Le photographe Pascal Chantier adapte « les Âmes grises » au théâtre

Pascal Chantier, photographe de plateau, a débuté sa carrière avec le tournage du film « Les Âmes grises ». 13 ans plus tard, le matourin adapte, à son tour, le roman de Philippe Claudel au théâtre, autour des portraits des comédiens qu’il avait réalisés. Une soirée théâtre avec un débat sera organisée le 13 janvier 2018, à Matour, dans le cadre du centenaire de la Grande Guerre (14-18).

En 2004, lorsqu’Yves Angelo réalise les « Âmes grises », adapté du roman de Philippe Claudel, dont l’intrigue se situe en 1917, Pascal Chantier s’empare du moment pour créer notamment trente portraits photographiques des personnages du film. Il emploie pour la circonstance une technique numérique qui projette instantanément le spectateur en 1917. « L’effet est bluffant, en parfaite résonance avec la violence de 1917 ». Pascal Chantier obtient l’assentiment enthousiaste du réalisateur du film et de l’auteur qui apporte son concours en accordant gracieusement les droits d’adaptation de son roman pour créer une soirée théâtrale « Autour des Âmes grises ». Frédéric Andrau, comédien et metteur en scène interprétera quelque dix personnages du film en compagnie des portraits présentés sur chevalets, disposés en choeur et mis progressivement en lumière. Le comédien incarnera chacun d’entre eux en déambulant parmi les cadres selon une adaptation écrite par Pascal Chantier. Dans une sorte de fondu enchaîné, les derniers moments de l’intrigue théâtrale, ouvriront la voie au cinéma par la projection des Âmes grises. C’est la première fois que cinéma, théâtre et photographie seront réunis autour de cette même histoire des Âmes grises. Yves Angelo, Frédéric Andrau et Pascal Chantier ouvriront en toute convivialité les débats au terme de ce spectacle le 13 janvier 2018.

Autour des « Âmes grises » et les autres réalisations depuis 2014 ont permis à la commune de Matour d’obtenir le trophée de la culture pour son travail de mémoire à l’occasion du centenaire de la Grande Guerre.

L’intrigue :

Nous sommes en 1917, année de certitude et de doute quant à la conduite de la guerre. Dans ce village de l’est de la France, à quelques kilomètres du front, peut-être Verdun, le passage régulier et lugubre des soldats morts vivants venant de l’enfer, la canonnade, les secousses de la terre, les éclairs de feu à l’horizon, laissent deviner et sentir les horreurs de cette Grande Guerre sans jamais la voir. Lorsque la fillette de l’aubergiste surnommée « Belle de Jour » est retrouvée assassinée sur les berges gelées du canal, la société villageoise immergée dans la violence de la guerre et suspectée au cours de l’enquête fait preuve de ses préjugés, de ses rancœurs, de son mépris, de sa haine ; ce sont les « âmes grises ». Chacun veut désigner son coupable au détriment de la vérité.

Jacques Bonnamour

À Saint-Pierre-le-Vieux, Jean-François Bara conçoit et fabrique des stylos

Jean-François Bara exprime dans ses moments de loisirs une passion tout juste révélée en feuilletant un magazine de bricolage, celle de la création de stylos.

 Deux matières sont travaillées avec une dextérité minutieuse. La galalithe et le bois font alors émerger le stylo de sa banalité, renforçant esthétique et originalité au service de l’homme et de l’écriture. La galalithe, en bâton, tire son origine d’une protéine du lait ; on l’appelle « pierre de lait ». C’est la première matière plastique de synthèse du XXe siècle qui fit les beaux jours des boutons, des bijoux, des matériels électriques, des manches de couteaux, des touches de piano… C’est à l’aide d’un tour à bois sur lequel il fit son apprentissage en autodidacte que Jean-François travaille avec précision le corps du stylo fait de cette matière très dure, colorée, teintée dans la masse, que sa petite taille rend fragile et qui use les outils. À chaque étape du tournage, il doit inclure une prévision du pouvoir de rétractation de la galalithe. La phase finale consiste à obtenir une brillance parfaite par le polissage manuel et délicat de la galalithe,  donnant un vrai coup d’éclat au stylo à plume ou à bille.

Le bois vient d’Afrique, d’Amérique du Sud…

Il utilise aussi des petites chutes de bois d’Afrique, d’Amérique du Sud pour leurs multiples couleurs. C’est aussi l’occasion d’employer le bois des arbres fruitiers, du frêne ou du lilas. « Malgré la concentration soutenue, malgré les difficultés, j’éprouve un réel plaisir à tourner la matière et à créer. Je n’ai pas le droit à l’erreur, c’est un vrai défi permanent. Au moment du tournage et du ponçage je reconnais parfois les senteurs des bois de différents pays africains dans lesquels j’ai séjourné. Mais je suis toujours dans l’obligation de respecter la matière et de laisser se reposer le bois ou la galalithe pendant une quinzaine de jours, selon la complexité de la forme, avant de passer à l’étape suivante. Si le stylo doit conserver sa base utilitaire, je peaufine néanmoins sa présentation, son élégance au gré de ma volonté de personnalisation. »

Il faut le dire, c’est un objet unique, beau dans sa sobriété, dans ses proportions et qui apporte un confort exceptionnel d’écriture ou de dessin. Le stylo-plume ou à bille de Jean-François Bara est à l’opposé des stylos, certes, d’une commodité pratique mais éphémères et jetables à souhait. Ce petit bijou donne réellement envie d’écrire et s’annonce, pour celui qui va le recevoir de sa part en cadeau, comme le compagnon d’une vie.

Jacques Bonnamour

Une activité en famille: le LAB 71

Vous cherchez une activité à faire avec vos enfants ? Un après-midi culturel pour les ouvrir aux sciences et au développement durable ? Voilà une idée de sortie : le LAB 71 à Dompierre les Ormes !

Ce mercredi après-midi, le temps n’est pas au beau fixe, les enfants ne vont pas pouvoir jouer dehors…Nous décidons donc d’aller découvrir le LAB 71. Dans l’ancienne galerie du bois située à l’entrée du village de Dompierre le Ormes, ce site est spécialement dédié à la découverte des sciences.

Le hall du bas nous amène d’abord à découvrir les propriétés physiques au travers de petites expériences comme l’effet gyroscopique où comment faire tourner un tabouret sur lequel on est assis en faisant tourner une roue de vélo que l’on tient à la main. Les enfants s’en donnent à cœur joie et vont de découvertes en découvertes. Viennent les insectes observés au microscope, le fonctionnement d’une ruche que l’on peut décortiquer, les salades et les fraises qui poussent grâce à l’eau d’un aquarium.,… Nous montons à l’étage et découvrons des modules interactifs sur l’alimentation comme la découverte des 5 sens et un petit marché pour connaitre l’origine des produits, leur saison et leurs bienfaits alimentaires. On apprend aussi à manger équilibré, à gérer les calories… Pour finir, nous nous laissons piéger par les illusions d’optique : l’échiquier d’adelsen, la chambre noire qui nous renvoie des images à l’envers, … Le zootrope et le thaumatrope n’ont plus de secret pour nous !

Les plus grands pourront mener une enquête dans un vrai laboratoire de police scientifique. Ils découvriront les empreintes, la fluorescence, l’ADN ce qui leur permettra de démasquer le coupable. Bon, pour nous, les enfants étaient trop jeunes pour cette enquête, ce sera pour une autre fois !

Alors les enfants qu’est-ce que vous avez préféré au Lab 71? Pour le plus grand ce sera « les appareils sportifs pour brûler les calories » et pour le plus jeune, les illusions d’optique « le théâtre où on peut faire des ombres avec les mains et aussi les miroirs qui nous font des grands pieds ! »

Avec des jeux interactifs pour tous les âges et des thématiques d’exposition et qui se renouvellent régulièrement, c’est sûr, on y retournera !

Renseignements-contact : www.lab71.fr

Cécile CHUZEVILLE

Anne Mouz-Micolod, costumière d’intérieur à Trivy

A l’École Nationale Supérieure d’Arts et Techniques duThéâtre, Anne découvre les modes, les matières, les tissus et affine ses techniques de création de costumes. C’est le temps du développement personnel de sa créativité, de ses capacités d’invention et de son inspiration.

Intermittente du spectacle, Anne met ses talents de création de costumes au service du cinéma d’époque ou contemporain, du théâtre, des séries télévisées, à Paris et à Marseille. Elle participe même aux débuts de « Plus belle la vie » !

Au terme d’une vingtaine d’années au service du costume historique ou contemporain, expérience professionnelle à l’appui, Anne souhaite évoluer vers une carrière plus personnelle, marquée par une plus grande liberté d’inspiration, de création et d’action. Une formation « décoration intérieure » à l’École Boulle est alors le tremplin qui lui permet d’accéder à son rêve.

Anne réduit son activité pour s’engager avec autant de persévérance et de passion, sur le chemin à forte ressemblance créative et artistique de son nouveau métier qu’elle se plaît à nommer : « costumière d’intérieur ». C’est le début d’une reconversion. Son ancien travail établit le lien avec sa nouvelle démarche. C’est à Trivy, son village d’adoption, et dans son grand atelier de couture occupé par les machines à coudre, les outils, les tissus et bien d’autres matériaux que nous l’avons rencontrée. L’œil est attiré par ces objets dont on se rappelle le caractère quelconque, banal et qui sous l’effet d’une métamorphose de bon goût, venant témoigner de la dextérité de l’artisan, vont devenir des éléments d’une très belle décoration intérieure. Meubles, chaises, fauteuils, tabourets, coussins, couvertures, etc.

« J’aime mettre en scène des objets, des décors éphémères qui changent et qui me laissent une totale liberté. Les matières anciennes avec lesquelles je travaille racontent une histoire, je les fais revivre d’une autre façon. Par exemple, je peux allier aux matériaux modernes les canevas, les napperons au crochet, les dentelles, les tissus. Je m’aide de la teinture pour jouer avec les couleurs. Soucieuse du client, je fais une ou deux propositions de création qui me poussent à la créativité et à un dynamisme ».

Dans l’avenir, « en continuant à composer des pièces uniques, je souhaite proposer des ateliers de couture créative, développer ma clientèle et recevoir l’agrément des Ateliers d’Art de France ».

Jacques Bonnamour

« Il faut pas se mettre dans l’idée qu’on peut plus rien faire »

Elle a déjà eu les honneurs de la presse. Mais Marcelle Loriol accepte encore d’être interviewée pour Le haut Clunisois. Elle le lit régulièrement « pour voir ce qui se passe ». Mais pourquoi cherche-t on à recueillir le témoignage de la patronne de la quincaillerie-droguerie de Tramayes ? C’est qu’à l’âge de 89 ans, elle est toujours aux commandes de son magasin.

Quand on s’étonne de cette performance elle répond : « Si on se met dans l’idée qu’on peut plus faire ça, on peut plus rien faire ! » Elle s’était fixé des dates butoirs, qui ont été autant d’étapes. Maintenant, elle projette de s’arrêter dans un an ou deux, mais qui sait ? « Je continuerais tant que je pourrais ! »

Être encore utile

Bien sûr, « la vie a tellement changé ! » Elle regrette la diminution des ventes. Mais elle est heureuse de raconter qu’une cliente a pu dénicher chez elle ce qu’elle n’avait pu trouver nulle part ailleurs : de l’amidon en grains ! « Tant qu’on peut faire plaisir ! » Elle se réjouit aussi que des gens passent dire bonjour même s’ils n’ont rien à acheter. Cela lui permet d’avoir des contacts et d’apprendre les nouvelles du pays. Elle ne prend pas de vacances. Son magasin n’est pas souvent fermé. Elle fait ses comptes « le dimanche bien tranquille ». Il faut aussi «préparer les commandes, chercher les références, ça fait travailler le cerveau ! » Je m’étonne de sa mémoire (Elle sait tout ce que contiennent son magasin et ses réserves. Elle trouve tout de suite ce que le client demande.) « Quand on vit dans son domaine, les objets sont toujours à leur place. »

Ne pas rester sans rien faire

Les autres occupations ne lui manquent pas : deux jardins, un petit qu’elle bêche encore et un grand, éloigné de la maison. « ça fait prendre l’air, ça fait faire de l’exercice ! » Elle trouve encore le temps de tricoter, de faire des mots fléchés, de lire un quotidien et Pèlerin. Elle s’étonne presque d’être « des fois fatiguée ». Elle regarde aussi les émissions de jeux, les documentaires, sans oublier la retransmission de la messe. Dans le passé, elle a aimé jouer avec le groupe de théâtre de Saint Point, dont elle appréciait l’ambiance. Elle aurait aussi voulu faire partie d’une chorale. « Je chantais tout le temps ! »

Son secret ? Elle dit : « Il faut aimer son métier. » Mais on constate aussi que ses centres d’intérêt sont nombreux et variés. Pas de souci, elle n’est pas à la veille de s’ennuyer !

Marie-Thérèse Denogent

Brasseur à Saint-Pierre-le-Vieux

 La première gorgée de bière ! Ça commence bien avant la gorge, sur les lèvres déjà cet or mousseux, fraîcheur amplifiée par l’écume, puis lentement sur le palais, bonheur tamisé d’amertume… Comme elle semble longue, la première gorgée ! » (Philippe Delerm, La première gorgée de bière).

 

Saint-Pierre-le-Vieux, hameau de La Place, association « Terre de Possibles » (voir le n° 99 du Haut Clunisois). Manuel, le brasseur, s’affaire dans son atelier. Savez-vous comment on obtient une « blonde » ou une « brune » ? Eh bien voilà. Pour obtenir de la bière, il faut une eau de qualité, du malt (orge germé, séché et concassé), qui va donner à la bière sa couleur, du houblon pour l’amertume, et les arômes et des levures. Plusieurs opérations vont se succéder :le brassage, le houblonnage, la fermentation et la maturation. Lors du brassage, le malt concassé est ajouté à l’eau chaude, avec une montée progressive de la température. L’amidon contenu dans le malt va se transformer en sucre qui deviendra alcool pendant la fermentation. Après filtration, on obtiendra une sorte de « gâteau » de céréales et le moût clair.

En incorporant du houblon (le houblonnage) dans ce moût porté à ébullition, on va extraire les résines amères. Nouvel apport de houblon cette fois-ci  aromatique. Le moût, dont on aura retiré le houblon, sera refroidi rapidement et ensemencé avec des levures, amorçant ainsi le processus de fermentation.Celle-ci va durer une semaine, puis il y aura transfert de cuve pour enlever les levures mortes.

La bière va s’éclaircir pendant une à deux semaines, en cuve et au froid. Lors de la mise en bouteille, on ajoutera du sucre pour activer la fermentation et obtenir le pétillement du liquide.

La bière achèvera sa maturation en bouteille, dans un endroit frais. Il aura fallu six semaines au minimum pour la fabriquer et deux mois encore pour qu’elle puisse être consommée. Manuel Norroy est devenu brasseur, il y a huit ans, et boulanger, deux métiers qui ont en commun le travail de céréales et le processus de fermentation.

Manuel aime ce travail artisanal, concret, varié, qui lui permet d’être indépendant, de travailler des matières premières de qualité, d’obtenir des produits également de qualité (mention « Nature et progrès »), et surtout d’être en harmonie avec ses propres valeurs.

Propos recueillis par Jeanne Besson

Les jardins partagés

Tramayes a commencé en 2010, à l’initiative du foyer rural. Et puis ce fut Dompierre, en 2013 et enfin Matour, en 2016. Quel sera le prochain village, sur notre territoire, à créer un « jardin partagé » ?

Trois mots-clés : rencontre, échange, respect

Pas besoin de savoir jardiner pour en faire partie. On vient là pour partager ses connaissances, ses doutes, ses ignorances et ses interrogations, pour profiter de l’expérience des autres, pour découvrir d’autres pratiques que les siennes, plus respectueuses de la terre et souvent plus rentables, pour faire soi-même des expériences que l’on n’aurait sans doute pas faites seul dans son jardin.

Car on peut très bien avoir son propre jardin et venir quand même au jardin partagé.

On vient pour les rencontres ; pour les échanges ; pour les découvertes. Les découvertes ? La culture en lasagne, par exemple, avec son alternance de couches de compostage ; la permaculture, économique en énergie et respectueuse des êtres vivants et de leurs relations réciproques ; l’alternative aux pesticides, avec les décoctions

de plantes ; l’utilisation des engrais verts, la « tour à patates ».

Dans les trois jardins, nous trouvons des parcelles individuelles et une parcelle collective, mais ce n’est pas une obligation. Chaque projet est unique par son aménagement et son fonctionnement.

On vient là aussi pour la convivialité du lieu. On y organise régulièrement des animations : interventions de spécialistes, trocs de plantes ou de graines, taille ou greffe des fruitiers, etc. Ou tout simplement un café partagé, un « café des jardins » !

Les trois jardins ont bien l’intention de collaborer. Celui de Matour avait beaucoup apprécié la présence amicale

des jardiniers de Tramayes et de Dompierre lors de son inauguration.

 

Où et quand ?

On se retrouve donc – sauf en cas de mauvais temps – le samedi matin, derrière l’école de Tramayes (pour l’instant), derrière le cimetière à Dompierre et derrière l’ancienne cure à Matour, sur des terrains proposés par

les mairies. Mais on peut venir, bien sûr, jardiner n’importe quand, selon ses propres disponibilités.

En conclusion

Venez ! Par curiosité ou par intérêt. Vous serez bien accueillis. Et si vous avez du matériel de jardinage non  utilisé ou un vieux banc, proposez-le. Votre venue, votre geste, votre attention seront appréciés !

Jeanne Besson

Une rentrée qui fait la part belle à la convivialité

La journée a débuté beaucoup plus tôt pour certains d’entre nous. En effet, une quinzaine de courageux (trois de Saint-Point, deux de Clermain et neuf de Tramayes) ont rejoint Saint-Point à pied ou fait le tour du lac. Malgré quelques lacets qui auraient pu être évités ou un chemin embroussaillé qui a nécessité de faire un petit demi-tour, les marcheurs sont arrivés à midi, le sourire aux lèvres, ravis de leur marche par cette belle matinée ensoleillée.

Le festival des gourmands

Nous étions une cinquantaine à les attendre et les tables ont vite été dressées et l’apéro, offert par la paroisse, servi. On échange les nouvelles de l’été, de la rentrée, on fait connaissance. L’ambiance est conviviale. Puis, chacun trouve une petite place à table et partage son pique-nique avec ses voisins en poursuivant la conversation. Aucun gourmand n’est resté sur sa faim : la farandole des gâteaux était, cette année encore, bien achalandée ! Après un petit café, les tables sont rangées et on se rassemble autour d’André pour répéter quelques chants en prévision de la célébration. Puis Jean-Pierre prend la parole. Ce début d’année est marqué par l’ouverture du synode, le 4 octobre à Taizé. Jean-Pierre nous explique ensuite qu’après un petit sondage auprès de l’équipe paroissiale, il a sollicité quelques personnes pour participer, au nom de la paroisse, à l’assemblée synodale qui se réunira cinq fois en 2016 et 2017. Quatre personnes – deux hommes et deux femmes – ont dit oui. Il s’agit de Marie-Ange Chuzeville de Germolles, MarieThérèse Denogent de Saint-Léger sous la Bussière, Bernard Cateland de Saint Pierre le Vieux et de Guillaume Moraël de Brandon. Tous les quatre ont accepté cet engagement avec le désir d’aller au-devant des autres et de participer à une réflexion autour des problématiques de l’Église par l’écoute, l’analyse et la transmission.
Pour notre part, nous sommes tous invités à constituer des équipes synodales de terrain pour faire remonter au synode nos réflexions, propositions, interrogations qui alimenteront le travail de l’assemblée.
Notre petit temps d’échange sur la vie de la paroisse s’est achevé par l’intervention de notre trésorier, Pierre Levin. Il a rappelé que notre nouvelle maison paroissiale, maintenant opérationnelle, a endetté la paroisse pour cinq ans. Tous les dons sont donc les bienvenus, de préférence via le formulaire papier, car, sur le site du diocèse, les dons sont difficiles à cibler.
Après la messe, joyeusement animée par André, chacun a repris son chemin, fort des moments partagés.

Cent choristes… pour la maison paroissiale

Cent choristes chanteront pour la maison paroissiale le samedi 23 janvier à l’église de Trambly. Ce concert réunira, ce soir-là, à 20h30, trois ensembles vocaux : la chorale « A Piacere » de Crêchessur-Saône et Prissé, la chorale du « Val d’Arconce » de Paray-le-Monial, et le chœur d’hommes du Charolais Brionnais, trois ensembles très différents et aux répertoires des plus variés. À Piacere qu’on ne présente plus, puisque cette chorale est déjà venue chanter l’année dernière à Trambly ; la chorale du Val d’Arconce que l’on aura le plaisir de découvrir, et surtout ce fameux Chœur d’hommes, ensemble original et impressionnant d’une quarantaine de chanteurs, qui vaudra à lui seul le déplacement. Avec Bernard Renaud et André Forest à la baguette, c’est une belle soirée qui s’annonce. Ce sera surtout l’occasion non seulement d’entendre de beaux chants, mais aussi de faire un geste en contribuant ainsi au financement de notre maison paroissiale. Le 23 janvier, une date à retenir absolument.

Fête des solidarités à Matour

« Villages solidaires en Haute Grosne »

Depuis trois ans, cette association initie, développe et soutient le développement d’initiatives de proximité permettant de renforcer le lien social, la solidarité et la qualité de vie sur la communauté de communes de Matour et celle de Tramayes.
Et cela, dans quatre domaines : celui de la coopération solidaire et des échanges, celui des ressources et de l’accueil, celui de la famille et celui des actions culturelles et festives.
Cette année encore, vous pourrez participer toute la journée, et bien sûr gratuitement, aux ateliers d’activités manuelles pour adultes ou pour enfants (terre, vannerie, bricolage…), apprécier les diverses animations musicales, « théâtrales » (avec la présence d’un groupe de Paray et celle d’une conteuse) et autre, danser, et partager le repas de midi (même si vous n’avez rien apporté !) et du soir, avec les « soupes d’ailleurs pour gens d’ici » qui avaient été très appréciées l’an passé.
Vous pourrez également profiter de la Gratiferia, foire gratuite (c’est rare, de nos jours !) où l’on apporte (ou non) ce que l’on peut et où l’on prend ce que l’on veut, le tout dans une ambiance chaleureuse et festive.

Bouger à la campagne

La table ronde de la matinée, à laquelle chacun est convié (les enfants auront leurs propres ateliers), sera l’occasion de réfléchir sur une question qui nous concerne tous, celle de la mobilité et des déplacements dans nos campagnes dépourvues de transports collectifs.
Alors, pensez déjà à rechercher dans vos placards ou greniers ce qui pourrait enrichir notre Gratiferia et faire plaisir aux uns et aux autres. Vous pourrez déposer dès à présent vos objets dans les micro-crèches et garderies périscolaires ou les apporter, le vendredi 9 octobre, au Cart de Matour.

« Seul, on va plus vite, mais… ensemble, on va plus loin ! »

Robert, l’ami président du Manoir

Dès son arrivée à Matour, Robert rejoint l’équipe des « Amis du Manoir » et devient un membre très actif de l’association, présent à toutes les manifestations culturelles, caritatives, ou festives, toujours prêt à l’installation, à l’animation et à la remise en état des lieux. Récemment, il a accepté d’en assumer la présidence, avec la volonté d’avancer, d’amener du sang neuf, tout en respectant ce qui a déjà été fait, ainsi que l’avis et le vécu des anciens. Robert participe également à la tonte des pelouses et à la taille des arbustes de la Marpa, pour le plus grand plaisir des résidents, heureux de bavarder avec lui.

«Nous voulons restaurer le patrimoine de la commune»

Trois fois par an, aux alentours de Pâques, du 14 juillet et du 15 août, a lieu le grand « déballage » de l’association. Amateurs
de « vieilleries » et simples curieux s’y pressent. Et si l’on n’y trouve pas toujours ce que l’on était venu chercher, il est bien
rare qu’on n’en reparte pas avec une chose à laquelle on n’avait même pas pensé !

Pourquoi avoir créé cette association en 1995 ?

Il y avait, à l’époque, de gros travaux à effectuer dans le clocher et pour les financer, on eut l’idée de proposer un vide-greniers. On pouvait y trouver, alors, de belles pièces ! On recommença l’année suivante et petit à petit, une équipe se constitua. On récupéra tant de choses que l’on passa d’une brocante annuelle à trois ! Il y a même, dans la rue de l’Église, un dépôt permanent où l’on peut dénicher l’objet cherché ou inattendu, à condition de sonner en face, chez Marinette et Jean Deborde, deux des piliers de l’association.

Quels sont les objectifs de celle-ci ?

Il s’agit de rénover ou d’améliorer le patrimoine de la commune et par là, de le sauvegarder. Église, lavoirs et croix de hameaux en ont bénéficié, ainsi que trois tombes abandonnées, intéressantes de par leurs sculptures, des panneaux de papier peint exceptionnels que l’on peut voir à la mairie, créés par Dufour, l’inventeur de celui-ci (un Tramayon !), le cadastre napoléonien ou la vieille horloge de l’hôpital. Parmi les réalisations terminées, on peut citer l’accessibilité de l’église aux personnes handicapées et la mise en conformité de la chaufferie de celle-ci.

Et ses projets ?

D’autres lavoirs et d’autres croix de chemin sont à rénover. Nous aimerions aussi repeindre l’intérieur de l’église et changer le moteur des cloches.

Tout cela grâce à qui ?

Grâce à une équipe de bénévoles très impliqués dans un travail permanent de récupération, de tri et d’organisation en vue des trois brocantes, de volontaires qui viennent donner un coup de main ponctuel ou d’artisans qui proposent véhicules et matériels. Grâce également à un habitant du village qui prête tous ses locaux pour le stockage ou la vente et à tous les donateurs, anonymes ou pas, qui apportent régulièrement les objets dont ils n’ont plus besoin.

Brocante
Brocante

Qu’appréciez-vous le plus, au sein de cette association ?

Il y a, bien sûr, la curiosité de découvrir le contenu des cartons que l’on nous apporte et la surprise ou l’amusement à l’ouverture de ceux-ci. Mais il y a surtout cette occasion exceptionnelle de créer ou de renforcer des liens amicaux en travaillant ensemble pour la sauvegarde de notre patrimoine.

«Nous sommes d’abord des aidants»

La Marpa, ou Maison d’accueil rurale pour personnes âgées, est une structure familiale et conviviale accueillant dix-neuf
résidents valides ou dépendants, bénéficiant chacun d’un appartement avec terrasse privative où ils peuvent vivre «comme chez eux», dans leurs propres meubles, mais en sécurité. Cette autonomie est vivement encouragée. Tout est mis en œuvre pour la conserver ou la retrouver, même partiellement. Et c’est, entre autre, le rôle d’Annie, Béatrice, Marie-Christine, Delphine, Fatima, Laurie, Mireille, auxiliaires de vie, et Monique, adjointe de Sylvie, la responsable.

En quoi consiste votre travail ?

À tour de rôle, nous nous occupons de l’entretien de la maison, des repas, parfois de l’animation, et de la surveillance des nuits. Nous accompagnons les résidents, s’ils le demandent, dans les actes essentiels de la vie quotidienne : déplacements dans la maison ou à l’extérieur, aide à la toilette, à l’habillement, à la prise des repas ou des médicaments. Nos tâches sont variées et notre travail n’est jamais monotone.

Quel est votre horaire de travail ?

Nous travaillons de 30 à 35 heures par semaine mais avec des horaires très variables, de 3 h 30 à 10 heures par jour, parfois avec des coupures importantes. Certaines d’entre-nous assurent les gardes de nuit et un week-end sur trois, ainsi que les remplacements pendant les congés ou les maladies. Dans ce cas, une personne est embauchée avec un CDD. Nous adaptons nos horaires en fonction de l’état de santé des résidents, afin d’améliorer leur confort. Cela nous permet de travailler à deux, ce qui est apprécié.

Qu’est-ce qui est le plus important pour vous ?

Le bien-être des résidents ! Ce qui est essentiel, c’est l’écoute attentive, la prise en compte de la personne, la qualité de la relation que nous parvenons à établir. Le petit nombre de résidents favorise les relations privilégiées, tout particulièrement lors des accompagnements de fin de vie. C’est l’occasion parfois de recevoir de belles leçons de sagesse. Mais ce n’est pas toujours facile. Les traits de caractère s’amplifient avec l’âge. Il faut savoir prendre du recul, être patiente, disponible, discrète. Et être positive ! Nous sommes avant tout des « aidants », des soignants, et ne remplaçons pas la famille ou les amis. Notre métier est un métier qui fait grandir parce qu’il nous permet de porter un autre regard sur la vieillesse et par là, sur notre propre vie.

Inauguration de la maison paroissiale

Une nouvelle maison dédiée à la rencontre

Et maintenant! Qui a les clés ?

Avec Jean-Pierre Leconte le curé, Colette Dubuis et Pierre Levin (secrétariat et comptabilité), André Forest (contact avec les artisans), Denise Forestier (contact catéchèse)

  • Un téléphone avec répondeur 0980385374
  • Deux permanences: le jeudi matin à partir de 10 heures, le mardi à partir de 17 heures avec Colette. D’autres sont à l’étude, surtout en fin d’après-midi.
  • Une boîte aux lettres, à l’entrée du parking, accueille vos messages écrits: elle est relevée chaque jour.
  • L’adresse email: saintsapotres@free.fr
  • À l’entrée: renseignements et calendrier des messes sont affichés.
Premier coup de pelle
Premier coup de pelle
Les fondations sont coulées dans le béton.
Les fondations sont coulées
dans le béton.

Fête des solidarités à Saint-Pierre-Le-Vieux

Le samedi 11 octobre dernier, à Saint-Pierre-le-Vieux, une joyeuse agitation règne à l’intérieur et autour de la salle des fêtes ce matin-là. Deux grands chapiteaux ont été dressés à l’extérieur. Tout doit être prêt pour l’ouverture de la deuxième Fête des solidarités. Et tout sera prêt. Même le soleil est de la partie !

Comme l’an passé à Trambly, chacun sait ce qu’il doit faire pour être le plus efficace possible. Avec l’aide, la veille, d’un groupe d’élèves et de leur professeur du lycée professionnel de Vérosvres, tout sera prêt à temps : la Table ronde qui réunira différents groupements ou associations solidaires, les ateliers pour enfants (bricolage, laine feutrée, jeux divers, contes en présence de l’auteur) ou pour adultes (vannerie, tricot, cuisine…), le coin « troc de plantes et de légumes » et la Gratiferia où chacun « apporte ce qu’il peut, emporte ce qu’il veut ». Mais oui ! Parmi tous les objets, les livres et les vêtements collectés les jours précédents, on peut choisir et emporter tout ce que l’on veut, même si l’on n’a rien pu apporter. Beaucoup de nouveaux venus hésitent : la gratuité, aujourd’hui, déconcerte… On découvre le principe de la Gratiferia avec une certaine surprise, puis un réel plaisir à fouiller parmi tout ce qui est présenté. Aujourd’hui, tout est gratuit, même les crêpes au son du piano mécanique, l’après-midi. Cette année, la « librairie » a du succès. Livres et albums partent vite. Et le repas partagé, qui succède à l’apéro en musique, est bien sympathique avec tous les plats salés ou sucrés apportés par les uns et les autres. Il y aura, dans l’après-midi, en même temps que les ateliers, d’autres groupes de musiciens et un bal folk improvisé. Et la soirée se terminera, dans une ambiance très chaleureuse, par la dégustation des « soupes d’ailleurs pour gens d’ici » de l’atelier cuisine. Mais qui est à l’origine de cette fête ? C’est l’association « Villages solidaires en Haute-Grosne » qui a pour but de développer des solidarités plus actives sur notre territoire. Celle-ci s’est donné pour mission d’initier, de développer et de soutenir la solidarité, la coopération et les échanges entre tous. Qui ne se sentirait pas concerné ? « Tout seul, on va plus vite, mais… ensemble, on va plus loin. »

Pour plus d’information

Tél. 06 77 30 29 81
villagesolidaires@sfr.fr