Un village fier de sa ruralité

Depuis plus d’un siècle, la commune a évolué. Sa population a même augmenté sensiblement ces dernières années mais elle a su garder son caractère rural et agricole auquel elle reste très attachée.

L’annuaire de 1900 nous dit : Germolles canton de Tramayes, 335 habitants, superficie 722 hectares, dont 407 en céréales, 185 en prairie, 95 en bois, 1 en vigne, le peu de vin récolté est bon et bien fruité. Aujourd’hui la commune compte 135 habitants (en progression depuis le dernier recensement qui en comptait 115).

Germolles demeure une vraie commune rurale avec 6 exploitations agricoles orientées en bovins viande et caprins. De nombreuses maisons se rénovent, quelques villas ont été construites : c’est dans ce cadre que cinq nouveaux couples se sont installés à Germolles.
Dans ce petit village, on compte pas moins de cinq professeurs des écoles et quatre assistantes maternelles ! Parmi eux plusieurs sont au conseil municipal.
A côté des agriculteurs, quelques artisans sont installés au village : un maçon et une restauratrice ainsi que des activités artistiques : un luthier de guitare, une dentellière et un créateur d’objets en résine sont présents dans le village. Cependant le problème majeur reste le travail. Toutefois, Palmid’Or à Trambly, la fonderie à Matour restent des bassins d’emploi intéressants pour la commune.

L’école, c’est la vie qui continue

Grâce au regroupement des communes (SIVOS) les enfants du CP et CE1 peuvent avoir classe sur place… Les autres bénéficient du transport scolaire et se retrouvent à Trambly, Saint-Pierre ou Saint-Léger. Le fait d’avoir une école nécessite une cantine : les repas sont réalisés sur place par Mme Rabot depuis plusieurs années et appréciés par les élèves. «L’école c’est la vie assurée du village ! Longue vie à l’école » disait Paul Perraud (maire durant 30 ans de la commune).

Dans ce petit village, on compte pas moins de cinq professeurs des écoles et quatre assistantes maternelles ! Parmi eux plusieurs sont au conseil municipal.

 

Si vous alliez faire un tour chez Sophie ?

Denis Gilbert et son « théâtre pour tous » avec sa compagnie « à fleur de peau » donne des représentations à la salle des fêtes et organise pendant les vacances des stages pour les enfants. Et si l’on parlait de ce bar-restaurant pas comme les autres ! « Chez Sophie » Les germollins se retrouvent souvent pour faire la fête, et si j’ai bien compris les animations sont nombreuses et variées : La tartiflette de la saint Blaise en février, les grillades en juin, le beaujolais nouveau et son saucisson chaud en novembre… sont l’occasion de moments conviviaux !
Le concours de belote, le concours de pétanque, le vide-grenier et le méchoui rythment également la vie des Germollins.

Les membres du club du Val-de-Grosne heureux de se retrouver
Les membres du club du Val-de-Grosne heureux de se retrouver

Pour l’ensemble des activités sportives et ludiques, les jeunes se retrouvent souvent à Tramayes avec ceux des communes alentours.

Le club des aînés : une renaissance

Depuis 3 ans le club a pu repartir sur un bon pied sous l’impulsion de nouveaux retraités. Les réunions des 3es mercredis du mois rassemblent une vingtaine de personnes autour des traditionnels jeux de cartes, scrabble… Chaque année un repas au restaurant rassemble tout le monde, et en 2009 un voyage a été organisé avec SaintLéger et Tramayes.
En 2010 tous se sont retrouvés à Lyon pour un spectacle : « Noël à SaintPetersbourg ». C’est un moyen, m’a dit Marie-Ange, de faire rencontrer les gens du village.
Murielle, jeune assistante maternelle nouvellement installée à Germolles, m’a confié sa joie d’avoir trouvé une commune conviviale, où il fait bon vivre. Elle m’a dit comment ils avaient été accueillis chaleureusement. Ce qu’elle trouve important c’est que la municipalité fasse tout pour préserver la ruralité. Et cette même municipalité a su accueillir les jeunes arrivants au sein du conseil municipal. Si j’ai bien tout compris Germolles-sur-Grosne serait un petit coin de paradis !

Une église chère au cœur de ses habitants

Le père Fargeton, notre référence historique, nous dit : « on se trouve pour l’histoire de Germolles devant un problème. Le nom de la localité n’apparaît que fort tard, au moment de la construction du château de Gorze. » En tant que paroisse, Germolles est reliée à Tramayes. La très belle église date de la première moitié du XIIe siècle, remaniée au XVIe siècle et restaurée au XIXe siècle. Elle a gardé à la demande des habitants son style roman. Une particularité : son clocher est orné d’une superbe étoile… de David ? Sans doute un compagnon qui a laissé sa signature. Si vous voulez en apprendre plus sur l’histoire de Germolles suivez les balades de Jean-Luc Burnot (Les balades de la Girolle).

Le clocher orné d’une croix de David intrigue bon nombre de visiteurs
Le clocher orné d’une croix de David intrigue bon nombre de visiteurs

Porteur de journaux à la campagne

Quand vous trouvez votre quotidien dans votre boîte aux lettres, avez-vous parfois pensé à celui qui vous l’a apporté ? L’avez-vous déjà rencontré ? Que savez-vous de son travail ? Frédéric Broyer est porteur du Journal de Saône et Loire. Chaque matin, y compris le dimanche, il va chercher les journaux à livrer au dépôt de Charnay-les-Mâcon, entre trois heures et trois heures et demie.
A quatre heures, Frédéric attaque sa tournée : Saint-Point, Bourgvilain, Sainte-Cécile, Bergesserin, Curtil, Montagny-sur-Grosne, Tramayes, soit 210 kilomètres chaque jour, qu’il effectue en quatre heures environ. Tous les journaux doivent être livrés avant neuf heures et demie.

Qu’est-ce qui vous a incité à choisir ce métier ?

En fait, il ne s’agit pas d’un métier mais d’une activité complémentaire. J’utilise ma propre voiture. J’ai commencé il y a un an, avec 185 abonnés. J’en ai maintenant 205, tous de plus de cinquante-cinq ans. Le journal est encore bien lu dans nos campagnes.
C’est une activité qui me plaît énormément. J’aime travailler la nuit. Je dors peu et j’ai la chance de pouvoir bien récupérer.

Cette activité présente-t-elle des désagréments ?

Toutes les boîtes aux lettres sont accessibles. Les seules difficultés rencontrées sont liées aux périodes de neige ou de verglas. Certaines routes ne sont pas déneigées.
Un jour, en reculant, je me suis retrouvé coincé dans un fossé caché par des feuilles mortes, sans pouvoir m’en sortir, et ce, à quatre heures du matin ! C’est un cultivateur passant en tracteur à cette heure plus que matinale qui m’a dégagé de là.

Qu’appréciez-vous dans votre travail ?

J’apprécie tout d’abord la bonne ambiance qui règne au dépôt et la chance d’avoir une chef sympathique. J’apprécie ensuite le silence de la nuit et la tranquillité de nos routes de campagne.
Je peux rencontrer des lapins, des chevreuils et même des sangliers.
J’aime également les contacts humains. Il arrive que l’on m’attende pour échanger quelques mots et parfois m’offrir une tasse de café. Et si la rencontre est due au hasard, je m’aperçois avec plaisir que les gens sont heureux de me voir.

L’hygiène et l’accès aux soins pour les Népalais

L’association Manoj aide à l’accès aux soins, à l’amélioration de l’hygiène et apporte un soutien aux dispensaires au Népal (à la frontière de l’Inde et de la Chine).

C ette association porte le nom d’un petit garçon de 4 ans atteint d’une maladie cardiaque grave. Opéré trop tardivement, il décédera quelques jours plus tard.
Thierry Giraud, infirmier à Matour, est président de l’association qu’il a notamment présentée à Matour en décembre dernier.
Actuellement, Manoj finance la construction d’un bloc sanitaire dans le village de Mahabir. Là-bas, ni eau courante dans les maisons, ni toilettes. A la demande des habitants, l’association Manoj a financé la construction de toilettes avec trois WC et une nouvelle fontaine.
Manoj prévoit de construire de nouveaux blocs sanitaires et d’aider à l’achat de matériel médical pour les dispensaires et aide actuellement les personnes malades et éloignées des villes ayant besoin de consultation à accéder aux soins.

Comment soutenir cette association ?

Thierry est disponible pour toute demande de projections d’un reportage vidéo sur l’activité de l’association Epicéa France et de Manoj au Népal. Des ventes d’artisanat népalais et tibétain peuvent être organisées par les bénévoles. L’association recherche également des sponsors et des donateurs.

Contact

Association Manoj – 1, rue du Pré Clou – 71520 Matour
Site : http://thierry-manojnepal.blogspot.com/

Un jardin partagé à Tramayes

Les médias nous renvoient souvent une vision pessimiste de la nature humaine. Mais on peut aussi relayer d’heureuses nouvelles : des initiatives solidaires nombreuses ont bien lieu autour de nous.

C’est la matérialisation des réflexions du groupe « Vers des solidarités plus actives », suite aux campagnes des restos du cœur : un espace constitué de parcelles individuelles et d’un terrain collectif. La culture des légumes, fleurs, arbres fruitiers a été choisie pour servir de support privilégié à la lutte contre le « chacun pour soi » : travailler ensemble, rencontrer l’autre différent de soi, partager les connaissances et les biens (échanger ou donner des plantes, des fruits, du matériel…). C’est donc un brassage de populations qui est souhaité : jeunes et vieux, autochtones et nouveaux habitants, jardiniers émérites et débutants loin des méfiances et des préjugés.

Tout le monde est invité

Si une attention particulière est dirigée vers les personnes en difficulté physique ou mentale ou économique, tout le monde est invité. L’inverse correspondrait à une attitude de ségrégation et d’exclusion.
Les tout-petits de la crèche et les personnes âgées de l’hôpital ne viendront pas : ce sont les bénévoles du groupe qui iront à eux. Par contre, l’école et les garderies ont leurs coins réservés. En plus du jardinage, il est proposé aux enfants une ouverture vers l’observation et le respect de la nature végétale et animale.
L’accent est mis par François Dost (responsable) et Agnès Olivier (animatrice) sur l’inventivité et la lutte contre le gaspillage : compostage, récupération, recyclage, utilisation de moyens de fortune, adaptation des outils au handicap.
Les récoltes vont bénéficier entre autre à la cantine et aux restos du cœur.

En aparté

Lutter contre les inégalités, contre l’injustice, c’est une attitude difficile qui nous demande un changement intérieur. Spontanément, nous cherchons plutôt à oublier que d’autres souffrent. Et puis, « ce qui est à moi est à moi ! » On peut aider ses voisins. On peut aussi partager avec l’étranger, celui qui vit très loin, d’une manière différente de la nôtre. Les réalisations sont diverses. Elles se différencient des « actions charitables » du passé. Elles veulent préserver la dignité des personnes secourues. Elles cherchent à être innovantes, souvent festives, privilégiant une joyeuse convivialité.

Retrouvez les activités sur le blog du jardin : http://jardinpartagetramayes.blogspot.com

L’esprit de paix, une colombe qui nous veut du bien !

n°79 – mars 2011

La violence est en nous, oui, bien sûr… mais l’amour aussi : c’est notre foi et notre espérance ! L’esprit de paix ? Respect absolu de l’autre, quel qu’il soit, proche ou différent. Parti pris de bienveillance.
Ma grand-mère le disait à sa façon : entre les poires (qui acceptent tout…) et les mufles (trop sûrs d’eux et méprisants…), je préfère les poires !
Ce besoin d’aller vers l’autre ? A 1 ou 2 ans, oui, tendre les bras, c’est naturel. Mais souvent, les critiques, les moqueries, ou encore quelques mauvaises notes ou observations dures à l’école, peuvent repousser ce besoin vers le fond. Je vais construire mes défenses, adopter des comportements sociaux acceptables, me faire un personnage, c’est-à-dire cacher mon « ombre », ce vrai « moi » fragile. L’esprit de paix, n’est-ce pas permettre à chacun de révéler ce moi fragile, ces sentiments qu’on lui a souvent appris à cacher, ces besoins profonds parfois méconnus. Un exemple (petit mais fréquent) ? Marie, 6 ans, pleure parce que Paul, 8 ans, lui a cassé un jouet. Réaction possible de la mère : « Pleure pas, Marie, c’est pas grave… ». Résultat : Marie continue à pleurer et va se recroqueviller dans un coin. Autre réaction possible : « Je pense que tu es triste, Marie, raconte-moi… » Marie, se sentant reconnue, exprimera plus facilement sa tristesse et pourra se réconcilier avec Paul.
Cette aptitude à se mettre à la place de l’autre, appelons-la « empathie ». Une solide base pour l’esprit de paix. Non ?

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