Inauguration de la maison paroissiale

Une nouvelle maison dédiée à la rencontre

Et maintenant! Qui a les clés ?

Avec Jean-Pierre Leconte le curé, Colette Dubuis et Pierre Levin (secrétariat et comptabilité), André Forest (contact avec les artisans), Denise Forestier (contact catéchèse)

  • Un téléphone avec répondeur 0980385374
  • Deux permanences: le jeudi matin à partir de 10 heures, le mardi à partir de 17 heures avec Colette. D’autres sont à l’étude, surtout en fin d’après-midi.
  • Une boîte aux lettres, à l’entrée du parking, accueille vos messages écrits: elle est relevée chaque jour.
  • L’adresse email: saintsapotres@free.fr
  • À l’entrée: renseignements et calendrier des messes sont affichés.
Premier coup de pelle
Premier coup de pelle
Les fondations sont coulées dans le béton.
Les fondations sont coulées
dans le béton.

Des livres qui nous bousculent

Il faut lire le roman de Maylis de Kerangal, Réparer les vivants : un plaidoyer pour les greffes, et notamment la greffe du cœur. Simon a 20 ans. Sa passion, c’est le surf. Au retour d’une « session », l’accident se produit… Et nous allons suivre chacun des acteurs de ce drame depuis le médecin anesthésiste qui reçoit Marianne, la mère de Simon, jusqu’à Claire qui sera l’heureuse bénéficiaire de cette tragédie. « Le cœur de Simon Limbres migrait dans un autre endroit du pays, ses reins son foie et ses poumons gagnaient d’autres provinces, ils filaient vers d’autres corps ». Que subsistera-il dans cet éclatement de l’unité de son fils ? Comment raccorder sa mémoire singulière à ce corps diffracté ? Cette interrogation d’une mère submergée par la douleur traduit l’atmosphère de ce récit où la douleur, la froide description des actes médicaux, le professionnalisme des différents acteurs se mêlent à la vie de tous les jours.
C’est avec autant d’émotion que vous découvrirez le dernier roman de Franck Pavloff, L’Enfant des marges. C’est une sorte d’autobiographie. Depuis la mort de son fils, Ioan s’est réfugié dans un mas des Cévennes où il passe son temps à redresser des murets, pour oublier que le bonheur a existé… Un SMS de sa belle-fille vient le cueillir au cœur de sa solitude égoïste. Son petit-fils, Valentin, est parti à Barcelone pour fuir une vie dont il ne veut plus ! Et sans réfléchir, il prend la route. Comment le retrouver au milieu de tous ces déçus qui logent dans des squats, fabriquent des cocktails Molotov, ou réalisent des spectacles de rue ?
Il questionne, et au fil des rencontres c’est son passé qu’il va devoir appréhender. Une visite inattendue de la Sagrada Familia nous laisse ébahis. Et la rencontre de l’ange d’or… sur cette place de Barcelone, l’ange qui va enfin prendre la parole : « Il faut que je te dise, c’est bon de savoir que le père de mon père est venu me chercher, c’est de la vie, merci Ioan».

Portrait d’une peintre juive oubliée, morte en camp de concentration

Un autre roman a marqué la rentrée littéraire, il a d’ailleurs obtenu le prix Renaudot : Charlotte, de David Fœnkinos. L’émotion tient au sujet lui-même. Charlotte jeune artiste peintre, de famille juive, dont l’écrivain découvre l’œuvre bouleversante. Traquée par les nazis à Berlin, elle se réfugie près de Nice où elle composera l’œuvre de sa vie « Vie ? ou Théâtre » où elle vivra une grande passion amoureuse. C’est en 1943, à l’âge de 26 ans, qu’elle finira ses jours en camp de concentration alors qu’elle était enceinte. L’auteur utilise un procédé d’écriture qui peut troubler le lecteur; vers libres, aux phrases très courtes, dont il affirme avoir eu besoin pour lui permettre de respirer!
Et n’oubliez pas de lire ou de relire les œuvres de Patrick Modiano, qui vient de recevoir le prix Nobel de littérature. Chacun de ses romans vous entraîne à la recherche du bonheur perdu à travers les rues et les quartiers de Paris.

Fête des solidarités à Saint-Pierre-Le-Vieux

Le samedi 11 octobre dernier, à Saint-Pierre-le-Vieux, une joyeuse agitation règne à l’intérieur et autour de la salle des fêtes ce matin-là. Deux grands chapiteaux ont été dressés à l’extérieur. Tout doit être prêt pour l’ouverture de la deuxième Fête des solidarités. Et tout sera prêt. Même le soleil est de la partie !

Comme l’an passé à Trambly, chacun sait ce qu’il doit faire pour être le plus efficace possible. Avec l’aide, la veille, d’un groupe d’élèves et de leur professeur du lycée professionnel de Vérosvres, tout sera prêt à temps : la Table ronde qui réunira différents groupements ou associations solidaires, les ateliers pour enfants (bricolage, laine feutrée, jeux divers, contes en présence de l’auteur) ou pour adultes (vannerie, tricot, cuisine…), le coin « troc de plantes et de légumes » et la Gratiferia où chacun « apporte ce qu’il peut, emporte ce qu’il veut ». Mais oui ! Parmi tous les objets, les livres et les vêtements collectés les jours précédents, on peut choisir et emporter tout ce que l’on veut, même si l’on n’a rien pu apporter. Beaucoup de nouveaux venus hésitent : la gratuité, aujourd’hui, déconcerte… On découvre le principe de la Gratiferia avec une certaine surprise, puis un réel plaisir à fouiller parmi tout ce qui est présenté. Aujourd’hui, tout est gratuit, même les crêpes au son du piano mécanique, l’après-midi. Cette année, la « librairie » a du succès. Livres et albums partent vite. Et le repas partagé, qui succède à l’apéro en musique, est bien sympathique avec tous les plats salés ou sucrés apportés par les uns et les autres. Il y aura, dans l’après-midi, en même temps que les ateliers, d’autres groupes de musiciens et un bal folk improvisé. Et la soirée se terminera, dans une ambiance très chaleureuse, par la dégustation des « soupes d’ailleurs pour gens d’ici » de l’atelier cuisine. Mais qui est à l’origine de cette fête ? C’est l’association « Villages solidaires en Haute-Grosne » qui a pour but de développer des solidarités plus actives sur notre territoire. Celle-ci s’est donné pour mission d’initier, de développer et de soutenir la solidarité, la coopération et les échanges entre tous. Qui ne se sentirait pas concerné ? « Tout seul, on va plus vite, mais… ensemble, on va plus loin. »

Pour plus d’information

Tél. 06 77 30 29 81
villagesolidaires@sfr.fr

Les visages de Noël

n°94 – décembre 2014

Noël aux mille visages…
Visages d’enfants au regard émerveillé.
Visages attendris des parents qui s’éclairent de la joie des enfants.
Visages gourmands et gestes impatients qui défont les paquets cadeaux.
Visages concentrés sur crèches de toutes les formes, des plus ambitieuses aux plus modestes.
Visages amoureux et reconnaissants de joies partagées.
Visages plus graves qui attendent une soupe populaire ou une obole de jour de fête.
Visages indifférents qui passent au milieu d’une liesse qui n’est plus la leur (un sourire, peut-être)
Visages étonnés d’être une fois encore invités à vivre la fête des autres.
Visages en prière qui attendent au-delà de toute impatience.
Visages tristes qui laissent entendre que, si fête il y a, eux n’en seront sans doute pas.
Visages de publicité inévitablement heureux ou, en tout cas, faisant semblant de l’être.
Et le mien que je ne vois pas et que d’autres voient

Lire le bulletin (PDF)

Quand un agriculteur devient écrivain…

Jean Dorin a écrit À flanc de coteaux: il raconte, avec beaucoup de sensibilité et de sens de l’observation, son enfance et sa jeunesse à Saint Pierre le Vieux. Il nous fait entrer dans l’intimité de sa vie de fils d’agriculteurs: les relations familiales, les travaux de la ferme, l’intensité de son amour de la nature. Il est devenu lui-même agriculteur. Je suis allée lui demander pourquoi il s’était lancé dans l’écriture de ce livre, une idée cadeau pour Noël !

Il explique que, s’il y a eu beaucoup d’ouvrages sur la vie à la campagne autrefois, on l’a fait la plupart du temps avec un regard extérieur. C’est rare qu’un agriculteur décrive cette réalité telle qu’il l’a vécue.
Il a donc voulu « écrire une page d’histoire pour laisser des traces, pour que les jeunes puissent connaître le contexte qui a permis de passer d’une agriculture ancestrale à une agriculture de production ». Dans un passé plus lointain, d’une génération à l’autre, il y avait peu de changement. On s’adaptait facilement. Mais ensuite, l’évolution fut très rapide. On était vite dépassé. Les plus âgés pouvaient se sentir dépossédés : ce n’était plus l’expérience qui comptait.

C’était mieux avant ?

Jean se dit heureux que le métier soit mieux considéré, que les paysans soient devenus des chefs d’entreprises. Il avoue que sa description du passé est un peu idyllique. Pourtant, il évoque avec une certaine nostalgie « un temps où on prenait le temps, des hivers où les corps pouvaient se reposer ». Maintenant, il y a plus de contraintes, plus de stress.

Vers l’altruisme

Au-delà de cet aspect purement professionnel, il souhaite aussi montrer comment ce qu’il a vécu dans sa famille et son village, en plus des engagements dans la J.A.C. (Jeunesse Agricole Chrétienne), a amené une évolution personnelle ; une capacité à prendre des responsabilités. Il est devenu maire.
Participer très tôt aux travaux de la ferme, cela allait de soi. On était ainsi habitué à l’effort, à se dépasser. Alors, s’il se réjouit qu’on ait évolué de la notion d’un Dieu juge à la notion d’un Dieu amour, il ne renie pas pour autant les valeurs du passé: « le sens du devoir, ça aide! ».
Il a aussi été influencé par l’exemple de la générosité de ses parents, allant jusqu’à ouvrir leur maison à des familles de réfugiés.

«?Ça fait du bien d’écrire! »

Jean s’est trouvé conforté, rassuré sur ses capacités, étonné lui-même de tout ce qui venait sous sa plume. Il se dit content que beaucoup aient apprécié son livre. Il encourage donc d’autres agriculteurs à faire de même !