occuper de ses terres et de ses serres.

Que trouvez-vous de plus difficile ?

«?Le mauvais temps! Le vent et la pluie en même temps, le froid l’hiver ou la chaleur l’été, surtout quand la marchandise est fragile.?»

Que craignez-vous ?

Pour l’un c’est la peur de voir les marchés disparaître peu à peu. Pour l’autre, au contraire, les marchés sont appelés à se développer davantage, compte-tenu d’une certaine perte de confiance vis- à-vis des grandes surfaces. Et pour la troisième, c’est la crainte de décevoir le client.

Qu’est-ce que vous n’aimez pas ?

Là encore, les réponses sont différentes. L’un va mettre en avant tout ce qui relève de « la paperasse ! » et parfois l’attitude de certains clients. L’autre va spontanément évoquer le mauvais temps. Et la troisième ? Rien du tout! Tout va bien.

Qu’appréciez-vous le plus ?

Unanimité! Le contact avec le client! La bonne entente avec les collègues. Et la convivialité du village qui autorise le tutoiement et la plaisanterie parce qu’on se connaît bien.

Quelles sont les qualités indispensables ?

Il faut aimer les contacts humains, être souriant, patient, savoir écouter et «?prendre beaucoup sur soi?».
Même les jours où cela ne va pas, il ne faut jamais le montrer.? Le plaisir d’acheter des produits frais dont on connaît l’origine et la qualité sanitaire, la volonté de satisfaire le client, l’animation apportée au cœur de nos villages… Que nos amis les marchands-forains se rassurent. Nos marchés ne sont pas prêts de disparaître…

Vivre à Matour : pourquoi ?

Pourquoi choisit-on de venir vivre à Matour quand on n’a pas grandi ici, qu’on n’y a ni famille, ni souvenirs d’enfance ? Et si l’on ne prend pas en compte les opportunités professionnelles ou sentimentales, que trouve-t-on là qui justifie ce choix de lieu de vie ?

Nous avons interrogé des jeunes, des moins jeunes et des retraités, des solitaires et des couples, des « migrants » du Rhône, d’Alsace, du Jura, de la Haute-Savoie, des Vosges, de la région parisienne, de la Côte d’Azur, de la Bretagne. Malgré les différences d’âge ou d’origine, les mêmes réponses ont été apportées. Avec deux dominantes : l’environnement naturel et l’environnement humain. Certes, il y a d’autres villages voisins qui bénéficient, eux aussi, d’un cadre remarquable ou de prestations des plus intéressantes, mais il semblerait, à écouter les nouveaux venus, que nous cumulons les deux. Bien sûr, tout ne sera pas dit sur Matour. Vous ne trouverez ici que des réactions spontanées et affectives mais qui permettent, de p a r l e nombre de réponses identiques, de mieux comprendre pourquoi on a choisi de venir vivre là.

Douceur du paysage
Douceur du paysage

 

Comment a-t-on connu Matour ?

C’est souvent par hasard, lors de vacances passées dans des villages des environs, que l’on a éprouvé un « coup de cœur » pour l’endroit. Il arrive aussi que l’on y suive son conjoint ou que l’on trouve ici l’occasion d’exercer son métier. Mais cela a toujours été un libre choix justifié par l’attractivité du lieu, jamais une contrainte.

Un environnement naturel attirant

La diversité et la douceur du paysage, les vallons paisibles, les collines boisées « protectrices », les petits chemins creux et les nombreux ruisseaux, les sentiers de randonnée, l’étang aménagé, l’environnement rural préservé, sont souvent évoqués. Et le calme. Le sentiment de liberté. La qualité de vie. Le cadre idéal pour voir grandir ses enfants… ou finir ses jours.
La situation géographique est également un facteur de choix : proximité de la voie rapide et par là de l’autoroute, du TGV, de l’axe Nord-Sud, de la montagne ; proximité de petites villes ou d’agglomérations plus importantes.

Un environnement humain attractif…

de par son accueil…

Les anciens « pure souche » se jugeraient-ils trop sévèrement ? Les gens d’ici seraient, d’après certains, distants, réservés, voire fermés, repliés sur eux-mêmes (mais « gagnant à être connus » tout de même!). C’était peut- être vrai il y a quelques décennies. Ce n’est plus vrai maintenant avec les nombreux passages, le brassage de la population et sa jeunesse.
La quasi-totalité des personnes rencontrées nous ont fait part de leur plaisir (et parfois de leur surprise) d’être aussi bien accueillies et vite intégrées. Et si quelques-unes ont été déçues, c’est qu’elles n’ont pas cherché à faire les premiers pas (elles le reconnaissent elles-mêmes) ou n’ont pas persisté dans leur approche.
Matour est donc vécu comme un village accueillant, où « des inconnus vous saluent, des enfants vous disent bonjour », où l’on peut faire rapidement connaissance (si on le veut bien…), trouver parfaitement sa place et le mode de vie recherché. Certains nous ont parlé de leur découverte d’une vraie solidarité, d’entraide, d’attention bienveillante à l’autre, de bon voisinage. Bien sûr, le bénévolat et la participation aux différentes manifestations accélèrent le processus d’intégration.

… grâce aux services proposés…

Outre les commerces répondant aux besoins de première nécessité et le marché hebdomadaire, Matour offre des infrastructures pré-scolaires, scolaires et péri-scolaires très appréciées des jeunes parents.
Les services de santé (médecin, infirmiers, pharmacienne, ostéopathe), d’aide à domicile, la présence d’une maison de retraite accueillante, contribuent à l’attractivité du village… comme le sont également les multiples activités culturelles, sportives ou récréatives proposées, la zone de loisirs et la Maison du patrimoine.

…et aux nombreuses manifestations…

« C’est vivant, ça bouge, c’est plein d’animation… Mais comment fontils pour faire tout ça ? » Et l’on reste songeur et admiratif face au dynamisme de Matour, de sa municipalité et de ses bénévoles. Les évènements festifs se multiplient: Marché de Noël, marché aux chandelles, Brocante, Fête de la piscine, feu d’artifice, Foire-exposition, Rallyes, randonnées et courses pédestres, Foire aux potiers, Soirées des Amis du Manoir, Symposium de sculptures contemporaines, Jazz-campus…
Des projets ? Certes, il y en a, concernant particulièrement le développement de l’intercommunalité, l’amélioration des services et le souci d’accompagnement. Et puis bien d’autres encore…

Et voici, en guise de conclusion :

« Nous avons trouvé notre équilibre à Matour. Nos voisins agriculteurs nous ont appris tellement de choses !… Au point de vue relationnel, c’est super!… Ici, on est trop bien!… On va peut-être travailler loin, mais Matour, ça vaut le coup !… Depuis trente-trois ans, nous n’avons jamais regretté notre choix !… C’est un village où on pense bien vieillir… »

 

« C’est vivant, ça bouge, c’est plein d’animations. »
« C’est vivant, ça bouge, c’est plein d’animations. »

Photographe de plateau

Pascal Chantier est arrivé à Matour il y a trois ans, avec Marie, son épouse, la pharmacienne du village et leurs trois jeunes enfants. Pascal est photographe. Grâce à lui, vous pouvez garder un très joli souvenir d’événements familiaux (mariages, baptêmes, réunions de famille…), de manifestations diverses (Conscrits, fêtes de village, épreuves sportives…) ou de visages d’êtres aimés. Il est aussi projectionniste bénévole et animateur du cinéma de Matour. Sans lui, nous n’aurions jamais eu la chance de rencontrer dans notre village des réalisateurs célèbres venus présenter leur dernier film.

Quel est votre rôle sur un tournage ?

Je travaille d’abord pour la promotion du film, puis sur sa mémoire. Je dois trouver « l’image » qui caractérise le film et qui donnera envie de le produire dans un premier temps, puis d’aller le voir ensuite. Je fais une première sélection parmi toutes les photos prises. Après accord du producteur, du metteur en scène et des comédiens, l’attaché(e) de presse contactera les médias. Sur 3 ou 4000 photos réalisées, 50 seront retenues. Au final, il n’en restera que 10 ou 20… C’est pour cela que l’on voit souvent les mêmes photos partout.
Je ne suis pas présent pendant toute la durée du film. Je travaille en fonction des séquences les plus caractéristiques et dois cibler les vedettes.
Je réalise également des photos documentaires du tournage.

Comment êtes-vous arrivé là ?

Par passion du cinéma. J’ai d’abord été préparateur en pharmacie tout en écrivant sur le cinéma. J’ai été journaliste et me suis occupé d’un site Internet (celui du festival de Deauville). Je me suis formé « sur le tas », en sachant saisir les opportunités et… en travaillant beaucoup ! J’avais « un regard » qui m’a incité à me lancer.

Quelles sont les qualités requises ?

La patience, l’humilité. Il faut savoir se taire. Il faut aussi savoir remercier.

Qu’appréciez-vous le plus dans votre métier ?

De vivre de ma passion ! D’avoir le bonheur d’être sur un plateau de tournage ! De rencontrer des réalisateurs ou des comédiens inoubliables. D’avoir une totale liberté. Si mes photos plaisent, c’est justement parce que je suis libre. Le plus difficile, c’est de vivre plusieurs semaines loin de ma famille.

Le plus essentiel pour vous ?

Savoir trouver dans la personne ce qu’elle est vraiment. L’important, c’est de chercher la vie, de capter l’énergie. Et de savoir la retransmettre.

« Ciné’Matour : l’inattendu »

Connaissez-vous les séances de « l’Inattendu », proposées par « Ciné’Matour », en plus des séances habituelles ? Avez-vous remarqué ces curieuses affichettes noires et rouges… qui n’indiquent pas le titre du film ?! « Faites-nous confiance! » demandent-elles. Mais de quoi s’agit-il?

Animé par une équipe de vingt-cinq bénévoles, avec l’aide technique de la mairie, « Ciné’Matour » est une antenne autonome du foyer rural depuis janvier dernier. Pour 2011, l’équipe veut axer son action sur l’amélioration des prestations du cinéma : amélioration technique, logistique et de l’information avec, entre autre, la création et la gestion d’un site Internet. Les séances traditionnelles restent inchangées (deux séances hebdomadaires, le samedi et le mardi, avec parfois une projection supplémentaire le dimanche après-midi pour les enfants)

Des séances supplémentaires

La nouveauté, c’est l’organisation de séances supplémentaires, celles de « l’Inattendu », une fois tous les deux mois. Pourquoi « l’Inattendu » ? Parce que le titre du film ne sera pas annoncé à l’avance ! Nous souhaitons vous faire découvrir (ou revoir) un cinéma différent: cinéma d’auteur ou non, très connu ou méconnu, d’ici ou de là-bas, susceptible de susciter réflexion, rire, émotion, discussion, avec parfois la présence d’intervenants extérieurs pour animer les débats.
Six séances sont envisagées pour 2011 (mars, juin, juillet, août, octobre, décembre). Celle de juin sera exceptionnelle puisque nous accueillerons un réalisateur très connu…
Pour favoriser la convivialité et prolonger ces moments de rencontre et d’échanges, un bar sera proposé à l’issue de la séance, ainsi que quelques petites choses à grignoter (ces dernières offertes par l’équipe). La première séance a été une réussite. Les derniers spectateurs sont partis à 1h du matin (parce qu’il fallait fermer la salle…) Nous comptons sur vous. Votre présence sera une marque d’intérêt et de soutien.

Être médiateur culturel…

Ils étaient sept à la maison des patrimoines, sept bénévoles chargés d’accueillir les visiteurs du 21 juin au 4 juillet 2010 et de servir d’intermédiaires entre ceux-ci et l’art contemporain. Benoît Michel et Paul Parisot, les deux plus jeunes médiateurs culturels, nous parlent de cette expérience.

Quel était votre rôle ?

Nous proposions aux visiteurs de les accompagner sur le chantier afin de faciliter l’approche des différentes œuvres. Nous « n’expliquions » pas tout de suite l’intention de l’artiste mais nous invitions chacun à s’interroger, face aux réalisations en cours. Celles-ci sont parfois déconcertantes et toutes les interprétations sont possibles. Nous avions reçu une formation pour cela et nous savions que nous serions confrontés à des a priori concernant l’art contemporain. Nous avons essayé de notre mieux de répondre aux attentes des visiteurs.

Qu’avez-vous particulièrement aimé ?

Nous avons été touchés par l’ouverture d’esprit, la curiosité et la spontanéité des enfants les plus jeunes et par l’intérêt manifesté par les seniors. Notre proposition d’accompagnement, la démarche adoptée et notre propre engagement ont été appréciés. L’humour facilitait le contact. Des visiteurs sont même revenus !
Nous avons aussi beaucoup aimé partager, pendant deux semaines, la vie des artistes, tous différents mais tous ouverts au dialogue. Les échanges que nous avons eus avec les trois Français (dont une franco-polonaise), le Canadien, l’Italienne d’origine allemande et la Mexicaine nous ont permis d’approcher la réalité de leur vie professionnelle. La diversité de leurs origines et de leur personnalité nous a donné l’occasion de découvrir d’autres cultures, d’autres manières de vivre, d’autres façons de voir les choses. Et nous avons pu parler (ou entendre parler) italien, espagnol, anglais, ou allemand !
Bien qu’en pleine période de révisions pour le Bac, nous avons passé deux semaines passionnantes dont nous nous souviendrons longtemps.

Des projets venus du monde entier

Organisé par la commune de Matour et le centre d’art contemporain Frank Popper, ce deuxième symposium (le premier avait eu lieu en 2007) a permis aux six artistes retenus, sur une centaine de projets venus du monde entier, de réaliser, en public et en plein air, une œuvre monumentale de bois ou d’acier. Toutes les œuvres resteront à Matour, la plupart dans le parc de la maison des patrimoines, mais également à l’une de ses entrées, à la porte de la mairie ou au bord de l’étang.