Bonne nouvelle, nos chemins se sont croisés !

Partis à pied de Matour, Dompierre, Clermain, Trambly, Brandon, Tramayes, Saint-Pierre, nous avons convergé vers Saint-Léger pour notre journée de rentrée traditionnelle. Le thème: « espérance, fragilité, différence ». Après les vacances, nous avons besoin de ce moment de rencontres, de réflexion, de joie partagée pour nous donner un nouvel élan.

Le soleil est présent, les groupes arrivent peu à peu pour l’apéritif en plein air. Marcher ensemble fatigue un peu mais dynamise aussi. Les barrières, les inhibitions tombent quand on fait un effort en commun. Les échanges sont nombreux. Les autochtones rencontrent les vacanciers qui disent leur plaisir d’être accueillis, « intégrés » dit l’un d’entre eux.
On rentre dans la salle communale agrandie, rénovée, bien sonorisée. L’ambiance est particulièrement animée et joyeuse pendant le repas. Les parts de gâteaux se multiplient au moment du café.

Respecter la liberté de conscience

Après un moment de détente, c’est le moment de la conférence. Mais André Guimet, le conférencier, est absent. Jean-Pierre Leconte nous invite à « ne pas s’affoler », s’adapter au changement. Il traite le sujet prévu: « les difficultés au sein de l’Eglise ». Un éclairage historique nous aide à mieux nous situer par rapport aux différentes « affaires » qui ont remué l’opinion.
Le Syllabus publié en 1864 par Pie IX reste une référence pour les intégristes. Il dénonce les erreurs du monde moderne et affirme que l’homme ne doit pas être libre « d’embrasser et de professer la religion qu’il aura réputée vraie d’après la lumière de la raison ». Vatican II, au contraire, insiste sur le « caractère volontaire et rationnel de l’acte de foi personnel ». Il dit la grandeur de « l’intelligence humaine capable d’atteindre la vérité ». Il permet donc « une liberté de recherche et d’adhésion à Dieu ».
Cette affirmation du respect de la liberté de conscience et nouvelle, étonnante : ne pas imposer au nom de la loi divine.

Dieu parle à notre espérance

Après cet exposé, nous avons besoin de bouger et de nous exprimer: dessiner, ou chanter avec André, ou réaliser des compositions florales avec Marinette. Ces bouquets servent à habiller notre « table du jour » : l’autel. De nombreux autres participants nous ont rejoints.
La célébration eucharistique peut commencer. A travers l’évangile, les chants, les textes choisis, « Dieu parle à notre espérance ». Il nous est demandé de dépasser nos fragilités, notre peur de l’inconnu (« mais qui peut dire où vont nos vies ») pour prendre le risque d’avancer au large en « espérant contre toute espérance ». Jésus nous engage sur un chemin de liberté pour vivre notre foi jusqu’au bout dans une vie toute entière engagée.
« Nous arrivons de notre histoire, de nos racines et de nos chemins » « Notre avenir est en mémoire, mais le présent est entre nos mains ».