Nous serons présents à Taizé le dimanche 4 octobre 2015

Tous les catholiques de Saône-et-Loire sans exception, qui peuvent se déplacer, et les amis que vous inviterez à vous suivre, sont attendus le dimanche 4 octobre 2015 à Taizé, pour la grande fête diocésaine intitulée: « dans la joie du Serviteur ». La messe sera concélébrée par les prêtres du diocèse autour de l’évêque avec l’ensemble du peuple de Dieu, à 10 heures. Il est important de réserver déjà cette date du 4 octobre sur les agendas et de commencer à s’inscrire.

Par notre présence, nous manifesterons notre désir de cultiver et de rayonner la foi et l’espérance en ces temps difficiles et cruciaux de l’histoire du monde. Nous donnerons le témoignage de notre joie d’être chrétiens aujourd’hui. Au terme de cette journée sera ouverte le synode diocésain.

Je vous demande de faire connaître autour de vous cette grande fête diocésaine. Merci beaucoup d’avance.

Comment vivons-nous la Pâque ?

n°96 – juin 2015

Méditons un peu la Passion de Jésus : La trahison de Judas, déçu par ce royaume qui n’apparaît pas, les apôtres qui dorment et puis s’enfuient, le reniement de Pierre, Marc qui se sauve nu… Tous laissent leur maître dans l’isolement le plus complet. Pour eux, ils voient la passion comme un fiasco total. Jésus meurt dans la déréliction.
Et voilà, les apôtres, ces épaves, vont se transformer, se transfigurer en quelques jours, envahis, submergés. Ce sont eux, seuls, qui ont vécu l’impensable, cette présence de Jésus au milieu d’eux… Comment l’imaginer et la dire? Eux, les apôtres, la disent, la proclament. Ils vont mourir en annonçant cette « résurrection », celle de Jésus et la leur… On ne se fait pas tuer pour une imposture.
Et nous, comment la vivons-nous, cette résurrection? Elle s’adresse à ce qui est le plus profond en nous : une impression de présence dans le regard de l’autre, une communauté qui va se révéler fortement certains jours… Notre Pâque !

Lire le bulletin (PDF)

«Nous voulons restaurer le patrimoine de la commune»

Trois fois par an, aux alentours de Pâques, du 14 juillet et du 15 août, a lieu le grand « déballage » de l’association. Amateurs
de « vieilleries » et simples curieux s’y pressent. Et si l’on n’y trouve pas toujours ce que l’on était venu chercher, il est bien
rare qu’on n’en reparte pas avec une chose à laquelle on n’avait même pas pensé !

Pourquoi avoir créé cette association en 1995 ?

Il y avait, à l’époque, de gros travaux à effectuer dans le clocher et pour les financer, on eut l’idée de proposer un vide-greniers. On pouvait y trouver, alors, de belles pièces ! On recommença l’année suivante et petit à petit, une équipe se constitua. On récupéra tant de choses que l’on passa d’une brocante annuelle à trois ! Il y a même, dans la rue de l’Église, un dépôt permanent où l’on peut dénicher l’objet cherché ou inattendu, à condition de sonner en face, chez Marinette et Jean Deborde, deux des piliers de l’association.

Quels sont les objectifs de celle-ci ?

Il s’agit de rénover ou d’améliorer le patrimoine de la commune et par là, de le sauvegarder. Église, lavoirs et croix de hameaux en ont bénéficié, ainsi que trois tombes abandonnées, intéressantes de par leurs sculptures, des panneaux de papier peint exceptionnels que l’on peut voir à la mairie, créés par Dufour, l’inventeur de celui-ci (un Tramayon !), le cadastre napoléonien ou la vieille horloge de l’hôpital. Parmi les réalisations terminées, on peut citer l’accessibilité de l’église aux personnes handicapées et la mise en conformité de la chaufferie de celle-ci.

Et ses projets ?

D’autres lavoirs et d’autres croix de chemin sont à rénover. Nous aimerions aussi repeindre l’intérieur de l’église et changer le moteur des cloches.

Tout cela grâce à qui ?

Grâce à une équipe de bénévoles très impliqués dans un travail permanent de récupération, de tri et d’organisation en vue des trois brocantes, de volontaires qui viennent donner un coup de main ponctuel ou d’artisans qui proposent véhicules et matériels. Grâce également à un habitant du village qui prête tous ses locaux pour le stockage ou la vente et à tous les donateurs, anonymes ou pas, qui apportent régulièrement les objets dont ils n’ont plus besoin.

Brocante
Brocante

Qu’appréciez-vous le plus, au sein de cette association ?

Il y a, bien sûr, la curiosité de découvrir le contenu des cartons que l’on nous apporte et la surprise ou l’amusement à l’ouverture de ceux-ci. Mais il y a surtout cette occasion exceptionnelle de créer ou de renforcer des liens amicaux en travaillant ensemble pour la sauvegarde de notre patrimoine.

Lettre à tous les catholiques de Saône-et-Loire

E n ce jour de Pentecôte 2015, des adultes de notre diocèse reçoivent la marque du don de Dieu dans le sacrement de la Confirmation. C’est dans la lumière de cette fête que je vous annonce l’ouverture prochaine d’un synode diocésain, le dimanche 4octobre prochain à Taizé. Il sera clôturé le dimanche 26 novembre 2017 en la Fête du Christ Roi de l’Univers. Le but de ce synode consiste à discerner et à mettre en œuvre ce qui placera mieux l’Église en Saône-et-Loire dans le courant de la charité du Christ, pour une nouvelle annonce de l’Évangile. Il durera un peu plus de deux ans au cours desquels je vous engage à aller davantage les uns vers les autres, et vers ceux qui ne partagent pas la foi chrétienne, pour écouter ce qui vient de la part du Seigneur. Il s’agira de nous ancrer ensemble plus profondément dans la foi des apôtres. L’Esprit Saint est à l’œuvre partout, dans les lieux de tensions, dans les lieux de souffrance, dans les lieux de réconfort et d’amitié, dans les lieux de prière et dans l’expérience des sacrements. C’est pourquoi le synode diocésain s’intitulera: « ancrés dans la vie, à l’écoute du Seigneur, aller au cœur des frères… » Tous les catholiques sans exception sont conviés à participer, d’une façon ou d’une autre, à la démarche du synode, en se réunissant dans des petites équipes de réflexion et de partage, largement ouvertes, qui s’appuieront sur la prière et le respect les uns des autres. Elles feront part au secrétariat du synode (synode@adautun.fr) de leurs expériences, de leurs questions, de leurs projets et des lumières de foi qu’ils recevront. Je vous demande de prier avec moi pour que nous soyons ouverts à l’Esprit Saint, et que nous servions en ce temps-ci le beau projet de salut que Dieu réalise en son Église et qui est le projet de salut pour le monde entier. Nous demandons la grâce de progresser ensemble dans la charité du Christ, de gran- dir dans la joie de l’espérance que Dieu donne et d’être fortifiés dans la foi de l’Église. Ainsi nous deviendrons mieux les disciples et les témoins du Christ. Je vous souhaite une très belle fête de Pentecôte.

La visite de l’évêque, vue par quelques paroissiens

Pierre Lapalus

« Il s’est montré désireux de connaître ce qui se vit chez nous. Il est conscient de la diminution de la pratique religieuse, en particulier chez les jeunes. Il est ouvert à d’autres formes d’expression de la foi. »

Alexandra Desroches

« On a appris à le connaître. Ça casse un peu les barrières. Les enfants ont abordé avec aisance des questions existentielles. Il a répondu simplement, sans craindre d’aborder tous les sujets. »

Hélène

« Il a fait preuve d’une grande simplicité, d’une grande humanité, d’une grande compassion. Il désire aller sur le terrain. Il s’intéresse aux réalités de la vie. »

Simone Descombes

« Il est très accessible, il sait s’adapter au milieu dans lequel il se trouve. Il était à l’écoute de nos problèmes sans toutefois y apporter des solutions. Les Matourins l’ont bien apprécié. »

Visite de l'évêque
Visite de l’évêque

Yvette et Marcel Martin

« Il n’est pas compliqué à parler. Il semblait heureux d’être avec les enfants. Il ne s’attendait peut-être pas à ce qu’ils soient peu impressionnés par l’évêque. »

Marcel Augoyat

« Je suis très heureux et très fier de lui avoir serré la main. Je lui ai dit que j’avais lu beaucoup de livres de son grand-père, Claude Michelet. »

Une paroissienne

« J’aurais jamais pensé qu’un évêque pourrait me parler comme ça. »

Dieu est humour

Les auteurs de ce recueil d’histoires drôles ayant pour sujet la religion nous expliquent que Dieu est une grande source de joie. Pour preuve, ils évoquent la Parole de Jésus dans l’évangile de Jean: « Que votre joie soit parfaite », et aussi celle de Paul: « Réjouissez-vous dans le Seigneur ». Ils disent que Jésus participait aux fêtes jusqu’à se faire reprocher par ses ennemis d’être un glouton et un ivrogne.

Une autodérision salutaire

Dans La Vie du 15 janvier dernier, Isabelle Francq ose écrire : « Rire de tout, c’est sérieux. L’humour semble devenu une vertu théologale que tous les croyants devraient impérativement cultiver ». Elle constate même que les chrétiens en général tolèrent les dessins d’humour qui remettent en cause leur foi; cela n’ébranle pas leur espérance. La dérision pourrait donc être une manière d’échapper au dogmatisme, de prendre une juste distance avec soi-même et avec les choses, de rester critique. L’humoriste catholique Étienne Moulron, créateur de l’association La maison du rire et de l’humour à Cluny, veut voir dans le mot humour la réunion de l’humain et de l’amour. Quant à Piem, il affirme: « Dieu a le sens de l’humour, ce sont seulement les occasions de sourire qui lui manquent! »

Les histoires contenues dans ce livre sont plutôt gentilles, sans agressivité. En voici quelques exemples, parmi les plus courtes :

Un garçon d’une famille nombreuse, à la question « Qui est votre prochain? » : « Le petit frère qui va naître dans un mois. »

La catéchiste demande ce que veut dire le mot «Amen » à la fin de la prière. Un enfant répond : « C’est comme quand je clique sur: envoyer. »

Samuel, 5 ans, assiste au chemin de croix. On énumère et on suit la première station, deuxième station, troisième station, etc. À la sortie de la célébration, il demande à sa maman: « Dis maman, pourquoi est-ce qu’ils allaient toujours chercher de l’essence ? » (authentique)

Le comble de l’avarice : regarder la messe à la télévision et éteindre le poste pendant la quête.

Du cardinal Suenens : « Vous voulez que l’église soit parfaite? N’y entrez pas. Elle ne le serait plus! »

Un journaliste demande à un jésuite: « C’est vrai que, quand on vous pose une question, vous répondez par une autre question? » ; « Qui vous a dit ça ? »

Un enfant de 3 ans apprend qu’un ami de la famille va être ordonné diacre : « Maman, est-ce qu’on peut aussi être ordonné clown? » (authentique)

Il paraît que l’expression: « Je ne vais pas attendre 107 ans » vint du délai qui a été nécessaire à la construction de Notre-Dame de Paris. Les Parisiens trouvaient que c’était trop long. Au Moyen Âge, ils étaient déjà pressés !

Dieu est humour
Dieu est humour

Laïcité ! Faut-il encore en parler ?

Depuis les terribles événements du 7 janvier, pas une seule chaîne de télé n’a voulu être en dehors de la discussion du
moment, les radios non plus, et les journalistes de presse écrite sont venus ajouter leurs articles souvent très intéressants: la laïcité est devenue le mot remède à tous nos maux.

Sans aucun doute, ils ont raison, mais trop c’est trop, et l’on a vu des actions souvent malvenues se multiplier, juste parce que les propos avaient été mal compris… c’est dommageable pour notre société.

L… iberté d’expression, mais pour tous. Une peur que cette liberté ne réveille le racisme toujours latent et bien ou mal caché au fond du cœur de chaque citoyen. Ma grande peur: que nos frères musulmans et juifs en payent le prix fort.

A… ccueil, de tous au sein de nos communautés, accueil de l’autre avec ses richesses avec ses peurs d’exclusions.

Ï… toujours au milieu comme pour se montrer parce qu’il pense avoir raison envers et contre tous, ou peut- être juste parce qu’il est différent et qu’il devient la cible à détruire absolument…

C… itoyenneté, cette qualité que nous acquérons à la naissance, si importante à faire découvrir aux jeunes, mais aussi camaraderie, copain, cette notion si chère à nos enfants : « C’est pas un noir, c’est mon copain », répond un petit garçon de 5 ans !

I… llusion. Est-il vraiment illusoire qu’un jour nous puissions vivre ensemble ICI dans nos villages, sans montrer du doigt les quelques étrangers que nous rencontrons ? Le vivre ensemble, dit-on aujourd’hui. Un nouveau nom commun… qui devrait bien devenir réalité.

T… olérance… le maître-mot de notre société, celui qui permet ce « vivre ensemble ». Tolérer que l’autre ne pense pas comme moi, même si cela me heurte. Accepter la discussion, accepter la confrontation, et s’ouvrir à ses idées.

É… clairage qui peut donner à nos vies un nouveau sens, une nouvelle orientation. Éveiller les enfants à une meilleure connaissance de l’autre, garder chez eux ce qui est spontané. J’avoue avoir eu peur de voir renaître le combat d’un autre temps qui a tristement marqué notre jeunesse, cette époque où « la laïque » était un terme péjoratif, où « l’école libre » se croyait supérieure, mais j’ai eu peur aussi de ne plus pouvoir être aux yeux des autres ce qui fait la spécificité et l’important de ma vie : un chrétien. Et pourtant, c’est dans l’évangile que nous trouvons la loi universelle qui devrait régir le monde : «Aimons-nous les uns les autres».