Une activité en famille: le LAB 71

Vous cherchez une activité à faire avec vos enfants ? Un après-midi culturel pour les ouvrir aux sciences et au développement durable ? Voilà une idée de sortie : le LAB 71 à Dompierre les Ormes !

Ce mercredi après-midi, le temps n’est pas au beau fixe, les enfants ne vont pas pouvoir jouer dehors…Nous décidons donc d’aller découvrir le LAB 71. Dans l’ancienne galerie du bois située à l’entrée du village de Dompierre le Ormes, ce site est spécialement dédié à la découverte des sciences.

Le hall du bas nous amène d’abord à découvrir les propriétés physiques au travers de petites expériences comme l’effet gyroscopique où comment faire tourner un tabouret sur lequel on est assis en faisant tourner une roue de vélo que l’on tient à la main. Les enfants s’en donnent à cœur joie et vont de découvertes en découvertes. Viennent les insectes observés au microscope, le fonctionnement d’une ruche que l’on peut décortiquer, les salades et les fraises qui poussent grâce à l’eau d’un aquarium.,… Nous montons à l’étage et découvrons des modules interactifs sur l’alimentation comme la découverte des 5 sens et un petit marché pour connaitre l’origine des produits, leur saison et leurs bienfaits alimentaires. On apprend aussi à manger équilibré, à gérer les calories… Pour finir, nous nous laissons piéger par les illusions d’optique : l’échiquier d’adelsen, la chambre noire qui nous renvoie des images à l’envers, … Le zootrope et le thaumatrope n’ont plus de secret pour nous !

Les plus grands pourront mener une enquête dans un vrai laboratoire de police scientifique. Ils découvriront les empreintes, la fluorescence, l’ADN ce qui leur permettra de démasquer le coupable. Bon, pour nous, les enfants étaient trop jeunes pour cette enquête, ce sera pour une autre fois !

Alors les enfants qu’est-ce que vous avez préféré au Lab 71? Pour le plus grand ce sera « les appareils sportifs pour brûler les calories » et pour le plus jeune, les illusions d’optique « le théâtre où on peut faire des ombres avec les mains et aussi les miroirs qui nous font des grands pieds ! »

Avec des jeux interactifs pour tous les âges et des thématiques d’exposition et qui se renouvellent régulièrement, c’est sûr, on y retournera !

Renseignements-contact : www.lab71.fr

Cécile CHUZEVILLE

Anne Martinez : l’écriture pour s’évader !

Conseillère pour un groupe de protection sociale dans la région lyonnaise, Anne MARTINEZ s’évade au travers de l’écriture. C’est à Germolles sur Grosne qu’elle s’adonne à cette passion. Rencontre avec cette auteure qui sortira prochainement le 4ème tome de la série Esteban.

Dès 20 ans, Anne Martinez écrivait déjà des poésies. Parallèlement, elle se passionnait pour les histoires de Tolkien. Le Seigneur des Anneaux n’avait pas alors le succès actuel et il était difficile de partager avec d’autres l’attrait pour ces livres de fantasy.

Plus tard, Anne rencontre une jeune fille de 11 ans avec laquelle elle lit un article sur l’histoire d’un petit sorcier qui deviendra célèbre par la suite.  Anne propose à cette petite fille de lui écrire quelques pages. Le personnage d’Esteban se crée dans un univers futuriste où des sorcières interviennent. La petite fille dévore les pages et Anne se prend au jeu de lui en écrire d’autres qu’elle lui envoie chaque soir. De fil en aiguille, le livre Esteban et le secret de la pierre de Lune est né !

Vient ensuite la volonté de le faire partager à d’autres jeunes. Ce premier tome sortira en 2011 aux éditions Persée. Deux autres tomes suivront : Esteban, la Malédiction des Trois Sorcières et Esteban et les Royaumes en danger.

Esteban est un adolescent qui nous emmène dans son univers, à la découverte de planètes habitées dans une autre galaxie. Entouré de sa famille, de ses profs et de ses amis, on découvre cet univers parallèle et futuriste, nous sommes en 2060.

Cette projection futuriste permet à Anne de créer des ambiances  et des objets imaginaires mais toujours dans le souci d’être crédible. C’est pourquoi Anne passe beaucoup de temps à se documenter sur les nouvelles technologies et invente les objets de demain au travers des aventures de son personnage. Le monde d’Esteban a également réalisé sa transition énergétique, tout fonctionne dorénavant à l’énergie solaire !

Les lecteurs, adolescents et adultes pourront poursuivre les aventures d’Esteban : le 4ème tome sortira fin 2016 et le 5ème tome est déjà presque finalisé.

Au travers de ces livres, Anne apprécie les échanges avec les jeunes lecteurs. « J’ai le souvenir d’un jeune qui n’appréciait pas beaucoup la lecture, il a découvert le premier tome d’Esteban et a bien accroché, ça lui a donné envie de poursuivre sur les autres tomes ! ».

« Plus on écrit et plus on a envie d’écrire ». Ainsi, Anne écrit en parallèle d’autres œuvres : le livre Ah les filles  publié en 2015, différentes nouvelles,… Anne compose également  des chansons qu’elle interprète avec son groupe de musique sur Lyon.

« L’écriture, c’est une véritable richesse intérieure et intellectuelle avec en plus le bonheur de partager et d’emmener avec soi les gens dans le rire et l’émotion ! »

Cécile CHUZEVILLE

Noël : accueillons l’enfant Jésus !

Les questions soulevées par l’actualité – des milliers de personnes qui fuient la guerre et les persécutions ; des frontières qui se ferment et des barrières qui s’érigent – nous interrogent tous sur notre notion d’accueil en ce temps où nous fêtons la venue de l’Enfant Jésus.
Aujourd’hui, nous entendons souvent des paroles telles que « On ne peut pas accueillir toute la misère du monde », « C’est déjà la crise chez nous alors avec des émigrés…»… L’indifférence, voire même la peur de l’autre, ce sentiment «d’invasion » largement relayé par les médias deviennent presque banalisés. Mais a-t-on perdu toute humanité ?
Essaie-t-on de comprendre que derrière ces chiffres et ces mouvements de foule se distinguent des hommes, des femmes, des enfants avec une histoire, souvent difficile. Si l’on remettait un peu d’humanité derrière tout ça ? On ne quitte pas tout, pour parcourir des milliers de kilomètres à pied sans raison… On le fait pour protéger les siens, dans l’espoir d’une vie meilleure. Joseph l’a fait pour protéger sa famille : « Lève-toi, prends avec toi l’enfant et sa mère, et fuis en Égypte » (Mt 2, 13) ; l’enfant Jésus aussi est un réfugié !
Alors, si nous pouvons donner un peu de notre bien ou de notre temps, pour accueillir dignement ces personnes, il faut savoir saisir cette opportunité ! La rencontre est parfois complexe mais toujours enrichissante, alors osons jouer cette carte de la solidarité !
Dialogue, partage, convivialité, « vivre ensemble » tout simplement, n’est-ce pas ça, l’Esprit de Noël ?

Cette fin novembre ne nous laisse pas de repos citoyen, il est difficile, à ce jour (le 16) et en si peu de temps, d’aller au-delà de l’émotion collective.

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Je suis CH….RETIEN, je suis CHARLIE

n°95 – mars 2015

Ce début d’année, marqué par les attentats de Paris, a profondément bouleversé notre société et a conduit à de nombreuses interrogations dont une, souvent récurrente : la religion est-elle source de violence ? Comment, comme chrétien, vivons-nous ces moments où les messages semblent parfois brouillés. Cet extrait du Frère dominicain Thomas de Gabory nous apporte des éléments de réflexion :
Je suis CH…RÉTIEN. J’ai été baptisé dans l’eau. […] Être baptisé, ce n’est pas être enrôlé. Être baptisé, c’est se mettre en marche, à la suite du Christ, sur un chemin d’amour, de joie et de paix. Je suis pour la liberté d’expression, je suis pour la liberté de penser, je suis pour la liberté de rire, mais je suis aussi pour la liberté de religion, et pour le respect de ceux qui croient.
Je suis CH…RÉTIEN. J’ai été baptisé dans l’Esprit. […] Il ne faut pas confondre laïcité et « religiophobie ». L’avenir de l’humanité passera demain non pas seulement par la résolution de la crise financière mais de façon bien plus essentielle par la résolution de la crise spirituelle sans pré- cédent que traverse notre humanité tout entière.
Je suis CH…RÉTIEN. J’ai été baptisé dans le sang du Christ. […] L’Église, depuis des siècles, appelle à la paix, à la réconciliation, au dialogue. Elle a pu faire des erreurs, mais elle a su le reconnaître. Le Christ a été insulté, méprisé, humilié ; Il a été mis à mort. Il n’a jamais rendu un seul coup. Il a même pardonné : « Père, pardonne-leur, ils ne savent pas ce qu’ils font ».

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La ferme du Sonneur : un maraîcher de proximité

Produire des légumes sur une structure à taille humaine, être son propre patron, travailler la terre, avoir un rôle social en assurant une production utile… Ce sont ces leitmotivs qui ont conduit Hugues Berger à s’installer en tant que maraîcher à Germolles-sur-Grosne.

Comment ce projet a-t-il germé ?

Après mes études, j’ai travaillé pendant cinq ans en tant qu’ingénieur projet pour une grande enseigne de distribution d’articles de sport. Mais vendre toujours plus de produits, toujours moins cher, à des gens qui n’en ont pas besoin, ça a fini par me dégoûter du métier. J’ai alors décidé de quitter mon poste pour découvrir les métiers de la terre et l’artisanat. Après deux ans d’expériences diverses (élevage, boulangerie, refuge en montagne…) c’est finalement le maraîchage qui s’est imposé.
J’ai ainsi pris la décision de suivre une formation tout en recherchant une ferme. Suite à un Brevet professionnel responsable d’exploitation agricole (BPREA) d’un an à Montmorot (Jura), je me suis installé à Germolles. Huit mois plus tard, une fois les amé- nagements réalisés (serres, systèmes d’irrigation…), les premières plantations ont été effectuées au printemps 2014. Je cultive moi-même mes plants et j’en commercialise également aux particuliers entre avril et juin.

Comment sont commercialisés les produits?

Une Association pour le maintien d’une agriculture paysanne (AMAP) s’est créée dans le secteur au moment de mon installation, ce qui correspondait tout à fait à mon projet. Les légumes étaient proposés dans une offre de produits plus large (pains, produits laitiers, viandes, œufs). Actuellement, je commercialise la moitié de la production dans cette AMAP sous forme de paniers hebdomadaires. Mes produits sont également disponibles chez Anne et Frédéric Guérin (Notre magasin primeur tramayon, N.D.L.R). Et au printemps, nous avons créé un marché de producteurs locaux qui se tient chaque samedi matin à la ferme auberge de la Mère Boitier à Tramayes. Un rendez-vous hebdomadaire en pleine expansion! Je commercialise toute ma production dans un rayon de trois km. Moins de temps sur les routes c’est plus de temps pour les gens ou pour les cultures. La vente directe et les circuits courts me permettent de distribuer des produits locaux de qualité tout en participant à une dynamique sociale. Ça résume assez bien le sens de mon travail.

Question subsidiaire: la ferme du Sonneur, ça vient d’où ?

Le Sonneur à ventre jaune est un petit crapaud emblématique du Clunisois, que l’on rencontre notamment dans la vallée de la Grosne. Et puis ma ferme est située juste sous le clocher de Germolles. Je trouvais ce clin d’œil amusant !

L’orientation scolaire, c’est maintenant !

Pas toujours simple à 15 ou 18 ans de « s’orienter ». Certains savent depuis leur plus tendre enfance ce qu’ils veulent faire plus tard, d’autres atteignent plusieurs années post-bac et n’ont toujours pas d’idées précises quant à leur orientation professionnelle. L’orientation, un passage obligé mais pas toujours simple…

Une décision complexe…

Voie professionnelle ou générale ? Scientifique ou littéraire ? En continu ou en alternance ? L’offre de thèmes, de modes de formations, de durée, est pléthorique : difficile de s’y retrouver et d’abord, comment les connaître ? Les conseillers d’orientation peuvent aider à aiguiller les jeunes. Les carrefours de l’orientation permettent également, en une demi-journée, de faire un tour d’horizon des différents cursus. Internet reste également un bon pourvoyeur d’informations pour connaître les formations et aussi leurs débouchés. Les échanges avec des étudiants ou des jeunes actifs sont toujours utiles à prendre pour se forger une idée. Quand le choix devient plus précis, les journées portes ouvertes organisées par les écoles sont l’occasion de bien visualiser ce que pourra être l’avenir…

Des forts enjeux

Comme l’explique Cécile Van de Velde dans son ouvrage Devenir adulte. Sociologie comparée de la jeunesse en Europe, l’orientation est devenue complexe. On se rend compte que les évolutions de ces dernières années ne facilitent pas la démarche d’orientation : le nombre et la variété des formations et des options se sont accrus, la peur du chômage et la compétition scolaire se sont intensifiés, les procédures d’inscription et de sélection se sont complexifiées, les métiers se sont dématérialisés et sont donc moins identifiables, et en parallèle, les « adolescents d’aujourd’hui » mettent globalement plus de temps à se définir et à devenir autonomes que les générations précédentes.

La situation n’est pas immuable

« Seuls les imbéciles ne changent pas d’avis. » Il n’est pas rare que certains jeunes, après quelques mois passés dans un cycle de formation, réalisent qu’ils ne se sentent pas à l’aise dans l’orientation qu’ils ont choisie – rythme trop soutenu, désillusion quant aux matières étudiées, ou découvrent tout simplement un nouvel horizon. S’orienter, c’est aussi savoir changer de cap si besoin, quand les conditions ne sont plus favorables. Inutile donc de forcer son enfant à poursuivre son parcours si ce n’est plus sa voie. Cette décision de changement, parfois difficile à vivre pour le jeune, ne doit pas être vécue comme un échec, mais plutôt comme un pas supplémentaire vers l’entrée dans la vie adulte et l’autonomie. Il existe beaucoup de passerelles, pas toujours bien connues ni présentées, qui permettent parfois de passer d’un cursus à un autre en acquérant une « équivalence » évitant de devoir tout redémarrer à zéro. Il faut savoir se renseigner.

« Tu seras médecin, mon fils et avocate, ma fille »

Accompagner son enfant dans ses choix sans pour autant l’influencer, « être présent mais pas trop », telle est la place pas toujours simple à trouver pour les parents dans ce processus d’orientation scolaire. Les jeunes apprécient d’être aidés dans leurs démarches, que ce soit pour aller dans des salons d’orientation, découvrir des écoles dans le cadre de portes ouvertes… Ils sont généralement rassurés lorsque leurs parents les aident à remplir les démarches administratives auxquelles ils sont parfois confrontés pour la première fois. Mais ils ont aussi besoin ne pas être influencés sur leur choix. C’est LEUR avenir qui se pré- pare dans ce choix, il est donc important qu’ils déterminent eux-mêmes leur orientation pour mieux s’y impliquer.

Vivez l’Esprit de Noël !

n°90 – décembre 2013

Notre Noël chrétien est parfois malmené à des fins mercantilistes et nous parlons plus aisément aujourd’hui de l’Esprit de Noël. Difficile de ne pas s’interroger sur l’Esprit de Noël. Non, non, ne le cherchez pas au fond de votre caddie de cadeaux, s’il est une valeur qui ne se marchande pas (encore), c’est l’Esprit de Noël. Mais, qu’est-ce donc cet Esprit ? Esprit de joie, de fête de partage. La veillée de Noël, par ses chants enjoués, ses familles retrouvées autour de la crèche pour fêter la naissance de l’enfant de la promesse, ses repas de fête où le temps semble souvent être suspendu dans un moment de paix et sérénité, là se trouve l’Esprit de Noël. Noël est pour tous, consciemment ou non, signe de joie et d’espérance. Cette plénitude, c’est l’amour qui entoure la naissance du Christ.
Douce nuit, sainte nuit
Dans les cieux, l’astre luit.
Le mystère annoncé s’accomplit.
Cet enfant sur la paille endormi,
C’est l’amour infini, c’est l’amour infini.
Alors gardons à l’esprit que « Noël n’est ni un jour, ni une saison c’est un état d’esprit » (Calvin Coolidge). Alors je vous souhaite des Noël à n’en plus finir !

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Réseaux sociaux: new deal de la communication?

Twitter, Facebook & co: une offre variée de mise en relation avec autrui. Mais pourquoi cet engouement?

L  monde tel qu’il était seulement quinze ans auparavant : je me souviens de la file d’attente au lycée, devant la cabine téléphonique de l’internat pour pouvoir appeler ses parents. Le téléphone portable – que les plus jeunes qualifieront dorénavant de « frigidaire », étant donné leur taille et leur faible fonctionnalité -, n’était pas encore démocratisé. Bon, soyons honnêtes, la folie du «?rester connecté avec les copains?» nous guettait déjà. Sitôt rentrés à la maison, on filait souvent vers le téléphone familial pour appeler les copains et se raconter tout ce que l’on n’avait pas eu le temps de se dire pendant une journée d’école…

Qu’est-ce qui a vraiment changé ?

L’échange de mails, de SMS, puis les réseaux sociaux (Facebook, Twitter…), autant de moyens de se mettre en contact avec le plus grand nombre instantanément. Les plus jeunes ont été séduits instantanément, les plus âgés doutent et certains finissent par se lancer… Mais pourquoi ? Par curiosité ? Au départ, certainement. Par addiction? À terme, fatalement. Retrouver des camarades de classe, des copains de vacances perdus de vue… au début, c’est alléchant et rien de plus facile.

Qui sont mes vrais amis ?

Vous êtes vous demandé si vos amis Facebook étaient vraiment vos amis? Virginie a cuisiné des macarons tout l’après-midi, Jérémy est parti en vacances au Sénégal, Stéphanie est triste: connaître les moments de la vie que chacun souhaite partager, mais dans quel intérêt ? Certainement un petit côté narcissique à l’origine : j’ai vécu un moment inaccoutumé et je souhaite le diffuser au plus grand nombre pour les rendre envieux, avec pourtant un besoin d’appartenance à une communauté. Quand on partage quelque chose sur Facebook, on attend souvent en retour des commentaires ou des « j’aime ».

Lancer un pavé dans la mare

Avec Twitter, c’est le côté : avoir la dernière information tout de suite, qu’elle soit validée ou non d’ailleurs. Les hommes politiques sont friands de ce réseau : on lance un commentaire et on voit comment la population réagit… «?Ce qui est compliqué, c’est que c’est en train de changer des choses, mais beaucoup moins en rupture qu’on l’imagine…Il est probable que les générations qui sont nées avec ces formes de réseaux vont avoir des pratiques de communication et de mise en scène de soi qui sont plus naturelles, plus immédiates. ça ne veut pas dire qu’elles vont faire tout et n’importe quoi », explique le sociologue Dominique Cardon.
Inutile donc de diaboliser les réseaux sociaux ni de les aduler. Comme pour toute relation, il faut simplement savoir ce que l’on y cherche et ce que l’on veut en faire. C

Souffleur de verre

Dominique Marcade, installé à Saint-Léger sous la Bussière, souffle le verre depuis près de 25 ans. Portrait d’un passionné du verre, qui transmet désormais son savoir-faire et sa passion aux plus jeunes.

En quoi consiste votre activité?

Je souffle le verre depuis 25 ans, c’était d’ailleurs mon activité principale jusqu’en 2009. Je réalise des pièces de création pour des expositions ou je crée des pièces à la demande pour des architectes d’intérieur. Je fais également de la restauration de verre. Depuis 2009, j’enseigne dans un atelier de verre soufflé dans un lycée professionnel à Yzeure (03) ce qui m’a conduit à réduire un peu mon activité de création. L’enseignement, c’est une expérience très enrichissante car c’est un moyen d’accompagner des adolescents dans un moment de leur vie où ils se posent beaucoup de questions. Se concentrer sur une matière telle que le verre est l’occasion pour ces jeunes de réfléchir; cette activité artistique peut leur amener une éclaircie dans le monde compliqué qui les entoure. En parallèle, je continue de faire des pièces de création. Je travaille beaucoup à l’inspiration: j’essaie d’aboutir dans la matière ce que je préfigure dans ma tête…

D’où est venue cette envie de pratiquer le soufflage de verre?

J’ai réalisé mes études à Paris au lycée technique en me spécialisant dans la verrerie de laboratoire. Je réalisais alors des objets en verre à destination de la chimie (pipette, réfrigérant…). A la sortie du lycée, je ne souhaitais pas continuer dans la verrerie de laboratoire, mais cette matière qu’est le verre me passionnait. J’ai alors connu la technique du soufflage du verre à la canne qui permettait de travailler aussi bien l’épaisseur que la finesse du verre. Je souhaitais aussi quitter la vie parisienne. J’ai alors monté mon premier atelier en Normandie, puis je suis descendu dans le Beaujolais par la suite. Depuis que je suis installé à Saint-Léger, je loue parfois mon four à des souffleurs de verre amateurs qui n’ont pas le matériel requis chez eux.

Qu’est-ce qui vous plaît le plus dans cette activité?

La magie : le verre n’est pas une matière stable. Au départ, c’est un élément simple qui compose pourtant une grande partie de l’univers : la silice. Le mélange de cette silice avec de la chaux et de la potasse à une température de fusion (1350°C) donne alors cette matière surprenante et transparente : le verre. Pour moi, le verre c’est un élément fort en spiritualité

Communication

n°81 – septembre 2011

Dernièrement, au cours d’un voyage en TGV, j’observais quelques instants le monde qui m’entourait et là, le tableau était assez surréaliste. Des dizaines de personnes assises dans cette rame et la grande majorité étaient en train de « communiquer. « ah, alors il devait y avoir un brouhaha impossible ? » me direz-vous.
Eh bien en fait non, pas du tout, on était même proche d’un silence monacal… Des dizaines de personnes assises les unes à côté des autres, les yeux rivés sur leur ordinateur portable, téléphone ou autre tablette graphique.
Quelle drôle d’ère où nous vivons : à l’heure où les moyens de communication n’ont jamais été aussi abondants et rapides – smartphone, twitter, facebook, et j’en passe – il semble que certains liens se soient coupés et qu’il soit plus facile de communiquer par claviers interposés qu’avec son voisin.
Il n’est point de nostalgie à avoir. il faut seulement que nous n’oubliions pas les vraies relations humaines au profit de la technologie et des « réseaux sociaux ». avoir un fou rire avec des amis, partager un repas avec des proches, aider ses amis dans les moments difficiles restent des piliers importants des relations sociales et ne nécessitent aucune nouvelle technologie !

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L’hygiène et l’accès aux soins pour les Népalais

L’association Manoj aide à l’accès aux soins, à l’amélioration de l’hygiène et apporte un soutien aux dispensaires au Népal (à la frontière de l’Inde et de la Chine).

C ette association porte le nom d’un petit garçon de 4 ans atteint d’une maladie cardiaque grave. Opéré trop tardivement, il décédera quelques jours plus tard.
Thierry Giraud, infirmier à Matour, est président de l’association qu’il a notamment présentée à Matour en décembre dernier.
Actuellement, Manoj finance la construction d’un bloc sanitaire dans le village de Mahabir. Là-bas, ni eau courante dans les maisons, ni toilettes. A la demande des habitants, l’association Manoj a financé la construction de toilettes avec trois WC et une nouvelle fontaine.
Manoj prévoit de construire de nouveaux blocs sanitaires et d’aider à l’achat de matériel médical pour les dispensaires et aide actuellement les personnes malades et éloignées des villes ayant besoin de consultation à accéder aux soins.

Comment soutenir cette association ?

Thierry est disponible pour toute demande de projections d’un reportage vidéo sur l’activité de l’association Epicéa France et de Manoj au Népal. Des ventes d’artisanat népalais et tibétain peuvent être organisées par les bénévoles. L’association recherche également des sponsors et des donateurs.

Contact

Association Manoj – 1, rue du Pré Clou – 71520 Matour
Site : http://thierry-manojnepal.blogspot.com/

Avoir un enfant…

… c’est au départ beaucoup d’interrogations dans l’attente de le voir arriver. Comment l’habiller, le nourrir… serai-je à la hauteur ? Alors on bouquine tous les manuels possibles et on écoute les conseils de chacun. On entend alors tout et son contraire et on a souvent l’impression de ne pas avoir de réponses concrètes à nos questions.
Et quand vient ce petit être, on se rend alors effectivement compte qu’il n’y avait pas de réponses toutes faites à ces interrogations, c’est à chacun de construire « sa relation » avec son enfant. Les choses ne peuvent pas toujours être anticipées, elles arrivent, comme si de rien, d’elles-mêmes, comme tout ce qui nous arrive de surprenant dans notre vie, et nous adorons cela, car c’est cela même qui rend notre vie riche et intéressante. Certes, c’est un grand chamboulement, d’un seul coup, les priorités changent, notre but principal est alors d’offrir la meilleure vie possible à ce petit être.
Et la plus grande des récompenses, c’est les sourires de son enfant et son apaisement lorsqu’on le prend dans ses bras. Car comme le chante si bien Yves Duteil, être parent c’est :
« Prendre un enfant par la main
Et lui chanter des refrains
Pour qu’il s’endorme à la tombée du jour,
Prendre un enfant par l’amour. »

En route vers Assise

C’est d’abord l’histoire d’un chemin, celui de Françoise et Dominique Olislaeger, passionnés de randonnée et très attachés à saint François d’Assise. En 2002, Françoise souhaite marcher jusqu’à Assise, en Italie, puis après en avoir discuté avec des amis, un enthousiasme spontané a été partagé pour cheminer ensemble jusqu’à la ville de Saint-François…

C’est un travail de trois ans qui a permis de réaliser un itinéraire de 1 500 km reliant Vézelay à Saint-François : recherche des cartes topographiques, validation des cartes (car beaucoup de cartes italiennes n’ont pas été mises à jour depuis la seconde guerre mondiale !)… Ce projet, qui était à la base confidentiel, a nécessité un tel travail que la volonté de le partager avec un plus grand nombre est née, l’association Chemins d’Assise est donc créée.

Un topoguide mis à jour régulièrement pour s’orienter…

Un topoguide de l’itinéraire reliant Vézelay à Assise est téléchargeable sur Internet moyennant une cotisation à l’association. Les mises à jour de ce topoguide sont effectuées régulièrement suite aux remontées des marcheurs (problèmes de balisage, de logement…). De nouveaux hébergements sont également régulièrement ajoutés. Une des étapes de ce chemin passe par notre paroisse (étape Cluny – Tramayes).

… et un guide spirituel pour mieux se découvrir

Un guide spirituel Chemin d’intériorité sortira en mars 2010 pour accompagner les pèlerins qui veulent vivre cette expérience dans cet esprit. Chaque chapitre décrit les expériences vécues par les marcheurs au cours d’un pèlerinage : les rencontres, la persévérance, l’émerveillement, la solitude… Des textes, des poèmes et des chants permettent donc d’accompagner les pèlerins en décrivant comment saint François a vécu ces différentes expériences et comment chaque pèlerin peut les vivre à son tour.

Un chemin de rencontres dans l’esprit de saint François

Françoise et Dominique ont vécu de nombreuses rencontres sur le chemin de Saint-François. Un jour, ils rencontrent deux jeunes femmes du nord de la France qui rejoignent la Toscane à pied pour voir les peintures de Giotto. Françoise et Dominique leur parlent du chemin d’Assise. Elles suivent donc cet itinéraire et apprennent à découvrir saint François en chemin. À leur retour, elles enverront une carte de remerciement à Françoise et Dominique pour leur faire partager ce qu’elles ont vécu. Vivre au contact de la nature, avec la simplicité et le dépouillement que nécessite le chemin parcouru à pied, voilà l’esprit même de saint François.

Un site internet pour faire découvrir le chemin

De nombreuses personnes découvrent le chemin d’Assise via le site Internet : http://chemins.assise.free.fr. Le site comptabilise 15 000 visites en 2009 ! Beaucoup d’anciens « jacquaires » cherchent un chemin « moins fréquenté, plus nature, plus simple » où tout n’est pas organisé d’avance. La fraternisation universelle et l’harmonie avec la nature, tel est l’esprit de saint François d’Assise.

C’est quoi ce métier ? Bûcheron

Martial Labrosse est bûcheron installé à son compte depuis mai 2009 sur la commune de Clermain. Rencontre avec un
jeune entrepreneur passionné par le travail en forêt.

Quel est votre parcours ?

J’ai baigné dans le bûcheronnage depuis tout jeune puisque mon grand-père et mon grand-oncle était dans le métier. Après avoir effectué un BEPA et un Bac pro au lycée forestier de Velet, j’ai ensuite travaillé pendant 3 ans ½ en tant qu’ouvrier bûcheron à Pontarlier (Haut-Doubs). J’ai ensuite eu envie de m’installer à mon compte pour être plus autonome. J’ai donc créé une EURL en mai 2009.

En quoi consiste votre métier ?

Mon travail consiste à abattre des arbres et à les façonner à la demande. Le façonnage consiste à couper les arbres à la longueur désirée par le client en fonction du devenir des arbres et des contraintes de transport. Mes clients sont des scieries et des exploitants forestiers. Je travaille dans un rayon de 150 km autour de Clermain c’est-à-dire de la côte roannaise jusqu’au Morvan. Pour cela, je dispose de tronçonneuses, d’un merlin et de coins. Le port d’équipement de sécurité est important notamment le casque car le bruit des tronçonneuses est important (jusqu’à 115 décibels).

Comment s’est passée cette installation ?

Pour s’installer en tant que bûcheron, les démarches administratives sont très longues ; j’ai mis près de 6 mois pour finaliser mon installation entre les banques, les démarches au tribunal du commerce, le passage devant une commission d’installation… Avant de m’installer définitivement, j’ai démarché des clients, j’avais prévu du travail pour les 2 mois suivants. Maintenant, mon entreprise démarre et je dois donc me faire connaître. Quand je travaille une coupe de bois, je me renseigne sur les coupes voisines qui pourraient être à faire prochainement. Pour l’instant, j’ai plusieurs coupes qui sont planifiées ; j’ai même embauché un jeune de la région depuis quelques semaines.

Comment voyez-vous l’avenir de votre profession ?

Il y a de moins en moins d’élèves dans les lycées forestiers. Ce travail est dur physiquement notamment à cause des conditions météo – il est par exemple difficile de travailler les arbres quand ils balancent à cause du vent – les articulations peuvent souffrir des changements de temps. Pour s’installer, il faut être très motivé et avoir de bons contacts et surtout ne pas oublier les règles de sécurité. Pour moi, il est important de ne pas tourner le dos aux autres bûcherons car ce sont des collègues ; il y a du travail pour tous. C’est un métier plaisant pour les personnes qui aiment travailler à l’extérieur !

Quoi de neuf à LACIM ?

Une rencontre avec JC MASERA, responsable du comité de LACIM (Les Amis d’un Coin de l’Inde et du Monde) à Saint Point nous a permis de mieux connaître les projets soutenus par l’association et son mode de fonctionnement.

Tout d’abord, quelle est l’origine de l’association LACIM ?

En 1964, une famille de Croizet-sur-Gand près de Roanne perd son plus jeune fils, Louis, dans un accident de la route. En 1966, répondant à un appel de l’Inde « Avec des puits, plus de famine… », elle envoie l’argent de l’assurance pour creuser un puits à Valapady. Un mouvement de solidarité s’organise alors vers l’Inde. C’est la naissance de l’association LACIM : Les Amis d’un Coin de l’Inde et du Monde.
Basée sur les principes d’amitié et du partage, cette association a pour objectif de tisser des liens de solidarité avec des communautés des pays du Sud en les aidant à réaliser des projets permettant d’améliorer leurs conditions de vie sur les plans économique, social et éducatif. Ces actions se mettent en place sous forme de jumelages.

Comment fonctionne le Comité de Saint Point ?

Sous l’impulsion de notre regrettée Hélène QUELIN, un comité LACIM s’est formé à Saint Point-Tramayes et compte dorénavant une trentaine d’adhérents. Les adhérents apportent une contribution annuelle pour soutenir les projets d’une communauté et entretiennent une correspondance avec les communautés soutenues.
Des apports ponctuels sont également effectués ; par exemple, cette année, les lycéens  de la Prat’s à Cluny ont réalisé une « opération bol de riz » et ont reversé les fonds recueillis au comité LACIM de Saint Point. Cette initiative  a été d’autant plus appréciée par les membres de l’association qu’elle émanait de jeunes intéressés par un projet de solidarité.

Quels sont les projets actuellement soutenus ?

Deux jumelages sont actuellement soutenus par le comité de Saint Point :

  • Le premier se situe au village de Keessara en Inde. L’association vient en aide aux étudiants les plus défavorisés du collège pour le financement de leurs études (logement, fournitures,…). Afin de leur permettre de s’autofinancer à l’avenir, LACIM a soutenu la mise en place d’une petite ferme laitière gérée par le collège. Les bénéfices de cette exploitation laitière devraient à terme couvrir cet autofinancement tout en participant au développement économique de la région.
  • Le second se situe à Koulikoroni, dans la région de Bamako, au sud du Mali. L’activité de ce village est essentiellement agricole (céréales, maraîchage). LACIM intervient dans 3 domaines au sein de ce village :
    • Mise en place d’un moulin à mil pour le traitement des récoltes céréalières, prêts permettant aux agriculteurs de s’équiper en matériels agricoles ou en bétail. Un projet d’agriculture durable est en cours : aménagement des terres arables pour limiter l’érosion, compostage pour accroître le rendement ;
    • Des aides permettent de rémunérer des instituteurs pour favoriser la scolarisation des enfants des 2 sexes. En 2008, le comité a participé au financement de la construction d’une école « en dur » au sein du village ce qui permettra à l’école de bénéficier du statut d’établissement public (et des aides de l’Etat associées) ;
    • L’alphabétisation des femmes a permis d’améliorer les conditions sanitaires et sociales des familles. Les femmes peuvent dorénavant gérer des micro-crédits leur permettant d’ouvrir des petits commerces par exemple.

Cette association est résolument tournée vers la solidarité et le partage en développant durablement les communautés soutenues.

Renseignements : JC MASERA (Saint Point)