Le temps de l’Esprit et de la découverte…

Et voici le temps de l’esprit avec sa référence de la Pentecôte. Les derniers entretiens de Jésus avec ses amis insistent pour nous montrer que le chemin est ouvert, accessible et alléchant. Et Jésus qui se réfère à la culture de son peuple ne craint pas de nous dérouter pour nous laisser prendre la route qui sera bien la nôtre.

Nous donne-t-il un GPS plus sûr que tous les GPS possibles et imaginables, que notre pouvoir de création ne manquera pas de nous doter (moyennant finance, soyons sérieux, on ne va pas quand même toujours rêver !) ?

Voici le temps de nouvelles rencontres et de rencontres renouvelées au feu de Pâques. Les pèlerinages ne manqueront pas et la découverte de tous les patrimoines offrira les temps d’émerveillement et de silence. Il suffit de croire et d’aller au-devant de ce à quoi aspire notre cœur, d’aller où il est possible d’être accueillis dans la paix des rencontres qui naissent au-delà de ce que nous imaginions. Le temps de l’Esprit se fait le nôtre, CROYEZ !

Jean Pierre Leconte

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Vie de la paroisse

Le mois de mai est le temps des premières communions et de la profession de foi.

Première communion : Valentine Aufrand, Mathilde Baron, Laurine Batista, Axel Debiemme, Marie Déchenaux, Orian Guillot, Margot Laffay, Enzo Monnet, Lola Noly, Samuel Puvilland et Juliette Vouillon.

Profession de foi : le 28 mai à Matour, Nicolas Lahier et Clémence Terrier (Matour), Manon Perret et Bastien Sanvert (St Pierre le Vieux), Gaëtan Terrier et Lise Thomas (Montmelard), Valentin Corneloup (Trivy), Romane da Silva (La Chapelle du Mont de France), Mathilde Lapalus (St Léger sous la Bussière), Lucas Batista (Trambly) et Alban Lacharme (St Jacques des Arrêts).

Parler aussi de ce qui va bien

L’article de Martine Magnon (en page 4 de ce numéro) aurait pu se conclure avec le témoignage de Dominique Quinio, journaliste à La Croix, qui, dans le contexte préélectoral que nous connaissons, nous semble mériter une plus large répercussion : « J’ai voulu montrer qu’à côté d’une actualité terrible, il y a aussi des actualités dignes d’être développées car des choses vont mieux…Pour ces jeunes*, mon souci a été de les renvoyer vers leur propre responsabilité, et regarder l’espoir plus que ce qui terrifie ! »
C’est ce que nous cherchons à souligner aussi (cf. la lettre de Bernadette Nourdin, page 13) en fidélité au travail des Haïtiens, en vivant au fil des décès que nous accompagnons et qui nous rassemblent. La presse locale le fait également avec bonheur. Saluons cet effort (cf. le portrait d’Alice Aubague ce 4 mars, de Daniel Jambon et d’Irénée Desbois le 8), aussi bien que le soutien affiché au travail de Thierry Giraud, inlassable supporter du peuple népalais depuis Matour (JSL du 3 mars, page 20).

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Journée de rentrée du 11 septembre 2016 : Un anniversaire et une reprise tambour battant

Plaisir de se retrouver, plaisir de le célébrer, plaisir d’ouvrir un nouveau bail pour 3 ans : le père Leconte, curé de la paroisse, était pasteur heureux. Il témoigne.

 

L’assemblée avait soigneusement prévu de fêter mes 80 printemps et de partager le gâteau d’anniversaire à l’issue de la messe. Une fois de plus, j’éprouve qu’être curé, c’est d’abord recevoir la confiance d’une « communauté » de paroissiens. Pour dire les choses comme m’y a incité mon travail de sociologue : ce n’est pas parce qu’il y a un bon curé qu’il y a une bonne paroisse, c’est parce qu’il y a des paroissiens ouverts et accueillants qu’il y a un curé qui accueille à bras ouverts.

Les théologiens donnent un nom savant pour dire la chose : la réception. Ainsi, un concile n’est pas œcuménique parce que le pape le décide, il l’est par la façon dont les églises locales et régionales ainsi que les différentes confessions qui portent le nom d’église le reçoivent et le font leur. Heureux de vérifier ainsi que l’identité de tout un chacun n’est pas derrière soi, mais qu’elle se tisse au gré des rencontres, y compris les plus inattendues. Dans le contexte d’élections à venir pour notre pays, je serai de ceux pour qui vieillir reste un temps d’étonnements, de découvertes. Est-ce la chance de mon âge, mais j’ai la conviction qu’il n’est jamais trop tard d’apprendre, humour aidant, ce que j’appellerais faute de mieux, l’art de la bienveillance. Et si ce n’est pas mon tempérament, je pense m’améliorer. Et je crois aux surprises de l’Esprit Saint. Alors si vous aussi, ça vous tente…

Merci à René Aucourt, le curé voisin de Cluny, qui avait pris le temps de dire, de façon claire et chaleureuse, comment il vivait la proposition faite par l’évêque de devenir le modérateur des trois paroisses du Val de Grosne. Nous avons devant nous trois années pour donner chair et consistance à ce travail de modérateur.

 

Jean-Pierre Leconte

Oser la vie

Téléthon, Bol de riz, Soupes partagées… nos différents villages savent répondre aux appels de solidarité en des temps difficiles, comme en cette fin d’année 2015. Oser la vie, la fêter chaque fois que l’occasion se présente, résister avec humour et connivence… Bonne année 2016 de la part de l’équipe de rédaction de votre bulletin des Saints-Apôtres en Haute Grosne, avec le merci pour les bons échos que nous avons reçus, y compris financièrement lors de la dernière relance au grand soulagement de nos trésorier et comptable!

Vivre en synode

Vie partagée. Découverte de la diversité et des sensibilités pour dire la réalité que l’on vit. Je sais pour l’avoir vécue en d’autres synodes l’importance de la maturation qui s’opère peu à peu. Expérience parfois un peu rude mais essentielle pour chaque membre et pour qui l’anime.
Vie qui se communique. Combien décisive est l’expérience des va-et-vient entre assemblée synodale et équipes synodales de terrain. Expérimentation d’une communication qui intègre les différentes sensibilités, analyses et expressions, et qui anticipe le point de vue des autres.
Vie qui se célèbre au rythme des événements qui marquent le déroulement du synode, tout en tenant compte des environnements des uns et des autres.
Vie qui se risque au regard des autres. On sait très vite qu’il n’y a pas d’institution idéale, fût-elle synodale, mais qu’il est « juste et bon » d’y participer.
Et bon vent à tous les acteurs de ce synode !

Les visages de Noël

n°94 – décembre 2014

Noël aux mille visages…
Visages d’enfants au regard émerveillé.
Visages attendris des parents qui s’éclairent de la joie des enfants.
Visages gourmands et gestes impatients qui défont les paquets cadeaux.
Visages concentrés sur crèches de toutes les formes, des plus ambitieuses aux plus modestes.
Visages amoureux et reconnaissants de joies partagées.
Visages plus graves qui attendent une soupe populaire ou une obole de jour de fête.
Visages indifférents qui passent au milieu d’une liesse qui n’est plus la leur (un sourire, peut-être)
Visages étonnés d’être une fois encore invités à vivre la fête des autres.
Visages en prière qui attendent au-delà de toute impatience.
Visages tristes qui laissent entendre que, si fête il y a, eux n’en seront sans doute pas.
Visages de publicité inévitablement heureux ou, en tout cas, faisant semblant de l’être.
Et le mien que je ne vois pas et que d’autres voient

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Inauguration de la Maison paroissiale

Cet été, la vie de la paroisse est très accaparée par l’avancée des travaux de la nouvelle Maison paroissiale au Fourneau (Trambly). Le 30 juillet dernier a eu lieu, à l’initiative de l’Atelier du Triangle (maître-d’œuvre), la réception des travaux. Restent la finition des aménagements extérieurs (dont la mise en conformité du parking pour les personnes handicapées), ainsi que les plantations prévues pour l’automne, après un mois de juillet si sec ! L’inauguration par notre évêque, au nom de l’Association diocésaine, seule habilitée à être propriétaire, est prévue le 12 octobre après-midi. Toutefois, la Maison paroissiale sera accessible dès septembre. Nous aurons déjà bu le verre de l’amitié avec les artisans qui auront œuvré avec une solidarité que nous avons su apprécier à sa juste valeur. Nous aurons également invité les treize maires, comme nous l’avions fait pour la présentation du projet. Aussi, d’autres visites auront eu lieu sous forme de journées portes ouvertes.
Le financement de la Maison suit son cours. Il est, fin juillet, de plus de quinze mille euros pour un objectif 2014 de dix-sept mille euros.

Une nouvelle maison dédiée à la rencontre

n°92 – juin 2014

Ouvrir une maison nouvelle, combien de fois l’ai-je vécu depuis que je suis revenu habiter notre pays ! Le plus souvent, pour pré- parer un baptême ou un prochain mariage, et en partager la joie.
Et voici que je m’apprête à le vivre à mon tour, avec la nouvelle maison paroissiale qui, au cœur géographique de la paroisse des Saints-Apôtres en Haut-Clunisois, a désormais pris place dans le paysage de Pari-Gagné. Sa silhouette octogonale ouvre sur les rives agricoles de la Grosne et sur les entreprises qui se sont installées au carrefour de la Haute-Grosne, avantages et inconvénients d’une proximité de carrefour y compris.
La vie de cette maison, ce sera la vie des rencontres qu’il sera possible d’y partager. Ne précipitons pas les choses : on se rencontre aussi ailleurs que dans les maisons. La paroisse le sait bien qui, par exemple, pour le 15 août, se réunit alternativement à Saint-Pierre-le-Vieux et Clermain (2014) ou qui, pour sa journée de rentrée, est invitée à prendre les chemins qui convergent vers tel ou tel village: cette année, et ce sera la première fois, à Trivy le 14 septembre. Plusieurs opérations « porte ouverte » donneront l’occasion des premières rencontres, les unes plus attendues, les autres plus informelles. A bientôt donc le temps des premières visites !

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Obsèques, heure de vérité…

Au cours de célébrations de funérailles, il m’arrive d’être le témoin de moments de rare vérité. Et plus souvent qu’on ne le pense ! Le texte qui l’illustre ici vient souvent au dernier moment, comme si son auteur éprouvait qu’il ou elle ne pouvait pas se taire davantage. Ce qui se traduit le plus souvent par une phrase du genre « X souhaite dire quelque chose ». Par rapport à soi même ? Par rapport à son entourage familial ? Ou plus largement encore ? Sans doute un peu de tout à la fois. Certes l’assemblée, ce jour-là rassemblée, ne l’entend pas toujours très bien : l’émotion ne se maîtrise pas comme on voudrait, le micro ne fonctionne pas très bien, le texte préparé à la hâte n’est pas facile à relire, que sais-je encore !
Merci à son auteure d’avoir accepté que sa retranscription soit communiquée plus largement par la voie de notre journal, tout en respectant son anonymat. Rien n’a été changé ou réécrit. Peut-être serait-il bon de le lire à haute voix, et ainsi d’éprouver la difficulté de rédiger ce qui est intime et pourtant partagé, ce qui est singulier et qui, paradoxalement, devient universel, ce qui a blessé et s’avère un baume qui réchauffe les raisons de vivre. Si tel ou tel souhaite réagir à la lecture de ce texte, je peux le faire suivre à son auteure. La suite vous appartiendra.

Le pardon

Admonester, maudire, regretter, comprendre, compatir…
Combien de randonnées solitaires débuteront avec rage, combien de vaisselles seront curées les larmes aux yeux…
Et puis, peu à peu, les mâchoires se desserrent, les larmes sèchent, la vie revient. Le deuil fait son chemin…
Si on ne pardonne pas, un jour ou l’autre, on s’épuise.
Le pardon qu’on donne, c’est le pardon qu’on se donne.
Le temps du pardon vient pour qui le cherche, après le passage de la fureur et de la peine,
au moment où il convient de se réconcilier avec soi-même.
Le temps ne fait rien à l’affaire : rien ne peut défaire ce qui a été fait, donner ce qui n’a pas été donné, dire ce qui n’a pas été dit.
Il n’y a aucune possibilité d’annuler les erreurs ou les blessures.
Ainsi, le pardon semble la démarche la plus prometteuse pour qui refuse l’oubli et ne veut pas porter plus loin la rancune.
Il promet l’apaisement personnel et la pacification familiale.
On peut pardonner aux vivants, on peut pardonner aux morts.
On peut le leur faire savoir ou le garder pour soi.
L’important est que la pensée se libère et que la vie revienne.
Le pardon est un don que les générations accordent aux générations.
C’est l’acte de réconciliation avec soi-même qui surgit souvent au coeur de la maturité.
Pour cela, pour chacun d’entre nous, il n’est jamais trop tard.
Le pardon promet la paix à celui qui pardonne et une plus grande liberté à ses propres enfants.
Le pardon qu’on accorde à nos parents est une promesse faite à nos enfants.

Je me souviens…

n°87 – mars 2013

Votre curé fait partie de la génération qui a eu la joie de participer, il y a maintenant 50 ans, à la découverte – redécouverte pour beaucoup – des fêtes de Pâques, précédées de la Semaine Sainte. Bonne nouvelle pour les jeunes prêtres d’alors, d’une liturgie qui ne serait plus réservée aux moines et religieux mais ouverte au plus grand nombre (tous?) des fidèles. J’ai le souvenir de cette veillée où se côtoyaient, à l’initiative de jésuites, des jeunes universitaires futurs cadres et dirigeants des entreprises et grandes administrations de l’Etat français avec des réfugiés d’Amérique latine, notamment chiliens et argentins, qui fuyaient les dictatures de leur pays, et aussi des Libanais et autres chrétiens des pays du Moyen Orient, heureux de pouvoir marcher dans la nuit de Pâques vers la chapelle spacieuse, devenue soudain trop exigüe, sans avoir à craindre de mauvais coups de qui que ce soit. Et tous réunis pour fêter Jésus, le toujours vivant! Le fêter comme celui qui nous invite à donner sens, avec lui, à nos vies ! On a pris l’habitude de faire des cadeaux à Noël. Pourquoi pas à Pâques? Une bonne occasion nous est offerte avec la parution du livre de François d’Alteroche que nous avons appris à connaître, avec les Andins du Pérou, comme Mgr Paco: Des monts d’Aubrac au cœur des Andes, 50 ans en Amérique Latine, éditions Karthala.

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François d’Alteroche, Monseigneur Paco, deux noms, une vie !

Pour comprendre l’histoire d’un peuple, un seul homme dont la vie est unité ! Né dans les terres belles mais rudes de l’Aubrac, il est devenu un homme tout donné à la cause de l’Evangile et des pauvres en Amérique Latine, terre rude et pauvre. Monseigneur Paco, que certains d’entre nous ont eu la grande joie de rencontrer, vit au Pérou après avoir passé vingt ans en Argentine. Entièrement donné à l’évangélisation dans la rencontre du monde rural andin, il vient d’écrire un livre remarquable d’humanité, de vérité et d’interpellation pour nous qui sommes dans un pays où l’on ne vit pas si mal qu’on le dit. Je vous recommande cet ouvrage qui, lorsqu’on se plonge dans sa lecture, ne peut nous laisser indifférent et nous permet de mieux comprendre ce peuple andin du Pérou, ainsi que les enjeux politiques et historiques de ce pays. Alors n’hésitez pas : offrez-vous ce livre !

Françoise Olislaeger

Maurice… et tant d’autres

Tant de rendez-vous avec les défunts de la paroisse, et leurs familles, depuis que j’ai accepté la charge de curé des SaintsApôtres en Haut-Clunisois en 2003. En consultant les registres, ce sont en moyenne 66 rendez-vous par année.

Je donne beaucoup d’importance à ces célébrations qui nous permettent à tous de manifester la plus élémentaire des formes de solidarité. Celle qui mêle notre commune condition d’êtres mortels, nos raisons essentielles de vie, d’amitié, de respect, de reconnaissance et de foi dans une église signe de l’hospitalité la plus large possible. Souvent, vous m’avez transmis et fait transmettre le merci pour l’accueil des différentes personnes qui prennent le temps d’une préparation partagée à plusieurs et que vous avez apprécié, comme je l’apprécie aussi.
Pourquoi en parler aujourd’hui quelques jours après les obsèques de Maurice Passot ? C’est bien sûr affaire d’amitié personnelle. Mais, dès le début de ma responsabilité de curé de paroisse, j’ai su qu’il était le type même de ceux avec il fait bon partager les responsabilités. Même aux heures les plus difficiles de sa maladie, il savait demeurer présent aux autres membres de l’équipe d’animation et à ses projets ainsi qu’à tous ceux qui passaient à Nogent ou qu’il rencontra à Mâcon ou Tramayes.

Des signes partagés

Alors je peux tout à la fois évoquer ceux (celles) avec qui j’ai eu l’occasion de faire un bout de chemin au cours de cette responsabilité partagée – je le fais à la façon d’un titre de film qui eut du succès en son temps – Maurice, Michel, André, Henri, Madeleine, Renée, Marie-Thérèse et Joseph et les autres, oui tous les autres que j’ai connus autrement à travers les liens qui vous unissent à eux. Vous savez que chaque année, le 2 novembre, nous tenons beaucoup à cette célébration, où nous redisons les noms et prénoms de ceux qui nous ont quittés d’une Toussaint à l’autre. Et ce jour-là nous les citons pêle-mêle, village par village. Est-ce donner trop d’importance aux morts ? En fait, je donne de l’importance aux vivants qui n’éludent pas la mort, même quand elle les crucifie sur le moment. Une parole risquée dans l’émotion, des signes partagés devant les autres, des musiques choisies en connaissance de cause… même les maladresses disent encore qu’il est l’heure de fêter tel ou telle d’entre nous, et qu’il est bon que nous le vivions ensemble, tant que nous le pouvons.
Tout cela je l’ai partagé avec Maurice et j’ai dès le début apprécié chez lui (en sa personne, en sa maison, ce souci d’être respectueux des habitudes et traditions tout en se laissant interroger par les événements vécus et les personnes rencontrées. J’ai aimé pouvoir dire le jour de ses obsèques que j’étais en quelque sorte confirmé par lui!

Pentecôte des solidarités

n°84 – juin 2012

Traditionnellement – même si parfois on l’a oublié – le Carême nous le rappelle. Une fois encore nous étions conviés à une action « Bol de riz », cette année à Brandon, qui a permis une collecte de 600 euros. L’équipe d’animation pastorale (dans notre jargon l’EAP) a décidé d’en affecter 400 aux sœurs de SaintFrançois d’Assise, implantées en Haïti; notre interlocutrice sœur Bernadette Nourdin nous a tenus informés de l’usage fait de notre envoi de l’année dernière, et a témoigné du souci des sœurs d’avoir des actions locales très ciblées avec des interlocuteurs très diversifiés et tous passionnés par l’aide aux besoins locaux. Les 200 euros restants seront envoyés par Dominique Olislaeger à Edwin Colque (voir les dernières nouvelles dans ce numéro) pour soutenir le travail de la radio locale comme nous nous y étions engagés (la vente des calendriers en début d’année y contribue aussi, ainsi que des engagements personnels).
Nous sommes reconnaissants que la solidarité joue aussi en faveur de la paroisse. Ce fut le cas cette année grâce à l’équipe qui organise les nuits du jazz à Trivy et qui nous a fait rencontrer par un concert le groupe « Les Kinkas ». Concert d’une rare qualité en gospels et chants liturgique orthodoxes. Groupe de qualité aussi par son projet de mettre ces musiques à portée d’auditoires peu familiers ou socialement empêchés de l’être. Les 1500 euros recueillis ainsi sont les bienvenus à l’heure de nos projets de maison paroissiale.
Pentecôte 2012 verra aussi à Matour, la fête de la profession de foi de dix-sept jeunes de nos familles: Charlyne Bonin, Diego Coelho Goncalves, Chloé Igonnet, Benjamin Maillot, Alexandre et Benjamin Riget de Matour, Antoine Balvay, Marion Dost, Thibaud Ducroux, Anthony Pinheiro, et Rafael Uhart de Tramayes, Marine Desroches et Claire Lapalus de Saint-Léger s/s la Bussière, Stéphanie Dessaigne de Saint-Pierre-le-Vieux, Maxence Ranchin de Saint-Point, Flavie Sangouard de Germolles et Augustin Vivier de Trambly. Bon vent de Pentecôte à tous !

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Noël

n°82 – Décembre 2011

Qu’attendons-nous de ce prochain Noël ? Pour elle, pour lui, pour eux, pour moi… J’en connais un, facétieux, qui n’hésiterait pas à me répondre, le sourire en coin : des cadeaux ! Le sourire est malin, un rien provocateur : je sais bien que ce n’est pas la réponse que tu espérais !
Alors d’accord pour les cadeaux ! Lesquels et pourquoi ? Pour être comme les autres à la mode du jour ? Et même mieux qu’eux pour pouvoir frimer ?
J’en connais aussi une qui dans un soupir me dira : vous savez bien ce que j’aimerais, pouvoir vivre un Noël avec mes enfants et mes petits-enfants, surtout que ce sera peut-être le dernier pour moi, à mon âge ; seulement voilà, ils m’ont fait comprendre que cette année, ce ne sera pas possible ; pas plus que l’an dernier d’ailleurs. Juste une plainte ; même pas l’ombre d’un reproche tellement elle a été habituée dans la vie à ne pas faire valoir ses propres désirs et insatisfactions.
Le cadeau d’une visite inattendue, d’un sourire et d’une attention rien que pour elle. Finalement, un cadeau de crise économique qui ne grèverait aucun budget en mal de fin de mois difficile.
Je profite de l’occasion qui m’est ainsi offerte de dire merci à tant de cadeaux que célébrations et rencontres m’ont permis de vivre avec vous. Ils sont bien au chaud de la crèche des amitiés ! Bon Noël !

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La fierté des Sampiarri

L’article du Journal de Saône-et-Loire du 2 août, signé d’Isabelle Philibert, ouvre l’appétit de la rencontre avec Bernard: « cette journée n’aurait pas pu avoir lieu sans l’opiniâtreté de B. Cateland, le concepteur, et de la solide équipe qu’il avait réunie autour de lui pour donner forme à son projet ». « Opiniâtreté souriante », car partagée avec Anne, tient à corriger, plusieurs fois au cours de l’entretien, le principal intéressé.

L’équipe fera son bilan en automne, et pourra le fêter! Quelques chiffres suffiraient à impressionner: plus de 1 000 visiteurs, 150 bénévoles au service de l’entreprise, plus de 1 100 repas servis… Ce serait passer à côté de ce qui s’est vécu: la qualité des ateliers avec ses supports visuels pour la généalogie ou la galerie d’exposition de photos souvenirs et de ce qui se partageait alors, la disponibilité des hôtes de l’expo des objets anciens, la compétence des guides des six visites qui les rend aptes à poursuivre, la générosité des acteurs des saynètes en patois, la disponibilité des intervenants conférenciers, tous témoins de travaux antérieurement partagés (notre bulletin s’est déjà fait l’écho du travail des Cahiers d’Histoire de Saint-Pierre).

Fédérer les savoir-faire

Bref on le comprend, pour que l’entreprise réussisse, il est essentiel que le concept d’origine trouve peu à peu audience, de plus en plus largement, en s’appuyant toujours sur le trio associatif de départ. Tout repose de fait sur les capacités des personnes capables de fédérer le savoir-faire des uns et des autres. Il n’en manque pas à Saint-Pierre qui ont déjà fait leurs preuves. Et il s’en est manifesté beaucoup d’autres. « J’ai été subjugué par les capacités des gens susceptibles de mettre leur savoir-faire au service de ce projet », s’émerveille Bernard. Encore faut-il ce travail de patience pour lever la crainte des difficultés. Ainsi des objets anciens dont il fallait faire comprendre qu’ils reviendraient à ceux qui les mettaient à la disposition du regard de tous. Et désormais sans doute beaucoup plus présentables chez soi! Ainsi des liens entre les anciens habitants de SaintPierre et ces 50 % qui ont en commun d’avoir moins de 30 ans de présence au village.
Tous ont pu découvrir qu’ils avaient un rôle important pour la réussite d’un projet qui, au départ, pouvait paraître ambitieux et qui, au final, ressort comme un lieu où tant de manières de vivre sa fierté de Sampiarri ont trouvé moyen de s’exprimer et de se faire reconnaître.

Faire route ensemble et partager !

La solidarité internationale c’est partager, se connaître, se respecter mutuellement, mais c’est surtout s’ouvrir au-delà de « chez nous », au-delà de nos frontières. C’est un échange de peuple à peuple. Quelques nouvelles à partager :

Haïti – 1 an après le séisme

L’action de carême du bol de riz, a rassemblé quatre-vingts personnes au hameau des Ormes à Dompierre. Beaucoup étaient venus en sachant qu’ils y rencontreraient des représentantes de la congrégation des sœurs de Saint François d’Assise présentes à Haïti et qui ont tenu à rendre compte de l’usage fait des dons que nous avions envoyés par leur intermédiaire.
Sœur Bernadette Nourdin, accompagnée de leurs hôtes de Verosvres et de quatre Haïtiennes dont trois sont en fin de formation à Lyon, nous a fait une présentation de la réalité haïtienne quelques semaines après le séisme du 12 janvier 2010. Elle a su éviter les images déjà diffusées par la télé, pour nous montrer comment, au milieu des ruines, le peuple haïtien reprend vie et espoir et quels choix (toujours de proximité) elles vivent en faisant ce qui leur est possible avec le peuple haïtien. Images qui ont fait mouche sur les conditions de vie de sœurs qui, comme les autres, savent ce qu’il en est de vivre sous le regard des autres et de passer des nuits entières à ne plus pouvoir dormir, l’art de faire la fête avec les enfants et de prier avec la confiance qui déroute tant les occidentaux. Nous y reviendrons.

Jean-Pierre Leconte

Des difficultés au Pérou

Paco nous fait part de différentes difficultés de la radio Santa Cruz (problème organisationnel et financier) et nous informe sur la situation du Pérou : « A la Radio Sicuani, Edwin a de gros problèmes avec le personnel mais il n’en est pas la cause. L’évêque, sur le point de partir, ne veut pas se mouiller! Oui, nous n’avons pas encore de nouvel évêque : les tensions sont très fortes au plus haut niveau. Le nonce ne veut pas d’Opus Dei et le cardinal de Lima (traditionaliste) veut imposer son candidat! C’est triste que les nominations d’évêques se fassent dans les antichambres du Vatican et que le peuple de Dieu n’ait rien à dire. Heureusement qu’ici il y a quelques bons curés et des laïcs de valeur qui maintiennent un certain dynamisme et ouverture. J’espère qu’avant mon départ (15 mai) je connaîtrai le nouvel évêque car j’aurai bien des choses à lui dire. Ici, nous sommes en pleine campagne électorale – pour les présidentielles – qui auront lieu le 10 avril et en juin pour le deuxième tour ».

François Dalteroche (dit Paco)