Le Haut Clunisois n°117

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Dans la période d’incertitude que nous vivons, les spécialistes n’hésitent pas à élaborer des scénarios contradictoires.
Ils prennent la parole toujours avec certitude et ils ont bien du mal à dire : nous ne savons pas. L’avenir est par définition toujours incertain. L’inconnu fait partie de notre condition humaine. Mais en même temps
il est entre nos mains. Il sera aussi ce que nous en ferons.

L’avenir se construit aujourd’hui. Heureusement des personnes de plus en plus
nombreuses nous alertent sur l’état de notre planète et nous invitent à agir avec urgence. Il nous faut dès aujourd’hui apprendre à vivre dans une situation sanitaire particulière. La situation économique oblige à inventer des nouvelles formes d’échange, de justice pour que les exclus ne soient pas oubliés. Notre consommation doit aussi évoluer.
Le travail, l’invention, l’imagination ne doivent pas manquer. Pour les chrétiens, l’espérance ne manque jamais. Nous croyons que Dieu est entré dans le temps des hommes avec Jésus. Il est présent, vivant et il marche avec les hommes. Souvent Jésus parle de son Royaume qui à la fois est déjà là, déjà commencé avec sa venue et qui est toujours à venir, pas encore là. L’avenir est toujours à recevoir et à inventer.

René AUCOURT

Le Haut Clunisois n°116

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«…La foi, si elle n’est pas
mise en oeuvre,
EST BEL ET BIEN MORTE »
(JC2,17)

Par la force des choses, pendant le confinement nous avons pris le temps, du temps pour soi ou pour les autres.
Un mot a fait le lien entre nous : « Merci ! ».
Merci entendu, réentendu, crié, pleuré. Merci comme un salaire, une reconnaissance, une récompense.
Merci comme merveille de la nature redécouverte et Miséricorde de tous ceux qui ouvrent leur coeur à la misère des autres.
Merci comme eucharistie, transposition d’un mot grec qui veut dire « rendre grâce ». L’eucharistie ou communion, c’est être ensemble parce qu’il n’y a pas de communion sans les autres.
Merci comme regard de Dieu sur l’homme ou Regard de l’artiste sur sa création.
Merci comme courage des soignants, des malades, des bénévoles et de ceux qui sont allés travailler pendant le confinement. Merci pour ceux, aussi, qui ont su rester chez eux afin de respecter la vie humaine.
Merci comme l’infini amour de Dieu qui compte sur nous.

Martine Loctin

Le Haut clunisois n°115

Lire le Haut Clunisois n°115 – Mars 2020 en intégralité

Le mot liberté est sur le fronton de nos mairies. Il exprime bien notre souhait profond de pouvoir gérer notre vie. Il ne s’agit pas seulement de pouvoir faire ce que l’on veut, mais il s’agit d’assumer sa responsabilité, de pouvoir prendre des décisions et les assumer. La liberté est donc toujours à construire, à inventer. Elle n’est jamais acquise et elle est si souvent menacée. L’orgueil, la soif du pouvoir, l’argent sont autant de tentations toujours prêtes à fonctionner.

Il n’est évidemment pas question de supprimer le pouvoir ou l’argent, mais il s’agit de toujours bien les remettre à leur juste place. Jésus aussi a connu ces tentations qui sont tout à fait humaines. Elles nous sont présentées de façon imagée dans l’Évangile. Le diable vient lui proposer de régner sur des villes, une autre fois de mettre Dieu au défi, ou encore d’exercer son pouvoir que pour l’esbroufe comme par exemple transformer des pierres en pains… À chaque fois, Jésus ne se laisse pas prendre au piège. Il a choisi une toute autre attitude qui est celle du service. Il est venu pour servir l’homme. Jésus est libre. Une expression le définit bien: « Jésus, passant au milieu d’eux, allait son chemin… » Au cœur même de notre situation humaine, la liberté est toujours à inventer. Allons notre chemin…

Message de Noël – Le Haut clunisois n°114

Le Haut clunisois n°114

Beaucoup de souhaits s’expriment à l’occasion de la fête de Noël. La bonté est de mise. Chacun dit son désir de voir un monde meilleur, rempli de gestes généreux. « Passez de belles fêtes de Noël. » tel est le désir de chacun. Il ne s’agit pas que de mots vite envolés dans les tempêtes de neige.
Ils disent bien le désir profond de tout homme : que vienne vraiment un monde de beauté, de lumière, de paix, de bonheur. Ce désir, ce rêve un peu fou habite le cœur de Dieu depuis toujours. Il veut profondément le bonheur de l’homme. Alors il va dire des mots, une parole qui fait du bien. Il va donner son Fils Jésus qui est lui-même sa Parole. Ce Fils est venu dissiper les ténèbres, ouvrir les yeux à la lumière, apporter une grande joie. Jésus va se donner tout entier pour cela. Il va vivre de l’intérieur tout ce qui fait l’existence humaine, jusqu’à mourir sur une croix. Par sa résurrection, il va complètement inaugurer un monde nouveau, un monde toujours à rece-
voir et à construire. Dieu en Jésus va dire du bien et sa bénédiction ne s’arrête jamais. Elle est même toujours à recevoir, à prolonger et à inventer pour aujourd’hui. Il nous prend comme messagers. À Noël, Dieu, notre Dieu, nous bénit !

René AUCOURT

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Aller à la rencontre d’autres paroisses !

Le Haut Clunisois n°111

Vous savez tous qu’une paroisse regroupe les personnes croyantes d’un même territoire autour d’un curé.

Notre paroisse des Saints Apôtres est l’une des 19 000 paroisses de France et s’étend sur treize communes. Vous savez aussi que chaque paroisse fait partie d’un diocèse. Pour notre part, le diocèse d’Autun correspond au département de la Saône-et-Loire. Mais savez-vous qu’il existe une entité plus petite que le diocèse et plus grande que la paroisse :

le doyenné ? J’ai appris très récemment qu’il y a douze doyennés dans notre diocèse et nous faisons partie du doyenné du Mâconnais avec six autres paroisses : celles de Cluny Saint-Benoît (Cluny), Saint-Augustin en Nord Clunisois (Ameugny), Notre-Dame des Coteaux en Mâconnais (Lugny), Notre-Dame des Vignes en Sud Mâconnais (La Chapelle de Guinchay), Saint-Philibert (Tournus) et Saint-Vincent en Val Lamartinien (La Roche-Vineuse).

Et le 1er mai prochain, à Tournus, toutes les paroisses de notre doyenné vont se retrouver pour une journée qui mettra en avant la vitalité et l’inventivité des paroisses qui nous entourent. Un frère de Taizé fera une conférence dans la matinée sur un sujet de société et après un repas partagé tiré du sac, une déambulation à travers Tournus sera proposée à la découverte des initiatives de chaque paroisse. Enfin, une messe clôturera cette journée qui s’intitule « Paroisses vivantes aujourd’hui, venez et voyez».

Vous êtes bien sûr tous invités, réservez votre journée !

Nathalie RAJOT

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Noël, Noël, réveillons-nous !

La coutume veut qu’il convienne d’offrir des cadeaux à ceux dont c’est l’anniversaire…

Noël n’y échappe pas sauf que justement le seul à ne pas recevoir de cadeau est celui dont c’est l’anniversaire !

Bien sûr, Noël est devenu au fil du temps la grande fête des enfants et par extension celle de tout le monde. Ce jour-là, le nombre de cadeaux échangés dépasse certainement de loin les meilleures ventes possibles… Faire vivre le commerce et se faire plaisir n’a, a priori, rien d’anormal.

Souvenons-nous de la joie qui brille dans les yeux de l’enfant lorsqu’il découvre au pied du sapin ou devant la crèche le cadeau qu’il espérait tant !… Parfois aussi sa déception si son attente n’a pas été réalisée. Mais aussi pensons à tous ceux pour qui Noël ne sera qu’un jour comme les autres avec son cortège de solitude, de froid et de misère… Et aussi pour beaucoup, trop souvent encore hélas, un jour de guerre ordinaire avec des bombes en guise de cadeaux et la peur en guise de réveillon.

Mais en fait, Jésus, puisque c’est son anniversaire et c’est bien de cela qu’il s’agit, qu’allons-nous lui offrir, digne de lui et conforme à son attente… Offrons-lui donc le meilleur de nous-même dans l’amour du Père !

Noël, Noël, réveillons-nous !

Michel FAUGERE

Lire le bulletin n°1 110 – déc 2018 en intégralité en cliquant ici Matour_12_2018- 110

Un nouveau cap pour nos paroisses !

C’est la rentrée. Après cette période estivale où nous avons pu changer de rythme, allons-nous reprendre notre vie quotidienne exactement comme avant ? Bien sûr que non, les enfants ont changé de classe, peut-être d’école ou d’activité ; au travail une collègue est partie, un autre est arrivé ; on a décidé de s’engager dans une nouvelle activité…

Notre paroisse des Saints-Apôtres s’élance aussi, après ce temps estival, dans une nouvelle organisation. Jean-Pierre Leconte, notre curé depuis 2004, a pris sa retraite et vit à Tramayes. Il ne nous a pas abandonnés, mais la charge curiale dont il avait la responsabilité était trop lourde, compte tenu de son état de santé. Il va continuer, dans la mesure du possible, de nous accompagner en célébrant quelques messes et en continuant à suivre la vie de notre paroisse et de ses habitants qu’il connaît si bien. C’est René Aucourt qui lui succède, aidé d’une part par le père Élysée Guendjande nommé vicaire, et d’autre part par deux prêtres auxiliaires les pères Jean Cuisenier et Pierre Fromageot et par une assistante paroissiale, Martine Loctin.

Mais pourquoi tant de monde pour remplacer Jean-Pierre ? Parce que nous allons partager cette nouvelle équipe pastorale avec deux autres paroisses : celle de Cluny-Saint-Benoit et celle de Saint-Augustin en Nord Clunisois.

Le curé de notre paroisse ne résidera donc plus à plein temps sur notre territoire. Et alors ? Grâce à l’Équipe d’animation pastorale (l’EAP constituée de dix habitants du territoire), le Conseil paroissial pour les affaires économiques (CPAE constitué de huit bénévoles) et à tous les chrétiens engagés assurant la catéchèse, les funérailles, la préparation aux sacrements et l’accueil, notre paroisse va continuer à être témoin de l’Amour de Dieu sur notre territoire et à accueillir toutes les personnes qui viendront la solliciter.

Nathalie RAJOT

 

Lire le bulletin paroissial complet n°109 – Sept 2018 :HC_09_2018- 109

Un temps de repos pour de nouveaux défis !

L’été arrive et les vacances tant attendues par les plus petits mais aussi par les plus grands !

Quelles que soient la durée et la destination des vacances, c’est avant tout l’occasion de changer le rythme quotidien, de prendre le temps de se retrouver en famille, entre amis… De faire toutes les petites choses pour lesquelles il nous semble que le temps file trop vite dans la bousculade du quotidien. Jésus l’a même imposé à ses premiers disciples : « Les apôtres, s’étant rassemblés auprès de Jésus, lui racontèrent tout ce qu’ils avaient fait et tout ce qu’ils avaient enseigné. Jésus leur dit : « Venez à l’écart dans un lieu

désert, et reposez-vous un peu. » (Marc 6, 30-31). Les vacances permettent ainsi de marquer un temps d’arrêt pour mieux revenir, différent, reposé et capable de nouveaux défis ! Un temps pour s’accorder du temps, et recharger les batteries. L’occasion aussi de réfléchir à l’investissement que l’on souhaite donner aux autres par exemple au travers de participations au sein d’associations laïques et aussi à son engagement au sein de la paroisse qui peut prendre diverses formes. La journée de rentrée de la Paroisse sera justement l’occasion d’échanger sur l’organisation de notre paroisse.

En attendant, toute l’équipe du bulletin paroissial vous souhaite de passer un agréable été !

Cécile CHUZEVILLE

Lire le bulletin du haut-clunisois n°108 – Juin 2018 en intégralité en cliquant ici haut clunisois 108

Fin du synode et commencements

Le synode diocésain d’Autun a pris fin le 26 novembre 2017 en l’église de la Réconciliation de la communauté des frères de Taizé où il avait commencé le 4 octobre 2015. Entre ces deux dates, se sont déroulées cinq sessions de l’assemblée synodale formée de quelque 270 délégués venant des 49 paroisses du diocèse. Ils auront réfléchi sur les documents et thèmes prédéfinis par le diocèse et sur les remontées à leurs sujets des 400 équipes réunissant 3 000 participants du territoire. Que de nombres ! Mais ne sont-ils pas significatifs d’autant de personnes disséminées et en partage de paroles sous les souffles de leurs bonnes volontés de femmes et d’hommes ouverts à l’Esprit saint. (Les chiffres pour notre paroisse des Saints Apôtres : trois délégués, quatre équipes, vingt-huit participants). Des échanges qu’ont suscités ces travaux, de leurs synthèses, sont nées 94 « Initiatives synodales » faisant l’objet du « livre du synode diocésain d’Autun »(1). Chacune y est facilement repérable car numérotée et sur un fond de couleur. Le sommaire en fin d’ouvrage les regroupe en six thèmes. Tout est ainsi facilité pour que le lecteur accède à chaque initiative. Lisant de surcroît les lignes qui la précèdent il comprendra mieux l’esprit voire l’Esprit qui l’a suscitée. Lectrice, lecteur, n’ayez pas peur ! Laissez-vous porter par votre lecture votre méditation et choisissez en frère ou soeur de vous-même, c’est-à-dire sans vous faire trop de mal, celles des initiatives que vous souhaiteriez partager et vivre avec d’autres. Ouvrez-vous en ensuite à notre curé, à l’équipe d’animation paroissiale, aux trois délégués synodaux… Et sans doute dans cet élan de chacun pourrions-nous envisager une rencontre vers Pentecôte d’appropriation paroissiale de quelques-unes  des 94 initiatives afin de leur donner leurs commencements de vie.

Vos délégués, Marie-Ange Chuzeville – Marie-Thérèse Denogent – Bernard Cateland

 1 « Après notre synode » Revue hors-série « Église » d’Autun

Chacun peut se procurer gratuitement ce hors-série,

Revue Église d’Autun, N° 19 du 26/11/2017, en tel lieu.

Lire l’intégralité du bulletin n °107 – Mars 2018 en cliquant ici : Matour_03_2018- HC 107

Les anges dans nos campagnes

Les anges dans nos campagnes …ont entonnés l’hymne des cieux…
Depuis des générations, ce chant fait vibrer nos églises « à la messe de minuit ».


Mais alors comment expliquer : pourquoi, un enfant né dans une étable dans le plus grand dénuement, il y a plus de vingt siècles, peut encore remuer des millions d’hommes, de femmes et d’enfants ?
Noël, c’est une Grande et Belle nouvelle ! Jésus, est venu dans le monde pour que brillent « les lumières de l’Amour »dans notre nuit. Jésus est venu pour nous, pour nous apprendre à vivre en harmonie avec tous nos frères.

En nous préoccupant surtout des cadeaux, pour les grands et les petits, des décorations, des guirlandes et des bougies et bien sur du réveillon ! Nous avons perdu le vrai sens du message de Noël, donc nous passons à côté de l’essentiel qui est comme dit la comptine de Noël :
« Noël n’est pas au magasin, mais dans nos coeurs et dans nos mains » ;
Retrouvons donc l’émerveillement de notre enfance pour chanter encore :
« Quand Noël s’approche … Quand Noël s’en vient !
Tous les enfants sont des anges, tous les sourires sont beaux ! »
Marinette Deborde

Lire le bulletin n °106 – Déc 2017 en intégralité en cliquant ici : Matour_12_2017- 106

La rentrée, l’audace de vivre

LIRE LE BULLETIN PAROISSIAL COMPLET N°105 – Septembre 2017 en cliquant ici

Comme le printemps ou encore le début de l’année civile, la rentrée marque une étape : plus qu’à d’autres périodes, nous sommes face à l’avenir, donc à l’inconnu. Pour en avoir une image à l’avance, nous essayons de prévoir le plus possible. Les hommes ont depuis longtemps cherché à connaître l’avenir en consultant l’horoscope ou des voyantes. Mais il reste l’imprévisible, l’incertitude, le risque.

Christian Bobin nous dit : « C’est donc ça la vie, un livre dont l’encre est toujours fraîche et dont aucun lecteur ne pourra dire ; je l’ai lu. »

En mars 1996, moins de trois semaines avant d’être enlevé à Thibérine, Christian de Chergé écrivait : « Vouloir imaginer l’avenir, c’est faire de l’espérance fiction. Dès que nous pensons l’avenir, nous le pensons comme le passé. Demain sera autre chose. Nous ne pouvons pas l’imaginer. » Cela nous renvoie à notre condition humaine. L’homme n’est pas maître de son destin.

Face à la peur du risque, on pourra préférer continuer une vie difficile mais connue et contrôlée, plutôt que d’oser le changement, avec un espoir d’amélioration.« Un tien vaut mieux que deux tu l’auras. » Pourtant, si on sait trop d’avance, on se limite, on se prive de l’occasion de progresser, de découvrir, d’improviser.

Gabriel Ringlet nous dit : « Consentir à l’inachevé, c’est un gage de paix, de sérénité. Tâtonner dans le noir, s’égarer peut-être, mais y aller. » Arnaud Desjardins parle de « l’audace de vivre » et Christian Bobin nous assure que « quelque chose vient à tout instant nous secourir. » La foi, l’espérance, c’est lâcher prise, accepter de ne pas savoir, bouleverser nos prévisions, et avancer !

MTD

 

Une paroisse qui cherche à être ouverte et attentive à chacun

Paroisse : Territoire où s’exerce le ministère d’un curé ou d’un pasteur (Larousse). Voici une définition de dictionnaire qui semble bien courte pour définir une réalité complexe, où des hommes et des femmes donnent de leur temps pour que chaque habitant puisse se sentir bien accueilli.

 

En cette rentrée 2018, je vais essayer de vous présenter comment la paroisse des Saints Apôtres est organisée dans cet objectif. Autour du père Jean Pierre Leconte, notre curé depuis 2003, de nombreuses équipes assurent un service ou un autre. Deux sont des organes « obligatoires » vis-à-vis du diocèse d’Autun dont nous faisons partie (l’EAP Équipe d’animation pastorale et le CPAE Conseil paroissial pour les affaires économiques), d’autres, plus informelles, assurent la catéchèse et les différentes préparations aux sacrements et étapes de vie, d’autres encore assurent la communication, l’accueil, l’animation.

Au carrefour des routes : là où se rencontrent les instances d’animation de la paroisse

Depuis 2015, la Maison paroissiale est le centre de notre paroisse qui regroupe, depuis 2000, treize villages. Bien équipée et située à Pari Gagné, au carrefour de routes principales du territoire, elle facilite les déplacements et les rencontres des différents usagers, notamment cette année avec les équipes synodales. L’Équipe d’animation pastorale (EAP) se compose d’une dizaine de chrétiens avec le curé. Se réunissant deux fois par trimestre, elle a pour mission d’aider celui-ci à animer la paroisse (célébrer, annoncer, témoigner de la charité) en se mettant à l’écoute et au service de tous en lien avec les autres équipes de la paroisse et éventuellement de celles du diocèse, de doyennés proches et d’autres partenaires sociaux. L’équipe se renouvelle selon les parcours de chaque membre, les tâches se distribuent selon les compétences et les décisions se prennent par consensus. Le Conseil paroissial pour les affaires économiques (CPAE) est une équipe de huit bénévoles qui aident, de par leurs compétences professionnelles, le curé dans la vie matérielle de la paroisse : le CPAE prépare le budget, décide des principales dépenses d’investissement à engager dans les différentes églises, assure le règlement des dépenses courantes et l’encaissement des recettes et établit la comptabilité de la paroisse en lien direct avec l’Association diocésaine.

Accompagner tous les âges de la vie

La catéchèse s’organise en trois étapes.

La première est l’éveil à la foi pour les petits jusqu’au CE1. Elle propose trois temps forts autour de Noël, Pâques et Pentecôte. Un seul groupe est constitué sur la paroisse.

La seconde « le temps du catéchisme », s’adresse aux enfants de CE2, CM1 et CM2. Au cours de ces trois ans, ils découvrent de manière ludique et interactive la foi chrétienne à partir des 18 modules du parcours « Nathanaël » comprenant des temps d’échanges, des ateliers manuels ainsi que de nombreux autres « outils ». Au terme de ces trois années, les enfants peuvent « faire leur première communion ». Quatre groupes sont constitués sur la paroisse en fonction des lieux géographiques d’habitation. Quelques enfants des communes avoisinantes intègrent ces groupes et nous les accueillons bien volontiers.

La troisième et dernière étape est la préparation à la profession de foi pour les jeunes de sixième autour de trois rencontres au cours de l’année scolaire. Chacune de ces étapes est coordonnée par un référent en lien avec le curé mais est animée par des parents volontaires.

Certains grands moments de la vie se vivent en Église : le baptême, le mariage, les funérailles. Mais chaque famille est particulière et a son histoire. C’est pourquoi, sur notre paroisse, l’accueil est individualisé et adapté à chaque parcours. Le curé reçoit les demandes puis, si cela est possible, des laïcs de la commune de la famille prennent le relais pour préparer ces célébrations dans le respect de chacun.

Informer et rester ouvert sur le monde

La communication dans notre paroisse passe par le site internet régulièrement mis à jour par Cécile Chuzeville et par le bulletin « Le Haut Clunisois». Ce dernier est publié tous les trimestres par Bayard Presse et est distribué bénévolement par des paroissiens dans chaque commune. Une petite équipe de sept huit personnes rédige les articles pour témoigner de l’attention de l’Église locale envers tous les habitants et pour leur apporter des informations sur la vie locale, ou des ouvertures sur la vie sociale actuelle. C’est l’EAP qui fixe le calendrier des messes pour le trimestre mais l’animation des messes et le fleurissement et l’entretien des églises sont assurés par quelque(s) paroissien(s) de la commune où la messe est célébrée. C’est à ces personnes ressources de chaque village (et qui ne connaît pas André Forest !) que les paroissiens peuvent s’adresser s’ils souhaitent faire dire une messe par exemple.

La solidarité est aussi active sur notre paroisse avec l’organisation d’une soirée « Bol de riz » pendant le temps du Carême afin d’apporter un peu d’aide à des populations d’autres continents, plus démunies que la nôtre. Et une équipe d’une dizaine de personnes est constituée pour aller rendre visite aux malades et/ou aux personnes isolées.

Le nom de toutes les personnes bénévoles s’impliquant dans la vie de notre paroisse est disponible sur le site (saintsapotres.fr). Rien n’empêche que le vôtre y soit intégré, bien au contraire…

Nathalie Rajot

Le photographe Pascal Chantier adapte « les Âmes grises » au théâtre

Pascal Chantier, photographe de plateau, a débuté sa carrière avec le tournage du film « Les Âmes grises ». 13 ans plus tard, le matourin adapte, à son tour, le roman de Philippe Claudel au théâtre, autour des portraits des comédiens qu’il avait réalisés. Une soirée théâtre avec un débat sera organisée le 13 janvier 2018, à Matour, dans le cadre du centenaire de la Grande Guerre (14-18).

En 2004, lorsqu’Yves Angelo réalise les « Âmes grises », adapté du roman de Philippe Claudel, dont l’intrigue se situe en 1917, Pascal Chantier s’empare du moment pour créer notamment trente portraits photographiques des personnages du film. Il emploie pour la circonstance une technique numérique qui projette instantanément le spectateur en 1917. « L’effet est bluffant, en parfaite résonance avec la violence de 1917 ». Pascal Chantier obtient l’assentiment enthousiaste du réalisateur du film et de l’auteur qui apporte son concours en accordant gracieusement les droits d’adaptation de son roman pour créer une soirée théâtrale « Autour des Âmes grises ». Frédéric Andrau, comédien et metteur en scène interprétera quelque dix personnages du film en compagnie des portraits présentés sur chevalets, disposés en choeur et mis progressivement en lumière. Le comédien incarnera chacun d’entre eux en déambulant parmi les cadres selon une adaptation écrite par Pascal Chantier. Dans une sorte de fondu enchaîné, les derniers moments de l’intrigue théâtrale, ouvriront la voie au cinéma par la projection des Âmes grises. C’est la première fois que cinéma, théâtre et photographie seront réunis autour de cette même histoire des Âmes grises. Yves Angelo, Frédéric Andrau et Pascal Chantier ouvriront en toute convivialité les débats au terme de ce spectacle le 13 janvier 2018.

Autour des « Âmes grises » et les autres réalisations depuis 2014 ont permis à la commune de Matour d’obtenir le trophée de la culture pour son travail de mémoire à l’occasion du centenaire de la Grande Guerre.

L’intrigue :

Nous sommes en 1917, année de certitude et de doute quant à la conduite de la guerre. Dans ce village de l’est de la France, à quelques kilomètres du front, peut-être Verdun, le passage régulier et lugubre des soldats morts vivants venant de l’enfer, la canonnade, les secousses de la terre, les éclairs de feu à l’horizon, laissent deviner et sentir les horreurs de cette Grande Guerre sans jamais la voir. Lorsque la fillette de l’aubergiste surnommée « Belle de Jour » est retrouvée assassinée sur les berges gelées du canal, la société villageoise immergée dans la violence de la guerre et suspectée au cours de l’enquête fait preuve de ses préjugés, de ses rancœurs, de son mépris, de sa haine ; ce sont les « âmes grises ». Chacun veut désigner son coupable au détriment de la vérité.

Jacques Bonnamour