Trivy, un petit village aux talents multiples…

Nous avons rencontré les personnes qui font bouger Trivy.

Ecoutons Gérard Renier, maire de Trivy depuis 2001 : Certes, notre commune est petite, 283 habitants recensés en 2005. Mais, bien située le long de la voie rapide N71, elle accueille volontiers de nouveaux habitants, quarante en plus entre 1999 et 2005. Aussi beaucoup de projets ont été réalisés ces dernières années. Nous avons construit une nouvelle mairie, réhabilité les cinq logements locatifs propriété de la commune, modernisé la cantine de l’école. Et ce n’était pas rien pour une petite commune, même si ce programme fut en partie subventionné ! Autre nouveauté, ajoute le maire : face aux difficultés de la poste à maintenir en activité son bureau de Trivy, nous avons créé une agence postale communale. Je devrais aussi vous parler de l’entretien de nos 52 km de voirie dont, c’est vrai, la moitié à la charge de notre Communauté de communes laquelle a financé aussi l’assainissement collectif de notre bourg et de quelques hameaux. Vous voyez, dit le maire en conclusion, nous ne restons pas les bras ballants !

Le Club3 s’est définitivement relevé…

Lorsqu’en 2007 la présidente démissionna il fallut redonner un nouveau souffle au club des aînés. L’année 2008 fut une année en creux, les adhérents étaient de moins en moins nombreux. Mais dès 2009, le club repartit avec une énergie nouvelle. Mais laissons parler Bernard Seigle-Vatte : Aujourd’hui nous comptons une quarantaine d’adhérents qui se réunissent une fois par mois autour de jeux de cartes, dominos ou autres jeux ; mais aussi l’été la pétanque et des promenades d’une heure environ. Depuis quelque temps nous organisons au club un repas que nous prépare l’un des membres qui est cuisinier, indé- pendamment de notre repas annuel au restaurant. Les bénévoles de la bibliothèque apportent des livres pour ceux qui le désirent. Et bien sûr il y a « la dictée ». Nous recevons la dictée cantonale le 15 février. Et cette année c’est le club de Trivy qui organise l’assemblée cantonale ».
Le club3 a participé très activement au téléthon avec toutes les associations du village. Il y a eu du tir à la carabine (les chasseurs) Le jazz avec monsieur Léchère, des concours de cartes, un lâcher de ballons, un concours de dessin et un repas. Le résultat a été très honorable pour notre petite commune.

Trivy, ce sont les fameuses Nuits musicales…

Les Nuits musicales sont une institution vieille de 15 ans. Jean Léchère, son père fondateur, réunit à la fois, sous une grande modestie souriante, le culot et le sens de l’organisation nécessaires. Ecoutons-le : Pourquoi les nuits musicales ? Tout d’abord, j’ai la passion de la musique, classique et jazz, tout autant. Et je rêvais depuis longtemps d’organiser une animation culturelle à Trivy. La première année, nous avons commencé en invitant une chorale A cœur joie. Puis l’appé- tit est venu, cela grâce à la publicité d’une agence de spectacle trouvée par chance ! Et nous nous sommes lancés « dans la cour des grands » ! Les grands, c’est-à-dire Claude Luter, Eric Luter son fils, Claude Bolling, Fabrice Eulry (que l’on voit ici se démener sur la photo), de grandes chanteuses de gospel, et tant d’autres, qui viennent volontiers et reviennent parfois enchanter trois à quatre fois chaque année un large public de Mâconnais, Chalonnais, voire Lyonnais et… quelques Trivigeots. Bien sûr avec de tels artistes, notre petite église est facilement remplie !

Mais aussi les Talents de la Noue qui s’exposent…

Elle est organisée chaque année, fin mai ou début juin, par l’AIV, le foyer rural qui regroupe les cinq communes de La Noue. L’objectif ? Faire connaître les talents artistiques souvent cachés de ces villages. On accueille en général une quinzaine d’exposants. Les œuvres sont très diverses, bois tournés, broderies, peintures, dessins, céramiques, objets décorés, créations de toutes sortes, poèmes, musique. Visiteurs nombreux et moments de bonne convivialité : un bon objectif, non ?

Incontournable à Trivy : La bibliothèque

Gisèle, Hélène et Marie, il ne manquait que Pierre pour que l’équipe de bénévoles soit au complet, m’ont accueillie très chaleureusement dans leur superbe bibliothèque. Ce qui frappe en entrant c’est la présentation très professionnelle des documents, la mise en valeur de nombreux nouveaux romans. Mais laissons-les parler de leur passion des livres et des gens. Il s’agit de la bibliothèque intercommunale de la Noue, un relais devant être créé à Brandon. Le fait de gérer quatre communes engendre une somme de travail assez conséquente.
Un travail à plein-temps, avoue Hélène. Car à part les heures d’ouverture officielle, il y a d’abord le travail avec les écoles : prêt de livres et interventions régulières dans les différentes écoles. Car ce qui fonctionne le mieux ici c’est la bibliothèque hors-les-murs.
Le portage à domicile se fait également avec les personnes des Club3. Celui qui répond le mieux à leurs attentes est celui de Clermain. Elles se déplacent également chez des personnes qui ne peuvent pas se rendre à la bibliothèque. Tout ce travail serait facilité si la bibliothèque était informatisée.
Une autre partie de leur travail consiste en animation en direction des enfants (ce qui fonctionne plutôt bien) et des adultes, souvent décevant quant au résultat. Mais vous avez sûrement entendu parler de leurs repas-lectures qui connaissent un grand succès.
Il resterait encore bien des choses à dire sur ce village : courses des lacs, fêtes des pompiers, poètes de Trivy, malheureusement la place est limitée !

Producteur de lait en élevage caprin

Originaire de la Loire, Frédéric Vallensant est arrivé à Germolles il y a quatorze ans. Après avoir grandi dans une ferme puis travaillé comme salarié en Saône-et-Loire (il est dans le métier depuis une vingtaine d’années) il a repris il y a deux ans une exploitation au Thozet en transformant une stabulation de vaches et de chèvres laitières en stabulation à chèvres uniquement.

Comment s’est passée l’année qui a précédé votre installation ?

Ce fut une année de transition. J’ai dû mener plusieurs choses de front : la redécouverte des travaux agricoles, avec l’exploitation des terres (quarante-trois hectares dont cinq de céréales), l’entretien des prairies, l’aide apportée dans l’élevage de vaches et de chèvres qui était encore en place, le travail effectué dans une fromagerie où j’étais employé ainsi que les soins apportés à mon propre troupeau de cent-vingt chèvres.

En quoi consiste votre travail ?

J’ai 250 bêtes qu’il faut traire matin et soir et nourrir trois fois par jour avec du foin et du concentré (soja, maïs et orge). Le lait est collecté tous les trois jours par une coopérative.
La période où le travail est le plus intense s’étale sur deux mois (janvier et février). C’est le moment des « chevrotages » (jusqu’à vingt-deux par jour !) celui que je préfère. Les moments de pleine lune ne sont pas de tout repos ! Puis vient le travail des champs.
Les chevreaux sont allaités pendant deux mois puis sevrés. Une partie d’entre-eux (70%) sera vendue à d’autres élevages ou à un engraisseur. La reproduction pourra être envisagée au bout de 7 à 8 mois. La gestation dure cinq mois. Il n’y a qu’une portée par an, de un à trois ou quatre petits. Les bêtes vont au pré d’avril à octobre.

Que diriez-vous à un jeune tenté de suivre votre voie ?

Pour faire ce métier, il faut d’abord approfondir ses connaissances dans ce domaine, bien se renseigner, ne pas manquer de courage au quotidien et face aux aléas, vouloir vraiment faire cela. Il faut pouvoir aussi compter sur l’aide d’un conjoint compréhensif et qui connaît aussi le milieu de l’élevage.

Et vous ? Pourquoi avoir choisi ce métier ?

J’ai grandi à la campagne et toujours été en contact avec les bêtes. Je voulais être indépendant, pouvoir gérer mon travail comme je l’entends et être vraiment responsable. Et puis je trouve les chèvres tellement attachantes…

En route vers Assise

C’est d’abord l’histoire d’un chemin, celui de Françoise et Dominique Olislaeger, passionnés de randonnée et très attachés à saint François d’Assise. En 2002, Françoise souhaite marcher jusqu’à Assise, en Italie, puis après en avoir discuté avec des amis, un enthousiasme spontané a été partagé pour cheminer ensemble jusqu’à la ville de Saint-François…

C’est un travail de trois ans qui a permis de réaliser un itinéraire de 1 500 km reliant Vézelay à Saint-François : recherche des cartes topographiques, validation des cartes (car beaucoup de cartes italiennes n’ont pas été mises à jour depuis la seconde guerre mondiale !)… Ce projet, qui était à la base confidentiel, a nécessité un tel travail que la volonté de le partager avec un plus grand nombre est née, l’association Chemins d’Assise est donc créée.

Un topoguide mis à jour régulièrement pour s’orienter…

Un topoguide de l’itinéraire reliant Vézelay à Assise est téléchargeable sur Internet moyennant une cotisation à l’association. Les mises à jour de ce topoguide sont effectuées régulièrement suite aux remontées des marcheurs (problèmes de balisage, de logement…). De nouveaux hébergements sont également régulièrement ajoutés. Une des étapes de ce chemin passe par notre paroisse (étape Cluny – Tramayes).

… et un guide spirituel pour mieux se découvrir

Un guide spirituel Chemin d’intériorité sortira en mars 2010 pour accompagner les pèlerins qui veulent vivre cette expérience dans cet esprit. Chaque chapitre décrit les expériences vécues par les marcheurs au cours d’un pèlerinage : les rencontres, la persévérance, l’émerveillement, la solitude… Des textes, des poèmes et des chants permettent donc d’accompagner les pèlerins en décrivant comment saint François a vécu ces différentes expériences et comment chaque pèlerin peut les vivre à son tour.

Un chemin de rencontres dans l’esprit de saint François

Françoise et Dominique ont vécu de nombreuses rencontres sur le chemin de Saint-François. Un jour, ils rencontrent deux jeunes femmes du nord de la France qui rejoignent la Toscane à pied pour voir les peintures de Giotto. Françoise et Dominique leur parlent du chemin d’Assise. Elles suivent donc cet itinéraire et apprennent à découvrir saint François en chemin. À leur retour, elles enverront une carte de remerciement à Françoise et Dominique pour leur faire partager ce qu’elles ont vécu. Vivre au contact de la nature, avec la simplicité et le dépouillement que nécessite le chemin parcouru à pied, voilà l’esprit même de saint François.

Un site internet pour faire découvrir le chemin

De nombreuses personnes découvrent le chemin d’Assise via le site Internet : http://chemins.assise.free.fr. Le site comptabilise 15 000 visites en 2009 ! Beaucoup d’anciens « jacquaires » cherchent un chemin « moins fréquenté, plus nature, plus simple » où tout n’est pas organisé d’avance. La fraternisation universelle et l’harmonie avec la nature, tel est l’esprit de saint François d’Assise.

La violence au quotidien

Si on nous parle de violence, nous pensons à ce que les médias nous rapportent tous les jours. Nous oublions ce qui nous concerne pourtant de plus près : notre propre agressivité. Faut-il lui permettre de s’exprimer ? Quelles en sont les causes, les conséquences ? Qu’on soit agresseur ou agressé, comment devenir plus libre à son égard ?

Un monde sans violence est une utopie. Elle fait partie de la vie. Elle existe dans la nature. Elle s’impose à nous dans la maladie, le mort. Mais dans les relations humaines, elle est alors le fruit d’une volonté délibérée d’attaquer, de faire mal.

La souffrance en arrière-plan

Pourtant les conséquences d’une attitude agressive sont souvent négatives : profondément touchée, la victime va se sentir niée, rejetée, particulièrement si elle est déjà dévalorisée.
Dans les causes apparentes, il y a le besoin de s’affirmer, de s’imposer. Mais si le plaisir de mordre est évident, la souffrance est souvent en arrière-plan, à la base. On peut aussi vouloir agresser celui qui est différent de soi, ou celui qui nous renvoie une image de nous-mêmes que nous ne supportons pas.
Posons-nous la question : Quand nous adressons des reproches à une personne, avons-nous réellement pour but de la faire progresser ou au contraire de la confronter à ses manques et de la rabaisser ?
Et quand nous sommes victimes, comment réagissons-nous ? En subissant sans réagir, en inhibant et ruminant notre colère, ou bien par la défensive : un retour à l’envoyeur qui reprovoque des défenses. Dans les deux cas, que d’énergie gaspillée, qui n’est plus disponible pour autre chose ! (voir les conflits dans les institutions, politiques ou autres).

Une prise de conscience

Nous croyons que nous n’avons le choix qu’entre ces deux solutions. Une autre issue est possible, plus positive et moins coûteuse pour l’agresseur comme pour l’agressé : prendre du recul par rapport à l’attaque subie, être à l’écoute de ce qui se cache ou se révèle chez l’autre comme difficulté ou problème personnel, prendre conscience aussi de ce qui a été atteint en nous. On a peut-être touché juste, là ou ça fait mal. Il n’y a que la vérité qui fâche ?
Face à cet idéal difficile à atteindre, nous avons l’exemple rare de personnes, en prison ou en camp de concentration, qui ont su conserver, malgré les humiliations, liberté et paix intérieures.

Il est à nos côtés

« Le troisième jour est ressuscité des morts » dit le Credo (symbole des apôtres), « Christ est ressuscité ! » proclame Paul à qui veut l’entendre. Un pré- sent plus qu’un passé, un présent qui suppose un avenir – sinon à quoi bon l’annoncer ? – et surtout de l’annoncer comme une bonne nouvelle !
Parmi toutes les façons d’entendre cette bonne nouvelle, en voici une. Jésus a désormais complètement changé de statut ! Il a quitté définitivement les habits d’une religion particulière, celle de ses ancêtres et de son peuple de naissance. Il n’est pas davantage le fondateur d’une religion nouvelle vouée au culte de ses fidèles (toujours tentés de se l’accaparer et de le ranger au musée de leurs trésors).
Il est ce voyageur infatigable et inclassable de l’humanité ; ici voyageur attendu à qui on aimera ouvrir la porte, là vagabond qui n’a pas droit à plus d’honneurs que tous les autres sans domicile fixe de la terre.
Le voici pèlerin de nos pèlerinages en quête de fraternité universelle, autrement dit de fraternité vécue sous le signe de l’universalité. Le Ressuscité est ce vivant toujours accessible, toujours disponible à la rencontre se laissant aller à marcher à nos côtés dans le silence ou dans la parole, et nous invitant à faire de même.
Comme ça ! Tout simplement !

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