Noël, Noël, réveillons-nous !

La coutume veut qu’il convienne d’offrir des cadeaux à ceux dont c’est l’anniversaire…

Noël n’y échappe pas sauf que justement le seul à ne pas recevoir de cadeau est celui dont c’est l’anniversaire !

Bien sûr, Noël est devenu au fil du temps la grande fête des enfants et par extension celle de tout le monde. Ce jour-là, le nombre de cadeaux échangés dépasse certainement de loin les meilleures ventes possibles… Faire vivre le commerce et se faire plaisir n’a, a priori, rien d’anormal.

Souvenons-nous de la joie qui brille dans les yeux de l’enfant lorsqu’il découvre au pied du sapin ou devant la crèche le cadeau qu’il espérait tant !… Parfois aussi sa déception si son attente n’a pas été réalisée. Mais aussi pensons à tous ceux pour qui Noël ne sera qu’un jour comme les autres avec son cortège de solitude, de froid et de misère… Et aussi pour beaucoup, trop souvent encore hélas, un jour de guerre ordinaire avec des bombes en guise de cadeaux et la peur en guise de réveillon.

Mais en fait, Jésus, puisque c’est son anniversaire et c’est bien de cela qu’il s’agit, qu’allons-nous lui offrir, digne de lui et conforme à son attente… Offrons-lui donc le meilleur de nous-même dans l’amour du Père !

Noël, Noël, réveillons-nous !

Michel FAUGERE

Lire le bulletin n°1 110 – déc 2018 en intégralité en cliquant ici Matour_12_2018- 110

Un temps de repos pour de nouveaux défis !

L’été arrive et les vacances tant attendues par les plus petits mais aussi par les plus grands !

Quelles que soient la durée et la destination des vacances, c’est avant tout l’occasion de changer le rythme quotidien, de prendre le temps de se retrouver en famille, entre amis… De faire toutes les petites choses pour lesquelles il nous semble que le temps file trop vite dans la bousculade du quotidien. Jésus l’a même imposé à ses premiers disciples : « Les apôtres, s’étant rassemblés auprès de Jésus, lui racontèrent tout ce qu’ils avaient fait et tout ce qu’ils avaient enseigné. Jésus leur dit : « Venez à l’écart dans un lieu

désert, et reposez-vous un peu. » (Marc 6, 30-31). Les vacances permettent ainsi de marquer un temps d’arrêt pour mieux revenir, différent, reposé et capable de nouveaux défis ! Un temps pour s’accorder du temps, et recharger les batteries. L’occasion aussi de réfléchir à l’investissement que l’on souhaite donner aux autres par exemple au travers de participations au sein d’associations laïques et aussi à son engagement au sein de la paroisse qui peut prendre diverses formes. La journée de rentrée de la Paroisse sera justement l’occasion d’échanger sur l’organisation de notre paroisse.

En attendant, toute l’équipe du bulletin paroissial vous souhaite de passer un agréable été !

Cécile CHUZEVILLE

Lire le bulletin du haut-clunisois n°108 – Juin 2018 en intégralité en cliquant ici haut clunisois 108

Fin du synode et commencements

Le synode diocésain d’Autun a pris fin le 26 novembre 2017 en l’église de la Réconciliation de la communauté des frères de Taizé où il avait commencé le 4 octobre 2015. Entre ces deux dates, se sont déroulées cinq sessions de l’assemblée synodale formée de quelque 270 délégués venant des 49 paroisses du diocèse. Ils auront réfléchi sur les documents et thèmes prédéfinis par le diocèse et sur les remontées à leurs sujets des 400 équipes réunissant 3 000 participants du territoire. Que de nombres ! Mais ne sont-ils pas significatifs d’autant de personnes disséminées et en partage de paroles sous les souffles de leurs bonnes volontés de femmes et d’hommes ouverts à l’Esprit saint. (Les chiffres pour notre paroisse des Saints Apôtres : trois délégués, quatre équipes, vingt-huit participants). Des échanges qu’ont suscités ces travaux, de leurs synthèses, sont nées 94 « Initiatives synodales » faisant l’objet du « livre du synode diocésain d’Autun »(1). Chacune y est facilement repérable car numérotée et sur un fond de couleur. Le sommaire en fin d’ouvrage les regroupe en six thèmes. Tout est ainsi facilité pour que le lecteur accède à chaque initiative. Lisant de surcroît les lignes qui la précèdent il comprendra mieux l’esprit voire l’Esprit qui l’a suscitée. Lectrice, lecteur, n’ayez pas peur ! Laissez-vous porter par votre lecture votre méditation et choisissez en frère ou soeur de vous-même, c’est-à-dire sans vous faire trop de mal, celles des initiatives que vous souhaiteriez partager et vivre avec d’autres. Ouvrez-vous en ensuite à notre curé, à l’équipe d’animation paroissiale, aux trois délégués synodaux… Et sans doute dans cet élan de chacun pourrions-nous envisager une rencontre vers Pentecôte d’appropriation paroissiale de quelques-unes  des 94 initiatives afin de leur donner leurs commencements de vie.

Vos délégués, Marie-Ange Chuzeville – Marie-Thérèse Denogent – Bernard Cateland

 1 « Après notre synode » Revue hors-série « Église » d’Autun

Chacun peut se procurer gratuitement ce hors-série,

Revue Église d’Autun, N° 19 du 26/11/2017, en tel lieu.

Lire l’intégralité du bulletin n °107 – Mars 2018 en cliquant ici : Matour_03_2018- HC 107

Les anges dans nos campagnes

Les anges dans nos campagnes …ont entonnés l’hymne des cieux…
Depuis des générations, ce chant fait vibrer nos églises « à la messe de minuit ».
Mais alors comment expliquer : pourquoi, un enfant né dans une étable dans le plus grand dénuement, il y a plus de vingt siècles, peut encore remuer des millions d’hommes, de femmes et d’enfants ?
Noël, c’est une Grande et Belle nouvelle ! Jésus, est venu dans le monde pour que brillent « les lumières de l’Amour »dans notre nuit. Jésus est venu pour nous, pour nous apprendre à vivre en harmonie avec tous nos frères.

En nous préoccupant surtout des cadeaux, pour les grands et les petits, des décorations, des guirlandes et des bougies et bien sur du réveillon ! Nous avons perdu le vrai sens du message de Noël, donc nous passons à côté de l’essentiel qui est comme dit la comptine de Noël :
« Noël n’est pas au magasin, mais dans nos coeurs et dans nos mains » ;
Retrouvons donc l’émerveillement de notre enfance pour chanter encore :
« Quand Noël s’approche … Quand Noël s’en vient !
Tous les enfants sont des anges, tous les sourires sont beaux ! »
Marinette Deborde

Lire le bulletin n °106 – Déc 2017 en intégralité en cliquant ici : Matour_12_2017- 106

Eveil à la Foi 2019

Pour celles et ceux qui souhaitent accompagner leurs enfants dans la foi,

venez partager avec eux un temps  d’Eveil à la foi

  Pour tous les enfants de la paroisse  en classe de GSM, CP et CE1

Mardi 8 Janvier 2019 à 19 heures

 à la Maison paroissiale à TRAMBLY

Renseignements contact :

Père René AUCOURT : reneaucourt@wanadoo.fr
Martine LOCTIN  (assistante paroissiale): martineloctin@gmail.com

Une paroisse qui cherche à être ouverte et attentive à chacun

Paroisse : Territoire où s’exerce le ministère d’un curé ou d’un pasteur (Larousse). Voici une définition de dictionnaire qui semble bien courte pour définir une réalité complexe, où des hommes et des femmes donnent de leur temps pour que chaque habitant puisse se sentir bien accueilli.

 

En cette rentrée 2018, je vais essayer de vous présenter comment la paroisse des Saints Apôtres est organisée dans cet objectif. Autour du père Jean Pierre Leconte, notre curé depuis 2003, de nombreuses équipes assurent un service ou un autre. Deux sont des organes « obligatoires » vis-à-vis du diocèse d’Autun dont nous faisons partie (l’EAP Équipe d’animation pastorale et le CPAE Conseil paroissial pour les affaires économiques), d’autres, plus informelles, assurent la catéchèse et les différentes préparations aux sacrements et étapes de vie, d’autres encore assurent la communication, l’accueil, l’animation.

Au carrefour des routes : là où se rencontrent les instances d’animation de la paroisse

Depuis 2015, la Maison paroissiale est le centre de notre paroisse qui regroupe, depuis 2000, treize villages. Bien équipée et située à Pari Gagné, au carrefour de routes principales du territoire, elle facilite les déplacements et les rencontres des différents usagers, notamment cette année avec les équipes synodales. L’Équipe d’animation pastorale (EAP) se compose d’une dizaine de chrétiens avec le curé. Se réunissant deux fois par trimestre, elle a pour mission d’aider celui-ci à animer la paroisse (célébrer, annoncer, témoigner de la charité) en se mettant à l’écoute et au service de tous en lien avec les autres équipes de la paroisse et éventuellement de celles du diocèse, de doyennés proches et d’autres partenaires sociaux. L’équipe se renouvelle selon les parcours de chaque membre, les tâches se distribuent selon les compétences et les décisions se prennent par consensus. Le Conseil paroissial pour les affaires économiques (CPAE) est une équipe de huit bénévoles qui aident, de par leurs compétences professionnelles, le curé dans la vie matérielle de la paroisse : le CPAE prépare le budget, décide des principales dépenses d’investissement à engager dans les différentes églises, assure le règlement des dépenses courantes et l’encaissement des recettes et établit la comptabilité de la paroisse en lien direct avec l’Association diocésaine.

Accompagner tous les âges de la vie

La catéchèse s’organise en trois étapes.

La première est l’éveil à la foi pour les petits jusqu’au CE1. Elle propose trois temps forts autour de Noël, Pâques et Pentecôte. Un seul groupe est constitué sur la paroisse.

La seconde « le temps du catéchisme », s’adresse aux enfants de CE2, CM1 et CM2. Au cours de ces trois ans, ils découvrent de manière ludique et interactive la foi chrétienne à partir des 18 modules du parcours « Nathanaël » comprenant des temps d’échanges, des ateliers manuels ainsi que de nombreux autres « outils ». Au terme de ces trois années, les enfants peuvent « faire leur première communion ». Quatre groupes sont constitués sur la paroisse en fonction des lieux géographiques d’habitation. Quelques enfants des communes avoisinantes intègrent ces groupes et nous les accueillons bien volontiers.

La troisième et dernière étape est la préparation à la profession de foi pour les jeunes de sixième autour de trois rencontres au cours de l’année scolaire. Chacune de ces étapes est coordonnée par un référent en lien avec le curé mais est animée par des parents volontaires.

Certains grands moments de la vie se vivent en Église : le baptême, le mariage, les funérailles. Mais chaque famille est particulière et a son histoire. C’est pourquoi, sur notre paroisse, l’accueil est individualisé et adapté à chaque parcours. Le curé reçoit les demandes puis, si cela est possible, des laïcs de la commune de la famille prennent le relais pour préparer ces célébrations dans le respect de chacun.

Informer et rester ouvert sur le monde

La communication dans notre paroisse passe par le site internet régulièrement mis à jour par Cécile Chuzeville et par le bulletin « Le Haut Clunisois». Ce dernier est publié tous les trimestres par Bayard Presse et est distribué bénévolement par des paroissiens dans chaque commune. Une petite équipe de sept huit personnes rédige les articles pour témoigner de l’attention de l’Église locale envers tous les habitants et pour leur apporter des informations sur la vie locale, ou des ouvertures sur la vie sociale actuelle. C’est l’EAP qui fixe le calendrier des messes pour le trimestre mais l’animation des messes et le fleurissement et l’entretien des églises sont assurés par quelque(s) paroissien(s) de la commune où la messe est célébrée. C’est à ces personnes ressources de chaque village (et qui ne connaît pas André Forest !) que les paroissiens peuvent s’adresser s’ils souhaitent faire dire une messe par exemple.

La solidarité est aussi active sur notre paroisse avec l’organisation d’une soirée « Bol de riz » pendant le temps du Carême afin d’apporter un peu d’aide à des populations d’autres continents, plus démunies que la nôtre. Et une équipe d’une dizaine de personnes est constituée pour aller rendre visite aux malades et/ou aux personnes isolées.

Le nom de toutes les personnes bénévoles s’impliquant dans la vie de notre paroisse est disponible sur le site (saintsapotres.fr). Rien n’empêche que le vôtre y soit intégré, bien au contraire…

Nathalie Rajot

Le photographe Pascal Chantier adapte « les Âmes grises » au théâtre

Pascal Chantier, photographe de plateau, a débuté sa carrière avec le tournage du film « Les Âmes grises ». 13 ans plus tard, le matourin adapte, à son tour, le roman de Philippe Claudel au théâtre, autour des portraits des comédiens qu’il avait réalisés. Une soirée théâtre avec un débat sera organisée le 13 janvier 2018, à Matour, dans le cadre du centenaire de la Grande Guerre (14-18).

En 2004, lorsqu’Yves Angelo réalise les « Âmes grises », adapté du roman de Philippe Claudel, dont l’intrigue se situe en 1917, Pascal Chantier s’empare du moment pour créer notamment trente portraits photographiques des personnages du film. Il emploie pour la circonstance une technique numérique qui projette instantanément le spectateur en 1917. « L’effet est bluffant, en parfaite résonance avec la violence de 1917 ». Pascal Chantier obtient l’assentiment enthousiaste du réalisateur du film et de l’auteur qui apporte son concours en accordant gracieusement les droits d’adaptation de son roman pour créer une soirée théâtrale « Autour des Âmes grises ». Frédéric Andrau, comédien et metteur en scène interprétera quelque dix personnages du film en compagnie des portraits présentés sur chevalets, disposés en choeur et mis progressivement en lumière. Le comédien incarnera chacun d’entre eux en déambulant parmi les cadres selon une adaptation écrite par Pascal Chantier. Dans une sorte de fondu enchaîné, les derniers moments de l’intrigue théâtrale, ouvriront la voie au cinéma par la projection des Âmes grises. C’est la première fois que cinéma, théâtre et photographie seront réunis autour de cette même histoire des Âmes grises. Yves Angelo, Frédéric Andrau et Pascal Chantier ouvriront en toute convivialité les débats au terme de ce spectacle le 13 janvier 2018.

Autour des « Âmes grises » et les autres réalisations depuis 2014 ont permis à la commune de Matour d’obtenir le trophée de la culture pour son travail de mémoire à l’occasion du centenaire de la Grande Guerre.

L’intrigue :

Nous sommes en 1917, année de certitude et de doute quant à la conduite de la guerre. Dans ce village de l’est de la France, à quelques kilomètres du front, peut-être Verdun, le passage régulier et lugubre des soldats morts vivants venant de l’enfer, la canonnade, les secousses de la terre, les éclairs de feu à l’horizon, laissent deviner et sentir les horreurs de cette Grande Guerre sans jamais la voir. Lorsque la fillette de l’aubergiste surnommée « Belle de Jour » est retrouvée assassinée sur les berges gelées du canal, la société villageoise immergée dans la violence de la guerre et suspectée au cours de l’enquête fait preuve de ses préjugés, de ses rancœurs, de son mépris, de sa haine ; ce sont les « âmes grises ». Chacun veut désigner son coupable au détriment de la vérité.

Jacques Bonnamour

À Saint-Pierre-le-Vieux, Jean-François Bara conçoit et fabrique des stylos

Jean-François Bara exprime dans ses moments de loisirs une passion tout juste révélée en feuilletant un magazine de bricolage, celle de la création de stylos.

 Deux matières sont travaillées avec une dextérité minutieuse. La galalithe et le bois font alors émerger le stylo de sa banalité, renforçant esthétique et originalité au service de l’homme et de l’écriture. La galalithe, en bâton, tire son origine d’une protéine du lait ; on l’appelle « pierre de lait ». C’est la première matière plastique de synthèse du XXe siècle qui fit les beaux jours des boutons, des bijoux, des matériels électriques, des manches de couteaux, des touches de piano… C’est à l’aide d’un tour à bois sur lequel il fit son apprentissage en autodidacte que Jean-François travaille avec précision le corps du stylo fait de cette matière très dure, colorée, teintée dans la masse, que sa petite taille rend fragile et qui use les outils. À chaque étape du tournage, il doit inclure une prévision du pouvoir de rétractation de la galalithe. La phase finale consiste à obtenir une brillance parfaite par le polissage manuel et délicat de la galalithe,  donnant un vrai coup d’éclat au stylo à plume ou à bille.

Le bois vient d’Afrique, d’Amérique du Sud…

Il utilise aussi des petites chutes de bois d’Afrique, d’Amérique du Sud pour leurs multiples couleurs. C’est aussi l’occasion d’employer le bois des arbres fruitiers, du frêne ou du lilas. « Malgré la concentration soutenue, malgré les difficultés, j’éprouve un réel plaisir à tourner la matière et à créer. Je n’ai pas le droit à l’erreur, c’est un vrai défi permanent. Au moment du tournage et du ponçage je reconnais parfois les senteurs des bois de différents pays africains dans lesquels j’ai séjourné. Mais je suis toujours dans l’obligation de respecter la matière et de laisser se reposer le bois ou la galalithe pendant une quinzaine de jours, selon la complexité de la forme, avant de passer à l’étape suivante. Si le stylo doit conserver sa base utilitaire, je peaufine néanmoins sa présentation, son élégance au gré de ma volonté de personnalisation. »

Il faut le dire, c’est un objet unique, beau dans sa sobriété, dans ses proportions et qui apporte un confort exceptionnel d’écriture ou de dessin. Le stylo-plume ou à bille de Jean-François Bara est à l’opposé des stylos, certes, d’une commodité pratique mais éphémères et jetables à souhait. Ce petit bijou donne réellement envie d’écrire et s’annonce, pour celui qui va le recevoir de sa part en cadeau, comme le compagnon d’une vie.

Jacques Bonnamour

Horaire des Messes

Horaire des messes  de la paroisse des Saints Apôtres de Juillet à Octobre 2017.

Trois voyageuses sur les traces de Jésus

Elles voulaient mettre leurs pas dans ceux de Jésus, voir les lieux dont la Bible et l’Église leur parlent depuis qu’elles sont petites. Odile de Matour, Marie Noëlle de Tramayes et Bernadette de Matour/La Clayette sont donc parties dix jours en février pour un pèlerinage en Terre Sainte en compagnie de Monseigneur Benoît Rivière et d’une quarantaine d’autres pèlerins.

Du désert sur les traces des Patriarches à Jérusalem lieu de la passion du Christ en passant par la Galilée où Jésus a vécu et enseigné avec les premiers disciples, le programme était dense mais « ce que nous avons vécu est gravé dans notre mémoire pour toujours. C’était émouvant » disent ensemble les trois voyageuses.

 

Qu’est-ce qui vous a marquées ? » Ai-je demandé. La messe en plein air dans le désert du Néguev où Abraham a été appelé, redire les promesses du Baptême sur les rives du Jourdain à l’endroit où Jésus a été baptisé.

L’arrivée à Nazareth et dire le « Je vous salue Marie » sur le lieu même où la Vierge a vécu. Voir le lieu où Jésus est né, symbolisé par « l’Étoile de la Nativité » dans la grotte de la Nativité. Le Saint Sépulcre où tous les chrétiens de toutes les confessions se côtoient et le mélange des religions à Jérusalem. La visite du Mémorial de la Shoah à Yad Vashem.

Chaque pèlerin a reçu en début de voyage un ouvrage touristique sur la Terre Sainte, un livret contenant le programme et les lectures de chaque jour et un livret de chants. Monseigneur Rivière profitait des trajets en bus ou des temps d’attente sur les sites pour inviter les participants à réciter le chapelet ou à lire un texte, choisi en fonction des visites et qu’il commentait ensuite pour expliquer tel ou tel aspect de la vie de Jésus. « Aller en Terre Sainte sans être accompagné par des personnes pouvant faire ce lien entre  les lieux visités et les récits bibliques aurait été beaucoup moins marquant » me glisse Odile aussitôt approuvée par ses deux amies.

Tous ceux qui essayent de promouvoir le vivre ensemble

Toutes les trois insistent beaucoup sur les rencontres qu’elles ont faites au cours de ces dix jours. Des hommes et des femmes, religieux ou laïcs, qui essayent, par leurs actions, de promouvoir le vivre ensemble entre les différentes communautés. Elles évoquent avec admiration frère Olivier (bénédictin) qui organise des rencontres entre juifs et musulmans. Elles ont été marquées par Laure (catholique) et Eden (juif), un couple qui essaye de rapprocher palestiniens et israéliens tout comme le père Raed, énergique directeur de Caritas à Jérusalem qui anime et encadre équipes de foot ou chorales entre israéliens et palestiniens. Ce dernier leur a transmis un message à l’intention de nous tous : « en Israël les chrétiens souffrent et ont tendance à partir. Pour éviter qu’il n’y ait plus de chrétiens sur la terre de Jésus, venez nous voir ».

Nathalie Rajot

Une belle réflexion autour de la profession de foi

Cette année 11 jeunes de nos villages ont fait leur profession de foi le dimanche 28 mai dernier, entourés de leurs parents et amis qui ont tant d’importance pour eux.

Pour préparer cette belle journée ils se sont réunis plusieurs fois au cours de l’année dans une ambiance chaleureuse.

Leurs parents avaient souhaité les faire réfléchir sur l’écoute de soi, des autres et de la nature parce que nous sommes tous des habitants de la même planète. Ils ont ainsi évoqué le respect de la nature contre le gaspillage et la pollution et pour le partage et l’entraide. Ils ont aussi mimé et dessiné ce qui nous différencie mais aussi nous rassemble avec les personnes de cultures différentes. Un planisphère portant les mots et les images de ces rencontres a décoré l’église de Matour où a eu lieu la célébration.

Lors de notre dernière rencontre ils ont écrit une lettre à notre évêque qui leur avait posé trois questions. La voici:

Monseigneur,

Nous nous préparons à notre profession de foi qui aura lieu le 28 mai prochain à l’église de Matour. Nous sommes 11 jeunes en sixième et ensemble nous avons réfléchi aux trois questions que vous nous avez posées. Voici nos réponses :

À la question « êtes-vous contents de vivre ? » notre réponse est un grand oui. Oui car nous sommes heureux d’avoir une famille et des amis pour pouvoir partager avec eux des bons moments, des repas, des jeux, des valeurs, de l’amour ; oui aussi car la vie apporte des surprises et il y a plein de choses à découvrir (un métier, d’autres pays en voyageant, ce qui nous entoure, la vie dans tous ces aspects).

Vous nous demandez aussi si « nous sommes quelquefois tristes et pourquoi ? » Bien sûr que nous sommes parfois tristes, c’est normal car on est à l’écoute des autres et de nous-mêmes et on prend part aux émotions des autres et de nous-mêmes. Par exemple nous sommes tristes quand nous ne nous sentons pas écoutés, que nous sommes incompris ou contrariés, face à la maladie, le décès de proches, quand nous nous disputons avec les amis ou la famille.

Votre dernière question est « voulez-vous grandir, pas seulement physiquement, mais aussi grandir bien dans votre cœur et avec les autres ? » Ce qui nous motive pour grandir c’est devenir mature pour pouvoir prendre nos responsabilités, être libre et partager des valeurs, une amitié, des moments avec les autres. Nous avons envie d’échanger nos savoirs et apprendre un métier pour faire un travail qui nous plaît. Nous voulons fonder une famille, vivre des moments importants, découvrir le monde des adultes et le monde en voyageant pour encore plus partager avec les autres.

Alban, Bastien, Clémence, Gaétan, Lise, Lucas, Manon, Mathilde, Nicolas, Romane, Valentin.:

Aide aux migrants – Majeurs ou mineurs ? Un passé douloureux, un avenir incertain.

Nathalie est tramayonne. Elle travaille en ce moment dans le cadre de l’association Enfance et jeunesse en Avallonnais, pour les migrants mineurs non accompagnés (qui se présentent seuls, sans leur famille).

Ils se disent mineurs. Il s’agit d’évaluer s’ils le sont réellement. L’avis donné est transmis au procureur de la République. Il sera parfois complété par des examens complémentaires (âge des os par exemple.). De là dépendra une orientation déterminante pour l’avenir.

Ces jeunes viennent surtout du Mali et de la Côte d’Ivoire, quelques-uns d’Afghanistan. Ce sont presque exclusivement des garçons (voyage trop dangereux pour les filles). Une trame d’évaluation permet d’apprécier la cohérence des éléments proposés, pouvant constituer des preuves : les papiers en leur possession, leurs explications (leur histoire, leur mode de vie, leur scolarité, les raisons de leur départ, le trajet pour arriver en France, les obstacles rencontrés).

La présence d’un interprète, issu du même pays, permet dans certains cas d’avoir un meilleur accès à une culture particulière : comment interpréter tel comportement déroutant, comment réagir ?

Des histoires de vie

Nathalie se dit touchée par certaines situations particulièrement difficiles : celle par exemple de ce petit afghan : il refusait, malgré les menaces, d’être enrôlé par les Talibans. Ils sont venus le chercher alors que toute la famille était à table, sauf lui, parti se laver les mains… Tous les autres ont été tués. Il s’est caché jusqu’à la nuit, puis il a rejoint un oncle qui l’a fait passer en France.

Autre exemple : c’est un jeune malien orphelin. Sa tante l’avait récupéré mais n’avait pas les moyens de l’envoyer à l’école. Il travaillait donc toute la journée dans les champs. Il prenait des cours du soir auprès d’enfants scolarisés. Il avait ainsi acquis un bon bagage.

Essayer de dominer la réalité

Le voyage s’est souvent passé dans des conditions très difficiles. Ils ont été frappés, rançonnés. Ils ont risqué leur vie. Ils gardent des séquelles physiques et psychologiques. Pour ne pas être écrasés par ces situations, ils les racontent parfois comme s’ils avaient participé aux épreuves d’un jeu !

Beaucoup sont motivés pour des études. Certains professeurs, réticents au départ, découvrent leurs capacités, leur courage, leur reconnaissance. C’est un travail très prenant. Nathalie reconnaît qu’elle ne pourra pas « le faire pendant des années ! ».

Marie Thérèse Denogent

Anne Mouz-Micolod, costumière d’intérieur à Trivy

A l’École Nationale Supérieure d’Arts et Techniques duThéâtre, Anne découvre les modes, les matières, les tissus et affine ses techniques de création de costumes. C’est le temps du développement personnel de sa créativité, de ses capacités d’invention et de son inspiration.

Intermittente du spectacle, Anne met ses talents de création de costumes au service du cinéma d’époque ou contemporain, du théâtre, des séries télévisées, à Paris et à Marseille. Elle participe même aux débuts de « Plus belle la vie » !

Au terme d’une vingtaine d’années au service du costume historique ou contemporain, expérience professionnelle à l’appui, Anne souhaite évoluer vers une carrière plus personnelle, marquée par une plus grande liberté d’inspiration, de création et d’action. Une formation « décoration intérieure » à l’École Boulle est alors le tremplin qui lui permet d’accéder à son rêve.

Anne réduit son activité pour s’engager avec autant de persévérance et de passion, sur le chemin à forte ressemblance créative et artistique de son nouveau métier qu’elle se plaît à nommer : « costumière d’intérieur ». C’est le début d’une reconversion. Son ancien travail établit le lien avec sa nouvelle démarche. C’est à Trivy, son village d’adoption, et dans son grand atelier de couture occupé par les machines à coudre, les outils, les tissus et bien d’autres matériaux que nous l’avons rencontrée. L’œil est attiré par ces objets dont on se rappelle le caractère quelconque, banal et qui sous l’effet d’une métamorphose de bon goût, venant témoigner de la dextérité de l’artisan, vont devenir des éléments d’une très belle décoration intérieure. Meubles, chaises, fauteuils, tabourets, coussins, couvertures, etc.

« J’aime mettre en scène des objets, des décors éphémères qui changent et qui me laissent une totale liberté. Les matières anciennes avec lesquelles je travaille racontent une histoire, je les fais revivre d’une autre façon. Par exemple, je peux allier aux matériaux modernes les canevas, les napperons au crochet, les dentelles, les tissus. Je m’aide de la teinture pour jouer avec les couleurs. Soucieuse du client, je fais une ou deux propositions de création qui me poussent à la créativité et à un dynamisme ».

Dans l’avenir, « en continuant à composer des pièces uniques, je souhaite proposer des ateliers de couture créative, développer ma clientèle et recevoir l’agrément des Ateliers d’Art de France ».

Jacques Bonnamour

Mon chemin de Compostelle

Ce chemin de Saint Jacques de Compostelle a été la suite d’un cheminement à la fois personnel et professionnel. C’est au retour de deux années remuantes pour moi que je décide de prendre la route. Deux années qui bouleversent mes origines et mon identité, et qui m’amènent à m’interroger sur la direction que je veux donner à la suite de mon chemin de vie.

Un besoin de me retrouver avec moi-même, de prendre du recul face au mouvement collectif, de vivre à un autre rythme et en communion avec la nature.  Et une envie de découvrir autrement mon propre pays.

Après m’être détachée de mes impératifs matériels et administratifs, je pars le 1er Mai 2014, de Saint Jacques des Arrêts, avec l’essentiel sur le dos. Dans le sac, chaque gramme compte, et je m’aperçois vite que ce que je crois être l’essentiel est encore de trop.  On apprend vite à se séparer du superflu.

Originaire à la fois du milieu agricole et viticole, je ne savais pas vraiment où j’allais ni ce qui m’attendait, mais je savais d’où je venais. Et sur mon chemin, mes pensées allaient souvent à ceux grâce à qui cette expérience se réalisait.

Depuis le nord ou le sud, il y a autant de chemins de Compostelle que d’individus. J’ai fait le mien en solitaire, même si sur ce chemin on n’est jamais vraiment seul. J’aimais me retrouver, aller à mon propre rythme. Certaines rencontres ont aussi été la source de ma motivation à continuer, à aller toujours plus loin pour le plaisir de les retrouver.

Sur le chemin, pas de division. Il n’y a plus de cadres, ni ingénieurs, ni médecins ni ouvriers. Nous  sommes tous égaux, avec les mêmes difficultés, chacun avec sa propre sensibilité et son défi.

Faire ce chemin seule, c’est être disposée aux rencontres, apprécier les portes ouvertes, les plus simples mais les plus chaleureux accueils. C’est aussi avoir le temps et la disponibilité pour s’émerveiller du plus banal des détails. Car ce qui rend ce chemin extraordinaire, c’est justement tout son ordinaire.

C’est au fil des pas et des kilomètres que s’est installé un tout autre mode et rythme de vie. Je me consacrais uniquement à l’instant présent, tout en gardant mon objectif. Les priorités du quotidien devenaient élémentaires : manger, dormir, être attentive à mon corps et savourer les plaisirs simples.

Je suis arrivée le 10 Juillet 2014 à Santiago de Compostella.  Des milliers de personnes rencontrées, de toutes nationalités, âges et classes sociales.

1875 kilomètres, 71 jours et 66 couchages différents, 13  régions traversées, 2 pays frontaliers, 8 kg sur le dos à l’arrivée, 1 paire de baskets épuisée et aucune envie de rentrer… S’est alors ouvert en moi la porte d’un nouveau chemin, enrichi de chaque rencontre, échange, passage et moment de recueillement avec la nature. Un sentiment de liberté : le chemin de ma vie est entre mes mains et tous les chemins sont possibles.

Marilyne SANGOUARD