Une belle réflexion autour de la profession de foi

Cette année 11 jeunes de nos villages ont fait leur profession de foi le dimanche 28 mai dernier, entourés de leurs parents et amis qui ont tant d’importance pour eux.

Pour préparer cette belle journée ils se sont réunis plusieurs fois au cours de l’année dans une ambiance chaleureuse.

Leurs parents avaient souhaité les faire réfléchir sur l’écoute de soi, des autres et de la nature parce que nous sommes tous des habitants de la même planète. Ils ont ainsi évoqué le respect de la nature contre le gaspillage et la pollution et pour le partage et l’entraide. Ils ont aussi mimé et dessiné ce qui nous différencie mais aussi nous rassemble avec les personnes de cultures différentes. Un planisphère portant les mots et les images de ces rencontres a décoré l’église de Matour où a eu lieu la célébration.

Lors de notre dernière rencontre ils ont écrit une lettre à notre évêque qui leur avait posé trois questions. La voici:

Monseigneur,

Nous nous préparons à notre profession de foi qui aura lieu le 28 mai prochain à l’église de Matour. Nous sommes 11 jeunes en sixième et ensemble nous avons réfléchi aux trois questions que vous nous avez posées. Voici nos réponses :

À la question « êtes-vous contents de vivre ? » notre réponse est un grand oui. Oui car nous sommes heureux d’avoir une famille et des amis pour pouvoir partager avec eux des bons moments, des repas, des jeux, des valeurs, de l’amour ; oui aussi car la vie apporte des surprises et il y a plein de choses à découvrir (un métier, d’autres pays en voyageant, ce qui nous entoure, la vie dans tous ces aspects).

Vous nous demandez aussi si « nous sommes quelquefois tristes et pourquoi ? » Bien sûr que nous sommes parfois tristes, c’est normal car on est à l’écoute des autres et de nous-mêmes et on prend part aux émotions des autres et de nous-mêmes. Par exemple nous sommes tristes quand nous ne nous sentons pas écoutés, que nous sommes incompris ou contrariés, face à la maladie, le décès de proches, quand nous nous disputons avec les amis ou la famille.

Votre dernière question est « voulez-vous grandir, pas seulement physiquement, mais aussi grandir bien dans votre cœur et avec les autres ? » Ce qui nous motive pour grandir c’est devenir mature pour pouvoir prendre nos responsabilités, être libre et partager des valeurs, une amitié, des moments avec les autres. Nous avons envie d’échanger nos savoirs et apprendre un métier pour faire un travail qui nous plaît. Nous voulons fonder une famille, vivre des moments importants, découvrir le monde des adultes et le monde en voyageant pour encore plus partager avec les autres.

Alban, Bastien, Clémence, Gaétan, Lise, Lucas, Manon, Mathilde, Nicolas, Romane, Valentin.:

Taizé 2016 : la fraternité humaine, moteur de toute une communauté

Le frère Roger avait imaginé la communauté de Taizé comme une parabole de communion, ferment de réconciliation dans la famille humaine. Les 75 ans de la communauté ont été célébrés en 2015, plusieurs belles commémorations avaient alors honoré la mémoire de son fondateur, 100 ans après sa naissance et 10 ans après sa mort.

Animés par ce même esprit, tous les frères, autour de frère Alois ; prieur de la communauté, veillent depuis à la lumière de l’Évangile, à faire perdurer leur engagement pour la solidarité humaine et ceci de manière très concrète.

Être au plus près de ceux qui souffrent

Frère Alois, s’est rendu au Liban et en Syrie début 2016. Il a visité des camps de réfugiés et y a recueilli une famille syrienne qui est aujourd’hui installée à Ameugny. Deux autres familles du Moyen-Orient ont aussi trouvé refuge.

Deux sont chrétiennes, une musulmane. La communauté a également accueilli, tout d’abord un groupe de jeunes venus de Calais, Soudanais, Erythréens et Afghans, tous musulmans suivis par un groupe de 16 mineurs isolés arrivés en novembre. « Il y a toujours eu une grande volonté de la communauté à tenter d’être au plus près de ceux qui souffrent, au plus près de ceux qui sont en difficulté » exprime frère David.

Un été de réflexions et de grande amitié fraternelle

L’été 2016 a été aussi l’occasion, comme chaque année, de recevoir à Taizé plusieurs milliers de jeunes venus du monde entier et d’accueillir de plus en plus d’experts pour débattre de sujets d’actualité. Les jeunes ont chanté ou joué d’un instrument pour mieux faire connaître leur pays. Ainsi, cette fête des nations quotidienne, particulièrement joyeuse et animée, a montré une image d’unité et de grandes amitiés fraternelle.

Le partage et la tolérance ont aussi guidé les interventions de l’association Coexister, mouvement des jeunes de différentes religions et convictions. Une rencontre a été organisée avec Jérôme Vignon, président de l’Observatoire national de la pauvreté et de l’exclusion sociale, et des membres de l’association Lazare qui propose des colocations avec les personnes à la rue.  « Les jeunes ont été sensibles à ces témoignages positifs de réussite. Leur questionnement porte sur ce qu’ils peuvent faire à leur niveau et ce que font les institutions, et notamment l’Europe, par rapport à la pauvreté et l’invisibilité sociale » explique Jérôme Vignon. La prochaine rencontre pour les jeunes de 18 à 35 ans aura lieu du 20 au 27 août 2017 à Taizé.

Martine Magnon

La solidarité, ça veut dire quoi pour un enfant ?

Dans le cadre de la Semaine nationale de la solidarité, le Comité Lacim Saint-Point/Tramayes a organisé, pour les élèves des écoles de Tramayes et de Bourgvilain, une animation sur la scolarité dans les pays en voie de développement.

Une « Maison du monde » réalisée en novembre 2014 par la plasticienne Amélie Vayssade et les écoles de Cluny, a accueilli les élèves des écoles de Tramayes, le mardi 17 novembre. La même animation a eu lieu à Bourgvilain le jeudi 19 novembre. Une exposition présentait les conditions difficiles de l’enseignement dans plusieurs pays d’Afrique, tandis qu’une projection vidéo montrait la réalité de l’école au Mali.
Les enfants ont été très impressionnés par le fait que les élèves n’ont pas de chaises pour s’asseoir, de livres pour apprendre, que le toit de l’école est  en paille, et qu’il pleut.
Pour le repas de midi, une simple louche de riz est distribuée aux enfants dans une gamelle. Ce film leur a fait réaliser la chance qu’ils avaient de manger à leur faim, chez eux ou bien à la cantine.
Parallèlement, à la bibliothèque, Marie-France a lu des albums montrant l’importance de la solidarité entre tous les hommes de la terre. «Le mendiant» de Claude Martingay, aux éditions la joie de lire, a permis aux enfants de bien comprendre pourquoi certaines personnes mendient dans la rue, et surtout que ce ne sont pas des hommes inférieurs, ou bien paresseux. Une bénévole ajoutait qu’un jour, en donnant du pain et un fruit à un mendiant, celui-ci lui avait dit : « merci, merci, pour la nourriture, et surtout vous me faites vraiment plaisir, vous m’avez parlé ! »

Ces personnes en détresse restent des hommes, qui ont aussi été des enfants…
Puis, ils ont écouté « Minusman et les 100 papiers », de Nathalie Brisac à l’école des loisirs, où il est question de Kouik, petit garçon d’une famille sans papiers français.

Un thème qui a également bien retenu l’attention des enfants, alors qu’en ce moment à Tramayes, on se prépare à accueillir deux  familles de migrants.

Une journée riche. Les enfants ont compris que certains vivent dans des conditions parfois très difficiles, qu’ils n’ont pas  choisies, et quittent leur maison pour essayer de trouver refuge dans un autre pays, avec l’espoir d’une vie meilleure.
Mais tout près de chez nous, dans notre village, avec nos voisins, etc, les enfants savent qu’ils peuvent aussi jouer la carte de la solidarité.

Annie Tonthat et Marie-France Berland

L’orientation scolaire, c’est maintenant !

Pas toujours simple à 15 ou 18 ans de « s’orienter ». Certains savent depuis leur plus tendre enfance ce qu’ils veulent faire plus tard, d’autres atteignent plusieurs années post-bac et n’ont toujours pas d’idées précises quant à leur orientation professionnelle. L’orientation, un passage obligé mais pas toujours simple…

Une décision complexe…

Voie professionnelle ou générale ? Scientifique ou littéraire ? En continu ou en alternance ? L’offre de thèmes, de modes de formations, de durée, est pléthorique : difficile de s’y retrouver et d’abord, comment les connaître ? Les conseillers d’orientation peuvent aider à aiguiller les jeunes. Les carrefours de l’orientation permettent également, en une demi-journée, de faire un tour d’horizon des différents cursus. Internet reste également un bon pourvoyeur d’informations pour connaître les formations et aussi leurs débouchés. Les échanges avec des étudiants ou des jeunes actifs sont toujours utiles à prendre pour se forger une idée. Quand le choix devient plus précis, les journées portes ouvertes organisées par les écoles sont l’occasion de bien visualiser ce que pourra être l’avenir…

Des forts enjeux

Comme l’explique Cécile Van de Velde dans son ouvrage Devenir adulte. Sociologie comparée de la jeunesse en Europe, l’orientation est devenue complexe. On se rend compte que les évolutions de ces dernières années ne facilitent pas la démarche d’orientation : le nombre et la variété des formations et des options se sont accrus, la peur du chômage et la compétition scolaire se sont intensifiés, les procédures d’inscription et de sélection se sont complexifiées, les métiers se sont dématérialisés et sont donc moins identifiables, et en parallèle, les « adolescents d’aujourd’hui » mettent globalement plus de temps à se définir et à devenir autonomes que les générations précédentes.

La situation n’est pas immuable

« Seuls les imbéciles ne changent pas d’avis. » Il n’est pas rare que certains jeunes, après quelques mois passés dans un cycle de formation, réalisent qu’ils ne se sentent pas à l’aise dans l’orientation qu’ils ont choisie – rythme trop soutenu, désillusion quant aux matières étudiées, ou découvrent tout simplement un nouvel horizon. S’orienter, c’est aussi savoir changer de cap si besoin, quand les conditions ne sont plus favorables. Inutile donc de forcer son enfant à poursuivre son parcours si ce n’est plus sa voie. Cette décision de changement, parfois difficile à vivre pour le jeune, ne doit pas être vécue comme un échec, mais plutôt comme un pas supplémentaire vers l’entrée dans la vie adulte et l’autonomie. Il existe beaucoup de passerelles, pas toujours bien connues ni présentées, qui permettent parfois de passer d’un cursus à un autre en acquérant une « équivalence » évitant de devoir tout redémarrer à zéro. Il faut savoir se renseigner.

« Tu seras médecin, mon fils et avocate, ma fille »

Accompagner son enfant dans ses choix sans pour autant l’influencer, « être présent mais pas trop », telle est la place pas toujours simple à trouver pour les parents dans ce processus d’orientation scolaire. Les jeunes apprécient d’être aidés dans leurs démarches, que ce soit pour aller dans des salons d’orientation, découvrir des écoles dans le cadre de portes ouvertes… Ils sont généralement rassurés lorsque leurs parents les aident à remplir les démarches administratives auxquelles ils sont parfois confrontés pour la première fois. Mais ils ont aussi besoin ne pas être influencés sur leur choix. C’est LEUR avenir qui se pré- pare dans ce choix, il est donc important qu’ils déterminent eux-mêmes leur orientation pour mieux s’y impliquer.