Trambly, un village plein de vie

Connaissez-vous la rue Serpentine ? Le Travertin ? La Célestine ? Non ? Et vous pensez connaître Trambly ?

On entend souvent dire qu’à Trambly, on ne fait que passer. Et c’est vrai qu’à force de goûter à la départementale et à ses trop fameux ralentisseurs, on en oublie le village perché un peu plus haut autour de son clocher. Les occasions de monter au bourg ne manquent pourtant pas : l’école, la halte-garderie, la bibliothèque, la salle des associations, la mairie où siège la Communauté de communes, l’église et bientôt la balade «A cloche-pierres »… Excusez du peu ! Les apparences sont parfois trompeuses. Trambly donne de loin l’impression d’un petit village bien tranquille. Tranquille peut-être, mais petit … pas tant que ça, en réalité : on dénombre à ce jour plus de 400 habitants, avec pas moins de douze naissances en 2009 ! Et puis ne vient-on pas de fêter une centenaire et deux nonagénaires coup sur coup !
Le maire Jean-Paul Aubague n’en est pas peu fier ! Un petit village d’apparence tranquille… mais qui ne s’endort pas, loin s’en faut.
C’est vrai qu’à Trambly, en dehors du restaurant Le Relais de Trambly et du bar Le Tramblyron, il n’y a pas de petits commerces. Mais il y a pari gagné et sa zone d’activités florissante. On y travaille le bois (Vouillon), le métal (Abotech), la viande (Palmid’Or et Chez Jean-Louis), le lait (Cooplait). Plus de 250 salariés travaillent sur la commune.
L’entreprise Vouillon fabrique des charpentes traditionnelles, des maisons à ossature bois, des chalets, des poteaux et des poutres. Elle livre ses productions dans la région Bourgogne et en Rhône-Alpes à de petites entreprises ou à des particuliers. La demande est importante et le succès réel.
Palmid’Or est un abattoir en pleine extension. Chaque semaine, 40 000 à 50 000 canards sont abattus ainsi que 28 000 à 32 000 lapins. De 80 000 à 100 000 chevreaux arrivent là chaque année. L’entreprise emploie plus de 200 personnes du canton. Elle procède à des embauches régulièrement et recherche de nouveaux éleveurs. C’est une entreprise en plein essor qui sait se moderniser pour être toujours plus performante.
En fausse-plaine, Daniel Balvay élève des vaches laitières et Odile fabrique des fromages qu’elle vend sur le marché de Matour ou livre dans les environs et jusqu’à Bourg-en-Bresse ou Lyon. Odile aime son travail quotidien et les rencontres sur le marché. Elle regrette cependant de ne pouvoir, faute de temps, s’impliquer davantage dans la vie du village.
Trambly est un village où il fait bon vivre.

Les réalités parlent d’elles-mêmes

Nous avons là un milieu associatif très dense avec plus de dix associations tout aussi dynamiques les unes que les autres. Certaines rayonnent jusqu’aux villages voisins et même plus loin. L’une d’entre elles s’occupe du jumelage de Trambly avec une commune de Loire-Atlantique : Vritz. Une belle occasion d’échanges chaque année ! Et qui ne connaît pas Annie Wenner et son implication inébranlable dans la vie associative ? Son passé – et son présent – parlent pour elle : engagement au sein des foyers ruraux, de la bibliothèque, du conseil municipal pendant 25 ans et de tous lieux où se maintient le lien social. Sa volonté : aller toujours davantage vers une meilleure prise en compte de chacun, vers une plus grande collaboration intercommunale et une solidarité toujours plus active.

Un tourisme en plein développement

Les trois chalets de l’aire de loisirs qui affichent complet aujourd’hui.
La Roseraie des Charrières, œuvre de Jean-François Domas, paysagistejardinier, à l’origine d’un « jardin » de 4 000 m2 de style anglais où l’on peut admirer à la belle saison plus de 500 variétés de roses, des vivaces et des arbres rares (à visiter le dimanche a p r è s – m i d i , du 23 mai au 4 juillet).
Une église, joyau du patrimoine de la commune et indissociable du père Fargeton (photo ci-contre), curé de Tambly de 1970 à 1981, qui a profondément marqué par sa bonhommie et sa grande culture tous ceux qui l’ont connu.
Autre personnalité du passé, madame Lehmann, excellente pianiste et remarquable pédagogue, initia bon nombre de Tramblyrons à la musique, à l’art dramatique et à l’histoire, et ce, jusqu’à la fin de sa vie, sa maison, au charme certain, est devenue gîte d’étape. François Gauthier, sculpteur, aujourd’hui peintre et dessinateur satirique, et son épouse Florence, créatrice de tapisseries remarquables, y accueillent des hôtes de passage.
Trambly vous attend.

Tramblyons

Des projets à plus ou moins long terme

  • L’extension de l’école déjà trop petite pour accueillir les CM1, CM2 du RPI.
  • « A Cloche-Pierres », un projet en cours de réalisation, opérationnel début juillet, qui proposera au promeneur une balade par le village et son église pour découvrir au fil des vitrines la remarquable collection de pierres du père Fargeton.
    L’inauguration de ce projet aura lieu le vendredi 25 juin, à partir de 20 h 30, avec un spectacle d’Olivier Albert.

Aide à domicile : privilégier la relation

C’est vraiment par choix d’un métier qui l’attirait que Fatima Bélicard a décidé, il y a un an et demi, de devenir salariée à l’Aide à domicile en milieu rural (ADMR). Elle assure un temps partiel (une centaine d’heures par mois). Il lui faut désormais concilier cette fonction avec deux autres rôles : mère de famille et femme d’exploitant agricole ; une polyvalence qui exige de s’adapter, de respecter un planning précis, tout en s’efforçant d’être bien présente, attentive à chaque tâche et à chaque personne. Elle parle de complémentarité et trouve là un équilibre.

L’enthousiasme avec lequel elle parle de son travail laisse facilement deviner qu’elle s’investit beaucoup et qu’elle est heureuse dans sa profession. On peut penser que cette énergie est communicative et que les personnes âgées en bénéficient (quelques familles aussi). Elles souhaitent être déchargées de travaux trop durs pour elles, mais elles peuvent aussi choisir dans le temps qui leur est imparti, de privilégier le relationnel, ou le loisir : bavarder, offrir le café, en profiter pour aller faire des courses, voir une copine, aller ensemble choisir une nouvelle robe.

Ecouter, compatir, faire évoluer

Tenue par le secret professionnel, une aide à domicile (avant, on disait « aide ménagère ») reçoit les confidences, les plaintes au sujet de la solitude ou de la dépendance difficile à accepter. Elle se laisse toucher par la souffrance tout en essayant de garder la bonne distance. Elle entend parfois des remarques agressives sans se laisser déstabiliser. Elle respecte les habitudes tout en cherchant à amener tout doucement une évolution.

Comprendre, rassurer, se former

Fatima sait par expérience personnelle (elle a bénéficié d’une aide à la naissance de son troisième enfant) qu’on peut appréhender la venue d’une étrangère chez soi, dans ses « petites affaires ». « Faut-il que je fasse mon ménage avant ? » demandait avec un humour malicieux une future bénéficiaire ! Cette intrusion dans la sphère intime sera acceptée à mesure que s’installera la confiance.
Fatima est « du coin ». Elle est connue, située dans une famille, dans un village. Ces repères ont un côté rassurant : elle est de chez nous. Elle nous comprend.
Elle a conscience que le fait d’appartenir à une association constitue un plus : rencontres, échanges avec les bénévoles et les autres salariées. Elle a apprécié de participer à des groupes d’analyse de la pratique professionnelle : elle sait que la formation doit être permanente.

Si tu veux la paix, prépare… des rencontres

La rencontre est le meilleur moyen de lutter contre la violence sous toutes ses formes. Forte de cette conviction, l’association L’atelier de paix du Clunisois a décidé de rencontrer des témoins de toutes confessions : protestants, juifs, musulmans, bouddhistes, franc-maçons. Les échanges sont toujours sincères et riches à l’image de ceux noués avec Hassan Amghar, imam et médiateur social.

Hassan est marocain, installé en France depuis presque trente ans. Il est musulman, imam, et fait profession de médiateur social. Ecoutons son histoire : Elevé par une mère seule et un oncle, son père étant mort jeune, il suit à la fois une formation mixte : longues heures à l’école coranique et, dans le même temps, études à l’école française, l’école « moderne », comme il l’appelle. Par cette double éducation, il côtoie à la fois les milieux islamistes durs et l’univers « rationaliste » de l’école française. Baigné dans un premier temps dans un courant islamiste violent, une lecture importante va d’un coup lui montrer que l’usage de la raison peut être compatible avec l’Islam. Ce livre « découverte », c’est l’Introduction à la critique de la raison arabe, de Mohammed Abed Al-Jabri.
Cette prise de conscience conduit Hassan à rompre avec les milieux islamistes et à partir en France en 1982 pour y poursuivre ses études. Installé à Grenoble il va se consacrer à l’accueil des travailleurs étrangers. Mon rôle, dit-il, en tant qu’imam, c’est de répondre à leurs questions religieuses tout en les aidant à réfléchir pour mieux s’intégrer à une culture totalement différente de la leur et éviter le risque du repli communautaire. Il va ainsi jouer ce rôle de médiateur social. Par exemple, dans les hôpitaux, il va essayer de régler les contradictions apparentes entre loi coranique et pratique médicale.

« Le lettré souffre de son savoir, l’ignorant trouve son bonheur dans l’ignorance. »

Eviter le repli sur soi

Trouver l’entente entre foi et raison, c’est bien le grand problème. Certes, entre le IXe et le XIIe siècle, l’islam a connu une période de rationalisation, d’interprétation des textes de base, d’ouverture à d’autres cultures. Mais il y eut retour en force des traditionnalistes, l’interprétation ne concernant plus qu’une élite de juristes et de lettrés. Et cela continue aujourd’hui, reconnaît Hassan, en citant ce dicton: « Le lettré souffre de son savoir, l’ignorant trouve son bonheur dans l’ignorance. »
Pour moi, dit notre imam, le bon musulman, c’est celui qui, à la fois, vit une spiritualité et observe les pratiques, notamment la prière, l’aumône, le jeûne. N’est-ce pas là une règle générale de bon équilibre ?
Ainsi ce témoignage d’un bon musulman qui se veut moderne et pratiquant, nous a tous émus par sa sincérité et son humanité. Une relation d’amitié s’est nouée entre nous, relation qui s’est poursuivie ensuite sur le plan familial…

Et si on parlait des finances de la paroisse

Le conseil économique vient de présenter le bilan financier 2009. Finances bien gérées puisque 2009 présente un résultat positif*. En voici les grandes lignes.

Près de 90% des recettes provient des quêtes (quêtes paroissiales, baptêmes, mariage et obsèques) ainsi que des casuels* (contributions demandées aux familles à l’occasion d’un baptême, d’un mariage ou d’un décès) ; le reste provenant de l’abonnement au bulletin paroissial, de « profits sur manifestations » (œufs de Pâques, concerts Trivy), d’inscriptions au catéchisme et autres divers.
Près de 23 % des dépenses portent sur notre participation à la curie (diocèse d’Autun), 24 % à des dépenses d’entretien, de maintenance ou de location mobilière (photocopieuse), 12 % au chauffage, eau et électricité, 10 % aux assurances et taxe foncière, 8 % aux amortissements (sono et informatique) ; le reste porte sur les abonnements, frais de publication (Le Haut-Clunisois) et autres.
Ce budget ne fait pas état des résultats de la collecte pour Haïti, intervenue au premier trimestre 2010, qui s’est montée à 2 000 euros remis directement à Suzanne Bridet originaire de Saint-Pierre-le-Vieux, en religion sœur Marguerite-Marie, supérieure de la congrégation Saint-François-d’Assise implantée à Haïti. La recette de l’opération « Bol de riz » du 2 avril 2010 pour soutenir les déboutés du droit d’asile de Tournus a été versée au Secours catholique gestionnaire de l’opération.
Tout paroissien intéressé par ces comptes peut en faire la demande au comptable : Paroisse des saints apôtres, à l’attention de Pierre Levin, place de l’église, 71520 Matour.
Outre ces montants, n’apparaissent pas les « intentions de messes » (19 600 euros) reversées hors budget paroissial au diocèse et au Bénin (paroisse que nous aidons directement à hauteur de 3 000 euros) et qui, complétées par le denier du culte permettent de payer les prêtres diocésains.
Pour mémoire le denier du culte participe à 100 % au paiement des salaires et charges de l’ensemble des prêtres diocésains tous payés, y compris l’évêque, sur une base identique de près de 880 euros brut par mois.
Pour notre paroisse dont le territoire rassemble près de 5 500 habitants, le denier du culte versé par 249 paroissiens s’est élevé à 24 703 euros.
L’insuffisance des vocations est déplorée à juste titre, encore faudrait-il que les paroissiens se mettent en état d’assurer leurs charges par un versement régulier de leur denier du culte, en fonction de leurs moyens.

*Ce résultat positif provient, pour beaucoup, du moment de remplissage des cuves à fuel.

Vive les vacances !

Vive les vacances ! Qui de nous ne l’a pas crié voire chanté lorsque nous étions enfants ! C’est fait, elles sont là et même si nous ne nous envolons pas pour des terres lointaines, ce sera un temps bénéfique, un temps de reconstruction tant physique que moral. De nombreuses occasions de détente toutes simples vont s’offrir à nous et c’est tant mieux ! Nous avons besoin de ces temps de rupture, de ces moments de retrouvailles avec la famille ou les amis. Un temps où l’on fera peut-être de nouvelles connaissances, sous des cieux nouveaux : «Pas trop sûr d’être dans un temps réel en m’avançant vers ce paysage longtemps rêvé. »
Et c’est là, vers ces paysages lointains où l’on rêve de se rendre un jour que je voudrais vous entraîner. Pas besoin de prendre un billet d’avion (trop risqué en ce moment !), juste pousser la porte d’une librairie… et là des horizons merveilleux s’offrent à vous. Des livres de photos splendides de quoi vous faire rêver et voyager. Mais si vous fouillez bien vous découvrirez peut-être, coincé entre deux best-sellers, le roman qui, à coup sûr vous fera voyager, qui vous entraînera vers une destination que vous ne connaissez pas, ou dont vous avez déjà entendu parler, mais, où, vous le savez, vous n’irez jamais : « J’ai toujours pensé que c’étaient les livres qui franchissaient les siècles pour parvenir jusqu’à nous jusqu’à ce que je comprenne que c’est le lecteur qui fait le déplacement. » Alors cherchez bien et vous trouverez sûrement votre destination ! Bonnes vacances !
Si vous n’avez pas d’idées, permettez-moi une suggestion : un long poème sur Haïti. Vous en sortirez en ayant vraiment l’impression d’avoir visité ce pays avec l’auteur Dany Laferrière : L’énigme du retour.
Les citations sont extraites de ce merveilleux roman dans lequel l’auteur nous fait découvrir tout ce qui fait ce pays : la misère, la faim, les paysages éblouissants, mais aussi les nombreux artistes. L’espoir peut-être.

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