COMPOSTELLE: Expo photos et Témoignages en Septembre 2016 à Tramayes

Qu’est-ce qu’un pèlerinage ? Quelles formes peut-il prendre ? Pourquoi partir loin de chez soi, sous le vent, le soleil, la pluie, et marcher ainsi des jours et des semaines durant ?

Comment cela se passe t-il ? Quel équipement faut-il prévoir ? Que voit-on sur la route au fur et à mesure du voyage ? Comment gérer l’effort dans la durée ? Comment soigner son corps ? …

Autant de questions que beaucoup de personnes, qui ont envie de prendre ainsi la route, se posent.

Un chemin de Compostelle passe par Tramayes depuis Cluny en direction du Puy en Velay. Le chemin d’Assise passe également par Tramayes. C’est donc tout naturellement que l’équipe de l’Office de Tourisme a souhaité mettre la question du pèlerinage à l’ordre du jour pour Les journées du patrimoine et en amont, sous l’impulsion de deux pèlerins « autochtones ».

Un double évènement est organisé autour du pèlerinage de St Jacques de Compostelle, salle Dufour à Tramayes:

  • une exposition de photographies prises par Marilyne Sangouard, du 9 au 25 septembre
  • un témoignage, celui de Jean-Paul Desroches, sous forme d’un diaporama commenté, le 17 septembre à 15 h, suivit d’un pot/vernissage à 17h, pour poursuivre agréablement les échanges.

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Cette rencontre/exposition sera l’occasion d’envisager, un peu plus, quel type d’expérience il est possible de vivre. Vous pourrez obtenir des réponses à vos questions directement auprès de nos deux intervenants, ainsi qu’auprès de l’association « Les Pèlerins de Compostelle » qui sera présente.

Au travers des photos de Marilyne Sangouard vous verrez le déroulement d’un pèlerinage en images depuis St Jacques des Arrêts jusqu’à Santiago de Compostella, en Espagne. Elle nous livre également, au sein d’un texte vibrant et authentique, son expérience et ses motivations.

Marilyne SANGOUARD, Mon Chemin de Compostelle, 1/05/2014 – 10/07/2014

     « Ce chemin de Saint Jacques de Compostelle a été la suite d’un cheminement à la fois personnel et professionnel. C’est au retour de deux années remuantes pour moi que je décide de prendre la route. Deux années qui bouleversent mes origines et mon identité, et qui m’amènent à m’interroger sur la direction que je veux donner à la suite de mon chemin de vie.

Un besoin de me retrouver avec moi-même, de prendre du recul face au mouvement collectif, de vivre à un autre rythme et en communion avec la nature.  Et une envie de découvrir autrement mon propre pays.

Après m’être détachée de mes impératifs matériels et administratifs, je pars le 1er Mai 2014, jour du muguet, de Saint Jacques des Arrêts (Rhône, 69), mon village d’origine, avec l’essentiel sur le dos. Dans le sac, chaque gramme compte, et je m’aperçois vite que ce que je crois être l’essentiel est encore de trop.  On apprend vite à se séparer du superflu.

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Originaire à la fois du milieu agricole et viticole, je ne savais pas vraiment où j’allais ni ce qui m’attendait, mais je savais d’où je venais. Et sur mon chemin, mes pensées allaient souvent à ceux grâce à qui cette expérience se réalisait.

Sur ce chemin, la cohabitation entre l’Homme et la Nature est possible. Depuis plus de 1200 ans, ce chemin est pratiqué par l’Homme, en bonne intelligence, à égalité et avec respect pour la Nature. C’est grâce à cette discipline de chaque pèlerin (230 000 en 2014) que le chemin peut garder sa valeur.

En 834 comme en 2014, hommes et femmes de tous âges ont parcouru ce chemin, dans l’espoir d’une guérison, d’une rémission de leurs pêchés, pour des raisons religieuses, sportives, pour faire un deuil… Par tous temps, à pied, à cheval, à bicyclette ; en groupe, seul ou en famille, en autarcie, sous tente ou en demi-pension à l’hôtel…

Depuis le nord ou le sud, il y a autant de chemins de Compostelle que d’individus.

J’ai fait le mien en solitaire, même si sur ce chemin on n’est jamais vraiment seul. J’aimais me retrouver, aller à mon propre rythme. Certaines rencontres ont aussi été la source de ma motivation à continuer, à aller toujours plus loin pour le plaisir de les retrouver.

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Sur le chemin, pas de division. Il n’y a plus de cadres, ni ingénieurs, ni médecins ni ouvriers. Nous sommes tous égaux, avec les mêmes difficultés, chacun avec sa propre sensibilité et son défi.

Faire ce chemin seule, c’est être disposée aux rencontres, apprécier les portes ouvertes, les plus simples mais les plus chaleureux accueils. C’est aussi avoir le temps et la disponibilité pour s’émerveiller du plus banal des détails.

Car ce qui rend ce chemin extraordinaire, c’est justement tout son ordinaire.

C’est au fil des pas et des kilomètres que s’est installé un tout autre mode et rythme de vie. Je me consacrais uniquement à l’instant présent, tout en gardant mon objectif. Les priorités du quotidien devenaient élémentaires : manger, dormir, être attentive à mon corps et savourer les plaisirs simples.

Je suis arrivée le 10 Juillet 2014 à Santiago de Compostella.  Des milliers de personnes rencontrées, de toutes nationalités, âges et classes sociales.

1875 kilomètres, 71 jours et 66 couchages différents, 13 régions traversées, 2 pays frontaliers, 8 kgs sur le dos à l’arrivée, 1 paire de baskets épuisée et aucune envie de rentrer… S’est alors ouvert en moi la porte d’un nouveau chemin, enrichi de chaque rencontre, échange, passage et moment de recueillement avec la nature. Un sentiment de liberté : le chemin de ma vie est entre mes mains et tous les chemins sont possibles. »

Marilyne SANGOUARD,

Mon Chemin de Compostelle, 1/05/2014 – 10/07/2014


Renseignements : Office de Tourisme Les Vallons de Lamartine,
Kathleen Gargaut
03 85 50 57 04, ot.tramayes@orange.fr

 

Rentrée : changement et continuité

C’est la rentrée. Le passage est surtout significatif pour les jeunes. Mais les moins jeunes ont eux aussi leurs reprises : travail, activités, engagements associatifs. Après les vacances, il faut s’y remettre. Une page se tourne. En réalité, est-ce toujours un changement? Il y a ceux qui n’ont pas eu de coupure dans l’été, et pour qui c’est la routine. Mais souvent, pour les autres aussi, on redémarre, on recommence, dans la continuité. D’une manière générale, notre perception de l’existence, c’est que c’est en même temps toujours pareil et toujours autre chose. On voudrait évoluer et on est déçu de rester toujours le même. À l’inverse, on aimerait garder, prolonger certains vécus, certains moments de bonheur, mais rien ne dure. Tout est impermanence, disent les bouddhistes. Nous avons besoin de rythmer le temps. Il nous faut des pauses et des redémarrages. Nous avons besoin de changement et de continuité, de repli sur soi et d’ouverture, de sécurité et de risque.

La période de rentrée peut nous donner une énergie nouvelle nécessaire pour se remettre à l’ouvrage, prendre un nouveau départ, reprendre le fil sans trop se laisser gagner par la routine, essayer de progresser grâce à l’expérience, oser l’espérance. Dans notre paroisse aussi, on reprend et on continue.

 

Nous restons fidèles à notre journée de rentrée. Elle aura lieu le dimanche 11 septembre à Saint-Léger.

Notre curé, lui aussi, continuera. Officiellement, notre évêque a décidé de « le reconduire pour trois ans dans sa tâche de curé de la paroisse des saints apôtres en Haut Clunisois. » Nous nous en réjouissons.

Dans le même temps, « le père René Aucourt est nommé modérateur de l’exercice de la charge pastorale pour les trois paroisses suivantes du doyenné du Mâconnais : la paroisse de Cluny Saint-Benoît, la paroisse des Saints Apôtres en Haut Clunisois, et la paroisse Saint-Augustin en Nord Clunisois (Ameugny). »

Le travail du synode se poursuit. C’est bien une nouveauté puisqu’il n’y en avait pas eu dans le diocèse depuis le IVe siècle! « Nous allons pousser des portes, ouvrir de nouvelles voies ».

Enfin, pour notre bulletin, après le 100e numéro, nous voilà repartis, avec le numéro 101, pour une nouvelle centaine…

Marie Thérèse DENOGENT

Lire le bulletin paroissial n° 101 complet (version pdf)

Ce 11 septembre, nous aurons l’occasion de faire connaissance d’un personnage nouveau dans les annuaires diocésains d’antan, un modérateur pour les trois paroisses du Haut-Clunisois: heureusement, son visage est déjà connu de la plupart puisqu’il s’agit de René Aucourt. Il viendra déjeuner et échanger avec nous l’après-midi. D’ici là, tous ceux et celles qui ont le dessin facile peuvent laisser vagabonder leurs talents pour évoquer « un modérateur » !     JPL

Une maison pour dire sa foi

Le 29 mai dernier, l’église de Tramayes, nouvellement restaurée, a retenti des chants joyeux des familles et amis venus entourer dix jeunes de notre paroisse qui faisaient leur profession de foi. Ensemble, les jeunes ont choisi les chants et les prières. Chacun à leur tour, ils ont dit un petit mot pour exprimer leur engagement et leurs valeurs de jeunes chrétiens.

Devant l’autel, « une maison » patiemment construite au fil de nos rencontres et de chaque côté, deux acrostiches qu’ils ont élaborés sur le mot solidarité décoraient l’église. Mais comment s’est préparée cette belle célébration ?

 

Tout a commencé en octobre 2015 par une première réunion avec les parents, Jean-Pierre et moi-même pour assurer la coordination. Ensemble, nous avons défini les thèmes et le calendrier des rencontres avec les jeunes. Trois équipes de parents se sont constituées et chacune a pris en charge la préparation d’une soirée. André Forest est venu animer ces rencontres avec son synthétiseur et son dynamisme, permettant à tous, même aux plus timides, de chanter.

Mi-décembre, première rencontre dans l’église de Tramayes sur le thème « S’ouvrir à la diversité ». Une porte est construite, symbole de replis sur soi si on s’enferme dans nos habitudes, mais aussi porteuse d’espérance lorsqu’on accepte de l’ouvrir pour rencontrer des gens différents et partager nos richesses.

À la deuxième rencontre fin janvier dans l’église de Trambly, le thème était « Partage, solidarité, échange ». Une façade est décorée avec des citations et des slogans d’associations solidaires que les jeunes ont dû reconstituer. Puis, chacun prête son imagination pour construire une chouette au profit de l’association « Étoile Filante » présidée par Martine, venue nous rejoindre pour nous expliquer qu’en donnant les chouettes en échange d’un don l’association peut aider le quotidien de jeunes atteints d’une grave maladie.

Il manquait un toit à la maison, ce fut chose faite, tout naturellement, à notre troisième rencontre fin mars, dans l’église de Saint-Pierre-le-Vieux, portant sur le droit des enfants. Pendant cette rencontre, les jeunes ont participé à un jeu de piste/quiz qui leur a permis de décorer les tuiles de ce toit représentant chacune l’un des droits identifiés. Ainsi, sans l’avoir prévu au début de l’année, les jeunes, aidés de leurs parents, ont construit cette maison, témoin de leurs réflexions.

En 2015, c’était une banderole, en 2014, un arbre qui illustrait le sérieux avec lequel les jeunes préparent leur profession de foi. Et en 2017?

Toutes les familles qui ont un jeune souhaitant faire sa profession de foi peuvent venir à une première rencontre d’informations le vendredi 7 octobre 2016 à 20h30 à la maison paroissiale.

 

Nathalie Rajot

Brasseur à Saint-Pierre-le-Vieux

 La première gorgée de bière ! Ça commence bien avant la gorge, sur les lèvres déjà cet or mousseux, fraîcheur amplifiée par l’écume, puis lentement sur le palais, bonheur tamisé d’amertume… Comme elle semble longue, la première gorgée ! » (Philippe Delerm, La première gorgée de bière).

 

Saint-Pierre-le-Vieux, hameau de La Place, association « Terre de Possibles » (voir le n° 99 du Haut Clunisois). Manuel, le brasseur, s’affaire dans son atelier. Savez-vous comment on obtient une « blonde » ou une « brune » ? Eh bien voilà. Pour obtenir de la bière, il faut une eau de qualité, du malt (orge germé, séché et concassé), qui va donner à la bière sa couleur, du houblon pour l’amertume, et les arômes et des levures. Plusieurs opérations vont se succéder :le brassage, le houblonnage, la fermentation et la maturation. Lors du brassage, le malt concassé est ajouté à l’eau chaude, avec une montée progressive de la température. L’amidon contenu dans le malt va se transformer en sucre qui deviendra alcool pendant la fermentation. Après filtration, on obtiendra une sorte de « gâteau » de céréales et le moût clair.

En incorporant du houblon (le houblonnage) dans ce moût porté à ébullition, on va extraire les résines amères. Nouvel apport de houblon cette fois-ci  aromatique. Le moût, dont on aura retiré le houblon, sera refroidi rapidement et ensemencé avec des levures, amorçant ainsi le processus de fermentation.Celle-ci va durer une semaine, puis il y aura transfert de cuve pour enlever les levures mortes.

La bière va s’éclaircir pendant une à deux semaines, en cuve et au froid. Lors de la mise en bouteille, on ajoutera du sucre pour activer la fermentation et obtenir le pétillement du liquide.

La bière achèvera sa maturation en bouteille, dans un endroit frais. Il aura fallu six semaines au minimum pour la fabriquer et deux mois encore pour qu’elle puisse être consommée. Manuel Norroy est devenu brasseur, il y a huit ans, et boulanger, deux métiers qui ont en commun le travail de céréales et le processus de fermentation.

Manuel aime ce travail artisanal, concret, varié, qui lui permet d’être indépendant, de travailler des matières premières de qualité, d’obtenir des produits également de qualité (mention « Nature et progrès »), et surtout d’être en harmonie avec ses propres valeurs.

Propos recueillis par Jeanne Besson

Idée de lecture « Le Voyant » : Une vie folle racontée par Jérôme Garcin (nrf).

Jérôme Garcin, journaliste connu comme animateur puis producteur dans « Le Masque et la Plume » et directeur adjoint à l’Obs, est connu aussi comme écrivain. Le Voyant, écrit en 2014, a reçu de nombreux prix. Jérôme Garcin y consacre avec enthousiasme la vie de Jacques Lusseyran.

Jacques Lusseyran, né en 1924, est devenu aveugle à 8 ans. Une petite bousculade en classe (ses lunettes mal placées) lui fait perdre les yeux ! Sa mère veut qu’il soit un aveugle parmi les voyants. Pas de plaintes, pas de regrets, il cherche la paix en lui-même et une harmonie avec le monde : « La lumière, je la retrouverai au-dedans de moi ». À 10 ans, il entre en sixième avec sa machine à écrire en braille. De son handicap, il fit un privilège : le « dehors » n’est pour lui qu’une illusion. Avec son ami et aide, Jean Besniée, ils travaillent, lisent beaucoup.

1939, voici la guerre, il a 15 ans. Il regroupe des élèves qui se désignent « Volontaires de la liberté ». Les voici trois cents, ils rejoignent le réseau « Défense de la France » de Philippe Viannay et de Jacqueline Pardon, et entrent en Résistance.

En 43, le voici arrêté sur dénonciation. Après six mois à Fresnes, il est déporté à Buchenwald. Il vit dans un block « poubelle » des infirmes, avec des rations diminuées. Il est épargné aux commandos de travail. Enfermé là-dedans, il pense aux couleurs, il se ferme au monde extérieur. Il apprend la mort de Jean Besniée, et devient presque fou. Un Russe, par son chant, le remet un peu mieux.

Les vies d’un homme livre

Mars 1945, l’armée américaine arrive. Son ami Viannay vient le libérer. Il retrouve Jacqueline Pardon. Elle, le voyant anémié, décide de l’épouser. Un « sacerdoce » qui durera huit ans… Ils veulent faire une reprise de Défense de la France. Échec. Il veut se présenter à l’Ena : non accepté pour les aveugles !

Un non-voyant mal-aimé. Donne quelques conférences à l’Alliance française. Il bouge beaucoup, quitte Jacqueline Pardon, épouse Jacqueline Hospitel, rencontre Georges Saint-Bonnet, une sorte de gourou qui l’influence beaucoup. Le voici maintenant en Amérique.

 Il enseigne au Hollins College en Virginie. Il parle de littérature et de philosophie en homme libre : un homme-livre. On loue ce professeur, et sa culture encyclopédique. Il se noue avec Toni, une étudiante : scandale. Il quitte les États-Unis, part en Grèce, puis s’installe à Aix-en-Provence. Il écrit un roman d’inspiration. Gallimard publie Douce, trop douce Amérique. Une vie folle, trois fois marié, cent fois conquis, infidèle à toutes. En 1971, accident de voiture avec Marie. Elle a 30 ans, et lui 47 ans. Il laisse quatre enfants, une demi-douzaine de livres, des contes, des pièces, une thèse… Un aveugle dont les exploits fascinent les étrangers.

Le Moi était pour lui la seule richesse de ceux qui n’ont rien.

Antoine Buffet

L’école, ça sert à quoi ?

« L’école ça sert à quoi ? est le titre d’un livre pour jeunes enfants qui retrace la journée d’un petit  Torino qui a horreur d’aller à l’école. Il ne comprend pas à quoi ça sert. Il n’écoute pas et  embête tout le monde. Ses amis vont alors lui faire découvrir que l’école c’est intéressant et que l’on apprend plein de-choses.  Au travers de cette histoire, nous pouvons nous aussi nous interroger sur notre vision de l’école. Alors, l’école, ça sert à quoi ?

Avoir des  têtes bien pleines ?

Bien évidemment, l’école permet d’acquérir  toutes les bases : lire, écrire, compter mais également  connaitre son histoire, appréhender le monde qui  nous entoure, découvrir les sciences, développer ses aptitudes physiques …

La discipline à l’école est également importante et permet à l’enfant de se rendre compte de l’existence de  limites et de contraintes.

Toutes ces  notions sont par la suite indispensables pour pouvoir exprimer ses idées, à l’écrit comme à l’oral et mieux appréhender le monde qui nous entoure. « L’École est le lieu où l’on va s’instruire de ce que l’on ignore ou de ce que l’on sait mal pour pouvoir, le moment venu, se passer de maître» (Jacques Muglioni, Philosophie, Ecole même combat, 1984).

.. ou des têtes bien faites ?

L’école, c’est aussi une  occasion unique dans une vie humaine, ce moment de l’enfance où l’individu en formation se trouve dans cette extraordinaire société en miniature. On y apprend le « vivre ensemble », le  respect des autres, l’écoute.

L’école permet également d’apprendre à construire ses idées. Ainsi, les dissertations de  philosophie  qui nous invitent  à appréhender un sujet sous la forme d’une thèse, d’une antithèse et d’une synthèse, peuvent paraitre barbants pour certains. Et pourtant, cette gymnastique de l’esprit est ô combien importante et souvent oubliée lorsque,  arrivés à l’âge adulte, nous ne prenons plus toujours le temps de prendre du recul sur le monde qui nous entoure et de l’envisager sous différents angles…

En développant son intelligence et ses connaissances, l’élève, va gagner sa liberté et sa responsabilité. Plus il apprendra, plus il sera libre : Libre de choisir son métier, libre de construire son avenir, libre de choisir son mode de vie. Pour être libre, il faut pouvoir choisir, et pour choisir, il faut savoir, il faut connaître.

L’école, ça sert à tout ça !

Cécile CHUZEVILLE

Le mot du Conseil paroissial pour les affaires économiques (CPAE) : une année de consolidation

L’année 2015 a été marquée par l’arrêté définitif des comptes financiers de la maison paroissiale ainsi que par la relance des campagnes diocésaines du denier du culte.

 

A ce jour, les comptes définitifs de l’opération immobilière dite « Maison paroissiale du Fourneau » ont été arrêtés pour un montant de 275 350 euros. Toutes les factures des entreprises ont été payées par l’Association diocésaine, maître d’ouvrage, et nous devons toujours à celle-ci près de 40 000 euros, correspondant approximativement au solde de la collecte engagée fin 2013 et à recouvrir d’ici fin 2018.

Sur l’année 2015, nous n’avons collecté que 4 795 euros, ce qui est sensiblement moindre que l’année précédente, qui, rappelons-nous, avait bénéficié cependant de produits exceptionnels provenant de la vente du mobilier de l’ancienne cure de Matour…

Mais nous constatons depuis le début 2016 un petit rattrapage à confirmer, bien entendu. Nous comptons donc sur la poursuite de votre effort, sachant que nous nous sommes donné cinq ans pour atteindre notre objectif (80 000 euros d’ici fin 2018).

Courant 2015, le diocèse a lancé une campagne innovante et vigoureuse pour la collecte du denier du culte. Rappelons à ce sujet que l’Église ne reçoit aucune subvention de l’État et qu’elle ne vit que des dons ou legs de ses « fidèles ». Elle a plus particulièrement à faire face aux coûts de formation de ses prêtres, à leurs salaires et retraites. Les quêtes paroissiales et autres casuels demandés à l’occasion d’événements familiaux servent spécifiquement aux coûts de fonctionnement de la paroisse.

En 2015, vous avez ainsi été 155 personnes ou foyers de la paroisse des Saints Apôtres en Clunisois (sur une population totale de 5 426 habitants, en 2008) à répondre à cet appel du denier du culte versé directement au diocèse d’Autun. Le denier est ainsi un acte d’appartenance marquant notre engagement responsable vis-à-vis de l’Église dont nous sommes partie prenante par notre diocèse.

Enfin, nous tenons aujourd’hui à remercier particulièrement Colette Dubuis, qui épaulait bénévolement avec compétence et régularité notre trésorier depuis plus de dix ans. Paulette Rivière, de Saint-Léger sous la Bussière, a accepté de prendre ce service au profit de la paroisse et nous lui faisons le meilleur accueil.

Le trésorier