Fêter le n°100 d’un journal!

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Fêter le n°100 d’un journal!..

C’est d’abord remercier ceux et celles qui m’y ont accueilli (n° 49) et ont si simplement aidé à mon insertion de curé des Saints-Apôtres. C’est aussi découvrir l’importance des personnes qui en assurent la réalisation et la maintenance, et surtout les réseaux des hommes et femmes qui en assurent la distribution par tous les temps. Mille fois merci !  Merci aussi à Cécile, qui veille à ce que le site internet de la paroisse http://saintsapotres.fr mette à la disposition de qui le souhaite tous les derniers numéros

du journal. Ces numéros ont repris l’initiative, déjà prise par nos prédécesseurs, de présenter les différents villages de la paroisse.

Nos lecteurs ont pu apprécier l’apport de la présentation couleurs qui a marqué une étape importante de la collaboration avec le groupe Bayard Presse.

Il est temps de donner la parole à Dominique « l’ancien » et à ceux, « nouveaux », Nathalie Rajot (Brandon), Chantal et Hubert Wallut (Trivy), qui ont volontiers apporté leur contribution à ce numéro 100.

Bonne occasion aussi de remercier ceux et celles qui ont pris l’initiative de prendre la parole dans le journal, ce qui a pu être mené à bien grâce à l’équipe de rédaction qui montre ainsi sa fi délité aux intentions d’origine, et s’en réjouit ! »

Jean-Pierre Leconte

 

 

Un journal en phase avec son territoire

Reflet de l’évolution de notre territoire et de sa population, les quatre-vingt-dix-neuf journaux déjà parus sont des témoins de l’histoire de la paroisse. Dès le premier numéro, paru en septembre 1991, les treize communes, séparées en quatre secteurs, sont déjà associées, ce qui était déjà le signe d’une volonté de vivre ensemble et de mieux se connaître. Les rubriques « C’est quoi ce métier ? » et « Les anciens nous racontent », « Nos villages aujourd’hui », et « Portrait » l’illustrent.

Ces journaux sont également l’écho de la genèse de la paroisse actuelle.

En septembre 1993, les secteurs de Dompierre et Matour (six communes) se regroupent. Un an plus tard, en octobre 1994, le secteur de Tramayes  (plus quatre communes) s’associe, puis c’est le tour du secteur de Trambly (plus trois communes) en décembre 1996.

Il faudra cependant attendre décembre 2000 pour que la paroisse prenne son nom actuel : treize villages associés aux douze apôtres et saint Paul en signe d’unité, même s’il y a diversité.

Mais la paroisse ne reste pas centrée sur elle-même : ce journal s’étoffe à partir de mars 2002 avec quatre pages centrales communes au diocèse. De nombreux articles donnent aussi des nouvelles sur des actions de solidarité

de notre paroisse, d’abord au Pérou puis en Haïti.

Pour moi qui ne suis installée en Haut Clunisois que depuis 2010 après un séjour de quelques années en Afrique, découvrir dans ces anciens numéros cette histoire et ces valeurs d’ouverture et d’unité m’ont fait comprendre pourquoi je me suis vite sentie ici « chez moi ». »

Nathalie Rajot

 

N° 100 !

Que dire des vingt-cinq années de diffusion de ce journal trimestriel rédigé à l’attention des habitants du Haut- Clunisois ? Les premiers rédacteurs, dont je fus, ont eu d’emblée le désir que, par cette publication, la communauté chrétienne locale s’adresse à tous, croyants ou non, et donc aussi que les sujets puissent intéresser le plus grand nombre grâce à leur variété. Je constate que cet état d’esprit demeure encore aujourd’hui.

Les articles qui ont présenté au fil du temps la vie de chaque village, ceux qui ont mis en avant des activités ou des métiers peu connus pratiqués par des personnes proches de nous ont permis un regard positif sur des réalités de notre milieu rural.

Je n’oublie pas non plus l’importance qui a été donnée aux engagements pris par nombre d’entre vous : les plus jeunes et leur attention aux plus pauvres du Pérou, les adultes qui ont parrainé des enfants au Cameroun, des associations de soutien à l’Inde… pour n’en donner que trois exemples.

Et lorsque je lis le journal aujourd’hui, je suis heureux de cette fi délité à l’idéal des commencements, tenant compte toutefois de l’évolution de nos sociétés.

Merci à celles et ceux qui en assurent cette constance. »

Dominique Olislaeger

 

Le bulletin paroissial, c’est quelque chose ! Comme une institution…

Vingt-cinq ans de bonnes habitudes :

Celle de recevoir les nouvelles des habitants de nos villages, et aussi du diocèse, créant le lien entre nos clochers dispersés dans les merveilleux vallons de notre paroisse !

Celle d’élever notre esprit en partageant avec ceux qui écrivent, si bien, si juste… ils nous donnent à découvrir toujours, à penser souvent, à sourire parfois, à prier un peu…

Celle de partager ce qui nous réunit grâce à une équipe de personnes qui partent à la rencontre d’autres pour : Nous faire connaître et mieux comprendre les préoccupations des professionnels de notre territoire

Nous faire découvrir certains livres, et les commenter,

Nous faire découvrir les multiples activités des différentes associations qui s’engagent pour apporter soutien et bien-être, près de nous, mais aussi dans d’autres pays confrontés à des drames douloureux.

Nous faire partager les projets de notre évêque, des personnalités qui ont marqué par leur témoignage, tous ceux qui les ont côtoyés ;

C’est vraiment là la preuve de la belle vitalité de notre journal, de constater notre impatience à guetter le numéro suivant, prévenus par la fin du calendrier des messes dominicales ;

Fidèle, il arrive toujours, à temps, à l’heure, bien accueilli par nous, comme nous par Jean-Pierre, à la porte de nos églises, avant la messe !

Numéro 100 ! Belle vie à la prochaine centaine ! »

Chantal et Hubert WALLUT

Les jardins partagés

Tramayes a commencé en 2010, à l’initiative du foyer rural. Et puis ce fut Dompierre, en 2013 et enfin Matour, en 2016. Quel sera le prochain village, sur notre territoire, à créer un « jardin partagé » ?

Trois mots-clés : rencontre, échange, respect

Pas besoin de savoir jardiner pour en faire partie. On vient là pour partager ses connaissances, ses doutes, ses ignorances et ses interrogations, pour profiter de l’expérience des autres, pour découvrir d’autres pratiques que les siennes, plus respectueuses de la terre et souvent plus rentables, pour faire soi-même des expériences que l’on n’aurait sans doute pas faites seul dans son jardin.

Car on peut très bien avoir son propre jardin et venir quand même au jardin partagé.

On vient pour les rencontres ; pour les échanges ; pour les découvertes. Les découvertes ? La culture en lasagne, par exemple, avec son alternance de couches de compostage ; la permaculture, économique en énergie et respectueuse des êtres vivants et de leurs relations réciproques ; l’alternative aux pesticides, avec les décoctions

de plantes ; l’utilisation des engrais verts, la « tour à patates ».

Dans les trois jardins, nous trouvons des parcelles individuelles et une parcelle collective, mais ce n’est pas une obligation. Chaque projet est unique par son aménagement et son fonctionnement.

On vient là aussi pour la convivialité du lieu. On y organise régulièrement des animations : interventions de spécialistes, trocs de plantes ou de graines, taille ou greffe des fruitiers, etc. Ou tout simplement un café partagé, un « café des jardins » !

Les trois jardins ont bien l’intention de collaborer. Celui de Matour avait beaucoup apprécié la présence amicale

des jardiniers de Tramayes et de Dompierre lors de son inauguration.

 

Où et quand ?

On se retrouve donc – sauf en cas de mauvais temps – le samedi matin, derrière l’école de Tramayes (pour l’instant), derrière le cimetière à Dompierre et derrière l’ancienne cure à Matour, sur des terrains proposés par

les mairies. Mais on peut venir, bien sûr, jardiner n’importe quand, selon ses propres disponibilités.

En conclusion

Venez ! Par curiosité ou par intérêt. Vous serez bien accueillis. Et si vous avez du matériel de jardinage non  utilisé ou un vieux banc, proposez-le. Votre venue, votre geste, votre attention seront appréciés !

Jeanne Besson

Parler de la maladie, c’est lui donner un sens

Nous prenons soin de notre santé, beaucoup plus que dans le passé, d’où le nombre des consultations, et de tous les bilans : radios, scanners, IRM… L’imagerie médicale a fait d’énormes progrès. Elle prend une telle place qu’on pourrait considérer qu’elle remplace la description des symptômes par le malade lui-même. Certains s’identifient d’ailleurs complètement au diagnostic : « Je deviens ce qu’on m’annonce. »

Reprendre à son compte

Mais ce n’est pas parce qu’on a réglé le problème techniquement qu’on a pris en charge toute la complexité de la situation, qu’on a répondu à toutes les questions que se pose le malade, qu’on a envisagé tout ce que représente pour lui la maladie. Ce qui est aussi important, c’est ce qu’il peut en dire pour tout reprendre à son compte, raconter les circonstances, éventuellement réinterpréter à sa manière : dire l’épreuve de la maladie dans ce qu’elle a de singulier, d’unique. Didier Picard (alors président du comité national d’éthique) racontait qu’après avoir parlé une demi-heure sans que lui-même ne dise un mot, une personne lui avait affirmé : « On ne m’a jamais si bien expliqué ma maladie ! »

Une vérité culturelle

Selon certains Africains, il y aurait « les maladies de l’homme noir et les maladies de l’homme blanc. Les microbes des blancs ne tuent pas les noirs ! » Un Sénégalais opéré de l’appendicite, bien que tout à fait conscient d’avoir été sauvé par cette intervention, expliquait qu’il l’a mal supportée parce que, dans son ethnie, il est inimaginable d’ouvrir le ventre !

Il expliquait aussi que la description des symptômes par le malade doit obligatoirement être précédée par le récit de tout ce qui s’est passé avant : intégration dans une histoire familiale et ethnique. D’ailleurs, nous aussi avons souvent besoin de reprendre un récit à ses débuts avant d’en venir au fait :

« Ce matin-là… »

Il y a la vérité scientifique et la vérité d’expérience : décrire les choses à sa manière pour les intérioriser, se les approprier. Un événement prend sens si après-coup on peut le raconter et même le reconstruire. Ainsi, la signification d’une maladie correspond entre autres aux causes éventuelles, physiques, psychologiques ou morales.

Être entendu

D’où l’importance d’interlocuteurs, soignants ou amis, qui sachent écouter, laisser parler longuement, entendre les explications, même farfelues, les interprétations même tendancieuses. Dans certains hôpitaux, des ateliers d’écriture sont proposés aux personnes ayant bénéficié d’une greffe d’organe. On leur permet par la narration écrite de reprendre la main sur ce qu’elles ont vécu passivement, de redevenir acteur.

Marie-Thérèse Denogent

Anne Martinez : l’écriture pour s’évader !

Conseillère pour un groupe de protection sociale dans la région lyonnaise, Anne MARTINEZ s’évade au travers de l’écriture. C’est à Germolles sur Grosne qu’elle s’adonne à cette passion. Rencontre avec cette auteure qui sortira prochainement le 4ème tome de la série Esteban.

Dès 20 ans, Anne Martinez écrivait déjà des poésies. Parallèlement, elle se passionnait pour les histoires de Tolkien. Le Seigneur des Anneaux n’avait pas alors le succès actuel et il était difficile de partager avec d’autres l’attrait pour ces livres de fantasy.

Plus tard, Anne rencontre une jeune fille de 11 ans avec laquelle elle lit un article sur l’histoire d’un petit sorcier qui deviendra célèbre par la suite.  Anne propose à cette petite fille de lui écrire quelques pages. Le personnage d’Esteban se crée dans un univers futuriste où des sorcières interviennent. La petite fille dévore les pages et Anne se prend au jeu de lui en écrire d’autres qu’elle lui envoie chaque soir. De fil en aiguille, le livre Esteban et le secret de la pierre de Lune est né !

Vient ensuite la volonté de le faire partager à d’autres jeunes. Ce premier tome sortira en 2011 aux éditions Persée. Deux autres tomes suivront : Esteban, la Malédiction des Trois Sorcières et Esteban et les Royaumes en danger.

Esteban est un adolescent qui nous emmène dans son univers, à la découverte de planètes habitées dans une autre galaxie. Entouré de sa famille, de ses profs et de ses amis, on découvre cet univers parallèle et futuriste, nous sommes en 2060.

Cette projection futuriste permet à Anne de créer des ambiances  et des objets imaginaires mais toujours dans le souci d’être crédible. C’est pourquoi Anne passe beaucoup de temps à se documenter sur les nouvelles technologies et invente les objets de demain au travers des aventures de son personnage. Le monde d’Esteban a également réalisé sa transition énergétique, tout fonctionne dorénavant à l’énergie solaire !

Les lecteurs, adolescents et adultes pourront poursuivre les aventures d’Esteban : le 4ème tome sortira fin 2016 et le 5ème tome est déjà presque finalisé.

Au travers de ces livres, Anne apprécie les échanges avec les jeunes lecteurs. « J’ai le souvenir d’un jeune qui n’appréciait pas beaucoup la lecture, il a découvert le premier tome d’Esteban et a bien accroché, ça lui a donné envie de poursuivre sur les autres tomes ! ».

« Plus on écrit et plus on a envie d’écrire ». Ainsi, Anne écrit en parallèle d’autres œuvres : le livre Ah les filles  publié en 2015, différentes nouvelles,… Anne compose également  des chansons qu’elle interprète avec son groupe de musique sur Lyon.

« L’écriture, c’est une véritable richesse intérieure et intellectuelle avec en plus le bonheur de partager et d’emmener avec soi les gens dans le rire et l’émotion ! »

Cécile CHUZEVILLE