À Dieu, Christiane…

n°93 – septembre 2014

Au moment où je commence à écrire cet article, une semaine déjà nous sépare des obsèques de Christiane. C’était notre dernière catéchiste… Elle s’est bien battue contre sa maladie, comme chaque fois qu’un événement la bousculait. Tous ceux qui l’ont approchée gardent l’image d’une forte personnalité. Nous ferons notre deuil, certains qu’elle est à nos côtés. En catéchèse, elle s’est beaucoup investie, particulièrement à la rentrée 2011 pour le démarrage du nouveau parcours catéchétique, reposant normalement uniquement sur les parents. Son principal objectif était de transmettre cette parole qui fait vivre chaque chrétien. En ce mois où nous fêtons le 21 juillet le saint Laurent de Brindisi (1559-1619), moine capucin Italien, grand prédicateur et fin diplomate qui participa à la défense de la chrétienté contre les Turcs en 1601, je ne résiste pas de partager un extrait d’un de ses sermons : « La foi naît de ce qu’on entend, et ce qu’on entend c’est l’annonce de la parole du Christ. La prédication est donc nécessaire à la vie spirituelle, de même que les semailles à la vie corporelle ».
Une citation pour encourager les nouveaux et anciens parents catéchistes, ainsi que les grands-parents, qui vont commencer ou continuer à catéchiser les enfants à la rentrée, mais aussi pour insister sur l’importance de leur rôle dans la transmission de la foi. Quel avenir ? Que deviendra l’Église dans cinq, dix ou vingt ans ? Il est urgent d’y penser ! C’est ce que nous proposent les quatre paroisses de la vallée de la Grosne à Cluny, le samedi 18 octobre, avec René Valette (cf. le numéro 92 de notre bulletin).
Je ne désespère pas et j’aimerais que les parents des enfants en CE1, CE2 et des nouveaux arrivants intéressés par le caté me préviennent par courriel avant le 30 septembre (deniseforestier0@gmail.com) et aussi que les anciens me précisent ce que fera leur enfant cette année. Ensuite, je convoquerai tout le monde pour la présentation des programmes et l’organisation des groupes. Je souhaite une bonne rentrée à tous.

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Une nouvelle maison dédiée à la rencontre

n°92 – juin 2014

Ouvrir une maison nouvelle, combien de fois l’ai-je vécu depuis que je suis revenu habiter notre pays ! Le plus souvent, pour pré- parer un baptême ou un prochain mariage, et en partager la joie.
Et voici que je m’apprête à le vivre à mon tour, avec la nouvelle maison paroissiale qui, au cœur géographique de la paroisse des Saints-Apôtres en Haut-Clunisois, a désormais pris place dans le paysage de Pari-Gagné. Sa silhouette octogonale ouvre sur les rives agricoles de la Grosne et sur les entreprises qui se sont installées au carrefour de la Haute-Grosne, avantages et inconvénients d’une proximité de carrefour y compris.
La vie de cette maison, ce sera la vie des rencontres qu’il sera possible d’y partager. Ne précipitons pas les choses : on se rencontre aussi ailleurs que dans les maisons. La paroisse le sait bien qui, par exemple, pour le 15 août, se réunit alternativement à Saint-Pierre-le-Vieux et Clermain (2014) ou qui, pour sa journée de rentrée, est invitée à prendre les chemins qui convergent vers tel ou tel village: cette année, et ce sera la première fois, à Trivy le 14 septembre. Plusieurs opérations « porte ouverte » donneront l’occasion des premières rencontres, les unes plus attendues, les autres plus informelles. A bientôt donc le temps des premières visites !

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Ressusciter

n°91 – avril 2014

Peut-on parler de la joie de Pâques quand on entend plutôt répéter que tout va mal, quand l’ambiance est au pessimisme, au découragement, à la peur de l’avenir? Dans nos vies, il y a souvent le doute, le manque, la souffrance. La mort des proches et la perspective de notre propre mort? Inévitables, irréversibles !
Et si la mort était une pâque, un passage? La foi nous donne la conviction que ce que nous sommes aux yeux de Dieu ne disparaît pas et vit autrement. Quant à toutes les petites morts de notre quotidien : maladies, échecs, pertes… elles peuvent être suivies de résurrections: ne pas se décourager, se remettre debout, repartir. Nous avons de multiples exemples de personnes touchées par le malheur qui ont réussi à se reconstruire.
Mais plus encore, le passage par une certaine forme de mort paraît incontournable pour aboutir à une transformation, une conversion: mourir à quelque chose pour renaître différent. Mourir pour vivre. Ainsi, le grain de blé doit disparaître pour germer et donner du fruit. La chenille n’existera plus pour devenir papillon. Cela suppose en même temps la confiance et la prise de risque : oser s’engager malgré notre fragilité, notre peur de l’inconnu. Oser vivre. Si nous avançons avec notre petite lueur souvent vacillante, l’espace s’éclairera un peu plus loin. Christian Bobin l’affirme: « Le jour où nous consentons à un peu de bonté est un jour que la mort ne pourra plus arracher au calendrier ».

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Vivez l’Esprit de Noël !

n°90 – décembre 2013

Notre Noël chrétien est parfois malmené à des fins mercantilistes et nous parlons plus aisément aujourd’hui de l’Esprit de Noël. Difficile de ne pas s’interroger sur l’Esprit de Noël. Non, non, ne le cherchez pas au fond de votre caddie de cadeaux, s’il est une valeur qui ne se marchande pas (encore), c’est l’Esprit de Noël. Mais, qu’est-ce donc cet Esprit ? Esprit de joie, de fête de partage. La veillée de Noël, par ses chants enjoués, ses familles retrouvées autour de la crèche pour fêter la naissance de l’enfant de la promesse, ses repas de fête où le temps semble souvent être suspendu dans un moment de paix et sérénité, là se trouve l’Esprit de Noël. Noël est pour tous, consciemment ou non, signe de joie et d’espérance. Cette plénitude, c’est l’amour qui entoure la naissance du Christ.
Douce nuit, sainte nuit
Dans les cieux, l’astre luit.
Le mystère annoncé s’accomplit.
Cet enfant sur la paille endormi,
C’est l’amour infini, c’est l’amour infini.
Alors gardons à l’esprit que « Noël n’est ni un jour, ni une saison c’est un état d’esprit » (Calvin Coolidge). Alors je vous souhaite des Noël à n’en plus finir !

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Et si l’on parlait KT ?

n°89 – septembre 2013

N’ayez pas peur!… Ces quelques mots que tout le monde a entendus, je les ai répétés moi aussi à la rentrée de septembre 2011 : gros bouleversement dans la catéchèse, une manière différente de transmettre la Bonne Nouvelle, se mettait en route après de nombreuses années de cogitations dans tous les diocèses de France. Les dernières catéchistes ayant « rendu leur tablier » – sauf une -, les parents ont dû s’engager dans cette belle aventure non sans appréhension. Aidées par Catherine Guillot, notre responsable diocésaine, Christiane et moi avons développé nos meilleurs arguments pour les encourager et chacun a fait de son mieux pour animer les séances où l’ordinateur a une place, pour le bonheur et la modernité des enfants comme des parents. Pour chaque module, l’enfant a son carnet personnel contenant un CD et l’animatrice a un livret et un CD. Tout est bien expliqué et il est conseillé de se rencontrer, entre adultes, pour échanger, avant d’être face aux enfants. Étonnamment profitable, de l’avis de ceux qui peuvent le faire! Quant aux enfants, si c’est papa ou maman qui l’a dit, c’est bien que c’est vrai! Le but est atteint. Les « anciens » peuvent aussi prêter main forte! Pour l’année écoulée, nous avions cinquante-huit enfants, répartis en petits groupes fonctionnant chacun à sa manière. Tous n’arrivent pas encore à animer une messe, mais on reste optimiste. Ceux qui sont allés à la fête du KT à Taizé en mai sont revenus enchantés. Un beau spectacle plein d’humour nous a été offert: Joseph, le fils de Jacob, et ses frères, nous ont fait rire tout en réfléchissant sur les relations entre frères, le pardon et la présence de Dieu à nos côtés à tout instant, comme l’indiquait le thème de l’invitation envoyée aux enfants : tu es là, présence dans nos vies. N’oubliez pas d’inscrire vos enfants auprès de vos groupes locaux, particulièrement les CE1 et les CE2.

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Solidarité et fraternité pour tous

n°88 – juin 2013

Le froid de ce printemps peu éveillé est bien à l’image de ce moral en baisse dont les médias nous rebattent les oreilles.
Cependant, qui peut nier que notre monde change? Et que s’épuise la croissance! Car les ressources naturelles de notre planète deviennent plus rares: moins de pétrole, moins de métaux, pollution de l’eau et l’air. Alors, c’est sûr, les pays plus riches devront faire de la place aux pays en développement et apprendre à consommer moins, à se serrer un peu la ceinture… Solidarité et fraternité, ce sera bien la nécessité pour tous. Qu’il y ait du travail pour tous, nous l’espérons bien sûr. Mais aussi que l’on trouve du temps pour autre chose que bosser, consommer et regarder la télé. Voir ses voisins, ça ne coûte pas cher: se rencontrer, échanger des savoirs, inventer du neuf…
Un exemple ? Plusieurs paroisses de la Grosne et de Tramayes à Saint-Gengoux, conscientes de leur éloignement, cherchent à se rapprocher. Tout d’abord, pour s’entraider dans leur travail: préparer des obsèques, voire préparer des baptêmes ou des mariages. Mais aussi, plus largement, inviter les habitants à se connaître mieux, à se rencontrer, notamment autour d’une conférence ou d’un repas. Suivons ce que nous dit le Christ: « Quand vous serez plusieurs réunis à vous connaître mieux, je serai là… »

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Je me souviens…

n°87 – mars 2013

Votre curé fait partie de la génération qui a eu la joie de participer, il y a maintenant 50 ans, à la découverte – redécouverte pour beaucoup – des fêtes de Pâques, précédées de la Semaine Sainte. Bonne nouvelle pour les jeunes prêtres d’alors, d’une liturgie qui ne serait plus réservée aux moines et religieux mais ouverte au plus grand nombre (tous?) des fidèles. J’ai le souvenir de cette veillée où se côtoyaient, à l’initiative de jésuites, des jeunes universitaires futurs cadres et dirigeants des entreprises et grandes administrations de l’Etat français avec des réfugiés d’Amérique latine, notamment chiliens et argentins, qui fuyaient les dictatures de leur pays, et aussi des Libanais et autres chrétiens des pays du Moyen Orient, heureux de pouvoir marcher dans la nuit de Pâques vers la chapelle spacieuse, devenue soudain trop exigüe, sans avoir à craindre de mauvais coups de qui que ce soit. Et tous réunis pour fêter Jésus, le toujours vivant! Le fêter comme celui qui nous invite à donner sens, avec lui, à nos vies ! On a pris l’habitude de faire des cadeaux à Noël. Pourquoi pas à Pâques? Une bonne occasion nous est offerte avec la parution du livre de François d’Alteroche que nous avons appris à connaître, avec les Andins du Pérou, comme Mgr Paco: Des monts d’Aubrac au cœur des Andes, 50 ans en Amérique Latine, éditions Karthala.

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François d’Alteroche, Monseigneur Paco, deux noms, une vie !

Pour comprendre l’histoire d’un peuple, un seul homme dont la vie est unité ! Né dans les terres belles mais rudes de l’Aubrac, il est devenu un homme tout donné à la cause de l’Evangile et des pauvres en Amérique Latine, terre rude et pauvre. Monseigneur Paco, que certains d’entre nous ont eu la grande joie de rencontrer, vit au Pérou après avoir passé vingt ans en Argentine. Entièrement donné à l’évangélisation dans la rencontre du monde rural andin, il vient d’écrire un livre remarquable d’humanité, de vérité et d’interpellation pour nous qui sommes dans un pays où l’on ne vit pas si mal qu’on le dit. Je vous recommande cet ouvrage qui, lorsqu’on se plonge dans sa lecture, ne peut nous laisser indifférent et nous permet de mieux comprendre ce peuple andin du Pérou, ainsi que les enjeux politiques et historiques de ce pays. Alors n’hésitez pas : offrez-vous ce livre !

Françoise Olislaeger

Noël nouvelet, Noël chantons icy…

n°86 – décembre 2012

Dévotes gens rendons à Dieu mercy… Les dévots de cette époque c’étaient les bergers… et tous se demandaient: « Que lui donner à l’enfant de Marie ? »
Et là, devinez la réponse de ces gens qui n’ont que leurs moutons et les produits de la terre: « De beaux raisins secs, des œufs et des olives, un peu de miel, un peu de lait caillé »
Qui arrive avec son agneau dernier né, un veau, des poules et des canards… enfin de quoi installer une ferme! Je me souviens, lorsque j’étais enfant, m’être posé la question: mais qu’est-ce que Marie a bien pu faire de tout cela! Heureusement, le chant suivant parlait de bergères qui apportèrent de « quoi emmailloter l’enfant ». Mais la surprise était à son comble lorsque les trois rois faisaient leur apparition: « Or, myrrhe, encens sont les beaux présents qu’ils ont porté à ce divin enfant. »
Vous parlez de beaux présents! Vous imaginez un instant Marie et Joseph, dans leur étable, entourés de tous ces cadeaux invraisemblables! Enfin, l’imagerie populaire a du bon car à 8 ans ou plus, on peut se poser la question : « Et moi qu’est-ce que j’apporte à l’enfant de Marie? »
Mais, il me revient ce conte qui met en scène un baladin, le fou du roi, qui ne possédait que trois objets : son chapeau, une clochette et une plante. Comme les mages, il suit une étoile mystérieuse.
Mais, en chemin, il rencontre trois enfants, l’un est paralysé, le deuxième est aveugle et le troisième muet. A chacun, il laisse l’un des cadeaux prévus pour le roi qui vient de naître, se disant que cela ferait bien plus plaisir à un enfant triste qu’au plus grand roi du monde! Et, lorsqu’il arrive… il n’a plus rien à offrir à l’enfant, ses mains sont vides… Et voilà que Marie veut changer son bébé. Mais à qui le confier pendant qu’elle prépare les langes propres ? Tous les visiteurs ont les mains pleines… Elle se tourne vers le baladin aux mains vides et pose l’enfant dans ses bras !

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Notre monde est-il en crise ?

n°85 – septembre 2012

Non ! Il change, c’est un monde nouveau… Tous : gouvernement, experts, médias, nous annoncent une vie plus difficile, davantage de chômage, d’impôts… Et tous dans le même bateau : c’est une prise de conscience progressive que le monde ne sera plus comme avant.
Alors, n’est-ce pas le bon moment de se poser des questions ? Pour moi, d’abord : qu’est-ce qui me fait courir ? Consommer plus ? Mais que faire de ces déchets qui m’encombrent et de cet air que je pollue ? Ma réussite ? Mais quelle réussite dans ce climat d’incertitude ? Une bonne image de moi ? Mais quelle image ? Relisons donc ce beau psaume 131 : « Seigneur… je n’ai pas pris un chemin de grandeur ni de prodiges qui me dépassent. Non, je tiens mon âme en paix et silence, comme un petit enfant contre sa mère… »
Mais se poser aussi des questions pour les autres, pour notre monde. Jésus ne nous a-t-il pas dit : « Construisez le Royaume de Dieu », ici, maintenant, et pas ailleurs, dans un ciel lointain ? Et avec les autres, Noirs, Jaunes ouBlancs, qu’ils soient chrétiens, bouddhistes, athées ou autres…Soyez le sel de la terre…Pour le sel, pas besoin d’argent ! De l’attention, de l’écoute, du respect, de l’énergie, et y travailler tous ensemble. Ne serait-ce pas une bonne résolution pour ce début d’année ?

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Pentecôte des solidarités

n°84 – juin 2012

Traditionnellement – même si parfois on l’a oublié – le Carême nous le rappelle. Une fois encore nous étions conviés à une action « Bol de riz », cette année à Brandon, qui a permis une collecte de 600 euros. L’équipe d’animation pastorale (dans notre jargon l’EAP) a décidé d’en affecter 400 aux sœurs de SaintFrançois d’Assise, implantées en Haïti; notre interlocutrice sœur Bernadette Nourdin nous a tenus informés de l’usage fait de notre envoi de l’année dernière, et a témoigné du souci des sœurs d’avoir des actions locales très ciblées avec des interlocuteurs très diversifiés et tous passionnés par l’aide aux besoins locaux. Les 200 euros restants seront envoyés par Dominique Olislaeger à Edwin Colque (voir les dernières nouvelles dans ce numéro) pour soutenir le travail de la radio locale comme nous nous y étions engagés (la vente des calendriers en début d’année y contribue aussi, ainsi que des engagements personnels).
Nous sommes reconnaissants que la solidarité joue aussi en faveur de la paroisse. Ce fut le cas cette année grâce à l’équipe qui organise les nuits du jazz à Trivy et qui nous a fait rencontrer par un concert le groupe « Les Kinkas ». Concert d’une rare qualité en gospels et chants liturgique orthodoxes. Groupe de qualité aussi par son projet de mettre ces musiques à portée d’auditoires peu familiers ou socialement empêchés de l’être. Les 1500 euros recueillis ainsi sont les bienvenus à l’heure de nos projets de maison paroissiale.
Pentecôte 2012 verra aussi à Matour, la fête de la profession de foi de dix-sept jeunes de nos familles: Charlyne Bonin, Diego Coelho Goncalves, Chloé Igonnet, Benjamin Maillot, Alexandre et Benjamin Riget de Matour, Antoine Balvay, Marion Dost, Thibaud Ducroux, Anthony Pinheiro, et Rafael Uhart de Tramayes, Marine Desroches et Claire Lapalus de Saint-Léger s/s la Bussière, Stéphanie Dessaigne de Saint-Pierre-le-Vieux, Maxence Ranchin de Saint-Point, Flavie Sangouard de Germolles et Augustin Vivier de Trambly. Bon vent de Pentecôte à tous !

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« S’engager pour plus de solidarité »

n°83 – Mars 2012

C’est le message essentiel que délivre inlassablement frère Aloïs et la communauté de Taizé. A Berlin, où s’est tenu fin décembre, le « 34e pèlerinage de confiance sur la terre », 30 000 jeunes de tous pays dont 15 000 Français, dans 21 langues traduites, ont réfléchi et prié ensemble.
Des carrefours sur de nombreux thèmes spirituels, sociaux, économiques… et les visites organisées pour eux, par les paroisses d’accueil, aux prisons, maisons de retraite, à la Grande Mosquée et au Bundestag ont laissé des traces. Ce rassemblement à Berlin, ville au passé muré – douloureux -, s’est voulu symbole d’une Europe unie et solidaire, au moment où celle-ci tangue. Au présent où les jeunes attendent de leurs guides d’être aidés à s’ouvrir des possibles pour leur vie, il leur a permis de s’écouter, de découvrir d’autres expériences et de s’engager à leur mesure là où ils vivent.
Ceci peut être entendu par tous les chrétiens, jeunes et vieux, et des exemples d’engagement et de confiance existent dans les paroisses : bol de riz pour les déboutés du droit d’asile ou pour les sinistrés d’Haïti, suivi des voyages faits par des jeunes au Pérou au pays d’Edwin Colque… Frère Aloïs dit aussi « La confiance n’est pas naïve ou facile, elle est un risque. »

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Noël

n°82 – Décembre 2011

Qu’attendons-nous de ce prochain Noël ? Pour elle, pour lui, pour eux, pour moi… J’en connais un, facétieux, qui n’hésiterait pas à me répondre, le sourire en coin : des cadeaux ! Le sourire est malin, un rien provocateur : je sais bien que ce n’est pas la réponse que tu espérais !
Alors d’accord pour les cadeaux ! Lesquels et pourquoi ? Pour être comme les autres à la mode du jour ? Et même mieux qu’eux pour pouvoir frimer ?
J’en connais aussi une qui dans un soupir me dira : vous savez bien ce que j’aimerais, pouvoir vivre un Noël avec mes enfants et mes petits-enfants, surtout que ce sera peut-être le dernier pour moi, à mon âge ; seulement voilà, ils m’ont fait comprendre que cette année, ce ne sera pas possible ; pas plus que l’an dernier d’ailleurs. Juste une plainte ; même pas l’ombre d’un reproche tellement elle a été habituée dans la vie à ne pas faire valoir ses propres désirs et insatisfactions.
Le cadeau d’une visite inattendue, d’un sourire et d’une attention rien que pour elle. Finalement, un cadeau de crise économique qui ne grèverait aucun budget en mal de fin de mois difficile.
Je profite de l’occasion qui m’est ainsi offerte de dire merci à tant de cadeaux que célébrations et rencontres m’ont permis de vivre avec vous. Ils sont bien au chaud de la crèche des amitiés ! Bon Noël !

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Communication

n°81 – septembre 2011

Dernièrement, au cours d’un voyage en TGV, j’observais quelques instants le monde qui m’entourait et là, le tableau était assez surréaliste. Des dizaines de personnes assises dans cette rame et la grande majorité étaient en train de « communiquer. « ah, alors il devait y avoir un brouhaha impossible ? » me direz-vous.
Eh bien en fait non, pas du tout, on était même proche d’un silence monacal… Des dizaines de personnes assises les unes à côté des autres, les yeux rivés sur leur ordinateur portable, téléphone ou autre tablette graphique.
Quelle drôle d’ère où nous vivons : à l’heure où les moyens de communication n’ont jamais été aussi abondants et rapides – smartphone, twitter, facebook, et j’en passe – il semble que certains liens se soient coupés et qu’il soit plus facile de communiquer par claviers interposés qu’avec son voisin.
Il n’est point de nostalgie à avoir. il faut seulement que nous n’oubliions pas les vraies relations humaines au profit de la technologie et des « réseaux sociaux ». avoir un fou rire avec des amis, partager un repas avec des proches, aider ses amis dans les moments difficiles restent des piliers importants des relations sociales et ne nécessitent aucune nouvelle technologie !

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Un portrait du curé

n°80 – Juin 2011

Les lecteurs du Journal du Dimanche du 6 mars 2011 ont eu la surprise de découvrir un portrait du curé de la paroisse aux 13 clochers. Moi aussi d’une certaine façon ! J’avais accepté la demande de Martine Magnon et m’étais livré à ses questions aussi librement que possible. Le contenu et l’agencement de l’article lui appartiennent complètement, et la date de parution est à l’initiative de la direction du journal.
Parmi les échos reçus presqu’aussitôt des premiers lecteurs, je retiens celui-ci : « merci de nous faire connaître votre parcours. Au fond, vous êtes comme nous, votre chemin n’a pas toujours été facile, mais ça nous encourage à vivre le nôtre ». Moi, j’ai surtout été admiratif du travail de la journaliste. De plus d’une heure de notes écrites (sans magnétophone), réussir en quelques lignes à aller à l’essentiel: chapeau!
J’ai eu souvent l’occasion dans ma vie de formateur de mettre en valeur le travail des journalistes. Martine me donne l’occasion de le faire encore une fois. Souvent les personnes interviewées râlent de ne pas voir exprimé ce qu’elles souhaitaient. C’est méconnaître les conditions dans lesquelles ils/elles travaillent. J’ai eu plusieurs fois l’occasion d’interroger les insatisfaits : quand il est arrivé que vous ayez été satisfaits, avez-vous su le dire aux journalistes et à leur direction ?

Je compte sur vous pour ne pas encourager à mon endroit le culte de la personnalité, j’aimerais mieux ne pas tomber dans ce travers-là!

Je sais que mes parents qui aimaient tant ouvrir la porte de la maison (La Cadole comme l’a baptisée mon grand-père maternel, le père Lévêque sic !) auraient aimé pouvoir lire ce portrait et l’inscrire dans le livre d’or sur lequel ma mère veillait comme sur la prunelle de ses yeux, elle qui était toute fière d’y montrer des signatures de visiteurs des cinq continents ! Je compte sur vous pour ne pas encourager à mon endroit le culte de la personnalité, sachez que c’est une des choses qui m’agace le plus dans notre vie sociale, y compris dans l’Église. J’aimerais mieux ne pas tomber dans ce travers-là !

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L’esprit de paix, une colombe qui nous veut du bien !

n°79 – mars 2011

La violence est en nous, oui, bien sûr… mais l’amour aussi : c’est notre foi et notre espérance ! L’esprit de paix ? Respect absolu de l’autre, quel qu’il soit, proche ou différent. Parti pris de bienveillance.
Ma grand-mère le disait à sa façon : entre les poires (qui acceptent tout…) et les mufles (trop sûrs d’eux et méprisants…), je préfère les poires !
Ce besoin d’aller vers l’autre ? A 1 ou 2 ans, oui, tendre les bras, c’est naturel. Mais souvent, les critiques, les moqueries, ou encore quelques mauvaises notes ou observations dures à l’école, peuvent repousser ce besoin vers le fond. Je vais construire mes défenses, adopter des comportements sociaux acceptables, me faire un personnage, c’est-à-dire cacher mon « ombre », ce vrai « moi » fragile. L’esprit de paix, n’est-ce pas permettre à chacun de révéler ce moi fragile, ces sentiments qu’on lui a souvent appris à cacher, ces besoins profonds parfois méconnus. Un exemple (petit mais fréquent) ? Marie, 6 ans, pleure parce que Paul, 8 ans, lui a cassé un jouet. Réaction possible de la mère : « Pleure pas, Marie, c’est pas grave… ». Résultat : Marie continue à pleurer et va se recroqueviller dans un coin. Autre réaction possible : « Je pense que tu es triste, Marie, raconte-moi… » Marie, se sentant reconnue, exprimera plus facilement sa tristesse et pourra se réconcilier avec Paul.
Cette aptitude à se mettre à la place de l’autre, appelons-la « empathie ». Une solide base pour l’esprit de paix. Non ?

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