Noël : accueillons l’enfant Jésus !

Les questions soulevées par l’actualité – des milliers de personnes qui fuient la guerre et les persécutions ; des frontières qui se ferment et des barrières qui s’érigent – nous interrogent tous sur notre notion d’accueil en ce temps où nous fêtons la venue de l’Enfant Jésus.
Aujourd’hui, nous entendons souvent des paroles telles que « On ne peut pas accueillir toute la misère du monde », « C’est déjà la crise chez nous alors avec des émigrés…»… L’indifférence, voire même la peur de l’autre, ce sentiment «d’invasion » largement relayé par les médias deviennent presque banalisés. Mais a-t-on perdu toute humanité ?
Essaie-t-on de comprendre que derrière ces chiffres et ces mouvements de foule se distinguent des hommes, des femmes, des enfants avec une histoire, souvent difficile. Si l’on remettait un peu d’humanité derrière tout ça ? On ne quitte pas tout, pour parcourir des milliers de kilomètres à pied sans raison… On le fait pour protéger les siens, dans l’espoir d’une vie meilleure. Joseph l’a fait pour protéger sa famille : « Lève-toi, prends avec toi l’enfant et sa mère, et fuis en Égypte » (Mt 2, 13) ; l’enfant Jésus aussi est un réfugié !
Alors, si nous pouvons donner un peu de notre bien ou de notre temps, pour accueillir dignement ces personnes, il faut savoir saisir cette opportunité ! La rencontre est parfois complexe mais toujours enrichissante, alors osons jouer cette carte de la solidarité !
Dialogue, partage, convivialité, « vivre ensemble » tout simplement, n’est-ce pas ça, l’Esprit de Noël ?

Cette fin novembre ne nous laisse pas de repos citoyen, il est difficile, à ce jour (le 16) et en si peu de temps, d’aller au-delà de l’émotion collective.

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Une chouette association

« Face aux épreuves de la vie, j’ai eu la chance de faire de très belles rencontres qui m’ont amenée à voir les choses différemment et à vivre ma vie autrement. » C’est ainsi que Martine Bonhomme décrit le cheminement qui l’a conduite, après le décès de sa fille, à créer l’Étoile filante 71. Une maladie, du fait de sa rareté, n’a pas pu être décelée à temps et a évolué vers une pathologie trop avancée pour être guérie.
Le but de cette association, née en avril 2015 à Tramayes, est double : elle veut contribuer à la recherche sur les maladies dites orphelines. Elle veut aussi apporter un soutien, un bien-être, une évasion à de jeunes malades hospitalisés. À partir d’un petit noyau de connaissances, un groupe a grandi et continue de s’étendre. Un grand élan de générosité et de solidarité s’est constitué.

De chouettes objets

L’idée, c’est de fabriquer de jolis objets de toutes sortes sur le thème de la chouette, choisie pour emblème, « pour que la vie soit plus chouette. » Les variations sont infinies. Ces réalisations ne sont pas vendues à proprement parler. Il n’y a pas de prix indiqué. On choisit ce qui plaît et on donne ce qu’on veut. C’est une conception particulière de l’échange.

Utiliser les compétences

Ces objets sont le fruit de talents très divers : dessin, peinture, couture, tricot, origami… Ils peuvent être confectionnés à domicile, mais un atelier fonctionne tous les vendredis à Tramayes. J’y ai rencontré une dizaine de personnes qui s’activent dans une ambiance conviviale, où chacun trouve sa place, quelles que soient ses compé- tences. Certaines bavardent en pliant consciencieusement de petits papiers. Une autre participante, détentrice d’un CAP de couture, se concentre sur son ouvrage. Certaines expliquent qu’elles craignaient de ne rien pouvoir apporter, mais elles ont pris confiance en elles. Il existe d’ailleurs une forme de coopération, le même objet pouvant passer dans plusieurs mains.

Des motivations diverses

La plupart des personnes insistent sur la qualité de la « cause. » « On sait où va aller l’argent. » On me parle d’une « générosité de la personne » plutôt que d’une « générosité pécuniaire » (donner de sa personne plutôt que simplement de l’argent.) Une dame insiste sur la coïncidence entre son désir altruiste et le plaisir de coudre. D’autres mettent l’accent sur les rencontres : « On voit les copines. On découvre des gens différents, qu’on n’aurait pas connus autrement ».
Ces objets seront proposés le 20 décembre au marché de Noël à Tramayes.

Fête des solidarités, solidarités en fête

Un des points forts de la journée fut la Table ronde de la matinée, qui rassembla une cinquantaine de personnes autour des élus locaux, du député, du service mobilité du Conseil régional et des représentants d’associations. Le thème de la discussion était le suivant : Comment se déplacer en milieu rural quand on n’a pas de voiture ou qu’on ne peut plus conduire ? Le public participa activement au débat et la nécessité de travailler ensemble s’est imposée.
Un groupe de travail a été créé, que vous pouvez rejoindre si vous êtes intéressé (Tél. 06 77 30 29 81).
L’apéro musical, le repas partagé à midi et les « soupes d’ailleurs pour gens d’ici », le soir, ont été aussi appréciés que les autres années, comme l’ont été, tout au long de l’après-midi, les différents ateliers proposés aux petits et aux grands, les intermèdes musicaux ou théâtraux, les contes et les jeux.
N’oublions pas la Gratiferia ou « foire gratuite » qui connut un succès plus grand encore que l’année précédente. Rendez-vous l’année prochaine !

Retour sur notre messe du 15 août 2015

En effet, ce n’est pas moins de trois cents personnes qui sont venues à Saint-Pierre-Le-Vieux, sur la place ombragée par les platanes, et qui se sont retrouvées pour participer et animer la fête de notre Vierge Marie.
Une fois l’eucharistie terminée, et pour ne pas perdre les « bonnes » habitudes, tout le monde s’est installé autour des tables mises à disposition, pour partager un petit verre de blanc, de rosé ou encore de jus de fruit accompagné de la brioche « Sampiarrire » et en profiter pour échanger sur les dernières nouvelles de nos treize villages.
Un grand merci à tous les bénévoles qui ont assuré la bonne logistique, le bon déroulement avant, pendant et après notre messe pour permettre à notre père Leconte d’officier dans les meilleures conditions.
Rendez-vous est donc donné le 15 août 2016, mais cette fois à la Madone de Clermain…

Le synode diocésain s’ouvre dans « la joie du serviteur »

Dès notre arrivée à 10 heures, notre paroisse, représentée par une vingtaine de membres, se rassemble sous la bannière de notre doyenné du Mâconnais, pour ensuite rejoindre les autres doyennés du diocèse dans l’église de la Réconciliation afin de participer à la messe présidée par monseigneur Benoît Rivière. Impressionnant et difficile de se serrer parmi quatre mille personnes ainsi rassemblées en provenance des quatre coins du diocèse.
À l’issue de la messe, nous sommes invités à rejoindre l’un ou l’autre des vingt-huit « bivouacs » prévus pour nous ressourcer, nous qui sommes un peuple en marche : « des animations y sont proposées, témoignages, jeux, théâtre, concerts… pour décliner la joie du Serviteur » ; lesquels choisir, sachant qu’après la messe qui s’est terminée vers 11h30, nous retournerons à l’église à 16 h… non sans avoir « cassé » une petite croûte…
Pierre a ainsi rejoint le débat interreligieux, au cours duquel un rabbin, un imam, un lama ainsi que Benoît Rivière ont témoigné, chacun au travers de sa propre religion, de la joie du serviteur, comme source de vie. Ces témoignages avaient été précédés d’une présentation de ce groupe interreligieux qui se retrouve, depuis plusieurs années, une fois par mois pour échanger, dans le respect des convictions religieuses de chacun, sur l’un ou l’autre des aspects de sa propre foi, en dehors de toute considération dogmatique. Il s’agit bien alors de partages de vie d’où émanait de nos interlocuteurs une sincère joie, appuyée de beaucoup d’humour dans les propos.

Les cinq sens mènent à la joie

Pour Josyane : premier arrêt au bivouac qui passe un film relatant la vie de frère Roger, fondateur de Taizé, puis passage à celui nommé Chemin de vie, chemin de foi, témoignages de personnes qui ont rencontré le Christ dans leur vie ; de retour dans l’allée centrale, je vois un groupe qui chante et qui danse, et qui m’interpelle par la joie qu’il dégage. Oui, c’est une expression de la joie du serviteur. Soudain, le mot « joie » m’envahit: pourquoi ne pas aller au bivouac « La joie par les cinq sens » pour une piqûre de rappel ? Assises sur un banc, sous une tente, nous sommes ainsi plusieurs à redécouvrir à travers l’odeur de la joie, le son de la joie, sa texture, son arôme, son image, comment être dans l’instant présent ; à apprendre – à s’offrir – des moments de plaisir simple ; à chercher à se créer ces petits moments de joie avec nos sens. Cette joie du serviteur qui nous poussera à faire un pas vers l’autre. Cette joie m’a accompagnée aussi lorsque nous ont été lues les béatitudes au cours de la prière de clôture de la journée et lorsque nous avons tous dressé nos cierges allumés en chantant.

Une rentrée qui fait la part belle à la convivialité

La journée a débuté beaucoup plus tôt pour certains d’entre nous. En effet, une quinzaine de courageux (trois de Saint-Point, deux de Clermain et neuf de Tramayes) ont rejoint Saint-Point à pied ou fait le tour du lac. Malgré quelques lacets qui auraient pu être évités ou un chemin embroussaillé qui a nécessité de faire un petit demi-tour, les marcheurs sont arrivés à midi, le sourire aux lèvres, ravis de leur marche par cette belle matinée ensoleillée.

Le festival des gourmands

Nous étions une cinquantaine à les attendre et les tables ont vite été dressées et l’apéro, offert par la paroisse, servi. On échange les nouvelles de l’été, de la rentrée, on fait connaissance. L’ambiance est conviviale. Puis, chacun trouve une petite place à table et partage son pique-nique avec ses voisins en poursuivant la conversation. Aucun gourmand n’est resté sur sa faim : la farandole des gâteaux était, cette année encore, bien achalandée ! Après un petit café, les tables sont rangées et on se rassemble autour d’André pour répéter quelques chants en prévision de la célébration. Puis Jean-Pierre prend la parole. Ce début d’année est marqué par l’ouverture du synode, le 4 octobre à Taizé. Jean-Pierre nous explique ensuite qu’après un petit sondage auprès de l’équipe paroissiale, il a sollicité quelques personnes pour participer, au nom de la paroisse, à l’assemblée synodale qui se réunira cinq fois en 2016 et 2017. Quatre personnes – deux hommes et deux femmes – ont dit oui. Il s’agit de Marie-Ange Chuzeville de Germolles, MarieThérèse Denogent de Saint-Léger sous la Bussière, Bernard Cateland de Saint Pierre le Vieux et de Guillaume Moraël de Brandon. Tous les quatre ont accepté cet engagement avec le désir d’aller au-devant des autres et de participer à une réflexion autour des problématiques de l’Église par l’écoute, l’analyse et la transmission.
Pour notre part, nous sommes tous invités à constituer des équipes synodales de terrain pour faire remonter au synode nos réflexions, propositions, interrogations qui alimenteront le travail de l’assemblée.
Notre petit temps d’échange sur la vie de la paroisse s’est achevé par l’intervention de notre trésorier, Pierre Levin. Il a rappelé que notre nouvelle maison paroissiale, maintenant opérationnelle, a endetté la paroisse pour cinq ans. Tous les dons sont donc les bienvenus, de préférence via le formulaire papier, car, sur le site du diocèse, les dons sont difficiles à cibler.
Après la messe, joyeusement animée par André, chacun a repris son chemin, fort des moments partagés.

Oser la vie

Téléthon, Bol de riz, Soupes partagées… nos différents villages savent répondre aux appels de solidarité en des temps difficiles, comme en cette fin d’année 2015. Oser la vie, la fêter chaque fois que l’occasion se présente, résister avec humour et connivence… Bonne année 2016 de la part de l’équipe de rédaction de votre bulletin des Saints-Apôtres en Haute Grosne, avec le merci pour les bons échos que nous avons reçus, y compris financièrement lors de la dernière relance au grand soulagement de nos trésorier et comptable!

La dernière leçon

« Ce sera donc le 17 octobre. » La décision tombe comme un couperet. Mireille vient d’annoncer à ses enfants sidérés la date de sa mort. Une mort programmée. Et une date choisie. « Pour déranger le moins possible ».
Militante de l’association «Pour le droit de mourir dans la dignité », Mireille veut, à 92 ans, choisir le moment de « sa » mort, en toute conscience et en toute sérénité.
Ancienne sage-femme, elle sait « le bon moment des choses en devenir ». Et le temps de partir est venu. Elle est si lasse…
La dernière leçon? C’est celle que cette femme énergique et lucide, bien que fragilisée par les ans, mère et grandmère aimante et aimée, va donner à sa fille pour que celle-ci finisse par accepter sa décision et l’accompagne jusqu’au bout.

« Il faut m’aider maintenant. »

Cette demande d’aide, d’accompagnement, ne sera pas celle qu’on attendait. Le compte à rebours a commencé et tout au long des jours qui lui restent à vivre, c’est la mère qui va accompagner la fille, la familiariser avec la notion de mort prochaine, l’aider à « apprivoiser » cette idée, à dédramatiser la situation, à la regarder comme quelque chose de naturel.

« C’est ainsi, ma chérie. C’est dans l’ordre des choses. »

Cheminement difficile pour « l’élève », passionnément attachée à sa mère. Incompréhension, refus, désespoir, exaspération, souffrance d’un côté. Et de l’autre, patience, tendresse, douceur, apaisement, compréhension. Et humour. Et même gaîté.
« Tu m’apprenais ta mort comme tu m’avais appris à manger et à écrire, me corrigeant, me reprenant, prête à voler à mon secours… »
Et puis un jour : « C’est inouï ce qui est en train de se passer, maman. Incroyable ce que tu me fais faire… le chemin que tu me fais parcourir… »
Après la rébellion, la lente acceptation. Et plus tard, « un vide, rendu miraculeusement paisible »
Universitaire, écrivain et philosophe, Noëlle Chatelet a voulu, à travers le souvenir des derniers jours de sa propre mère, Mireille Jospin, poursuivre le combat de celle-ci : obtenir, des législateurs, le droit, pour les personnes âgées en fin de vie, de partir sans souffrance. La « leçon de mort » est devenue une magnifique « leçon de vie ». C’est aussi une inoubliable leçon d’amour entre une mère et sa fille.
Ce livre, paru en 2004, a reçu le Prix Renaudot des Lycéens.
Le film, tiré du livre, est sorti en novembre 2015, avec Marthe Villalonga et Sandrine Bonnaire dans les rôles principaux. J

Cent choristes… pour la maison paroissiale

Cent choristes chanteront pour la maison paroissiale le samedi 23 janvier à l’église de Trambly. Ce concert réunira, ce soir-là, à 20h30, trois ensembles vocaux : la chorale « A Piacere » de Crêchessur-Saône et Prissé, la chorale du « Val d’Arconce » de Paray-le-Monial, et le chœur d’hommes du Charolais Brionnais, trois ensembles très différents et aux répertoires des plus variés. À Piacere qu’on ne présente plus, puisque cette chorale est déjà venue chanter l’année dernière à Trambly ; la chorale du Val d’Arconce que l’on aura le plaisir de découvrir, et surtout ce fameux Chœur d’hommes, ensemble original et impressionnant d’une quarantaine de chanteurs, qui vaudra à lui seul le déplacement. Avec Bernard Renaud et André Forest à la baguette, c’est une belle soirée qui s’annonce. Ce sera surtout l’occasion non seulement d’entendre de beaux chants, mais aussi de faire un geste en contribuant ainsi au financement de notre maison paroissiale. Le 23 janvier, une date à retenir absolument.