Le photographe Pascal Chantier adapte « les Âmes grises » au théâtre

Pascal Chantier, photographe de plateau, a débuté sa carrière avec le tournage du film « Les Âmes grises ». 13 ans plus tard, le matourin adapte, à son tour, le roman de Philippe Claudel au théâtre, autour des portraits des comédiens qu’il avait réalisés. Une soirée théâtre avec un débat sera organisée le 13 janvier 2018, à Matour, dans le cadre du centenaire de la Grande Guerre (14-18).

En 2004, lorsqu’Yves Angelo réalise les « Âmes grises », adapté du roman de Philippe Claudel, dont l’intrigue se situe en 1917, Pascal Chantier s’empare du moment pour créer notamment trente portraits photographiques des personnages du film. Il emploie pour la circonstance une technique numérique qui projette instantanément le spectateur en 1917. « L’effet est bluffant, en parfaite résonance avec la violence de 1917 ». Pascal Chantier obtient l’assentiment enthousiaste du réalisateur du film et de l’auteur qui apporte son concours en accordant gracieusement les droits d’adaptation de son roman pour créer une soirée théâtrale « Autour des Âmes grises ». Frédéric Andrau, comédien et metteur en scène interprétera quelque dix personnages du film en compagnie des portraits présentés sur chevalets, disposés en choeur et mis progressivement en lumière. Le comédien incarnera chacun d’entre eux en déambulant parmi les cadres selon une adaptation écrite par Pascal Chantier. Dans une sorte de fondu enchaîné, les derniers moments de l’intrigue théâtrale, ouvriront la voie au cinéma par la projection des Âmes grises. C’est la première fois que cinéma, théâtre et photographie seront réunis autour de cette même histoire des Âmes grises. Yves Angelo, Frédéric Andrau et Pascal Chantier ouvriront en toute convivialité les débats au terme de ce spectacle le 13 janvier 2018.

Autour des « Âmes grises » et les autres réalisations depuis 2014 ont permis à la commune de Matour d’obtenir le trophée de la culture pour son travail de mémoire à l’occasion du centenaire de la Grande Guerre.

L’intrigue :

Nous sommes en 1917, année de certitude et de doute quant à la conduite de la guerre. Dans ce village de l’est de la France, à quelques kilomètres du front, peut-être Verdun, le passage régulier et lugubre des soldats morts vivants venant de l’enfer, la canonnade, les secousses de la terre, les éclairs de feu à l’horizon, laissent deviner et sentir les horreurs de cette Grande Guerre sans jamais la voir. Lorsque la fillette de l’aubergiste surnommée « Belle de Jour » est retrouvée assassinée sur les berges gelées du canal, la société villageoise immergée dans la violence de la guerre et suspectée au cours de l’enquête fait preuve de ses préjugés, de ses rancœurs, de son mépris, de sa haine ; ce sont les « âmes grises ». Chacun veut désigner son coupable au détriment de la vérité.

Jacques Bonnamour

À Saint-Pierre-le-Vieux, Jean-François Bara conçoit et fabrique des stylos

Jean-François Bara exprime dans ses moments de loisirs une passion tout juste révélée en feuilletant un magazine de bricolage, celle de la création de stylos.

 Deux matières sont travaillées avec une dextérité minutieuse. La galalithe et le bois font alors émerger le stylo de sa banalité, renforçant esthétique et originalité au service de l’homme et de l’écriture. La galalithe, en bâton, tire son origine d’une protéine du lait ; on l’appelle « pierre de lait ». C’est la première matière plastique de synthèse du XXe siècle qui fit les beaux jours des boutons, des bijoux, des matériels électriques, des manches de couteaux, des touches de piano… C’est à l’aide d’un tour à bois sur lequel il fit son apprentissage en autodidacte que Jean-François travaille avec précision le corps du stylo fait de cette matière très dure, colorée, teintée dans la masse, que sa petite taille rend fragile et qui use les outils. À chaque étape du tournage, il doit inclure une prévision du pouvoir de rétractation de la galalithe. La phase finale consiste à obtenir une brillance parfaite par le polissage manuel et délicat de la galalithe,  donnant un vrai coup d’éclat au stylo à plume ou à bille.

Le bois vient d’Afrique, d’Amérique du Sud…

Il utilise aussi des petites chutes de bois d’Afrique, d’Amérique du Sud pour leurs multiples couleurs. C’est aussi l’occasion d’employer le bois des arbres fruitiers, du frêne ou du lilas. « Malgré la concentration soutenue, malgré les difficultés, j’éprouve un réel plaisir à tourner la matière et à créer. Je n’ai pas le droit à l’erreur, c’est un vrai défi permanent. Au moment du tournage et du ponçage je reconnais parfois les senteurs des bois de différents pays africains dans lesquels j’ai séjourné. Mais je suis toujours dans l’obligation de respecter la matière et de laisser se reposer le bois ou la galalithe pendant une quinzaine de jours, selon la complexité de la forme, avant de passer à l’étape suivante. Si le stylo doit conserver sa base utilitaire, je peaufine néanmoins sa présentation, son élégance au gré de ma volonté de personnalisation. »

Il faut le dire, c’est un objet unique, beau dans sa sobriété, dans ses proportions et qui apporte un confort exceptionnel d’écriture ou de dessin. Le stylo-plume ou à bille de Jean-François Bara est à l’opposé des stylos, certes, d’une commodité pratique mais éphémères et jetables à souhait. Ce petit bijou donne réellement envie d’écrire et s’annonce, pour celui qui va le recevoir de sa part en cadeau, comme le compagnon d’une vie.

Jacques Bonnamour

Anne Mouz-Micolod, costumière d’intérieur à Trivy

A l’École Nationale Supérieure d’Arts et Techniques duThéâtre, Anne découvre les modes, les matières, les tissus et affine ses techniques de création de costumes. C’est le temps du développement personnel de sa créativité, de ses capacités d’invention et de son inspiration.

Intermittente du spectacle, Anne met ses talents de création de costumes au service du cinéma d’époque ou contemporain, du théâtre, des séries télévisées, à Paris et à Marseille. Elle participe même aux débuts de « Plus belle la vie » !

Au terme d’une vingtaine d’années au service du costume historique ou contemporain, expérience professionnelle à l’appui, Anne souhaite évoluer vers une carrière plus personnelle, marquée par une plus grande liberté d’inspiration, de création et d’action. Une formation « décoration intérieure » à l’École Boulle est alors le tremplin qui lui permet d’accéder à son rêve.

Anne réduit son activité pour s’engager avec autant de persévérance et de passion, sur le chemin à forte ressemblance créative et artistique de son nouveau métier qu’elle se plaît à nommer : « costumière d’intérieur ». C’est le début d’une reconversion. Son ancien travail établit le lien avec sa nouvelle démarche. C’est à Trivy, son village d’adoption, et dans son grand atelier de couture occupé par les machines à coudre, les outils, les tissus et bien d’autres matériaux que nous l’avons rencontrée. L’œil est attiré par ces objets dont on se rappelle le caractère quelconque, banal et qui sous l’effet d’une métamorphose de bon goût, venant témoigner de la dextérité de l’artisan, vont devenir des éléments d’une très belle décoration intérieure. Meubles, chaises, fauteuils, tabourets, coussins, couvertures, etc.

« J’aime mettre en scène des objets, des décors éphémères qui changent et qui me laissent une totale liberté. Les matières anciennes avec lesquelles je travaille racontent une histoire, je les fais revivre d’une autre façon. Par exemple, je peux allier aux matériaux modernes les canevas, les napperons au crochet, les dentelles, les tissus. Je m’aide de la teinture pour jouer avec les couleurs. Soucieuse du client, je fais une ou deux propositions de création qui me poussent à la créativité et à un dynamisme ».

Dans l’avenir, « en continuant à composer des pièces uniques, je souhaite proposer des ateliers de couture créative, développer ma clientèle et recevoir l’agrément des Ateliers d’Art de France ».

Jacques Bonnamour

« Il faut pas se mettre dans l’idée qu’on peut plus rien faire »

Elle a déjà eu les honneurs de la presse. Mais Marcelle Loriol accepte encore d’être interviewée pour Le haut Clunisois. Elle le lit régulièrement « pour voir ce qui se passe ». Mais pourquoi cherche-t on à recueillir le témoignage de la patronne de la quincaillerie-droguerie de Tramayes ? C’est qu’à l’âge de 89 ans, elle est toujours aux commandes de son magasin.

Quand on s’étonne de cette performance elle répond : « Si on se met dans l’idée qu’on peut plus faire ça, on peut plus rien faire ! » Elle s’était fixé des dates butoirs, qui ont été autant d’étapes. Maintenant, elle projette de s’arrêter dans un an ou deux, mais qui sait ? « Je continuerais tant que je pourrais ! »

Être encore utile

Bien sûr, « la vie a tellement changé ! » Elle regrette la diminution des ventes. Mais elle est heureuse de raconter qu’une cliente a pu dénicher chez elle ce qu’elle n’avait pu trouver nulle part ailleurs : de l’amidon en grains ! « Tant qu’on peut faire plaisir ! » Elle se réjouit aussi que des gens passent dire bonjour même s’ils n’ont rien à acheter. Cela lui permet d’avoir des contacts et d’apprendre les nouvelles du pays. Elle ne prend pas de vacances. Son magasin n’est pas souvent fermé. Elle fait ses comptes « le dimanche bien tranquille ». Il faut aussi «préparer les commandes, chercher les références, ça fait travailler le cerveau ! » Je m’étonne de sa mémoire (Elle sait tout ce que contiennent son magasin et ses réserves. Elle trouve tout de suite ce que le client demande.) « Quand on vit dans son domaine, les objets sont toujours à leur place. »

Ne pas rester sans rien faire

Les autres occupations ne lui manquent pas : deux jardins, un petit qu’elle bêche encore et un grand, éloigné de la maison. « ça fait prendre l’air, ça fait faire de l’exercice ! » Elle trouve encore le temps de tricoter, de faire des mots fléchés, de lire un quotidien et Pèlerin. Elle s’étonne presque d’être « des fois fatiguée ». Elle regarde aussi les émissions de jeux, les documentaires, sans oublier la retransmission de la messe. Dans le passé, elle a aimé jouer avec le groupe de théâtre de Saint Point, dont elle appréciait l’ambiance. Elle aurait aussi voulu faire partie d’une chorale. « Je chantais tout le temps ! »

Son secret ? Elle dit : « Il faut aimer son métier. » Mais on constate aussi que ses centres d’intérêt sont nombreux et variés. Pas de souci, elle n’est pas à la veille de s’ennuyer !

Marie-Thérèse Denogent

Un nouveau venu dans le journal paroissial « Le haut Clunisois » !

Tout le monde, à Matour, connaît Jacques Bonnamour. Fils et petit-fils de marbrier, ce n’est pourtant pas la taille de la pierre qui l’a attiré mais l’Éducation nationale. Et une fois ses études universitaires terminées, ce n’est pas comme professeur d’Histoire que Jacques s’est retrouvé au collège mais comme intendant. C’est, aujourd’hui, un jeune retraité très actif.

 Pourquoi ce choix professionnel, Jacques ?

Après avoir, pendant trois ans, assuré maints remplacements en Saône-et-Loire, dans la Nièvre et en Côte-d’Or, l’instabilité de ma situation m’a incité à m’inscrire au concours d’intendant, que j’ai préparé tout en enseignant. J’ai ensuite été nommé définitivement en Saône-et-Loire. J’ai choisi cette voie non seulement parce que j’avais déjà fait des études de droit, mais surtout pour la diversité des actions à conduire et l’importance des relations humaines dans ce métier. J’ai beaucoup aimé suggérer des idées, mener à bien des projets – même si ce n’était pas mon rôle principal – en vue d’améliorer les conditions de travail et la vie au collège des élèves et du personnel.

 

Qu’auriez-vous pu faire d’autre ?

Assurer la direction d’une maison de retraite ! Il y a des besoins énormes dans ce domaine, surtout relationnels. Maintenir le lien inter-générationnel est essentiel. Nous avons toujours quelque chose à apprendre de nos aînés.

 

Qu’aimez-vous faire au quotidien ?

Lire, faire des recherches en Histoire et voyager ! Je suis allé dans toute l’Europe, en Israël, au Maroc, au Mexique, en Thaïlande, en Chine… Le fait d’appartenir pendant vingt ans à un groupe folklorique du Tournugeois m’a permis d’avoir beaucoup d’échanges avec l’étranger et de mieux comprendre, à travers ceux qui ne la connaissaient

pas, la notion de liberté. Je souhaiterais également faire perdurer la tradition orale et retranscrire les propos recueillis. Je voudrais, entre autre, travailler sur les traditions religieuses locales d’autrefois.

 

Vous êtes à l’origine du Comité pour la commémoration de la guerre de 14/18 à Matour et vous en êtes la cheville ouvrière. Conférences, lectures, chants, expositions diverses, projet de spectacle… Pourquoi un tel engagement ?

Pendant toute mon enfance, j’ai entendu ma grand-mère, qui vivait avec nous, parler de la guerre. Dans toutes les pièces, des objets rappelaient celle-ci. À 8 ans, j’ai été très impressionné par la visite de sites militaires dans la Meuse. J’ai voulu rendre un hommage à tous ceux qui s’étaient battus pour la France. Merci, Jacques, et bienvenue dans le bulletin du haut Clunisois.

 

Propos recueillis par Jeanne Besson

Brasseur à Saint-Pierre-le-Vieux

 La première gorgée de bière ! Ça commence bien avant la gorge, sur les lèvres déjà cet or mousseux, fraîcheur amplifiée par l’écume, puis lentement sur le palais, bonheur tamisé d’amertume… Comme elle semble longue, la première gorgée ! » (Philippe Delerm, La première gorgée de bière).

 

Saint-Pierre-le-Vieux, hameau de La Place, association « Terre de Possibles » (voir le n° 99 du Haut Clunisois). Manuel, le brasseur, s’affaire dans son atelier. Savez-vous comment on obtient une « blonde » ou une « brune » ? Eh bien voilà. Pour obtenir de la bière, il faut une eau de qualité, du malt (orge germé, séché et concassé), qui va donner à la bière sa couleur, du houblon pour l’amertume, et les arômes et des levures. Plusieurs opérations vont se succéder :le brassage, le houblonnage, la fermentation et la maturation. Lors du brassage, le malt concassé est ajouté à l’eau chaude, avec une montée progressive de la température. L’amidon contenu dans le malt va se transformer en sucre qui deviendra alcool pendant la fermentation. Après filtration, on obtiendra une sorte de « gâteau » de céréales et le moût clair.

En incorporant du houblon (le houblonnage) dans ce moût porté à ébullition, on va extraire les résines amères. Nouvel apport de houblon cette fois-ci  aromatique. Le moût, dont on aura retiré le houblon, sera refroidi rapidement et ensemencé avec des levures, amorçant ainsi le processus de fermentation.Celle-ci va durer une semaine, puis il y aura transfert de cuve pour enlever les levures mortes.

La bière va s’éclaircir pendant une à deux semaines, en cuve et au froid. Lors de la mise en bouteille, on ajoutera du sucre pour activer la fermentation et obtenir le pétillement du liquide.

La bière achèvera sa maturation en bouteille, dans un endroit frais. Il aura fallu six semaines au minimum pour la fabriquer et deux mois encore pour qu’elle puisse être consommée. Manuel Norroy est devenu brasseur, il y a huit ans, et boulanger, deux métiers qui ont en commun le travail de céréales et le processus de fermentation.

Manuel aime ce travail artisanal, concret, varié, qui lui permet d’être indépendant, de travailler des matières premières de qualité, d’obtenir des produits également de qualité (mention « Nature et progrès »), et surtout d’être en harmonie avec ses propres valeurs.

Propos recueillis par Jeanne Besson

Anne Martinez : l’écriture pour s’évader !

Conseillère pour un groupe de protection sociale dans la région lyonnaise, Anne MARTINEZ s’évade au travers de l’écriture. C’est à Germolles sur Grosne qu’elle s’adonne à cette passion. Rencontre avec cette auteure qui sortira prochainement le 4ème tome de la série Esteban.

Dès 20 ans, Anne Martinez écrivait déjà des poésies. Parallèlement, elle se passionnait pour les histoires de Tolkien. Le Seigneur des Anneaux n’avait pas alors le succès actuel et il était difficile de partager avec d’autres l’attrait pour ces livres de fantasy.

Plus tard, Anne rencontre une jeune fille de 11 ans avec laquelle elle lit un article sur l’histoire d’un petit sorcier qui deviendra célèbre par la suite.  Anne propose à cette petite fille de lui écrire quelques pages. Le personnage d’Esteban se crée dans un univers futuriste où des sorcières interviennent. La petite fille dévore les pages et Anne se prend au jeu de lui en écrire d’autres qu’elle lui envoie chaque soir. De fil en aiguille, le livre Esteban et le secret de la pierre de Lune est né !

Vient ensuite la volonté de le faire partager à d’autres jeunes. Ce premier tome sortira en 2011 aux éditions Persée. Deux autres tomes suivront : Esteban, la Malédiction des Trois Sorcières et Esteban et les Royaumes en danger.

Esteban est un adolescent qui nous emmène dans son univers, à la découverte de planètes habitées dans une autre galaxie. Entouré de sa famille, de ses profs et de ses amis, on découvre cet univers parallèle et futuriste, nous sommes en 2060.

Cette projection futuriste permet à Anne de créer des ambiances  et des objets imaginaires mais toujours dans le souci d’être crédible. C’est pourquoi Anne passe beaucoup de temps à se documenter sur les nouvelles technologies et invente les objets de demain au travers des aventures de son personnage. Le monde d’Esteban a également réalisé sa transition énergétique, tout fonctionne dorénavant à l’énergie solaire !

Les lecteurs, adolescents et adultes pourront poursuivre les aventures d’Esteban : le 4ème tome sortira fin 2016 et le 5ème tome est déjà presque finalisé.

Au travers de ces livres, Anne apprécie les échanges avec les jeunes lecteurs. « J’ai le souvenir d’un jeune qui n’appréciait pas beaucoup la lecture, il a découvert le premier tome d’Esteban et a bien accroché, ça lui a donné envie de poursuivre sur les autres tomes ! ».

« Plus on écrit et plus on a envie d’écrire ». Ainsi, Anne écrit en parallèle d’autres œuvres : le livre Ah les filles  publié en 2015, différentes nouvelles,… Anne compose également  des chansons qu’elle interprète avec son groupe de musique sur Lyon.

« L’écriture, c’est une véritable richesse intérieure et intellectuelle avec en plus le bonheur de partager et d’emmener avec soi les gens dans le rire et l’émotion ! »

Cécile CHUZEVILLE

Martial Gey : le service aux clients avant tout !

Martial Gey est installateur _dépanneur en télévision et vente d’appareils électroménagers à Matour.  Découverte de cette entreprise qui vient de fêter son dixième anniversaire…

Martial a débuté son activité sitôt sorti de l’école après son Bac professionnel maintenance audiovisuelle électronique. Il a repris l’entreprise de
M. Lalouette qui partait en retraite. Martial a beaucoup appris, d’abord en passant par une période de tuilage avec M. Lalouette, puis à travers
des stages de perfectionnement pour suivre l’évolution technologique ainsi qu’à travers ses propres expériences.
Martial sillonne la campagne pour réparer, installer des télévisions ou de l’électroménager. Réparations, gestion d’entreprise, relation clientèle, comptabilité, autant de tâches à assumer. « Il a bien fallu attendre deux ou trois ans après mon installation pour atteindre un semblant d’organisation! » confie-t-il.
Ce qu’il aime le plus dans son métier ?
« Le contact avec les gens avec des horizons et des vies très différentes, c’est ce qui est le plus enrichissant. La notion de service est pour moi plus
importante dans mon métier que la technologie ». Le leitmotiv de Martial, lorsqu’il est chez un client, c’est de se dire « si c’était pour moi, qu’est-ce que je ferais ? Je cherche toujours le meilleur compromis ».
« Le changement de la TNT en haute définition (HD) m’occupe pas mal ces derniers temps, et encore, j’avais anticipé depuis septembre chez les clients, pour ne pas avoir trop d’interventions à faire au dernier moment ! »Le basculement à la TNT HD sera effectif au 5 avril 2016. Et comment sait-on s’il faut faire quelque chose sur sa télévision ? « Il faut se mettre sur la chaîne 7 ou 57 et vérifier qu’il y a bien la mention « Arte HD », sinon,
il est préférable de se renseigner. Un ajustement du décodeur est alors à effectuer.»
Et ne pensez pas que Martial est constamment branché télévision et électronique. Dans son magasin, les appareils électroménagers côtoient sa production de miel qu’il récolte avec la quinzaine de ruches qu’il possède à Saint-Léger. « Je suis un solitaire qui aime beaucoup rencontrer les gens. Mon métier est axé sur les nouvelles technologies et je suis passionné par l’histoire, la généalogie, les fabrications artisanales (cidre…), le patrimoine…
Des fois, je me dis que je ne suis pas né dans le bon siècle… »

«Nous sommes d’abord des aidants»

La Marpa, ou Maison d’accueil rurale pour personnes âgées, est une structure familiale et conviviale accueillant dix-neuf
résidents valides ou dépendants, bénéficiant chacun d’un appartement avec terrasse privative où ils peuvent vivre «comme chez eux», dans leurs propres meubles, mais en sécurité. Cette autonomie est vivement encouragée. Tout est mis en œuvre pour la conserver ou la retrouver, même partiellement. Et c’est, entre autre, le rôle d’Annie, Béatrice, Marie-Christine, Delphine, Fatima, Laurie, Mireille, auxiliaires de vie, et Monique, adjointe de Sylvie, la responsable.

En quoi consiste votre travail ?

À tour de rôle, nous nous occupons de l’entretien de la maison, des repas, parfois de l’animation, et de la surveillance des nuits. Nous accompagnons les résidents, s’ils le demandent, dans les actes essentiels de la vie quotidienne : déplacements dans la maison ou à l’extérieur, aide à la toilette, à l’habillement, à la prise des repas ou des médicaments. Nos tâches sont variées et notre travail n’est jamais monotone.

Quel est votre horaire de travail ?

Nous travaillons de 30 à 35 heures par semaine mais avec des horaires très variables, de 3 h 30 à 10 heures par jour, parfois avec des coupures importantes. Certaines d’entre-nous assurent les gardes de nuit et un week-end sur trois, ainsi que les remplacements pendant les congés ou les maladies. Dans ce cas, une personne est embauchée avec un CDD. Nous adaptons nos horaires en fonction de l’état de santé des résidents, afin d’améliorer leur confort. Cela nous permet de travailler à deux, ce qui est apprécié.

Qu’est-ce qui est le plus important pour vous ?

Le bien-être des résidents ! Ce qui est essentiel, c’est l’écoute attentive, la prise en compte de la personne, la qualité de la relation que nous parvenons à établir. Le petit nombre de résidents favorise les relations privilégiées, tout particulièrement lors des accompagnements de fin de vie. C’est l’occasion parfois de recevoir de belles leçons de sagesse. Mais ce n’est pas toujours facile. Les traits de caractère s’amplifient avec l’âge. Il faut savoir prendre du recul, être patiente, disponible, discrète. Et être positive ! Nous sommes avant tout des « aidants », des soignants, et ne remplaçons pas la famille ou les amis. Notre métier est un métier qui fait grandir parce qu’il nous permet de porter un autre regard sur la vieillesse et par là, sur notre propre vie.

La ferme du Sonneur : un maraîcher de proximité

Produire des légumes sur une structure à taille humaine, être son propre patron, travailler la terre, avoir un rôle social en assurant une production utile… Ce sont ces leitmotivs qui ont conduit Hugues Berger à s’installer en tant que maraîcher à Germolles-sur-Grosne.

Comment ce projet a-t-il germé ?

Après mes études, j’ai travaillé pendant cinq ans en tant qu’ingénieur projet pour une grande enseigne de distribution d’articles de sport. Mais vendre toujours plus de produits, toujours moins cher, à des gens qui n’en ont pas besoin, ça a fini par me dégoûter du métier. J’ai alors décidé de quitter mon poste pour découvrir les métiers de la terre et l’artisanat. Après deux ans d’expériences diverses (élevage, boulangerie, refuge en montagne…) c’est finalement le maraîchage qui s’est imposé.
J’ai ainsi pris la décision de suivre une formation tout en recherchant une ferme. Suite à un Brevet professionnel responsable d’exploitation agricole (BPREA) d’un an à Montmorot (Jura), je me suis installé à Germolles. Huit mois plus tard, une fois les amé- nagements réalisés (serres, systèmes d’irrigation…), les premières plantations ont été effectuées au printemps 2014. Je cultive moi-même mes plants et j’en commercialise également aux particuliers entre avril et juin.

Comment sont commercialisés les produits?

Une Association pour le maintien d’une agriculture paysanne (AMAP) s’est créée dans le secteur au moment de mon installation, ce qui correspondait tout à fait à mon projet. Les légumes étaient proposés dans une offre de produits plus large (pains, produits laitiers, viandes, œufs). Actuellement, je commercialise la moitié de la production dans cette AMAP sous forme de paniers hebdomadaires. Mes produits sont également disponibles chez Anne et Frédéric Guérin (Notre magasin primeur tramayon, N.D.L.R). Et au printemps, nous avons créé un marché de producteurs locaux qui se tient chaque samedi matin à la ferme auberge de la Mère Boitier à Tramayes. Un rendez-vous hebdomadaire en pleine expansion! Je commercialise toute ma production dans un rayon de trois km. Moins de temps sur les routes c’est plus de temps pour les gens ou pour les cultures. La vente directe et les circuits courts me permettent de distribuer des produits locaux de qualité tout en participant à une dynamique sociale. Ça résume assez bien le sens de mon travail.

Question subsidiaire: la ferme du Sonneur, ça vient d’où ?

Le Sonneur à ventre jaune est un petit crapaud emblématique du Clunisois, que l’on rencontre notamment dans la vallée de la Grosne. Et puis ma ferme est située juste sous le clocher de Germolles. Je trouvais ce clin d’œil amusant !

L’ambulancier : un professionnel de la relation

C’est à l’âge de 26 ans que Jean-Paul Jaffre a décidé de s’installer comme ambulancier à Tramayes avec son épouse. Trente et un ans plus tard, il affirme : « Si c’était à refaire, je referais la même chose. » Il dit aller au travail avec plaisir. D’ailleurs, « pour moi, ce n’est pas vraiment un travail ! C’est un beau métier, super intéressant. Il faut aimer les gens, sinon il faut faire autre chose ! »

Depuis un an, il n’intervient plus pour les urgences. Il passe donc de très longs moments avec les personnes qu’il transporte en véhicule sanitaire léger (VSL). Cette situation fait que l’aspect relationnel a une importance particulière : des malades souvent souffrants, inquiets du sort qui va leur être réservé, parfois paniqués à la perspective de pénétrer dans un univers inconnu, voire perçu comme hostile. Les personnes sont donc hypersensibles à l’attitude de l’accompagnant. Un sourire, une plaisanterie, un mot de patois, c’est énorme.

Un confessionnal

Il insiste aussi sur l’empathie nécessaire : être à l’écoute et totalement respectueux de l’attente de l’autre : bavarder ou rester silencieux ; évoquer la maladie ou parler de tout autre chose. On lui dit parfois : « Je n’ai pas vu passer le voyage ! » Il compare son véhicule à un confessionnal : c’est le lieu propice aux confidences, avec le respect du secret professionnel. Il faut aussi accepter une attitude défensive, parfois le déni d’une maladie grave, plus rarement l’agressivité. Certaines journées sont particulièrement dures, mais « le dernier qui passe ne doit pas en subir les conséquences ». Il faut donc rester disponible et c’est le soir en famille qu’on pourra se reposer et éventuellement se défouler. Jean-Paul donne beaucoup de réconfort aux patients. Mais il dit recevoir aussi beaucoup. Il parle d’eux d’une manière positive : « Ils sont tous très attachants. Chaque personne nous apporte quelque chose. »

On se connaît tous

Il est bien placé pour expliquer, rassurer, dédramatiser. Il a une grande pratique des rouages du système : médecins, infirmiers libéraux, milieu hospitalier. Le fait d’être connu et de connaître beaucoup de monde est un atout important : on lui fait confiance. Il dit aussi apprécier de travailler dans notre milieu rural, qu’il qualifie de paisible. Mais il y a le revers de la médaille : il ne peut pas ne pas être affecté par des situations dramatiques concernant des personnes qui lui sont proches. C’est lourd à porter, particulièrement quand il s’agit de jeunes. « C’est anormal, on ne peut pas l’accepter! » Il se sent impuissant face à la détresse. On touche alors aux questions existentielles : quel est le sens de la vie ? « Au bout, il y a la mort. Tout ça pour quoi ?.. »

Du bois et des idées

Sébastien Rivière est ébéniste marqueteur à Saint-Léger-sous-la Bussière, au lieu-dit La Brosserie et réalise, à la demande, et en fonction du décor et du budget de ses clients, toutes sortes de meubles ou d’aménagements. La restauration ne représente que 20 % de son travail, la création, 80 %. C’est en 96 qu’il commence à travailler avec son père, puis seul, sous le nom de celui-ci. Après un accident et une très longue convalescence, il cesse partiellement son activité et occupe un emploi de salarié pendant quatre ans. C’est en 2008 qu’il reprend son travail sous le nom d’Eben’O. Mais pourquoi Eben’O ? C’est tout simplement le surnom donné, au centre de formation, aux élèves ébénistes !

Comment devient-on ébéniste ?

Je désirais entrer chez les Compagnons, mais la sélection est très sévère. Sur leur conseil, j’ai suivi une formation en deux ans à Moirans-en-Montagne, pour obtenir mon CAP d’ébéniste. J’ai préparé ensuite un Bac pro à Lyon, en travaillant par alternance pendant deux autres années. J’ai obtenu également un CAP de marqueteur, avec mention. Et je suis revenu au pays.
Le travail en entreprise est le plus formateur. Ce métier exige minutie et rigueur. La profession évolue, mais pas forcément la formation dans les centres. Il faudrait insister davantage sur tout ce qui relève de la création et pouvoir suivre – pourquoi pas? – des cours de design et même d’architecture d’intérieur.

Qu’aimez-vous dans votre métier ?

J’aime rencontrer des gens, répondre à leur attente, imaginer quelque chose qui n’existe pas encore. Il faut créer la confiance, trouver un terrain d’entente, savoir suggérer, et surtout concilier esthétisme et fonctionnalité.

Avez-vous des projets ?

Je souhaiterais créer, sur mon lieu de travail, un « showroom » ou lieu d’exposition, où je pourrais présenter mes réalisations.
Je voudrais aussi, puisque je bénéficie de vastes locaux, offrir à d’autres créateurs ébénistes la possibilité de travailler en un même lieu, avec une mise en commun des machines fort coûteuses, mais en gardant chacun son individualité et sa clientèle.
Échanger, travailler avec d’autres créateurs est stimulant et par là, indispensable. Je me heurte, hélas, à des difficultés administratives puisqu’il n’y a pas de statut pour ce genre d’initiative qui existe cependant dans d’autres pays européens.
Mais je ne désespère pas de voir un jour mon projet aboutir…

Boulanger à Dompierre de retour au pays

Après avoir obtenu son CAP de boulanger puis de pâtissier au CFA de Mercurey, en 1993, puis reconnu à 17 ans, en 1995, « Meilleur apprenti de France », il vient travailler à Cluny où on ne tarde pas à apprécier la qualité de sa production. Trois années de suite, il va remporter le 1er prix de la pièce artistique au Concours régional de Dijon.
En 2008, il est champion de France et en 2009… champion du monde !
Il devient alors formateur itinérant en France et à l’étranger (Japon, Corée du Sud) et assure des activités de conseil, développement et formation en boulangerie.
Et en 2012, il revient à Dompierre et s’installe, avec Isabelle, dans la boulangerie joliment rénovée, en face de l’église.

Qu’aimez-vous, dans votre métier ?

Travailler une matière vivante, qui réagit chaque fois différemment. Nous sommes tributaires, par exemple, du temps. Le pire, pour nous, c’est l’humidité ou la chaleur. Quelle pâte allonsnous obtenir ?
J’aime aussi former de futurs boulangers, apporter mes connaissances, partager mon savoir-faire.
J’apprécie également le rapport à la clientèle, surtout ici, avec l’ouverture du laboratoire sur le magasin, ce qui permet au client de nous voir travailler.

Encourageriez-vous un jeune, aujourd’hui, à entrer dans la profession ?

S’il est vraiment déterminé, s’il est passionné par ce travail, alors je lui dirai de foncer. Mais il faut qu’il sache qu’il ne devra pas compter ses heures et qu’il devra travailler dur. Je commence à 3 heures du matin (à 1 h le week-end) et ne m’arrête qu’à 13 heures.
Je suis parfois surpris de voir le manque de courage, de ténacité et même tout simplement de propreté de certains.
Le plus lourd, pour moi, ce n’est pas le nombre d’heures à effectuer mais la gestion de l’entreprise, tout ce qui relève de l’administratif.
Nous avons du mal à trouver des apprentis et encore plus des ouvriers. Ceux-ci ne tardent pas à arrêter, compte tenu des conditions de travail, peu compatibles avec une vie familiale.

Et si vous aviez un souhait à formuler ?

Je pense qu’il serait temps de limiter la multiplication des grandes surfaces. C’est la disparition assurée, à plus ou moins longue échéance, des petits commerces locaux et des artisans. Nous en avons un exemple, pas très loin d’ici. Je voudrais que chacun ait sa place et soit reconnu et apprécié pour la qualité de sa production

Anier ? C’est quoi ce métier ?

Connaissez-vous Francis et ses ânes, à Montillet ? Bien sûr, répondront tous les Tramayons. Et les autres ?

Éducateur spécialisé pendant quinze ans auprès d’enfants en difficulté, Francis André est maintenant, accompagnateur de randonnées avec ânes en été et guide de montagne en hiver. C’est là qu’il a découvert, auprès d’âniers, que l’âne était un animal sociable, intelligent et très attachant. Et c’est là qu’il a appris son métier. Approchez-vous de l’enclos et vous verrez Diabolo, Vidocq, Pompon, Ali, Gaspard et Léo accourir à petit trot, vous donner de légers coups de tête et glisser leur museau dans le creux de votre main.

L’âne, un animal intelligent ?

L’âne sait faire preuve d’une excellente adaptabilité, tout particulièrement avec les personnes handicapées ou les enfants présentant des troubles du comportement. Il comprend la situation et agit en conséquence. « Léo, le chef, m’a réveillé une nuit par ses braiments pour me signaler qu’un des ânes était sorti de l’enclos. »

En quoi consiste ce travail?

« Je loue mes ânes depuis six ans pour des balades d’1h30, à la demi-journée, la journée ou sur plusieurs jours, avec ou sans accompagnement. » L’âne porte les bagages ou éventuellement les enfants. On peut aussi l’atteler à une carriole si les petits ne veulent pas monter sur son dos ou s’il y a des personnes âgées. Je veille à diversifier les parcours, et je participe à l’entretien des chemins pour qu’ils restent agréables à parcourir. La formation des ânes dure deux ans, ils doivent apprendre à accepter le licol et la longe, à adopter un rythme de marche, à faire confiance à l’environnement et aux êtres humains. Je veille à la nourriture, au renouvellement fréquent de leur eau et à leur brossage quotidien. Je dois aussi gérer les pâturages et faire les foins.

« Ce qui me motive surtout, c’est le plaisir des enfants qui découvrent ou viennent revoir mes ânes »

 

Quelles sont les qualités nécessaires ?

Il faut, bien sûr, aimer les ânes, c’est- à-dire les respecter, les ménagers, être un bon observateur patient et attentif. «Ce qui me motive surtout, c’est le plaisir des enfants qui découvrent ou viennent revoir mes ânes. J’aime ce métier qui me permet de vivre en plein air et de faire mieux connaître cet animal modeste mais si attachant. »

Marchand forain en milieu rural

D’après une enquête menée par la revue Rungis Actualités, les marchés forains en milieu urbain n’ont peut-être jamais été aussi populaires qu’aujourd’hui. Et en milieu rural ? Rencontre avec trois figures familières du marché de Matour : Odile, productrice de fromages, Olivier, producteur de fruits et de légumes et Sébastien, le poissonnier.

Faire le marché, cela veut dire quoi pour vous ?

«?Être dehors, être libre, rencontrer des gens?» répond Sébastien qui fait cinq marchés dans la semaine. «?Connaître un moment de détente par rapport à mon travail habituel à la ferme?» apprécie Odile qui ne vend qu’une fois par semaine.
«?Un jour moins fatigant que les autres?» estime Olivier qui passe le plus clair de son temps à s’occuper de ses terres et de ses serres.

Que trouvez-vous de plus difficile ?

«?Le mauvais temps! Le vent et la pluie en même temps, le froid l’hiver ou la chaleur l’été, surtout quand la marchandise est fragile.?»

Que craignez-vous ?

Pour l’un c’est la peur de voir les marchés disparaître peu à peu. Pour l’autre, au contraire, les marchés sont appelés à se développer davantage, compte-tenu d’une certaine perte de confiance vis- à-vis des grandes surfaces. Et pour la troisième, c’est la crainte de décevoir le client.

Qu’est-ce que vous n’aimez pas ?

Là encore, les réponses sont différentes. L’un va mettre en avant tout ce qui relève de « la paperasse ! » et parfois l’attitude de certains clients. L’autre va spontanément évoquer le mauvais temps. Et la troisième ? Rien du tout! Tout va bien.

Qu’appréciez-vous le plus ?

Unanimité! Le contact avec le client! La bonne entente avec les collègues. Et la convivialité du village qui autorise le tutoiement et la plaisanterie parce qu’on se connaît bien.

Quelles sont les qualités indispensables ?

Il faut aimer les contacts humains, être souriant, patient, savoir écouter et «?prendre beaucoup sur soi?».
Même les jours où cela ne va pas, il ne faut jamais le montrer.? Le plaisir d’acheter des produits frais dont on connaît l’origine et la qualité sanitaire, la volonté de satisfaire le client, l’animation apportée au cœur de nos villages… Que nos amis les marchands-forains se rassurent. Nos marchés ne sont pas prêts de disparaître…