Anne Mouz-Micolod, costumière d’intérieur à Trivy

A l’École Nationale Supérieure d’Arts et Techniques duThéâtre, Anne découvre les modes, les matières, les tissus et affine ses techniques de création de costumes. C’est le temps du développement personnel de sa créativité, de ses capacités d’invention et de son inspiration.

Intermittente du spectacle, Anne met ses talents de création de costumes au service du cinéma d’époque ou contemporain, du théâtre, des séries télévisées, à Paris et à Marseille. Elle participe même aux débuts de « Plus belle la vie » !

Au terme d’une vingtaine d’années au service du costume historique ou contemporain, expérience professionnelle à l’appui, Anne souhaite évoluer vers une carrière plus personnelle, marquée par une plus grande liberté d’inspiration, de création et d’action. Une formation « décoration intérieure » à l’École Boulle est alors le tremplin qui lui permet d’accéder à son rêve.

Anne réduit son activité pour s’engager avec autant de persévérance et de passion, sur le chemin à forte ressemblance créative et artistique de son nouveau métier qu’elle se plaît à nommer : « costumière d’intérieur ». C’est le début d’une reconversion. Son ancien travail établit le lien avec sa nouvelle démarche. C’est à Trivy, son village d’adoption, et dans son grand atelier de couture occupé par les machines à coudre, les outils, les tissus et bien d’autres matériaux que nous l’avons rencontrée. L’œil est attiré par ces objets dont on se rappelle le caractère quelconque, banal et qui sous l’effet d’une métamorphose de bon goût, venant témoigner de la dextérité de l’artisan, vont devenir des éléments d’une très belle décoration intérieure. Meubles, chaises, fauteuils, tabourets, coussins, couvertures, etc.

« J’aime mettre en scène des objets, des décors éphémères qui changent et qui me laissent une totale liberté. Les matières anciennes avec lesquelles je travaille racontent une histoire, je les fais revivre d’une autre façon. Par exemple, je peux allier aux matériaux modernes les canevas, les napperons au crochet, les dentelles, les tissus. Je m’aide de la teinture pour jouer avec les couleurs. Soucieuse du client, je fais une ou deux propositions de création qui me poussent à la créativité et à un dynamisme ».

Dans l’avenir, « en continuant à composer des pièces uniques, je souhaite proposer des ateliers de couture créative, développer ma clientèle et recevoir l’agrément des Ateliers d’Art de France ».

Jacques Bonnamour

Mon chemin de Compostelle

Ce chemin de Saint Jacques de Compostelle a été la suite d’un cheminement à la fois personnel et professionnel. C’est au retour de deux années remuantes pour moi que je décide de prendre la route. Deux années qui bouleversent mes origines et mon identité, et qui m’amènent à m’interroger sur la direction que je veux donner à la suite de mon chemin de vie.

Un besoin de me retrouver avec moi-même, de prendre du recul face au mouvement collectif, de vivre à un autre rythme et en communion avec la nature.  Et une envie de découvrir autrement mon propre pays.

Après m’être détachée de mes impératifs matériels et administratifs, je pars le 1er Mai 2014, de Saint Jacques des Arrêts, avec l’essentiel sur le dos. Dans le sac, chaque gramme compte, et je m’aperçois vite que ce que je crois être l’essentiel est encore de trop.  On apprend vite à se séparer du superflu.

Originaire à la fois du milieu agricole et viticole, je ne savais pas vraiment où j’allais ni ce qui m’attendait, mais je savais d’où je venais. Et sur mon chemin, mes pensées allaient souvent à ceux grâce à qui cette expérience se réalisait.

Depuis le nord ou le sud, il y a autant de chemins de Compostelle que d’individus. J’ai fait le mien en solitaire, même si sur ce chemin on n’est jamais vraiment seul. J’aimais me retrouver, aller à mon propre rythme. Certaines rencontres ont aussi été la source de ma motivation à continuer, à aller toujours plus loin pour le plaisir de les retrouver.

Sur le chemin, pas de division. Il n’y a plus de cadres, ni ingénieurs, ni médecins ni ouvriers. Nous  sommes tous égaux, avec les mêmes difficultés, chacun avec sa propre sensibilité et son défi.

Faire ce chemin seule, c’est être disposée aux rencontres, apprécier les portes ouvertes, les plus simples mais les plus chaleureux accueils. C’est aussi avoir le temps et la disponibilité pour s’émerveiller du plus banal des détails. Car ce qui rend ce chemin extraordinaire, c’est justement tout son ordinaire.

C’est au fil des pas et des kilomètres que s’est installé un tout autre mode et rythme de vie. Je me consacrais uniquement à l’instant présent, tout en gardant mon objectif. Les priorités du quotidien devenaient élémentaires : manger, dormir, être attentive à mon corps et savourer les plaisirs simples.

Je suis arrivée le 10 Juillet 2014 à Santiago de Compostella.  Des milliers de personnes rencontrées, de toutes nationalités, âges et classes sociales.

1875 kilomètres, 71 jours et 66 couchages différents, 13  régions traversées, 2 pays frontaliers, 8 kg sur le dos à l’arrivée, 1 paire de baskets épuisée et aucune envie de rentrer… S’est alors ouvert en moi la porte d’un nouveau chemin, enrichi de chaque rencontre, échange, passage et moment de recueillement avec la nature. Un sentiment de liberté : le chemin de ma vie est entre mes mains et tous les chemins sont possibles.

Marilyne SANGOUARD

Nouvelles d’Haïti : nous relever grâce à vous

Vous nous venez en aide pour aller au secours du peuple haïtien si éprouvé une fois de plus par les dégâts importants de l’ouragan Matthew, comment vous remercier ?

Comme beaucoup d’Haïtiens nos maisons (sept dans la zone sinistrée) sont endommagées ainsi que les écoles, et la ferme qui est indispensable à la vie des populations et des communautés. Les reconstructions indispensables sont en cours d’analyses, d’expertises et les plus urgentes en cours de réalisation provisoire. La ferme a particulièrement subi de grosses pertes : vaches et poulets ont été emportés, ceux qui restent meurent petit à petit, les cultures ont été balayées…Le soleil est revenu, le courage aussi et l’on voit de petits abris de tôles refaire surface en attendant mieux. Les maisons dont les 4 murs étaient en béton sont à peu près restées debout mais les toits se sont envolés et la pluie abondante a détruit les biens à l’intérieur… Petit à petit, les communications sont rétablies : chemin à la place des routes, réseaux téléphoniques et internet. C’est comme cela que nous apprenons et pouvons juger de l’ampleur des dégâts. Notre compte Haïti est donc remis en route ! Son montant est constitué uniquement de dons que nous remettons directement aux religieuses chargées de les distribuer. Pour cette fois, nous souhaitons aider les familles très pauvres auxquelles nos soeurs sont présentes de par leur apostolat, et acheter de la nourriture de base pour pallier la faim qui commence à se faire sentir et ne tardera pas à poser de sérieux problèmes de santé. Les médias ont été présents à cet événement, durant quelques jours, déjà on en parle plus, mais ce peuple a besoin de nous pour garder l’espoir et recommencer à vivre…

Merci donc de votre générosité, nous remettrons 2000 euros très prochainement. Elle comprend la somme de votre don.

Rien ne reste oublié par le Seigneur,

Il saura vous le rendre en grâce et en bénédictions.

Merci, Merci !

Bien à vous.

Bernadette Nourdin
Lettre du 20 janvier 2017

Terreur de Jeunesse, de David Vallat: le parcours d’un repenti

Tout en sincérité et simplicité, David Vallat  nous raconte son parcours au travers de son livre Terreur de jeunesse. Ancien terroriste repenti, il décrit comment un jeune  de banlieue, français d’origine, va peu à peu se radicaliser au point  d’être incarcéré pour son implication dans les attentats de 1995. Comment sombre-ton dans le terrorisme ? Comment peut-on faire machine arrière et entamer le processus de déradicalisation ?

 

Une recherche de repère

Jeune de banlieue, les petits larcins sont monnaie courante. La religion ne fait pas partie de la culture familiale, mais David Vallat s’interroge: « dans le quartier […]  la plupart de mes copains sont arabes d’origine. Et donc musulmans. Leurs parents, issus de la première génération pratiquent une foi tranquille et discrète ». « Des repas, un sens de l’accueil, du partage » l’amèneront à se convertir à l’islam à l’âge de 15 ans. Mais, en parallèle, cela ne l’empêche pas de s’enfoncer petit à petit dans la délinquance.

 

Des mauvaises rencontres et de mauvais choix

A la prière, des courants intégristes voient le jour : «  vous avez un islam d’endormis » adressent certains aux plus anciens. Nous sommes en 1991. Des recrutements s’organisent pour aller combattre auprès  des musulmans en Bosnie. David Vallat commence à s’interroger… Il s’engage alors dans l’armée chez les chasseurs alpins où il trouve une autorité  mais  se perfectionne aussi au maniement des armes.

La Bosnie, puis un séjour en camp d’entraînement en Afghanistan l’entraîne sur la mauvaise pente. A son retour d’Afghanistan, David Vallat se trouve enrôler dans les réseaux du GIA et sera un rouage de l’organisation des attentats de 1995 en France. « Dans le passé, la jeunesse enragée pouvait se tourner vers l’extrême droite ou l’extrême gauche  […] Sur le marché  des idéologies subversives, que reste-t-il en 1995 ? Un islam radical prêt à mettre la main sur une frange entière de la jeunesse française ? […]La terreur est au bout de l’impasse ».

 

Une déradicalisation possible

Son emprisonnement  pour association de malfaiteurs en relation avec une entreprise terroriste pour son implication dans les réseaux du GIA, la lecture et diverses  rencontres lui permettront d’avoir un nouveau regard sur sa religion. « Mon esprit commençait à prendre du recul, à douter des réelles motivations de mon combat. ». Incarcération, lecture et heureuses rencontres lui permettront ainsi d’entamer le processus de déradicalisation. David Vallat n’a pas renié sa foi musulmane. « Seule ma lecture du Coran a changé. »

Cécile CHUZEVILLE

Vivre l’unité dans la diversité: un tissu qui s’élabore

Vivre l’unité dans la diversité et la diversité dans l’oeuvre commune

Un tissu qui s’élabore

La communauté est comme un tissu qui s’élabore,

Un tissu dont je ne sais pas ce qu’il sera

Mais qui, autour de nous peu à peu,

Se tisse sans modèle ni dessin savant.

 

Dans ce tissu, je peux être un fil, un trait de couleur…

Bleu profond ? Rouge éclatant ?

Ou bien le fil de lin gris.

Cette troisième couleur, au dire des tisserands,

est la plus importante.

Le gris neutre de tous les jours,

celui qui fait chanter le bleu profond

et le rouge éclatant ; celui qui est porteur d’harmonie.

 

N’avoir que ma propre couleur, et de cela me réjouir,

pour qu’elle apporte la joie et non la rivalité,

comme si, moi bleu,

j’étais l’ennemi du vert, comme si j’étais,

moi, ton adversaire.

 

Et ceux qui ne peuvent ou ne veulent pas entrer

avec nous dans l’ouvrage ?

 

Irai-je, les précédant, leur faire place,

pour qu’ils viennent librement,

de leurs propres couleurs se mêler au dessin ?

Il y a une place pour tous.

 

Et chaque fil vient apporter une continuité

non seulement ceux qui, à l’origine du travail,

ont été tendus d’un support à l’autre du métier,

mais chaque fil.

 

Un fil vient à se rompre : aussitôt le travail s’arrête,

et les mains patientes de tous les tisserands

s’appliquent à le renouer.

Chaque fil, même le plus lumineux, peut disparaître,

tissé sous les autres.

Il est cependant là, non loin,

même si notre oeil ne le perçoit plus…

 

Maintenant, c’est au tour du mien

d’être lancé à travers la chaîne.

Quand son trait aura cessé d’être visible,

alors toute l’harmonie apparaîtra,

harmonie de ma nuance mêlée

à toutes les autres qui l’accompagnent

jusqu’à ce qu’elle disparaisse.

 

Je ne sais ce qu’il adviendra de ce tissu.

Le saurai-je jamais ?

 

Un tisserand finlandais

Exactly what are Values of the Two-Year School.

Definitely, around the off likelihood that you will be hunting for an astounding superior close to instruction you would do on your own or your kids an injuries in the event that you do not seem in the junior college or university solutions with your standard vicinity prior to dove in and leaping to the faculty technique for lifetime. One can find that junior schools routinely supply an equivalent amount of instruction for the simple courses that number one and next year undergrads regularly acquire, they’re a vastly improved esteem with the funds, and they are an extraordinary traits for your individuals who are trying to juggle their instruction with family and show results responsibilities.

Exactly what are Values of the Two-Year School.

Definitely, around the off likelihood that you will be hunting for an astounding superior close to instruction you would do on your own or your kids an injuries in the event that you do not seem in the junior college or university solutions with your standard vicinity prior to dove in and leaping to the faculty technique for lifetime. One can find that junior schools routinely supply an equivalent amount of instruction for the simple courses that number one and next year undergrads regularly acquire, they’re a vastly improved esteem with the funds, and they are an extraordinary traits for your individuals who are trying to juggle their instruction with family and show results responsibilities.

Exactly what are Values of a Two-Year College or university.

Superior training in this country is rapidly becoming a necessity during the business enterprise team rather than an extravagance. Inside of the earlier the people who experienced a secondary college guidance nonetheless had the chance to fabricate a first-class world for them selves as well as their family members. Those people days are swiftly turning into some other dieing coal belonging to the earlier. Around the off likelihood that you choose to want to have big getting capability amid your life time you are thoroughly limited by your grasping possibilities also, the amount of instruction you’ve gotten gotten.

COMPOSTELLE: Expo photos et Témoignages en Septembre 2016 à Tramayes

Qu’est-ce qu’un pèlerinage ? Quelles formes peut-il prendre ? Pourquoi partir loin de chez soi, sous le vent, le soleil, la pluie, et marcher ainsi des jours et des semaines durant ?

Comment cela se passe t-il ? Quel équipement faut-il prévoir ? Que voit-on sur la route au fur et à mesure du voyage ? Comment gérer l’effort dans la durée ? Comment soigner son corps ? …

Autant de questions que beaucoup de personnes, qui ont envie de prendre ainsi la route, se posent.

Un chemin de Compostelle passe par Tramayes depuis Cluny en direction du Puy en Velay. Le chemin d’Assise passe également par Tramayes. C’est donc tout naturellement que l’équipe de l’Office de Tourisme a souhaité mettre la question du pèlerinage à l’ordre du jour pour Les journées du patrimoine et en amont, sous l’impulsion de deux pèlerins « autochtones ».

Un double évènement est organisé autour du pèlerinage de St Jacques de Compostelle, salle Dufour à Tramayes:

  • une exposition de photographies prises par Marilyne Sangouard, du 9 au 25 septembre
  • un témoignage, celui de Jean-Paul Desroches, sous forme d’un diaporama commenté, le 17 septembre à 15 h, suivit d’un pot/vernissage à 17h, pour poursuivre agréablement les échanges.

affcihe compostelle

Cette rencontre/exposition sera l’occasion d’envisager, un peu plus, quel type d’expérience il est possible de vivre. Vous pourrez obtenir des réponses à vos questions directement auprès de nos deux intervenants, ainsi qu’auprès de l’association « Les Pèlerins de Compostelle » qui sera présente.

Au travers des photos de Marilyne Sangouard vous verrez le déroulement d’un pèlerinage en images depuis St Jacques des Arrêts jusqu’à Santiago de Compostella, en Espagne. Elle nous livre également, au sein d’un texte vibrant et authentique, son expérience et ses motivations.

Marilyne SANGOUARD, Mon Chemin de Compostelle, 1/05/2014 – 10/07/2014

     « Ce chemin de Saint Jacques de Compostelle a été la suite d’un cheminement à la fois personnel et professionnel. C’est au retour de deux années remuantes pour moi que je décide de prendre la route. Deux années qui bouleversent mes origines et mon identité, et qui m’amènent à m’interroger sur la direction que je veux donner à la suite de mon chemin de vie.

Un besoin de me retrouver avec moi-même, de prendre du recul face au mouvement collectif, de vivre à un autre rythme et en communion avec la nature.  Et une envie de découvrir autrement mon propre pays.

Après m’être détachée de mes impératifs matériels et administratifs, je pars le 1er Mai 2014, jour du muguet, de Saint Jacques des Arrêts (Rhône, 69), mon village d’origine, avec l’essentiel sur le dos. Dans le sac, chaque gramme compte, et je m’aperçois vite que ce que je crois être l’essentiel est encore de trop.  On apprend vite à se séparer du superflu.

Compostelle

Originaire à la fois du milieu agricole et viticole, je ne savais pas vraiment où j’allais ni ce qui m’attendait, mais je savais d’où je venais. Et sur mon chemin, mes pensées allaient souvent à ceux grâce à qui cette expérience se réalisait.

Sur ce chemin, la cohabitation entre l’Homme et la Nature est possible. Depuis plus de 1200 ans, ce chemin est pratiqué par l’Homme, en bonne intelligence, à égalité et avec respect pour la Nature. C’est grâce à cette discipline de chaque pèlerin (230 000 en 2014) que le chemin peut garder sa valeur.

En 834 comme en 2014, hommes et femmes de tous âges ont parcouru ce chemin, dans l’espoir d’une guérison, d’une rémission de leurs pêchés, pour des raisons religieuses, sportives, pour faire un deuil… Par tous temps, à pied, à cheval, à bicyclette ; en groupe, seul ou en famille, en autarcie, sous tente ou en demi-pension à l’hôtel…

Depuis le nord ou le sud, il y a autant de chemins de Compostelle que d’individus.

J’ai fait le mien en solitaire, même si sur ce chemin on n’est jamais vraiment seul. J’aimais me retrouver, aller à mon propre rythme. Certaines rencontres ont aussi été la source de ma motivation à continuer, à aller toujours plus loin pour le plaisir de les retrouver.

Compostelle 2

Sur le chemin, pas de division. Il n’y a plus de cadres, ni ingénieurs, ni médecins ni ouvriers. Nous sommes tous égaux, avec les mêmes difficultés, chacun avec sa propre sensibilité et son défi.

Faire ce chemin seule, c’est être disposée aux rencontres, apprécier les portes ouvertes, les plus simples mais les plus chaleureux accueils. C’est aussi avoir le temps et la disponibilité pour s’émerveiller du plus banal des détails.

Car ce qui rend ce chemin extraordinaire, c’est justement tout son ordinaire.

C’est au fil des pas et des kilomètres que s’est installé un tout autre mode et rythme de vie. Je me consacrais uniquement à l’instant présent, tout en gardant mon objectif. Les priorités du quotidien devenaient élémentaires : manger, dormir, être attentive à mon corps et savourer les plaisirs simples.

Je suis arrivée le 10 Juillet 2014 à Santiago de Compostella.  Des milliers de personnes rencontrées, de toutes nationalités, âges et classes sociales.

1875 kilomètres, 71 jours et 66 couchages différents, 13 régions traversées, 2 pays frontaliers, 8 kgs sur le dos à l’arrivée, 1 paire de baskets épuisée et aucune envie de rentrer… S’est alors ouvert en moi la porte d’un nouveau chemin, enrichi de chaque rencontre, échange, passage et moment de recueillement avec la nature. Un sentiment de liberté : le chemin de ma vie est entre mes mains et tous les chemins sont possibles. »

Marilyne SANGOUARD,

Mon Chemin de Compostelle, 1/05/2014 – 10/07/2014


Renseignements : Office de Tourisme Les Vallons de Lamartine,
Kathleen Gargaut
03 85 50 57 04, ot.tramayes@orange.fr

 

Idée de lecture « Le Voyant » : Une vie folle racontée par Jérôme Garcin (nrf).

Jérôme Garcin, journaliste connu comme animateur puis producteur dans « Le Masque et la Plume » et directeur adjoint à l’Obs, est connu aussi comme écrivain. Le Voyant, écrit en 2014, a reçu de nombreux prix. Jérôme Garcin y consacre avec enthousiasme la vie de Jacques Lusseyran.

Jacques Lusseyran, né en 1924, est devenu aveugle à 8 ans. Une petite bousculade en classe (ses lunettes mal placées) lui fait perdre les yeux ! Sa mère veut qu’il soit un aveugle parmi les voyants. Pas de plaintes, pas de regrets, il cherche la paix en lui-même et une harmonie avec le monde : « La lumière, je la retrouverai au-dedans de moi ». À 10 ans, il entre en sixième avec sa machine à écrire en braille. De son handicap, il fit un privilège : le « dehors » n’est pour lui qu’une illusion. Avec son ami et aide, Jean Besniée, ils travaillent, lisent beaucoup.

1939, voici la guerre, il a 15 ans. Il regroupe des élèves qui se désignent « Volontaires de la liberté ». Les voici trois cents, ils rejoignent le réseau « Défense de la France » de Philippe Viannay et de Jacqueline Pardon, et entrent en Résistance.

En 43, le voici arrêté sur dénonciation. Après six mois à Fresnes, il est déporté à Buchenwald. Il vit dans un block « poubelle » des infirmes, avec des rations diminuées. Il est épargné aux commandos de travail. Enfermé là-dedans, il pense aux couleurs, il se ferme au monde extérieur. Il apprend la mort de Jean Besniée, et devient presque fou. Un Russe, par son chant, le remet un peu mieux.

Les vies d’un homme livre

Mars 1945, l’armée américaine arrive. Son ami Viannay vient le libérer. Il retrouve Jacqueline Pardon. Elle, le voyant anémié, décide de l’épouser. Un « sacerdoce » qui durera huit ans… Ils veulent faire une reprise de Défense de la France. Échec. Il veut se présenter à l’Ena : non accepté pour les aveugles !

Un non-voyant mal-aimé. Donne quelques conférences à l’Alliance française. Il bouge beaucoup, quitte Jacqueline Pardon, épouse Jacqueline Hospitel, rencontre Georges Saint-Bonnet, une sorte de gourou qui l’influence beaucoup. Le voici maintenant en Amérique.

 Il enseigne au Hollins College en Virginie. Il parle de littérature et de philosophie en homme libre : un homme-livre. On loue ce professeur, et sa culture encyclopédique. Il se noue avec Toni, une étudiante : scandale. Il quitte les États-Unis, part en Grèce, puis s’installe à Aix-en-Provence. Il écrit un roman d’inspiration. Gallimard publie Douce, trop douce Amérique. Une vie folle, trois fois marié, cent fois conquis, infidèle à toutes. En 1971, accident de voiture avec Marie. Elle a 30 ans, et lui 47 ans. Il laisse quatre enfants, une demi-douzaine de livres, des contes, des pièces, une thèse… Un aveugle dont les exploits fascinent les étrangers.

Le Moi était pour lui la seule richesse de ceux qui n’ont rien.

Antoine Buffet

L’école, ça sert à quoi ?

« L’école ça sert à quoi ? est le titre d’un livre pour jeunes enfants qui retrace la journée d’un petit  Torino qui a horreur d’aller à l’école. Il ne comprend pas à quoi ça sert. Il n’écoute pas et  embête tout le monde. Ses amis vont alors lui faire découvrir que l’école c’est intéressant et que l’on apprend plein de-choses.  Au travers de cette histoire, nous pouvons nous aussi nous interroger sur notre vision de l’école. Alors, l’école, ça sert à quoi ?

Avoir des  têtes bien pleines ?

Bien évidemment, l’école permet d’acquérir  toutes les bases : lire, écrire, compter mais également  connaitre son histoire, appréhender le monde qui  nous entoure, découvrir les sciences, développer ses aptitudes physiques …

La discipline à l’école est également importante et permet à l’enfant de se rendre compte de l’existence de  limites et de contraintes.

Toutes ces  notions sont par la suite indispensables pour pouvoir exprimer ses idées, à l’écrit comme à l’oral et mieux appréhender le monde qui nous entoure. « L’École est le lieu où l’on va s’instruire de ce que l’on ignore ou de ce que l’on sait mal pour pouvoir, le moment venu, se passer de maître» (Jacques Muglioni, Philosophie, Ecole même combat, 1984).

.. ou des têtes bien faites ?

L’école, c’est aussi une  occasion unique dans une vie humaine, ce moment de l’enfance où l’individu en formation se trouve dans cette extraordinaire société en miniature. On y apprend le « vivre ensemble », le  respect des autres, l’écoute.

L’école permet également d’apprendre à construire ses idées. Ainsi, les dissertations de  philosophie  qui nous invitent  à appréhender un sujet sous la forme d’une thèse, d’une antithèse et d’une synthèse, peuvent paraitre barbants pour certains. Et pourtant, cette gymnastique de l’esprit est ô combien importante et souvent oubliée lorsque,  arrivés à l’âge adulte, nous ne prenons plus toujours le temps de prendre du recul sur le monde qui nous entoure et de l’envisager sous différents angles…

En développant son intelligence et ses connaissances, l’élève, va gagner sa liberté et sa responsabilité. Plus il apprendra, plus il sera libre : Libre de choisir son métier, libre de construire son avenir, libre de choisir son mode de vie. Pour être libre, il faut pouvoir choisir, et pour choisir, il faut savoir, il faut connaître.

L’école, ça sert à tout ça !

Cécile CHUZEVILLE

Le mot du Conseil paroissial pour les affaires économiques (CPAE) : une année de consolidation

L’année 2015 a été marquée par l’arrêté définitif des comptes financiers de la maison paroissiale ainsi que par la relance des campagnes diocésaines du denier du culte.

 

A ce jour, les comptes définitifs de l’opération immobilière dite « Maison paroissiale du Fourneau » ont été arrêtés pour un montant de 275 350 euros. Toutes les factures des entreprises ont été payées par l’Association diocésaine, maître d’ouvrage, et nous devons toujours à celle-ci près de 40 000 euros, correspondant approximativement au solde de la collecte engagée fin 2013 et à recouvrir d’ici fin 2018.

Sur l’année 2015, nous n’avons collecté que 4 795 euros, ce qui est sensiblement moindre que l’année précédente, qui, rappelons-nous, avait bénéficié cependant de produits exceptionnels provenant de la vente du mobilier de l’ancienne cure de Matour…

Mais nous constatons depuis le début 2016 un petit rattrapage à confirmer, bien entendu. Nous comptons donc sur la poursuite de votre effort, sachant que nous nous sommes donné cinq ans pour atteindre notre objectif (80 000 euros d’ici fin 2018).

Courant 2015, le diocèse a lancé une campagne innovante et vigoureuse pour la collecte du denier du culte. Rappelons à ce sujet que l’Église ne reçoit aucune subvention de l’État et qu’elle ne vit que des dons ou legs de ses « fidèles ». Elle a plus particulièrement à faire face aux coûts de formation de ses prêtres, à leurs salaires et retraites. Les quêtes paroissiales et autres casuels demandés à l’occasion d’événements familiaux servent spécifiquement aux coûts de fonctionnement de la paroisse.

En 2015, vous avez ainsi été 155 personnes ou foyers de la paroisse des Saints Apôtres en Clunisois (sur une population totale de 5 426 habitants, en 2008) à répondre à cet appel du denier du culte versé directement au diocèse d’Autun. Le denier est ainsi un acte d’appartenance marquant notre engagement responsable vis-à-vis de l’Église dont nous sommes partie prenante par notre diocèse.

Enfin, nous tenons aujourd’hui à remercier particulièrement Colette Dubuis, qui épaulait bénévolement avec compétence et régularité notre trésorier depuis plus de dix ans. Paulette Rivière, de Saint-Léger sous la Bussière, a accepté de prendre ce service au profit de la paroisse et nous lui faisons le meilleur accueil.

Le trésorier

Fêter le n°100 d’un journal!

Lire le bulletin paroissial n°100 complet (pdf)

Fêter le n°100 d’un journal!..

C’est d’abord remercier ceux et celles qui m’y ont accueilli (n° 49) et ont si simplement aidé à mon insertion de curé des Saints-Apôtres. C’est aussi découvrir l’importance des personnes qui en assurent la réalisation et la maintenance, et surtout les réseaux des hommes et femmes qui en assurent la distribution par tous les temps. Mille fois merci !  Merci aussi à Cécile, qui veille à ce que le site internet de la paroisse http://saintsapotres.fr mette à la disposition de qui le souhaite tous les derniers numéros

du journal. Ces numéros ont repris l’initiative, déjà prise par nos prédécesseurs, de présenter les différents villages de la paroisse.

Nos lecteurs ont pu apprécier l’apport de la présentation couleurs qui a marqué une étape importante de la collaboration avec le groupe Bayard Presse.

Il est temps de donner la parole à Dominique « l’ancien » et à ceux, « nouveaux », Nathalie Rajot (Brandon), Chantal et Hubert Wallut (Trivy), qui ont volontiers apporté leur contribution à ce numéro 100.

Bonne occasion aussi de remercier ceux et celles qui ont pris l’initiative de prendre la parole dans le journal, ce qui a pu être mené à bien grâce à l’équipe de rédaction qui montre ainsi sa fi délité aux intentions d’origine, et s’en réjouit ! »

Jean-Pierre Leconte

 

 

Un journal en phase avec son territoire

Reflet de l’évolution de notre territoire et de sa population, les quatre-vingt-dix-neuf journaux déjà parus sont des témoins de l’histoire de la paroisse. Dès le premier numéro, paru en septembre 1991, les treize communes, séparées en quatre secteurs, sont déjà associées, ce qui était déjà le signe d’une volonté de vivre ensemble et de mieux se connaître. Les rubriques « C’est quoi ce métier ? » et « Les anciens nous racontent », « Nos villages aujourd’hui », et « Portrait » l’illustrent.

Ces journaux sont également l’écho de la genèse de la paroisse actuelle.

En septembre 1993, les secteurs de Dompierre et Matour (six communes) se regroupent. Un an plus tard, en octobre 1994, le secteur de Tramayes  (plus quatre communes) s’associe, puis c’est le tour du secteur de Trambly (plus trois communes) en décembre 1996.

Il faudra cependant attendre décembre 2000 pour que la paroisse prenne son nom actuel : treize villages associés aux douze apôtres et saint Paul en signe d’unité, même s’il y a diversité.

Mais la paroisse ne reste pas centrée sur elle-même : ce journal s’étoffe à partir de mars 2002 avec quatre pages centrales communes au diocèse. De nombreux articles donnent aussi des nouvelles sur des actions de solidarité

de notre paroisse, d’abord au Pérou puis en Haïti.

Pour moi qui ne suis installée en Haut Clunisois que depuis 2010 après un séjour de quelques années en Afrique, découvrir dans ces anciens numéros cette histoire et ces valeurs d’ouverture et d’unité m’ont fait comprendre pourquoi je me suis vite sentie ici « chez moi ». »

Nathalie Rajot

 

N° 100 !

Que dire des vingt-cinq années de diffusion de ce journal trimestriel rédigé à l’attention des habitants du Haut- Clunisois ? Les premiers rédacteurs, dont je fus, ont eu d’emblée le désir que, par cette publication, la communauté chrétienne locale s’adresse à tous, croyants ou non, et donc aussi que les sujets puissent intéresser le plus grand nombre grâce à leur variété. Je constate que cet état d’esprit demeure encore aujourd’hui.

Les articles qui ont présenté au fil du temps la vie de chaque village, ceux qui ont mis en avant des activités ou des métiers peu connus pratiqués par des personnes proches de nous ont permis un regard positif sur des réalités de notre milieu rural.

Je n’oublie pas non plus l’importance qui a été donnée aux engagements pris par nombre d’entre vous : les plus jeunes et leur attention aux plus pauvres du Pérou, les adultes qui ont parrainé des enfants au Cameroun, des associations de soutien à l’Inde… pour n’en donner que trois exemples.

Et lorsque je lis le journal aujourd’hui, je suis heureux de cette fi délité à l’idéal des commencements, tenant compte toutefois de l’évolution de nos sociétés.

Merci à celles et ceux qui en assurent cette constance. »

Dominique Olislaeger

 

Le bulletin paroissial, c’est quelque chose ! Comme une institution…

Vingt-cinq ans de bonnes habitudes :

Celle de recevoir les nouvelles des habitants de nos villages, et aussi du diocèse, créant le lien entre nos clochers dispersés dans les merveilleux vallons de notre paroisse !

Celle d’élever notre esprit en partageant avec ceux qui écrivent, si bien, si juste… ils nous donnent à découvrir toujours, à penser souvent, à sourire parfois, à prier un peu…

Celle de partager ce qui nous réunit grâce à une équipe de personnes qui partent à la rencontre d’autres pour : Nous faire connaître et mieux comprendre les préoccupations des professionnels de notre territoire

Nous faire découvrir certains livres, et les commenter,

Nous faire découvrir les multiples activités des différentes associations qui s’engagent pour apporter soutien et bien-être, près de nous, mais aussi dans d’autres pays confrontés à des drames douloureux.

Nous faire partager les projets de notre évêque, des personnalités qui ont marqué par leur témoignage, tous ceux qui les ont côtoyés ;

C’est vraiment là la preuve de la belle vitalité de notre journal, de constater notre impatience à guetter le numéro suivant, prévenus par la fin du calendrier des messes dominicales ;

Fidèle, il arrive toujours, à temps, à l’heure, bien accueilli par nous, comme nous par Jean-Pierre, à la porte de nos églises, avant la messe !

Numéro 100 ! Belle vie à la prochaine centaine ! »

Chantal et Hubert WALLUT

Pâques : Quand la vie ressuscite!

« Comme le printemps sur nous se lève un jour nouveau. Comme le printemps, le Christ est revenu » C’est ce que nous chantons le jour de Pâques, et puis encore : « Jésus- Christ, soleil de Pâques, lève-toi dans notre nuit. »
Sans cesse revient l’analogie entre résurrection et renouveau de la nature. Les fêtes chrétiennes ont d’ailleurs été glissées en lieu et place des anciennes célébrations païennes. Le jour revient après la nuit, le printemps après l’hiver. Les forces de l’obscurité et de la mort n’ont pas eu le dernier mot. C’est la victoire de la vie, la délivrance, la libération, le  chemin vers une autre vie. « Naître et renaître, mourir pour vivre ! »
Mais comment pouvons-nous nous approprier cet événement ? Michel Deneken, théologien, nous avertit : « La résurrection ne console pas de la mort. Elle ne fait pas du  christianisme une religion par laquelle l’homme supporte la vie en pensant à ce qui lui est promis dans l’au-delà, mais une religion du dépassement dans laquelle notre mort est intégrée dans un processus de vie. »
Comment traduire cela au quotidien ? Nos vies aussi sont faites de morts et de résurrections. Après des traversées d’épreuves douloureuses, quand on est découragé, comment se relever, se reconstruire, reprendre confiance, retrouver l’espérance ? C’est parfois cesser de vouloir changer des situations inéluctables.
Non pas se résigner, mais éclairer les choses d’un jour nouveau, et poursuivre sa route, vivre avec ses fragilités. C’est aussi ne pas économiser sa vie, mais la donner, aider ceux qui sont à terre à se relever, et prendre soin de toute vie.

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